L'armée française pollue l'atoll de Hao (Polynésie)

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C’est ce que révèle un article du Monde en date du 26 Juin qui dévoile une étude menée par les bureaux d’expertise Artelia en métropole et Pae Tai Pae Uta sur le fenua.


Des pollutions qui seraient les résultats du passage des armées sur l’atol, alors base avancée du CEA. Cette étude publiée par le ministère de la défense annonce une pollution très inquiétante aux métaux lourds, et aux PCB, un produit cancérigène contenu dans les batteries de voitures. Ces produits hautement toxiques pour l’homme ont été retrouvés à des taux dépassant les normes européennes dans les noix de coco et les poissons.

 

Le document remis au ministère de la défense conseille de ne pas pratiquer « la pêche ou le ramassage de denrées alimentaires aux abords des zones polluées », préconisant également « la non-consommation des foies de poissons » et des pahua (bénitiers). 

Les services administratifs doivent se rencontrer jeudi 28 juin pour évaluer la situation et tenter de trouver des solutions pour les 1 500 habitants de Hao.  

Rappelons également que l’atoll de Hao fait l’objet actuellement d’un accord d’exploitation en cours avec la Chine pour l’exploitation et le développement des ressources marines et piscicoles.

 

 


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La course apparemment irréversible à l’effondrement de la biosphère

Publié le par Gerome

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Ce n'est pas le premier des diagnostics inquiétants concernant l'avenir de la biosphère que nous présentons sur notre site, tous émanant de scientifiques confirmés...si bien d'ailleurs que certains lecteurs nous reprochent une propension au catastrophisme. Néanmoins l'originalité des méthodes employées par cette équipe comme la diversité des sources utilisées conduisent à prendre très au sérieux ce nouvel avertissement. On peut regretter que les auteurs, qui veulent semble-t-il donner une grande portée à leur travaux, n'aient pas jugé bon (à notre connaissance) de publier aussi ceux-ci sur un support en accès libre.

Ces auteurs font valoir la convergence actuelle de plusieurs phénomènes : accélération de la perte de la bioversité, fréquence accrue des épisodes climatiques extrêmes, modifications rapides des flux de production et de dépense d'énergie, avec un apport brutal d'énergie. Ceci pourrait conduire au franchissement d'un seuil irréversible dans le changement global d'état de la planète. Il ne se ferait pas progressivement mais brutalement.

Le dernier changement brutal s'était produit il y a environ 12.000 ans, avec le passage de l'ère glaciaire, qui avait duré 100.000 ans, à l'actuelle âge interglaciaire, caractérisé par des conditions stables. Mais le véritable changement survenu durant cette période ne date que d'environ 1.000 ans. C'est lui qui s'est traduit par des modifications biologiques radicales. 

Si l'actuel apport massif d'énergie, se produisant en quelques générations humaines, faisait franchir un nouveau seuil, le changement pourrait se produire extrêmement vite. Et ceci sans retour en arrière possible, même si l'on s'efforce de diminuer les entrées d'énergie. De plus, bien qu'il soit difficile de prévoir exactement en quoi consistera le nouvel état d'équilibre, tout laisse penser qu'il ne sera pas favorable à la survie des civilisations humaines actuelles. L'évènement se produira, répétons-le, non pas en quelques siècles mais en quelques années, ce qui rendra impossible toute adaptation concertée. 

Les scientifiques ayant réalisé cette étude avouent ne pas voir quelles structures sociales et politiques seraient capables de ralentir, à supposer qu'il en soit encore temps, cette marche à la catastrophe. Tous les mécanismes existant fonctionnent dans le sens d'une destruction accélérée de ce qui reste de l'ancien équilibre. La plupart se disent « terrifiés ». 

Peut-on penser que de tels avertissements pourraient freiner les mécanismes globaux actuels poussant à consommer et à détruire. On ne perçoit pas comment ceci pourrait se produire, compte-tenu du caractère incontrôlable de ces mécanismes, au regard des moyens à la portée des civilisations humaines que les auteurs de ces avertissements voudraient sauver de la destruction. La natalité globale ne diminuera pas ou marginalement, la pression des populations sur les ressources et les habitats croitra exponentiellement, les dommages aux écosystèmes et même aux systèmes physiques s'accéléreront. 

Recommandations

Néanmoins les auteurs recommandent aux gouvernements d'entreprendre quatre actions immédiates :
- diminuer radicalement et complètement la pression démographique (comment ? ), 
- concentrer les populations sur les zones enregistrant déjà de fortes densités afin de laisser les autres territoires tenter de retrouver des équilibres naturels,
- ajuster les niveaux de vie des plus riches sur ceux des plus pauvres (au moins en ce qui concernera les consommations matérielles),
- développer de nouvelles technologie permettant de produire et de distribuer de nouvelles ressources alimentaires sans consommer davantage de territoires et d'espèces sauvages. Mais les technologies dans ce domaine sont vite limitées par leurs coûts, leurs délais de mise en oeuvre et la rareté des matières premières qu'elles utiliseron. 

Aussi le lecteur de cette étude ne peut se dissimuler qu'il s'agit là de vœux pieux. En dehors des catastrophes globales qui se produiront si rien n'est fait, aucune force politique ne pourra imposer de telles mesures à l'échelle du globe. Ces catastrophes elles-mêmes n'auront les effets préconisés par l'étude que si les civilisations actuelles sont effectivement détruites. La planète sera alors engagée dans de nouveaux états, stables ou non, aujourd'hui imprévisibles.

Nous ne nous donnerons pas la peine de recenser les arguments qui ne manqueront pas d'être opposés à de telles hypothèses, allant jusqu'à faire suspecter l'indépendance des auteurs de l'étude. Disons seulement que, sauf imprévu, aucun de tels arguments ne saura nous convaincre. Nous sommes pour notre part confirmés dans notre propre hypothèses selon laquelle l'évolution en cours est déterminée globalement par des compétitions entre systèmes anthropotechniques échappant au volontarisme des "systèmes cognitifs" limités que nous sommes.


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L'Inde autorise les voitures à air en août 2012 !

Publié le par Gerome

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Tata Motors en Inde a prévu que la voiture à air pourrait sillonner les rues indiennes en août 2012

La voiture à air comprimé, développée par l’ex-ingénieur de Formule Un Guy N. de MDI basée au Luxembourg, utilise l’air comprimé pour pousser les pistons de son moteur et faire avancer la voiture.


La voiture à air comprimé, appelée «Mini CAT » pourrait coûter autour de 365757 roupies en Inde soit 8177 $. c’est-à-dire 5.225€.
La Mini CAT qui est un simple véhicule urbain léger, avec un châssis tubulaire, un corps en fibre de verre qui est collé pas soudé et alimenté par l’air comprimé. 

Un microprocesseur est utilisé pour contrôler toutes les fonctions électriques de la voiture.


Un petit émetteur radio envoie des instructions à l’éclairage, clignotants, et tous les autres appareils électriques sur la voiture. Qui ne sont pas nombreux.
La température de l’air pur expulsé par le tuyau d’échappement se situe entre 0-15 degrés en dessous de zéro, ce qui le rend approprié pour une utilisation par le système de climatisation intérieure sans avoir besoin de gaz ou de perte de puissance. Il n’y a pas de clé, juste une carte d’accès qui peut être lue par la voiture depuis votre poche.


 Selon les concepteurs, il en coûte moins de 50roupies (1€ = 69 roupies) par 100 km, c’est à  peu près un dixième du coût d’une voiture fonctionnant au gaz. Son kilométrage est d’environ le double de celui de la voiture électrique la plus avancée, un facteur qui en fait un choix idéal pour les automobilistes urbains.

 La voiture a une vitesse de pointe de 105 km par heure ou 60mph et aurait une autonomie d’environ 300kms ou 185miles.

Le remplissage de la voiture aura lieu dans les stations-service adaptées avec des compresseurs d’air spéciaux. Remplir ne vous prendra que deux à trois minutes et coûtera environ100 roupies (1¤= 69 roupies) et la voiture pourra faire encore 300 kilomètres.


Cette voiture peut également être remplie à la maison avec son compresseur de bord. Il faudra 3 à 4 heures pour remplir le réservoir, mais ça peut se faire pendant que vous dormez.

 

 


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Petits gestes écolos pour un million d'arbres

Publié le par Gerome

Je relaie ici une information suite à une demande de la société Bonial qui dématérialise des catalogues et qui de plus propose des autocollants stop pubs gratuits.

Voici le lien :

 

http://www.bonial.fr/environnement/stickers-stop-pub/ ?

 

 


 

 

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Si les pollueurs payaient...

Publié le par Gerome

raffinerie total

 

 

Le gouvernement cherche 10 milliards d’euros ? Fastoche, rétorquent les ONG écolos : il n’a qu’à réviser sa fiscalité en cessant d’exonérer ou de subventionner des activités polluantes. Il fera ainsi d’une pierre deux ou trois coups : trouver des milliards (4 à 5 la première année), minimiser la pollution et préserver la biodiversité.


Nicolas Hulot et des ONG regroupées au sein du Réseau Action Climat ont présenté hier une jolie boîte à outils fiscale, verte, histoire de tuyauter le gouvernement à la veille du projet de loi de finances rectificative. D’après eux, il serait judicieux de s’en inspirer au plus vite, d’autant que la France fait figure de cancre de l’UE en matière de fiscalité écologique.

 

Après analyse du programme de stabilité transmis par l’ex-gouvernement Fillon, Bruxelles a pointé du doigt la faiblesse de la part de fiscalité verte dans les recettes de l’Hexagone. «La France occupe l’avant-dernière place dans l’Union européenne, ce qui lui laisse une sérieuse marge pour augmenter ce type de taxes», a taclé la Commission. «Ni fiscaliste ni économiste» mais fin analyste, Nicolas Hulot résume ainsi l’affaire : «Il faut taxer plus ce que l’on veut moins, et taxer moins ce que l’on veut plus.» Donc, taxer plus fortement l’énergie qui va se raréfier et dont la consommation pollue, et moins le travail.


Aberration. Ces aides publiques qui augmentent les émissions de CO2, la pollution de l’eau et de l’air et qui nuisent à la biodiversité sont un peu partout. «Dans les domaines des transports, de l’énergie, du bâtiment ou de l’agriculture, les subventions et les exonérations fiscales dommageables à l’environnement s’élèvent à environ 50 milliards d’euros», calcule Guillaume Sainteny, auteur d’un livre sur le sujet (1). Le consultant a épluché les annexes au projet de loi de finances 2010 et passé au crible vert toutes les niches fiscales, ainsi que les subventions publiques. Ainsi, conclut-il, l’Etat soutient le secteur énergétique à hauteur de 22,7 milliards d’euros chaque année, et les transports carburant aux énergies fossiles pour 8,8 milliards.

 

La prime à la cuve coûte ainsi 190 millions d’euros aux contribuables, tandis que la facture de gaz et de pétrole destinés aux centrales électriques d’appoint s’élève à 568 millions. En appliquant des taux de TVA réduits sur les carburants tels que le fioul domestique ou le gazole, l’Etat se prive de 8,8 et 6,9 milliards d’euros. «Ce faisant, la France dispose d’un parc de véhicules avec 60% de diesel, fortement émetteur de particules. Un cas unique», précise Sainteny.


Les recettes potentielles se logent aussi dans le secteur des transports, qui se fait rembourser une partie de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, ex-TIPP). Manque à gagner : 300 millions d’euros. Idem en agriculture, où la politique de soutien aux agrocarburants sur la période 2005-2010 a coûté 820 millions à l’Etat.


Selon les ONG, qui lancent un appel pour l’arrêt des subventions à la pollution (2), c’est une aberration, en 2012, d’exonérer de toute taxe ou de subventionner des activités ayant des effets nocifs avérés sur l’environnement. L’exemple le plus criant reste celui de l’aviation. Gros émetteur de CO2 (+110% d’émissions entre 1990 et aujourd’hui) et glouton énergétique, ce secteur bénéficie d’un régime privilégié hérité d’une autre époque. Depuis les années 40, le carburant destiné aux vols internationaux est exempt de toute taxe. Au niveau national, le kérosène est totalement exonéré de TICPE ou de TVA, ce qui représente 3,5 milliards d’euros non perçus. Et pourquoi les billets d’avion bénéficient-ils d’un taux réduit de TVA (0% pour les vols internationaux et 7%pour les vols nationaux) ? «Au niveau de l’UE, cela représente un manque à gagner de 10 milliards d’euros», souligne Morgane Créach, du Réseau Action Climat.


Mutation. Avec cet appel, les ONG et Hulot espèrent que le gouvernement mettra en place des outils fiscaux facilitant une mutation vers des comportements et activités moins énergivores et polluants. «Sans alourdir la barque fiscale des Français», prévient Hulot. «Pour cela, il faut planifier une fiscalité différente sur le long terme, redessiner les subventions, réorienter les aides publiques… plaide Sainteny. L’Allemagne, qui a augmenté le gazole et le fioul de 3,7 centimes d’euro le litre chaque année, a diminué la consommation de ces carburants de 8% entre 2003 et 2008.»


Pour les ONG, la fenêtre de tir pour engager le verdissement de la fiscalité, c’est maintenant. Mais ils redoutent d’avoir perdu, lors du remaniement de la semaine dernière, une avocate de choix pour plaider leur cause. «Avant le changement d’affectation de [la ministre] Nicole Bricq, toutes ces propositions avaient une chance d’être entendues, note un observateur. Elle avait même nommé un conseiller fiscal à son cabinet, une première au ministère de l’Ecologie.» Il faudra faire sans.

 

 


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