Le Roundup de Monsanto détruit les cellules rénales humaines

Publié le par Gerome

Le « biopesticide » de Monsanto connu sous le nom de Bt ne fait pas seulement sedévelopper des insectes mutants nécessitant un recours immodéré aux pesticides. De nouvelles découvertes montrent qu'il détruit aussi les cellules rénales humaines - même à dose minime. Étonnamment, le Roundup de Monsanto, qui fait naître des supers mauvaises herbes, a aussi le même effet. Dans une nouvelle étude, des scientifiques ont démontré que le pesticide Bt, en plus du Roundup, l'herbicide best-seller de Monsanto, manifeste une toxicité directe pour les cellules humaines. Ces conclusions s'ajoutent à la longue liste d'effets redoutables présentés par les innovations génétiquement modifiées de Monsanto.

 

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Les dangereuses cultures Bt absorbent actuellement 39% de la totalité des OGM cultivées, et Monsanto ne semble guère ralentir sa campagne visant à étendre leur adoption. Dirigée par Gilles-Eric Séralini, une équipe de scientifiques français de l'université de Caen connaît bien les effets toxiques à la fois du Bt et du glyphosate - le principal composant du Roundup. Avec un autre groupe de scientifiques, Séralini avait déjà découvert qu'en tuant les cellules testiculaires chez les rats, le Roundup est liée à l'infertilité. Le rapport indique qu'après une à quarante-huit heures d'exposition, les cellules testiculaires des rats adultes sont endommagées ou détruites.



À seulement 100 parties par million (ppm), le biopesticide de Monsanto entraîne la mort des cellules. Ils ont découvert par ailleurs que le Roundup à 57,2ppm, soit 200 fois plus dilué que pour l'usage agricole, détruit la moitié des cellules. C'est inquiétant car, auparavant, les chercheurs avaient trouvé que dans 41% des 140échantillons prélevés dans la nappe phréatique de Catalogne, en Espagne, le Roundup était en fait au-dessus de la limite autorisée. Selon l'étude, même en doses extrêmement faibles, le Roundup se montre agressif pour notre organisme.



Il a aussi été divulgué que, sans parler de l'Homme, le Roundup est dommageable pour la vie. Il ressort qu'il diminue la population de papillons monarques, en allant jusqu'à tuer les plantes servant d'habitat et de nourriture à ces papillons. Publiée dans la revue Conservation and Diversity, une étude de 2011 constate que l'utilisation croissante de maïs et soja génétiquement modifiés Roundup Ready, contribue significativement au déclin des populations de papillons monarque en Amérique du Nord, à cause de la destruction de l'asclépias.



La preuve que le biopesticide et le Roundup de Monsanto perturbent de la même façon à la fois la nature et la sécurité humaine est évidente, encore que peu soit fait à ce sujet. Même l'Agence de Protection Environnementale (EPA) est bombardée d'appels pour agir, avec 22 universitaires experts du maïs alertant maintenant l'EPA du fait que les cultures d'OGM anéantissent l'avenir de la production agricole. Quand est-ce que la compagnie géante Monsanto sera tenue pour responsables de la dévastation produite par ses créations ?

 

 


Publié dans Nutrition & Santé

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Les principes de la maison passive appliqués à une rénovation

Publié le par Gerome

 

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Un projet routier catastrophique pour les Indiens d’Amazonie

Publié le par Gerome

Une route est sur le point d’être ouverte à travers la plus grande zone protégée du Pérou, menaçant la vie de milliers d’Indiens.

Ce projet routier traverserait deux réserves indigènes et un parc national, exposant des milliers d’Indiens aux dangers du trafic de drogues, de la déforestation illégale et des contacts indésirables. Il menace directement certaines des dernières tribus isolées du monde qui vivent dans une zone officiellement protégée par le gouvernement.

 

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Cette question est actuellement débattue par les instances politiques et, selon ses partisans, cette route ouvrirait au développement économique une région amazonienne jusque-là isolée.

Miguel Piovesan, un frère catholique de la ville de Puerto Esperanza, est au premier rang de ceux qui y sont favorables. Il veut que sa ville, frontalière de l’ouest du Brésil, dispose d’une liaison routière pour atteindre le village de Iñapari, situé plus au sud.

Cependant les organisations indigènes régionales sont radicalement opposées à ce projet et les appels de la société civile au Congrès péruvien pour enquêter sur les motivations du prêtre se multiplient.

Sur les 3 200 personnes qui vivent dans cette zone protégée, 80% sont indigènes.

L’organisation nationale des Indiens d’Amazonie péruvienne, AIDESEP, a déclaré : ‘Loin de briser le prétendu isolement de la province, cette route n’apportera que dégradation et destruction’.

Flora Rodriguez, de l’organisation indigène locale FECONAPU, a dénoncé : ‘Cette route n’a rien à voir avec le développement. Elle ne fera que créer des divisions. Elle ne nous apportera rien en dehors de la mort, car la forêt est la vie’.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Ce projet met non seulement la vie de milliers d’Indiens en danger, mais il bafoue la législation péruvienne. S’il est lancé sans consultation préalable des peuples indigènes concernés, l’une des plus importantes régions d’Amazonie abritant des Indiens isolés sera dévastée’.

 

 


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Venezuela: «la plus grande catastrophe pétrolière en eau douce de tous les temps»

Publié le par Gerome

Une marée noire souille depuis un mois une rivière du Venezuela.


Le premier producteur de brut d’Amérique du Sud connaît une fuite d’oléoduc sans précédent, qui souille une rivière de l’est du Venezuela. Les associations écologistes s’alarment, mais le gouvernement nie l’ampleur des dégâts

Ce serait «la plus grande catastrophe pétrolière en eau douce de tous les temps», selon le Réseau des sociétés scientifiques vénézuéliennes.

Députés d’opposition, travailleurs du pétrole, écologistes sont unanimes: la rupture de l’oléoduc survenue le 4 février dans l’Etat de Monagas, dans l’est du pays, constitue l’accident le plus important depuis la marée noire du golfe du Mexique.

 

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Ecosystème fragile

Entre 60000 et 120000 barils se seraient déversés dans la rivière Guarapiche, toute proche de loléoduc défaillant. Des dommages irréversibles pour cette rivière à l’écosystème fragile, constitué de mangroves où évoluent une vingtaine d’espèces de poissons, dont certaines endémiques, relève le biologiste Antonio Machado, spécialiste de l’écologie tropicale à l’Université centrale du Venezuela (UCV).


Au lendemain de l’accident, la société nationale de pétrole (PDVSA), propriétaire de l’installation défectueuse, se voulait rassurante, affirmant qu’il n’y avait «aucune catastrophe écologique», tout en refusant de communiquer le nombre de litres déversés dans la rivière. Des propos aussitôt confirmés par le gouvernement, qui accuse les médias d’opposition de vouloir semer la panique avec des reportages alarmants et assure que la situation est sous contrôle.


«La politique du secret propre aux grandes entreprises est accentuée au Venezuela par le fait que le ministre du Pétrole est aussi le président de PDVSA», explique l’économiste spécialiste du pétrole Arnoldo Pirela.

Le pétrole représente la majorité des exportations du pays, et PDVSA contribue directement à 30% du budget de l’Etat, sans compter qu’elle finance la plupart des programmes sociaux. Un député de la majorité socialiste, Orangel Lopez, a même affirmé le 20 février que «pas un poisson mort n’a été retrouvé» dans la rivière Guarapiche, qui traverse Maturin, le chef-lieu de l’Etat de Monagas.


«Eau toute noire»


Des poissons morts, Elia Hernandez assure pourtant en avoir ramassé des centaines. A quelque 50 km d’où s’est rompu l’oléoduc, ce paysan arpente la rivière Colorado, un affluent de la Guarapiche, pour nettoyer les restes de la marée noire. Il fait partie des 1500hommes embauchés par PDVSA pour cette tâche difficile, la mangrove étant encore souillée de marques noires plus dun mois après le drame. Lentreprise ne lui a donné quune combinaison perméable, sous laquelle il met deux pantalons pour plus de sûreté. Mais peu importe les risques, ce travail, payé 79bolivares par jour, est une aubaine pour ce quinquagénaire pauvre.


A Maturin, la grande majorité des 400000habitants sont privés deau courante depuis un mois. La centrale de traitement qui les approvisionnait se sert principalement dans le Guarapiche. A la tombée de la nuit, des camions citernes font le tour des maisons pour pallier le manque. Mais pour les agriculteurs qui vivent près de la grande ville, l’aide n’est pas suffisante. Daniel Rodriguez, employé de ferme à San Vicente, en banlieue de Maturin, a cessé d’arroser ses papayes quand il a vu «l’eau toute noire sortir du tuyau». «Heureusement il a un peu plu», remarque-t-il, fataliste sur la perte d’une partie de sa récolte.


Cette semaine, deux nouvelles «fuites» ont fait les gros titres au Venezuela, dont l’une sur les plages de Puerto Piritu, au nord-est du pays.

L’économiste Arnoldo Pirela ne s’étonne pas de ces accidents à répétition, évoquant du matériel «vieillissant et non entretenu» et une absence de traitement des déchets ultrapolluants dans la moitié des usines.

Un constat partagé par le président de la Fédération des travailleurs du pétrole vénézuéliens, José Bodas, qui pointe du doigt une «nécessité de produire toujours plus avec le minimum d’investissement» qui met en danger l’environnement.


A l’heure où le Venezuela se targue de posséder les plus grandes réserves de pétrole au monde, la répétition des marées noires a de quoi inquiéter.

 

 


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