Les éoliennes nouvelle génération

Publié le par Gerome

L'énergie éolien, Marius Paraschivoiu mise dessus depuis longtemps. Avec un nouveau système d'éolienne à axe verticale, ce professeur de l'Université de Concordia au Québec compte promettre de beaux jours à cette énergie verte.

 

energie champ eoliennes


L’éolien a le vent en poupe. Si les systèmes de ce type se multiplient aujourd'hui à travers le monde, une nouvelle génération d’éoliennes dite à axe verticale, plus productive, a été pensée par un certain Marius Paraschivoiu, professeur titulaire en génie mécanique et industriel à l'Université Concordia au Québec. La région du Nord du Québec a un fort potentiel éolien qui selon lui pourrait permettre d’y installer des parcs de 2.000 éoliennes.


Afin d’exploiter cet atout, le professeur sur diplômé a donc travaillé de nombreuses années sur la manière d’optimiser les engins : "Au cours des six dernières années, on a appris le concept de la proximité des éoliennes à axe vertical, qui est différent de celui des éoliennes à axe horizontal. Depuis un an ou deux seulement, on observe qu'en rapprochant ces éoliennes à axe vertical, on augmente leur capacité de produire de l'énergie. L'une crée du vent sur l'autre. C'est par groupe de deux qu'elles s'entraident, mais elles doivent tourner dans un sens opposé", explique-t-il cité par le site Ledevoir.com.


Outre cette capacité de synergie, l’éolienne sur axe vertical offre l'avantage de tourner sur son axe, pouvant ainsi exploiter le vent provenant de plus de directions... "Si le vent double, la puissance augmente par huit", précise le professeur. Mais la multitude de facteurs devant être pris en compte demande des calculs extrêmement complexes pour résoudre des équations reliant entre autres les forces, la vitesse et la pression d'un fluide en écoulement. Il faudra donc encore de nouvelles études pour qu'un tel procédé soit au point. Pour cela, Marius Paraschivoiu espère faire fleurir le marché des éoliennes à axe verticale afin d’inciter les ingénieurs et les firmes de construction à miser sur cette énergie d’avenir selon lui.

 

Des questions qui restent à l'étude


Mais il reste du travail pour le professeur et ses élèves car de nombreuses interrogations doivent trouver réponse : cette prolifération d'éoliennes aura-t-elle une influence sur le climat ? Si l'on affecte la couche limite des vents dans l'atmosphère, y aura-t-il des conséquences, et si oui, lesquelles ? Autant de questions qui n'ont pas encore fait l'objet d'études. Il en va de même pour les éoliennes qui pourraient être installées dans l'eau, un fluide qui est mille fois plus dense que l'air. Les recherches sur ce fonctionnement vont donc se poursuivre afin de mieux comprendre le phénomène et aboutir à un concept de production énergétique optimal.

 

 


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La Chine veut augmenter son programme de manipulation du climat

Publié le par Gerome

Un météorologiste chinois de premier plan affirme que son pays aura recours trés prochainement à une meilleure technologie pour faire venir ou cesser la pluie, et surtout pour faire meilleurs usages que ceux déjà utilisés ces dernières années.

 

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Plus de  560 000 actions de manipulations du climat ont déjà été menées dans le pays depuis 2002 à l'aide d'avions, de fusées et de projectiles transportant de la glace sèche ou des particules d'iodure d'argent pour stimuler les précipitations. Elles ont pu produire 489,7 milliards de tonnes de pluie et permis d'économiser environ 10,4 milliards de dollars de pertes économiques.

 

La Chine a commencé son programme de modification artificielle du climat dés 1958. Pour les Jeux Olympiques de 2008, la Chine comptait 30 avions, 4.000 lance-roquettes, et 7.000 canons anti-aériens uniquement consacré à cet effet. Chacun de ces systèmes permettait d'introduire des produits chimiques dans les nuages menaçants, pour diminuer les gouttes de pluie avant qu'elles n'atteignent les stades.

 

En Février 2009, la Chine a également employé l'utilisation de ces nouvelles technologies pour produire artificiellement des chutes de neige sur Pékin. Après plus de quatre mois de sécheresse, elle a utilisé des bâtons d'iodure pour augmenter la chute des précipitations. Ces chutes de neige sur la capital Pékin ont duré environ trois jours et ont conduit à la fermeture de 12 routes principales autour de le ville. À la fin du mois d'Octobre 2009, les responsables de la ville affirmaient que ces miraculeuses chutes de neige, une première depuis 1987, furent possible grâce à l'ensemencement des nuages.

 

La modification du climat implique principalement l'ensemencement des nuages avec des particules de glace sèche (dioxyde de carbone solide) ou de minuscules particules d'iodure d'argent pour stimuler les précipitations, généralement dans le but d'accroître l'offre locale en eau. Son utilisation a connu une expansion croissante à l'échelle nationale et mondiale ces dernières années, et ce pour lutter contre la sécheresse, les incendies de forêt, les grêlons et les inondations.

 

Les risques potentiels de larges pollutions liées à ses techniques sont pourtant méconnus.

 

La modification artificielle du climat en temps de guerre a été interdite par les Nations Unies. En effets ces techniques peuvent être utilisées dans le but de destruction chez l'ennemie en créant artificiellement des inondations, des cyclones ou des typhons. Elle peut aussi permettre le contrôle de l'économie des marchés des produits agricoles.

 

En chine des conflits politiques causés par ces techniques existent déjà, les régions voisines s'accusent souvent mutuellement de se faire voler leur pluie par leurs voisins en utilisant l'ensemencement des nuages.

 

Environ 24 pays dans le monde utilisent déjà depuis longtemps ces techniques de modifications du climat sur le plan opérationnel. L'office de Modification  du climat chinois est considéré comme le plus grand au monde, il emploie 37.000 personnes dans le pays.

Les produits chimiques les plus couramment utilisés pour l'ensemencement des nuages sont l'iodure d'argent et le dioxyde de carbone solide( glace sèche). Le propane liquide, qui se transforme rapidement en gaz, est également fréquemment utilisé. Cela peut produire des cristaux de glace à des températures plus élevées que l'iodure d'argent. L'utilisation de matériaux hygroscopiques, comme le sel, est de plus en plus utilisé.

 

Ces produits peuvent être dispersé par avion ou par des dispositifs de dispersion situés sur le terrain . La diffusion dans les nuages par des avions est le plus fréquemment utilisé. En cas de libération par des dispositifs sur le terrain, les particules fines sont transportées par les vents et les courants d'air après leur libération.

 

Déjà un certain nombre de sociétés commercialisent leurs services: c'est le cas par exemple des sociétés américaines: Aero Systems Incorporated, Atmospherics Incorporated, North American Weather Consultants, Weather Modification Incorporated, Weather Enhancement Technologies International, Seeding Operations and Atmospheric Research (SOAR), presque toutes ont centré leurs activités sur l'ensemencement des nuages.

 

Les graves dangers de manipulation du climat

 

Si contrôle de la météo à grande échelle devient aujourd'hui possible, les conséquences potentiellement négatives peuvent inclure des effets secondaires très dangereux sur les écosystèmes existants et des risques sanitaires inconnus. En effet le contrôle de ces techniques est pour ainsi dire inexistant, ainsi leur utilisation comme une arme pourraient même s'avérer catastrophiques.

 

Il faut savoir que l'exposition à l'iodure d'argent peut provoquer des troubles manifestent sur les humains et les mammifères. Malheureusement l'accumulation de ces produits dans les sols, la végétation et les eaux de ruissellement ne sont pour ainsi dire pas mesurée.

 

En 1995 puis en 2004 des évaluations environnementales  dans la Sierra Nevada et l’Australie par un panel de chercheurs indépendants a permis de confirmer la légitime inquiétude des écologistes de la dispersion et de l'absorption de dioxyde d'argent dans l'environnement. L'augmentation d'argent constatée a permis d'affirmer le lien avec la proliférations d'algues dans les lacs glaciaires vierges de toutes pollution, ainsi que la disparition de l'opossum pygmée parmi les espèces en danger dans les régions montagneuses d'Australie.

 

 


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Diable de Tasmanie : une arche de Noé pour les survivants

Publié le par Gerome

Le diable de Tasmanie, touché de plein fouet par une épidémie de cancer contagieux et incurable, est en voie d’extinction fulgurante. LesAustraliens, conscients du danger de voir leurs diables totalement disparaître de la planète dans les cinq ans à venir, ont crée un refuge dans le but de sauver l’espèce. Le but des concepteurs : offrir aux diables sains une chance de se reproduire.

 

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L’île de Tasmanie est tout sauf un paradis pour ses diables. Les scientifiquesaustraliens l’admettent, le petit marsupial carnivore des lieux est menacé de « disparition inéluctable » par une épizootie de tumeurs faciales. Il est question ici d’une forme rare de cancer qui n’a été décrite et analysée qu’à partir de 1996. Et comme l’indique l’écologisteTim Faulkner, « la situation a eu le temps d’empirer radicalement depuis : la population a diminué de 91% en l’espace des 15 dernières années ».


Kathy Belov, professeur en génétique animale à l’université de Sydney a apporté un éclaircissement dans la revue Science : « Le diable de Tasmanie a un handicap : Il souffre d’un mauvais système imunitaire -son isolement sur sa petite île y a contribué-, ce qui empêche son organisme de reconnaître des cellules cancéreuses et donc de combattre cette maladie contagieuse qui le décime, à l’origine d’une formation d’excroissances qui apparaissent autour du museau et qui s’y développent jusqu’à ce que l’animal succombe, au bout de trois à six mois ».


Bien entendu, les soigneurs n’ont pas attendu pour tenter de trouver des solutions. Alors que la mise au point d’un vaccin permettant de sauver le diable de Tasmanie est encore bien hypothétique, les scientifiques se sont également orientés vers une seconde option : Ils ont crée un refuge, en Australie, à Tomalla Station sur le flanc des collines de BarringtonTops, au nord de Sydney. Et c’est dans cet espace, une ferme de 500 hectares qui a reçu le nom tout trouvé deDevil Ark (l’Arche du Diable, en référence à l’Arche de Noé), que des premiers diables en bonne santé, mâles et femelles, ont d’ores et déjà été accueillis. Ils y seraient autour d’une centaine à l’heure actuelle.


Selon le soigneur Adrian Good, affecté au lieu, « les premiers signes indiquent que les diables s’y sentent à merveille. 24 diablotins y sont déjà nés en 2011 ». Et, tout le monde l’espère, la tendance devrait se poursuivre. Les membres de l’espèce qui y éliront domicile pourront s’y reproduire pour, au final, être réintroduits sur l’île de Tasmanie. L’objectif est de parvenir à 350 diables à l’horizon 2016 avant de franchir le cap du millier après cette date. Et si tout se passe comme prévu, les diables pourront reconquérir l’île de Tasmanie dans 30 ans. Dans les enclos de Devil Ark, les animaux évoluent dans une végétation dense rappelant leur habitat naturel. Et au menu des diables figure un plat typiquement australien : des carcasses de kangourous !

 


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Inde : l’homme qui a planté une forêt de ses mains

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A lui tout seul, Jadav Payeng a fait pousser une vaste forêt sur un banc de sable de 550 hectares situé au milieu du fleuve Brahmapoutre. Le site compte désormais plusieurs animaux dont l’espèce est en voie de disparition, dont au moins cinq tigres. Une femelle a eu deux petits récemment. L’endroit se situe à Jorhat, à 350 kilomètres de route de Guwahati, et il n’est pas facile d’accès. Il faut quitter la voie principale et prendre une petite route sur une trentaine de kilomètres pour arriver au fleuve.

 

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Là, avec de la chance, on trouve des bateliers pour passer sur la rive nord. Après 7 kilomètres de marche, on arrive près de chez Payeng. Les gens du coin appellent cet endroit Molai Kathoni (“le bois de Molai” – d’après le surnom de Payeng). Tout a commencé en 1979. Des crues avaient rejeté un grand nombre de serpents sur le banc de sable. Après le retrait des eaux, Payeng, qui n’avait que 16 ans, trouva le site couvert de reptiles morts. Ce fut le tournant de sa vie.  

 

“Les serpents étaient morts de chaleur, il n’y avait pas d’arbres pour les protéger. Je me suis assis et j’ai pleuré sur leurs corps sans vie. C’était un carnage. J’ai alerté le ministère des Forêts et leur ai demandé s’ils pouvaient planter des arbres. Ils m’ont répondu que rien ne pousserait ici et m’ont dit d’essayer de planter des bambous. C’était dur mais je l’ai fait. Il n’y avait personne pour m’aider”, raconte Payeng, qui a désormais 47 ans. Le jeune homme quitta ses études et son foyer, et se mit à vivre sur le banc de sable. Contrairement à Robinson Crusoé, il accepta volontiers cette vie d’isolement. Et non, il n’avait pas de Vendredi. Il arrosait les plants matin et soir et les taillait. Au bout de quelques années, le banc de sable est devenu un bois de bambou.  

 

“J’ai alors décidé de faire pousser de vrais arbres. J’en ai ramassé et je les ai plantés. J’ai aussi rapporté des fourmis rouges de mon village : les fourmis rouges changent les propriétés du sol. J’ai été piqué plusieurs fois”, raconte Payeng en riant. Bientôt, toute une série de fleurs et d’animaux s’épanouirent sur le banc de sable, y compris des animaux menacés, comme le rhinocéros à une corne et le tigre royal du Bengale. “Au bout de douze ans, on a vu des vautours. Les oiseaux migrateurs ont commencé à arriver en masse. Les daims et le bétail ont attiré les prédateurs”, déclare Payeng, qui s’exprime comme un écologiste chevronné. “La nature a créé une chaîne alimentaire : pourquoi est-ce qu’on ne s’y tient pas ? Qui protégera ces animaux si nous, les êtres supérieurs, nous nous mettons à les chasser ?” 

 

Le ministère des Forêts de l’Assam n’a entendu parler de la forêt de Payeng qu’en 2008, lorsqu’un troupeau d’une centaine d’éléphants sauvages s’y est réfugié après avoir ravagé les villages voisins. Ils ont aussi détruit la cabane de Payeng. C’est là que Gunin Saikia, conservateur assistant des forêts, a rencontré Payeng pour la première fois. “Nous avons été surpris de trouver une forêt aussi dense sur le banc de sable. Les gens du coin dont la maison avait été détruite par les pachydermes voulaient abattre ce bois, mais Payeng leur a dit qu’il faudrait le tuer d’abord. Il traite les arbres et les animaux comme si c’étaient ses enfants. Quand on a vu ça, on a décidé de contribuer au projet, raconte-t-il. Payeng est incroyable. Ça fait trente ans qu’il est là-dessus. Dans n’importe quel autre pays, il serait un héros.”

 

 


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La lutte contre le réchauffement climatique a pris du retard

Publié le par Gerome

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2020 pourraient excéder de neuf milliards de tonnes le plafond fixé pour limiter le réchauffement de la planète, met en garde un rapport rédigé par trois groupes de recherche sur le climat.

Selon ce document présenté jeudi à Bonn, où les négociateurs de 180 pays sont réunis pour deux jours, certains pays ne semblent pas prêts à respecter les objectifs de réduction des émissions de dioxyde de carbone définis à Kyoto en 1997 pour éviter que le réchauffement de la planète dépasse deux degrés Celsius d'ici la fin du siècle.

 

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Pour respecter ce seuil, au-delà duquel les effets sur les récoltes et la fonte des glaciers seraient catastrophiques, les scientifiques estiment que les émissions de GES ne doivent pas excéder 44 milliards de tonnes d'équivalent CO2 en 2020.

L'Agence internationale de l'Energie a annoncé jeudi que ces émissions avaient augmenté de 3,2% en 2011 pour atteindre un niveau record, à 31,6 milliards de tonnes.

Cette hausse est essentiellement provoquée par la Chine, principal émetteur de CO2 au monde avec une augmentation de 9,3%. Les émissions des Etats-Unis et de l'Europe ont en revanche baissé, respectivement de 1,7% et de 1,9%.


Les experts réunis à Bonn préparent un nouvel accord sur le climat qu'ils espèrent voir adopté au plus tard en 2015. Ils s'emploient à ce que les objectifs ambitieux de réduction des émissions soient appliqués après l'expiration du protocole de Kyoto à la fin de l'année.

Or, selon les auteurs du rapport, les disputes procédurières et les contraintes économiques ont déjà écarté un certain nombre de pays de la voie tracée.

"Il est clair que beaucoup de gouvernements sont loin d'appliquer les politiques qu'ils se sont engagés à mettre en oeuvre, politiques qui ne sont elles-mêmes pas suffisantes pour maintenir la hausse de la température en-dessous de deux degrés", estime Bill Hare, directeur de Climate Analytics.

"Nous avons déjà constaté un écart considérable et les politiques actuelles ont peu de chances de réduire cet écart. En fait, il semble même que c'est le contraire qui se produit", déplore-t-il.


Au rythme actuel, le réchauffement global de la planète va dépasser 3,5 degrés et cela pourrait même être pire si les objectifs 2020 ne sont pas tenus, prévient le rapport.

"Cela aurait des effets considérables sur les pays en développement", souligne Bill Hare. "Et cela aurait un impact majeur sur l'Europe avec des vagues de canicule, des pénuries d'eau et des problèmes de santé comme on n'en a jamais connus".

 

 


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