Nutella et déforestation

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Syngenta épinglé : Le leader de la biotechnologie accusé de dissimuler les morts d’animaux dues à son maïs génétiquement modifié

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Dans une victoire fascinante contre les créations génétiquement modifiées, une importante compagnie de biotechnologie, connue sous le nom de Syngenta, a été accusée au pénal d’avoir nié savoir que son maïs Bt génétiquement modifié tuait vraiment le bétail. De plus, non seulement la compagnie a nié ce fait, mais cela a été fait dans une affaire devant le tribunal civile qui s’est terminée en 2007. Les accusations ont finalement été publiées après une longue lutte juridique contre la compagnie géante, lancée par un agriculteur allemand appelé Gottfried Gloeckner, dont les vaches laitières sont mortes après avoir mangé de la toxine Bt et attrapé une maladie « mystérieuse ».

 

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Élevées sur sa propre ferme de 1997 à 2002, en l’année 2000, toutes les vaches de la ferme étaient nourries exclusivement de maïs Bt 176 de Syngenta. C’est à cette époque que des maladies mystérieuses ont commencé à apparaître dans le cheptel bovin. Dans une tentative visant à réduire l’agriculteur au silence, Syngenta a donné 40.000 euros à Gloeckner, mais un procès civil a été entamé contre la compagnie. Étonnamment, 2 vaches ont mangé du maïs génétiquement modifié (maintenant interdit en Pologne à cause de graves problèmes) et sont mortes. Pourtant, lors du procès civil, Syngenta a refusé d’admettre que son maïs génétiquement modifié était responsable. En fait, la compagnie est allé jusqu’à affirmer n’avoir aucune connaissance du dommage.


L’affaire a été rejetée et Gloeckner, l’agriculteur qui a lancé les poursuites, s’est retrouvé avec des milliers d’euros de dette. Et ce n’est pas tout ; Gloeckner a continué à perdre beaucoup de vaches des suites du maïs Bt modifié de Syngenta. En 2002, après avoir arrêté l’usage de la pâture génétiquement modifiée, Gloeckner a entrepris une enquête exhaustive avec l’Institut Robert Koch et compromis Syngenta. Les données de cette enquête ne sont pas encore accessibles au public, et une seule vache a été examinée. Mais, en 2009, Gloeckner s’est associé avec un groupe d’action allemand connu sous le nom Bündnis Aktion Gen-Klage et est parvenu en définitive à traîner Syngenta devant le tribunal de grande instance.


Utilisant la déposition d’un autre agriculteur dont des vaches sont mortes après avoir mangé le produit de Syngenta, Gloeckner et Bündnis Aktion Gen-Klage ont accusé le géant de la biotechnologie de la mort de plus de 65 vaches, de refus de reconnaître le lien à la mort, et ont tenu la société responsable de ne pas enregistrer les morts de bovins. L’équipe a même accusé personnellement Hans-Theo Jahmann, le patron allemand de Syngenta, d’avoir étouffé les faits.


Les charges révèlent jusqu’où iront les grandes compagnies de biotechnologie pour dissimuler les preuves reliant leurs produits génétiquement modifiés à de graves dommages. Monsanto, par exemple, a même menacé de poursuivre l’État du Vermont tout entier s’ils tentent d’indiquer sur les étiquettes ses ingrédients génétiquement modifiés. Pourquoi craignent-ils tant que le consommateur sache ce qu’il met dans sa bouche ?

 

 


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L'entrée en scène des managers durables

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Green washing, social washing... Depuis quelques années, les entreprises sont accusées de nettoyer leur image. Mais quelle est la part de l'incantatoire et des effets d'annonce en matière de développement durable et de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ? Même s'il convient de rester vigilant devant les sirènes de la communication, notre enquête montre que s'affranchir de ces nouvelles règles devient difficile et risqué, tant pour les entreprises que pour leurs managers.


"Pour tout un faisceau de raisons réglementaires, commerciales ou de réputation, les entreprises, de plus en plus, doivent prouver, chiffres à l'appui, que ce qu'elles annoncent est vrai", résume Xavier Houot, responsable des activités développement durable de BearingPoint. De leur côté, les cadres et les dirigeants commencent à être obligés d'intégrer la RSE dans leurs missions, leurs fonctions et leurs objectifs. Cela entraîne une redéfinition des métiers, et l'apparition de nouvelles règles managériales. Petite chronique des pionniers.


A PepsiCo, la présidente, Indra Nooyi, ne plaisante pas avec le sujet, elle qui prône le lien "inaliénable" entre performance économique et "investissement dans le capital humain". Aux managers d'appliquer la doctrine sur le terrain ! Concrètement, un responsable du marketing peut se voir poser comme objectif de dépasser les 30 % de plastique recyclés au moment de la conception des bouteilles Tropicana ou Lipton d'ici à la fin de l'année. Le patron de la logistique produits frais peut se voir fixer un taux d'émission du CO2 par palette.

 

"Nous complétons les fiches de postes des managers avec des objectifs de plus en plus précis et pointus", commente Jean-Raphaël Hétier, directeur commercial grandes et moyennes surfaces (GMS), et, depuis la fin de 2008, directeur du développement durable et membre du comité de direction de PepsiCo-France. Pour évangéliser les troupes, depuis deux ans, tous les collaborateurs sont progressivement formés au développement durable, l'objectif étant que tous se soient vu expliquer les grands principes et enjeux du "DD" d'ici à la fin de l'année.


Du côté de Danone, Franck Riboud a clairement montré à ses collaborateurs la voie du social business en se rapprochant en 2006 de Muhammad Yunus, le "banquier des pauvres", inventeur du microcrédit. Cela entraîne de profondes mutations dans certains métiers. Ainsi Philippe Bassin est-il à la fois directeur des achats pour le pôle produits laitiers frais et, depuis 2010, directeur général du Fonds Danone pour l'écosystème (1).


Contradictoire ? "Au contraire, j'innove dans mon métier ! assure-t-il. En quelques années, je suis passé d'une logique de négociation commerciale classique, parfois tendue avec certains fournisseurs, où seule la performance économique de court terme primait, à une logique de cocréation avec nos petits producteurs de lait." Angélique ? "Il ne s'agit pas de philanthropie, mais de business gagnant-gagnant, se défend-il. Dans une dizaine de pays, comme le Mexique et l'Ukraine, la production de lait est insuffisante pour les quantités requises par Danone. Le groupe cherche donc à renforcer la filière avec de petits producteurs, en partant de leurs besoins plutôt que des nôtres. Au Mexique, nous achetons déjà 2 % de notre sourcing à ces petits producteurs, et nous espérons parvenir à 8 % en 2015, en fédérant 400 éleveurs, contre nos 105 actuels."


L'implication sociale respectueuse s'accompagne parfois de pittoresque. Dans un faubourg de Mexico, le Fonds Danone pour l'écosystème a constitué une force de vente avec des femmes en difficulté d'insertion afin de commercialiser ses produits en porte-à-porte. Il a fallu tisser des liens avec un ex-membre de gang, caïd de l'entrepreneuriat local, pour déchiffrer l'organisation sociale et les particularités locales. "Nous avons stabilisé le modèle économique et social de cette initiative, et nos 280 vendeuses - 3 000 à terme - génèrent une rentabilité opérationnelle prometteuse. Un investisseur classique aurait jeté l'éponge au bout de quelques mois", constate Guillaume Desfourneaux, responsable des Amériques pour le fonds.


Au total, le géant de l'agroalimentaire pilote une cinquantaine de projets "hybrides" (à caractère économique et social) via les trois grands supports que sont Danone.communities, le Fonds Danone pour l'écosystème et Livelihoods.

 

"Environ 10 % de nos directeurs généraux de business et managers ont développé de nouvelles compétences avancées, que nous souhaitons transférer à la majorité de nos équipes de direction, pas spécialement versées dans la gestion de l'amont ou le social business", précise Muriel Pénicaud, directrice générale des ressources humaines de Danone et présidente du conseil d'administration du Fonds Danone pour l'écosystème.

 

 


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Casino renforce sa gamme Bio

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Le groupe de distribution veut réduire le nombre de produits importés et s’est donné les moyens d’atteindre cet objectif. En témoigne le lancement par sa marque Casino Bio, en plein Printemps Bio (pour rappel, celui-ci s’achèvera demain) et alors que l’Hexagone a récemment franchi le cap du million d’hectares cultivés, d’une gamme « 100 % origine France ». L’objectif est bien sûr de donner un coup de main aux producteurs locaux d’où, par extension, une diminution des rejets de gaz à effet de serre dus au transport et une participation accrue à la lutte contre le changement climatique.

 

« Ce projet s’inscrit dans la politique de différenciation de l’offre et d’innovation produit conduite par le Groupe Casino et donne la priorité à la production Française. Deux années ont été nécessaires pour le concrétiser. D’une part en raison du nombre d’exploitations Françaises bio, insuffisant pour répondre à la demande d’approvisionnement du Groupe Casino pour ses 9 500 magasins ; et d’autre part en raison des exigences du Groupe Casino en matière de qualité produit pour sa marque propre, imposant le suivi d’un cahier des charges rigoureux », a détaillé le groupe dans un communiqué.

 

En plein essor, l’agriculture biologique française est évidemment l’autre grande gagnante de cette belle initiative, qui était aussi souhaitée par les consommateurs, toujours plus séduits par le bio, attachés à l’« authenticité alimentaire », avides de soutenir la production nationale en cette période de crise et de plus en plus sourcilleux quant à l’origine des produits. Précisons ainsi que, d’après un sondage réalisé par l’Agence Bio, six Français sur dix affirment avoir consommé des denrées bio l’an passé (quatre sur dix au moins une fois par mois). De même, 55 % des personnes interrogées ont souhaité être informées sur l’origine desdites denrées, avant les contrôles et le mode de production, ce qui légitime l’expérimentation de l’affichage environnemental, lancée le 1er juillet dernier.


Pour l’heure, « 34 références cultivées dans le Sud-Est et le Sud-Ouest de la France composent l’assortiment, qui évoluera au fur et à mesure des partenariats noués avec les producteurs bio. Les premiers fruits et légumes de saison, courgettes, aubergines, tomates grappe, tomates cerise et poivrons Casino Bio « 100% origine France » seront commercialisés au mois de juin dans tous les magasins Casino (hypermarchés, supermarchés et magasins de proximité).

 

De nouvelles références telles que les kiwis, pommes et carottes arriveront dans le courant de l’été », a détaillé le groupe, qui souligne par ailleurs que, « récoltés dans le Sud de la France, ces fruits et légumes parcourent moins de kilomètres jusqu’aux magasins de l’enseigne ». Labellisés AB (Agriculture Biologique) et sans produits chimiques par définition, ils sont enfin cultivés dans le respect des saisons et cueillis à maturité.

C’est ce qui s’appelle faire les choses dans les règles de l’environnement.

 

 


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