Pesticides: les Français en ont plein le sang

Publié le par Gerome

Les Français ont plus de pesticides agricoles dans le sang que les Américains et les Allemands. C'est ce qui ressort d'une étude inédite de l'Institut national de veille sanitaire (INVS).

 

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Les Français devancent les Allemands et les Américains au concours de celui qui a le plus de pesticides dans le sang. Les concentrations biologiques de plusieurs substances chimiques ont été mesurées, entre 2006 et 2007, par l'Institut national de veille sanitaire, sur un échantillon représentatif de la population (2000 adultes pour les métaux, 365 pour le mercure, 400 pour les pesticides et les PCB): les trois conclusions qui en découlent sont alarmantes. 


Si les niveaux de plomb, cadmium, mercure, arsenic organique, sont stables ou en baisse, les pesticides, eux, sont présents dans notre sang à des niveaux au moins trois fois plus élevés que dans celui des Américains ou des Allemands. Ces pesticides sont largement utilisés en agriculture, en horticulture et pour un usage domestique (idéaux pour se débarrasser des insectes à la maison, désherber les allées, protéger les plantes du jardin, en finir avec les tiques et les puces de nos animaux de compagnie, ou les poux chez l'enfant). 


 

Par ailleurs, il va peut-être falloir apprendre à aimer les trous dans les vêtements ou changer la ventilation dans les toilettes. En effet, les substances que l'on retrouve dans les produits antimites ou les désodorisants pour toilettes, véhiculent d'autres types de pesticides, dits "organochlorés". Or, mauvaise nouvelle, le taux de ces produits chimiques dans notre sang est dix fois supérieur à celui trouvé dans le sang des Allemands! 


Pire encore, les PCB. Malgré leur interdiction totale dès 1979, ils sont encore largement présents dans notre environnement. Ils se sont disséminés dans l'air, le sol, l'eau, les sédiments, contaminant les plantes, les animaux et enfin les hommes. Présents à l'époque dans les encres d'imprimerie et les adhésifs, le site du ministère de l'Ecologie rappelle qu'ils ont aussi été utilisés comme huile pour les transformateurs et les condensateurs, ainsi que dans certains radiateurs ou autres équipements électriques. Ils ont servi de lubrifiant dans les turbines et les pompes, le traitement du métal, les soudures, les peintures et les papiers autocopiants sans carbone.  

 

Toujours selon cette étude, la concentration des PCB dans le sang des Français est plus élevée que chez nos voisins allemands et américains.  

 

 


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Efficacité énergétique: 27 mesures pour consommer moins et mieux

Publié le par Gerome

La ministre de l'Environnement a présenté les mesures retenues à l'issue de la table ronde sur l'efficacité énergétique...


Lutter contre le gaspillage en éteignant les enseignes lumineuses la nuit, mieux isoler les logements existants, aider davantage les familles en précarité énergétique: 27 mesures présentées vendredi par la ministre de l'Ecologie visent à améliorer l'efficacité énergétique. Avec les engagements déjà pris dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, «on atteindra 17% d'amélioration énergétique en 2020 (...) et avec la feuille de route proposée, on arrivera à réaliser presque cinq points d'efficacité énergétique de plus», a indiqué Nathalie Kosciusko-Morizet en présentant les résultats de quatre mois de travaux de la table ronde associant pouvoirs publics, entreprises et consommateurs.

Extinction obligatoire des enseignes lumineuses la nuit


L'Union européenne impose une amélioration de l'efficacité énergétique de 20% à l'horizon 2020 et la France devrait pouvoir faire mieux, selon la ministre, en réalisant 21,4% de diminution des consommations d'énergie à cette date. Selon les calculs du ministère, la consommation énergétique de la France pourrait ainsi passer de 163 millions de tonnes d'équivalent pétrole (Mtep) par an avant le Grenelle à une fourchette entre 131 et 128 MTep à l'horizon 2020. Les nouvelles mesures concernent les entreprises, les ménages et les collectivités et pouvoirs publics.


L'extinction obligatoire des enseignes lumineuses commerciales la nuit entre 1h00 et 6h00, à partir du 1er juillet 2012, permettra une économie d'électricité équivalente à la consommation annuelle de 260.000 ménages. «Comme 20% des surfaces de bureaux restent allumées pour rien», selon la ministre, une étude a été lancée pour rendre également obligatoire, à partir de fin 2012, l'extinction des lumières dans les bureaux et bâtiments non résidentiels lorsqu'ils sont vides. L'instauration d'un éclairage plus intelligent permettra d'éviter de gaspiller l'équivalent de l'électricité annuelle consommée par un million de ménages.


Abandon du bonus-malus sur l’électroménager


Le plan national d'efficacité prévoit aussi des subventions pour la rénovation de l'éclairage public des petites communes (moins de 2.000 habitants) qui leur permettrait une économie de 50% de leur consommation électrique. Du côté des ménages, l'accent a été mis sur les familles vivant en situation de précarité énergétique, qui consacrent plus de 10% de leur budget aux factures d'électricité et de gaz. «3,8 millions de personnes sont concernées en France», a souligné la ministre.


Pour les inciter à améliorer l'isolation de leurs logements, elles pourront cumuler les crédits d'impôts développement durable et les prêts à taux zéro (PTZ). Ces derniers seront également ouverts aux syndicats de copropriétés pour le même genre de travaux. L'idée d'instaurer un bonus-malus, à l'image de celui sur les voitures, pour les appareils électroménagers a été abandonnée «faute de consensus», a indiqué la ministre. Les ménages à revenus modestes ne pouvant pas s'acheter les équipements les plus performants énergétiquement car ils sont plus chers, cette mesure devenait anti-sociale. «On en arrivait à subventionner ceux qui achètent les appareils A+++ et on était donc confronté à un problème d'ingénierie et de dimension sociale», a-t-elle expliqué.


Enfin pour les petites entreprises, le gouvernement met en place plusieurs aides dont des prêts à 2% pour des travaux d'économie d'énergie début 2012. «Un boulanger qui veut changer son four, qui représente 53% de sa facture énergétique, peut ainsi obtenir un prêt de 9.000 euros», alors que jusqu'à présent le PTZ démarrait à 50.000 euros, a souligné Pierre François Mourier, président du groupe de travail entreprise de la table ronde. L'an dernier la facture énergétique de la France a atteint 46,2 milliards d'euros.

 

 


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La citation du jour

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"Ce qui m'inquiète, c'est la pensée que l'homme est capable de s'habituer aux pires conditions de vie. Il pourra trouver parfaitement normal d'ici un siècle, de vivre prostré dans quelques bunkers, avec des masques, de l'air artificiel..Il ne saura même plus alors que l'on vivait autrement ..Que restera t il alors de l'homme ?" Paul Emile Victor

 

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L’Union Européenne dévoile sa feuille de route pour développer les énergies renouvelables

Publié le par Gerome

Les énergies renouvelables doivent être développées plus rapidement en Union Européenne, d’après une nouvelle feuille de route de la Commission sur le sujet.

 

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Une transition vers les énergies renouvelables ne coûterait probablement pas beaucoup plus cher que le « business as usual » et l’Union Européenne doit faire des progrès pour fixer un objectif à horizon 2030 pour utiliser des combustibles plus verts, d’après ce que le Commissaire à l’Energie de l’Union Européenne a déclaré.

 

Guenther Oettinger a dévoilé la dernière feuille de route de l’Union Européenne pour éliminer le dioxyde de carbone de son mix énergétique d’ici 2050, et guider les investisseurs au-delà des objectifs déjà existants en la matière.

Les Partis des Verts et les groupes environnementaux ont félicité ce nouveau recentrage sur les énergies plus propres, mais souhaitent des progrès plus rapides pour s’affranchir des carburants fossiles et de l’énergie nucléaire, surtout après la catastrophe de Fukushima qui a touché le Japon cette année.

« C’est plus ou moins la même chose si nous optons pour le business as usual ou pour des scénarii plus ambitieux qui impliquent beaucoup d’énergies renouvelables » a déclaré Guenther Oettinger lors d’une conférence de presse jeudi.

 

Un rapport dévoilait la semaine dernière que la transition vers une économie à moindre teneur en dioxyde de carbone ferait augmenter les prix de l’électricité jusqu’à 2030 car les technologies liées aux énergies renouvelables nécessitent des coûts de démarrage importants.

 

Les prix diminueraient ensuite après 2030 parce que ces sources de carburant, telles que le soleil et le vent, sont gratuites.

 

Pour chaque dollars d’investissement qui n’est pas fait dans le secteur de l’électricité avant 2020, 4,3$ seront nécessaires pour compenser l’augmentation des émissions en résultant, d’après les chiffres publiés par l’Agence Internationale de l’Energie.

 

Les investisseurs doivent se fixer des objectifs intermédiaires pour se guider.

 

« Si nous voulons arriver à zéro d’ici 2050, nous devons ensuite avoir un objectif intermédiaire réaliste d’ici 2030 » a déclaré Guenther Oettinger.

 

« En 2014, nous voulons établir ce que nous devons atteindre d’ici 2030 ».

 

Jusqu’à présent, un ensemble d’objectifs pour 2020 consistent à réduire les émissions de dioxyde de carbone de 20%, à augmenter la part des énergies renouvelables de 20% et à améliorer l’efficience de 20%.

 

Après 2020, les feuilles de routes pour plusieurs secteurs devraient aider les décisions d’investissement dépendant de nouveaux objectifs officiels.

 

L’objectif, qui a été adopté largement d’après Gunther Oettinger, est de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80 à 95% d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990.

 

D’ici 2030 selon lui, il devrait être possible d’obtenir 30% du mix énergétique des énergies renouvelables, tandis que d’ici 2050, la production d’électricité devrait être presque complètement non polluante, bien que les transports pourraient encore avoir des carburants fossiles dans leur mix.

 

Les écologistes et les hommes politiques Verts ont exprimé leurs inquiétudes concernant le fait que la Commission continue à soutenir les carburants fossiles et l’énergie nucléaire, bien que Gunther Oettinger ait déclaré que la Commission avait une position neutre concernant l’énergie nucléaire.

 

« La Commission sera tentée d’exagérer le rôle du charbon et de l’énergie nucléaire pour apaiser les pays tels que la Pologne et la France, mais les chiffres de la feuille de route sont univoques » a déclaré le Directeur de la Politique Energie de l’Union Européenne de Greenpeace, Frauke Thies.

 

« Cela prouve qu’un système d’énergie moderne ne peut pas se faire sans les énergies renouvelables et l’efficience mais peut facilement consigner le charbon et l’énergie nucléaire au passé ».

 

La Pologne dépend à 90% du charbon pour son électricité et la France dérive les trois quart de son électricité de l’énergie nucléaire.

 

Jo Leinen, le président Social Démocrate allemand du comité pour l’environnement du Parlement Européen, a déclaré que la feuille de route n’était qu’une liste de vœux qui sous-estimait « l’énorme potentiel des énergies renouvelables et de l’efficience ».

 

 


 

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Le deux roues éléctrique

Publié le par Gerome

Les deux-roues électriques (vélo, Solex, scooter, moto…) sont des alternatives de choix à l’utilisation de la voiture en ville. Vous arrivez à bon port plus rapidement, en polluant et en dépensant moins. Vous en avez certainement déjà croisés, mais vous ne les avez peutêtre pas remarqués, à cause de leur discrétion. L’autonomie de la plupart des batteries électriques permet aujourd’hui de parcourir de 25 km à 70 km, soit 45 km en moyenne tous modèles confondus (soit amplement de quoi couvrir la distance moyenne parcourue par un deux-roues à Paris soit 25 km).



Pour l’instant les acheteurs sont principalement des entreprises qui reconstituent leur flotte de véhicules de livraison en ville. 6 000 scooters électriques ont été vendus en 2009 et 24 000 vélos à assistance électrique1 (VAE). Le cabinet Frost & Sullivan prévoit 220 000 immatriculations de scooter électriques en 2016. La France est le troisième marché en Europe. Dans le monde, la Chine caracole en tête. À Kunming, une ville chinoise de plus de 5 millions d’habitants, le scooter électrique est devenu le moyen de transport le plus utilisé depuis que la municipalité a interdit la circulation des deux-roues thermiques. N’attendez pas que cela devienne aussi obligatoire en France… passez dès à présent aux deux-roues électriques, vous ferez non seulement des économies mais vous contribuerez à préserver la planète.

 

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C'est encore plus écologique si cela vous amène à laisser votre voiture au garage ou mieux, à la revendre. Les rejets de CO2 lié à vos déplacements seront fortement réduits, la pollution sonore ainsi que la pollution de l’air disparaissent. Il ne reste plus que l’empreinte carbone de l’électricité consommée car en France même si l’électricité produite est majoritairement d’origine nucléaire, elle a quand même une empreinte carbone même si elle est cinq fois moins élevée que celle des énergies fossiles. Le moteur électrique sera encore plus propre lorsque l’intégralité de son énergie proviendra d’énergies renouvelables, mais aussi lorsque les batteries seront moins consommatrices de métaux toxiques et intégralement recyclées.

 


Pour quelques centimes, vous ferez le plein en branchant votre deux-roues sur le secteur, durant 3 à 8 heures. Vous n’aurez quasiment pas de frais d’entretien et vous ne génèrerez pas la kyrielle de déchets des moteurs à l’explosion (bougies, filtres, huile…). Ironie. L’absence de bruit du moteur peut laisser croire que l’on a calé, vous vous habituerez. Il faut aussi être plus vigilant à l’égard les piétons qui ne vous entendent pas venir.
On retrouve les mêmes problèmes de confort qu’avec les deux roues thermiques lors d’intempéries et les mêmes problèmes de sécurité liés entre autre à l’absence de carrosserie. Alors soyez prudents et respectez bien les règles du code de la route.



Comptez 1 150 € pour un Solex, 1 700 € pour un scooter électrique d’origine chinoise de 50 cm3, 2 850 € pour le scooter autrichien Florenz Classic au look vintage2. Comptez 9 450 € pour le modèle le plus puissant sur le marché, fabriqué par la société américaine Zero Motorcyles. Il a un moteur de 22 KW (31 chevaux), se recharge en 3 heures sur une alimentation standard, accélère de 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes, avec une autonomie de 100 km pour un poids de 102 kg. Et revient à moins de 1 centime le km. La durée de vie de la batterie est estimée à 5/6 ans, elle vaut 2 300 euros3.



En attendant les trois-roues électriques, les hybrides ont fait leur apparition. Ils ont l’avantage de se conduire avec un simple permis voiture comme les trois-roues thermiques de 400 cm3 car ils sont assimilés à des quadricycles. On trouve ainsi sur le marché le scooter Piaggio de 125 cm3 développant 15 ch (11 KW) et un petit moteur électrique de 2,6 KW (3,5 ch) qui permet de déplacer à lui tout seul les 220 kg du scooter sur 20 km à 30 km pour 1,7 litre/100 km contre 4 litres pour la version standard. Néanmoins il est trois fois plus cher qu’un 125 cm3 classique.



Si vous utilisez la voiture pour des déplacements urbains et périurbains de moins de 25 km par jour, le deux-roues électrique est particulièrement conseillé. Reportez vous à l’étude de cas ci-dessous. Vous réduisez le stress lié aux grèves, au stationnement, aux embouteillages…
Si vous vous déplaciez auparavant en deux-roues thermique, votre coût de revient au kilomètre baissera. Il deviendra nul si vous êtes à Paris et que vous rechargez votre deux-roues électrique dans l’une des 84 stations gratuites en libre-accès. Si vous vous déplaciez avant en transport en commun ou en vélo, le deux-roues électrique ne sera pas une source d’économie pour vous et vous ne réduirez pas votre impact environnemental.

 

 

 


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