20 milliards d’euros de subventions à la pollution

Publié le par Gerome

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20 milliards d’euros : c’est le montant annuel des niches fiscales grises – qui favorisent directement ou indirectement la pollution. Parmi leurs heureux bénéficiaires : le secteur de l’aviation avec l’exonération de taxe intérieure sur l’énergie pour l’aviation (3,5 milliards d’euros dont 1,3 pour les vols intérieurs) ; le transport routier avec le remboursement partiel de la taxe intérieure sur l’énergie (300 millions d’euros) ou encore les agrocarburants (196 millions d’euros).



« Aujourd’hui en France, on subventionne trois fois plus le problème climatique que sa solution », s’insurgent la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH) et le Réseau Action Climat (RAC-F), dans uncourrier adressé au Président de la République et aux parlementaires. Soutenues par de nombreuses associations et personnalités, les deux organisations appellent à la fin des « subventions à la pollution ».



Elles plaident également pour la mise en place d’une véritable fiscalité écologique. Avec par exemple l’éco-taxe poids-lourds, ou encore l’indemnisation kilométrique vélo, qui existe en Belgique. Le gouvernement, qui prépare actuellement le budget 2013, ferait bien de piocher des idées dans cet appel. Les ministres et élus de la majorité présidentielle peuvent aussi jeter un œil à un rapport du Sénat sur les prélèvements obligatoires et leur évolution. Publié en octobre 2011, et dirigé par une certaine Nicole Bricq, ce rapport titrait un de ses chapitres : « Incohérence, le rendre-vous manqué de la fiscalité écologique ». Subira-t-il la même « promotion » que l’ancienne ministre de l’Écologie.

 


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Plus de 2.000 espèces en danger critique d'extinction

Publié le par Gerome

Vous avez été nombreux à réagir à l'annonce de la mort de "Lonesome George", le dernier représentant d'une espèce de tortue des Galapagos. Un drame pour les organisations de protection qui rappellent que près de 2.200 autres espèces sont en danger critique d'extinction. Retour sur l'état de la biodiversité dans le monde.

 

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Actuellement, 196 espèces de mammifères sont en "danger critique d'extinction". Parmi celles-ci, le cas le plus emblématique est celui du lynx ibérique : il ne resterait plus que 84 à 143 adultes à l'état sauvage. Ainsi, le constat est amer : plus l'activité humaine se développe, plus la biodiversité se meurt. La difficile équation du développement durable trouve ici sa raison d'être. Sur la Liste rouge de l'Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN), 710 animaux sont définitivement éteints, 32 n'existent plus à l'état sauvage.
 
Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% de toutes les plantes évaluées par la Liste rouge de l'UICN seraient ainsi en péril. "Nos vies sont intimement liées au sort de la diversité biologique et, au bout du compte, sa protection est essentielle à notre propre survie. Le monde commence à réagir à la crise actuelle de perte de la biodiversité et a besoin de l'information donnée par la Liste rouge de l'UICN pour concevoir et appliquer des stratégies de conservation efficaces - dans l'intérêt de l'homme et de la nature", déclare Jane Smart, chef du Programme de l'UICN pour les espèces exotiques.
 
Quelques années avant "Lonesome George", une autre espèce s'était déjà éteinte. Un baiji, la "déesse du Yangtsé", était le dernier dauphin de Chine quand il est mort en 2007. A l'époque, c'était le premier grand mammifère à disparaitre de la planète en 50 ans. Quand les scientifiques s'étaient rendus sur place pour confirmer l'extinction de l'espèce, la raison de sa disparition leur avait sauté aux yeux.
 
D'autres espèces proches de l'extinction
 
Quand l'expédition avait remonté le Yangtsé, elle avait croisé un cargo tous les 800 mètres : pas étonnant lorsque l'on sait que les berges du fleuve hébergent un dixième de la population mondiale. La présence pléthorique des bateaux pouvait perturber le sonar du dauphin avec lequel il se dirigeait, augmentant les chances de collision. Ajouté à cela, la pollution de l'eau du fleuve a probablement empiré la situation.
 
Le dernier mammifère à avoir disparu est le tigre de Tasmanie. Chassé sans relâche par les colons européens, le dernier spécimen s'est éteint au zoo de Hobart, le 7 septembre 1936.
Un sort qui pourrait atteindre encore d'autres espèces figurant sur la liste rouge.

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Brésil: La ferme du monde contre le poumon de la planète

Publié le par Gerome

Au Brésil, la déforestation est liée aux immenses exploitations agricoles, qui ne nourrissent pas la population brésilienne...

 

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On l’a surnommé «la ferme du monde». Le Brésil est devenu, en quelques années, le deuxième producteur mondial de soja et un leader des agrocarburants, en particulier de la production d’éthanol à partir de canne à sucre. Mais les 22% du PIB brésilien issus du secteur agroindustriel en 2011 ont été obtenus au détriment de la forêt amazonienne et des petits paysans, qui nourrissent les Brésiliens et pas leurs voitures.


Le Club Med et les Amap

Au Brésil, les petits agriculteurs représentent encore environ 70% du marché alimentaire national. Mais pour Yvonnick Huet, directeur général d’Agrisud International, «Les petits paysans sont exclus des circuits économiques par les plus grands acteurs». Ils se retrouvent alors confrontés à un choix: partir vers les favelas dans l’espoir d’y décrocher un petit boulot mieux rémunéré en ville ou bien trouver des débouchés différents leur permettant de mieux valoriser leur production.


Parmi ceux-ci, l’association Rede Ecologica organise des distributions de paniers de fruits et légumes à Rio. «Tout ce que nous proposons est bio et provient de la région», explique Tatiana, membre de l’association. Agrisud a pour sa part mis son expérience dans l’agroécologie au service de dix-huit producteurs de fruits et légumes qui approvisionnent depuis six mois le Club Med de Rio. «Notre rôle est de les aider à saisir cette opportunité, explique Yvonnick Huet. Nous rapprochons les deux parties et elles peuvent ainsi nouer une relation durable.» Pour cela, il a fallu s’adapter aux exigences du client, en termes de quantité et de qualité, sans oublier d’y apporter la touche de respect de l’environnement et de développement local qui représente la vraie valeur ajoutée du produit. Les producteurs se sont donc organisés en coopérative et ont suivi des formations à l’agroécologie. «Cela permet de faire accepter un prix un peu plus élevé au client», justifie Yvonnick Huet.


Deux ministères de l’agriculture

Maintenir ces petits paysans en activité ne permet pas seulement de les faire vivre eux, mais aussi d’alimenter tout le pays. Le programme «Fome zero», lancé il y a dix ans par le gouvernement brésilien pour éradiquer la faim, s’est beaucoup appuyé sur eux. Et avec succès: la malnutrition infantile a été réduite de 61 % et la pauvreté rurale de 15 %, selon une étude d’Oxfam. Malgré cela, l’agroindustrie continue d’avoir les faveurs du gouvernement. Symptôme de la rupture entre l’agriculture intensive et les paysans, le Brésil a deux ministères de l’Agriculture: le plus important est en charge de l’agriculture, de l’élevage et du ravitaillement, l’autre du Développement agraire. Le premier est aux mains du secteur agro-industriel, le second tente d’aider les petits producteurs.


Les grands propriétaires fonciers ont été montrés du doigt après le vote du nouveau code forestier, qui réduit la protection de la forêt. «Ils sont néfastes, et tout le monde le sait, s’indigne Dante Tavares, du WWF Brésil, mais ils ont la main mise sur une grosse partie de l’économie nationale.» On les laisse donc couper la forêt pour cultiver du soja et des agrocarburants ou élever des bovins, à grands coups d’OGM, de pesticides et avec un bilan environnemental désastreux.

 

 


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L'humanité, ça se soigne?

Publié le par Gerome

Voici une petite histoire :

 

C'est une petite planète bleue qui va voir sa copine la planète blanche et qui lui dit :

" AH la la!!, je ne sais pas ce que j'ai, je me sens mal, j'ai mal partout, je suis fatiguée, lessivée, je crois même que j'ai de la fièvre..."

 

Et la petite planète blanche de lui répondre :

 

" Oh ne t'en fais pas! Tu as attrapé l'Humanité! Mais ne t'inquiète pas, ça part tout seul.

 

 

A méditer

 

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Le véhicule électrique, un choix valable pour les Européens

Publié le par Gerome

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Le consortium de la Commission Européenne, CARS 21, publie un document qui fait état de la viabilité de la technologie et du marché des VE, avec pour preuve un taux de pénétration en hausse.

Le rapport précise tout de même que les moteurs thermiques domineront toujours le marché à l’horizon 2020.

A long terme, l’électromobilité couplée à la décarbonisation de la production électrique, devraient contribuer au développement des transports zéro émission.

« Le véhicule électrique devient un choix valable pour les consommateurs Européens », avance le rapport.


Prise de recharge unique : une nécessité

Pour offrir une solution pratique et assurer un développement à plus grande échelle des VE, le rapport insiste sur la nécessité d’une interface unique pour la recharge, et cela au niveau Européen. Celle-ci permettra notamment de donner de l’assurance et de la visibilité aux investisseurs.

Dans ce cadre, la commission Européenne va initier une démarche pour évaluer l’impact de différentes options législatives et modalités techniques pour faciliter le déploiement des points de recharge.

« Sans préjuger des résultats de l’évaluation, la convergence vers une solution basée sur la prise de type 2 semble être l’option préférée par la majorité des parties prenantes aujourd’hui » indique l’étude.

Le consortium recommande également la mise en place d’une plateforme de coordination Européenne pour l’échange des informations et des « best practices ».


Des émissions « du puits à la roue »

Le consortium met en avant la nécessité d’une évaluation du « puits à la roue » pour mesurer les émissions et la consommation d’énergie relative aux différentes technologies.

Etant donné que les émissions des VE dépendent en grande partie de la provenance de l’électricité, leurs bénéfices devraient devenir plus significatifs avec la decarbonisation du réseau électrique.

« La décarbonisation de la production électrique et le lancement des VE sont en fait deux activités complémentaires et doivent être menés en parallèle » indique CARS21.

Le consortium considère que la mise en place d’un réseau intelligent, qui intègre le VE, est aussi importante pour augmenter le taux d’adoption. Le groupement examine actuellement différents cas de ce type.

 

 


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