Les insectes résistants aux OGM se multiplient aux Etats-Unis

Publié le par Gerome

Des scientifiques s’inquiètent aux Etats-Unis de l’apparition d’insectes résistants aux OGM, les chrysomèles des racines du maïs.

 

Pour vingt-deux entomologistes étatsuniens, spécialistes des insectes ravageurs du maïs, les plantes transgéniques insecticides pourraient être à la base d’importants problèmes agricoles si rien n’est fait aujourd’hui. Ces scientifiques tirent la sonnette d’alarme suite à l’apparition d’insectes résistants à la protéine insecticide Bt Cry3Bb1, exprimée par certaines plantes génétiquement modifiées (PGM). Dans une lettre adressée au ministère étatsunien de l’Environnement (EPA) début mars, ils demandent à l’administration que la lutte contre les parasites relève d’une approche intégrée ne reposant pas que sur une « une seule tactique » (le « tout transgénique » par exemple). Surtout, ils souhaitent que la situation soit considérée comme urgente.

 

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Des plantes transgéniques comme les maïs MON810, MON863 ou MON88017, tuent les insectes en exprimant une protéine insecticide de la famille des protéines Cry. La mise en culture de telles plantes insecticides est l’objet de plusieurs controverses, notamment sur le risque d’apparition de résistances de certains insectes vis-à-vis de ces protéines. Pour limiter ce risque, plusieurs mesures ont été prises comme l’implantation obligatoire, au sein d’un champ de plantes génétiquement modifiées (PGM) insecticides, de zones dîtes « refuges », cultivées avec des plantes non GM afin de diminuer l’exposition des insectes cibles aux toxines et donc de limiter cette apparition de résistance.

 

Si pendant plusieurs années, les promoteurs des PGM ont affirmé qu’aucun cas d’apparition de résistance chez des insectes cibles n’avait été observé, ce n’est plus le cas depuis la publication d’une étude réalisée par l’équipe du Pr. Gassmann en 2011. Pour les vingt-deux scientifiques, cette publication doit être lue comme un signal d’alarme, même si elle ne concerne pour l’instant que la résistance d’une seule espèce d’insecte (la chrysomèle des racines du maïs (Diabrotica virgifera virgifera) à une seule protéine Bt (la Cry3Bb1, présente par exemple dans les maïs MON863 et MON88017).

 

L’apparition de résistance doit changer les règles de mises en culture

 

Des maïs transgéniques exprimant la protéine Cry3Bb1 sont cultivés commercialement aux Etats-Unis depuis 2003. Des maïs exprimant d’autres protéines Bt comme Cry34/35Ab1, mCry3A ou un empilement de deux protéines, ont été commercialisés depuis. Mais avec des insectes résistants à une des deux protéines, la Cry3Bb1, l’efficacité de ces maïs doit être reconsidérée. Surtout, les pratiques agricoles encadrant les cultures de PGM insecticides doivent être revues. Car l’empilement de protéines Bt dans une même plante a conduit l’administration à revoir à la baisse les surfaces obligatoires des zones refuges, destinées à ralentir l’apparition de résistance : 20% du champ pour les maïs à un transgène et 10% puis 5% pour des maïs à deux transgènes. Et ce, parce qu’une efficacité plus grande des maïs à deux protéines insecticides pour tuer les chrysomèles est attendue.

 

Avec la résistance effective à la protéine Cry3Bb1, la disparition progressive des zones refuge accentue logiquement le risque d’apparition de résistance à la seconde protéine Bt exprimée. Les chercheurs précisent même que la protéine Cry34/35Ab1 est utilisée par deux autres entreprises dans des maïs empilés différents (c’est-à-dire avec plusieurs transgènes), accentuant donc quantitativement les impacts agricoles qu’auraient une apparition de résistance à cette protéine.

 

Les chercheurs, qui travaillent dans différentes universités publiques et privées ainsi qu’au ministère de l’Agriculture (USDA), expliquent que « l’utilisation généralisée de maïs hybrides Bt dans des zones où cela ne se justifie pas économiquement, l’utilisation répétée d’hybrides exprimant la même toxine année après année, les violations des règles de mise en place de zones refuge et la disponibilité décroissante d’autres modes de gestion des parasites » sont autant de facteurs permettant l’apparition de chrysomèles résistantes à la protéine Cry3Bb1.

 

Le cas de résistance renseigné en 2011 amène les scientifiques à s’inquiéter « des implications immédiates de ces [apparitions de résistance chez la chrysomèle] sur la durabilité du maïs à protection empilée contre la chrysomèle du maïs, ainsi que de leurs impacts potentiels à long terme sur la production de maïs ».

 

Un modèle agricole à revoir, au moins partiellement

 

Selon les entomologistes, avec les plantes transgéniques, un tournant dans la manière de lutter contre les parasites s’est opéré. Les parasites évoluent et s’adaptent aux différentes méthodes utilisées pour les combattre. Pour que la lutte contre les parasites reste efficace, il est nécessaire que ces méthodes puissent évoluer. Or, l’expression en permanence par la plante des toxines Bt transgéniques « implique qu’elles ne peuvent être appliquées ou retirées en réponse à un changement de la densité des insectes. La sélection de résistance s’effectue donc partout où du maïs Bt est cultivé et où des insectes sensibles sont présents ». Les entomologistes préconisent donc la rotation des cultures transgéniques, la mise en culture de maïs non transgénique dans les zones où il n’est pas nécessaire, et la non utilisation d’insecticides sur les cultures de maïs transgénique.

 

Mais encore faut-il que ces maïs non GM soient disponibles... Car, selon les vingt-deux chercheurs, « plusieurs rapports font état des difficultés croissantes pour obtenir des semences non transgéniques ». Une faible disponibilité qui complique l’éventuelle mise en place de cultures de maïs non GM dans les zones où le maïs Bt n’est pas nécessaire ou celle de l’augmentation des surfaces de zones refuges, solution préconisée pour résoudre le problème d’apparition de résistance.

 

  Source : inf'OGM

http://www.infogm.org/spip.php?article5071

 

 



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Le Roundup de Monsanto détruit les cellules rénales humaines

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Le « biopesticide » de Monsanto connu sous le nom de Bt ne fait pas seulement sedévelopper des insectes mutants nécessitant un recours immodéré aux pesticides. De nouvelles découvertes montrent qu'il détruit aussi les cellules rénales humaines - même à dose minime. Étonnamment, le Roundup de Monsanto, qui fait naître des supers mauvaises herbes, a aussi le même effet. Dans une nouvelle étude, des scientifiques ont démontré que le pesticide Bt, en plus du Roundup, l'herbicide best-seller de Monsanto, manifeste une toxicité directe pour les cellules humaines. Ces conclusions s'ajoutent à la longue liste d'effets redoutables présentés par les innovations génétiquement modifiées de Monsanto.

 

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Les dangereuses cultures Bt absorbent actuellement 39% de la totalité des OGM cultivées, et Monsanto ne semble guère ralentir sa campagne visant à étendre leur adoption. Dirigée par Gilles-Eric Séralini, une équipe de scientifiques français de l'université de Caen connaît bien les effets toxiques à la fois du Bt et du glyphosate - le principal composant du Roundup. Avec un autre groupe de scientifiques, Séralini avait déjà découvert qu'en tuant les cellules testiculaires chez les rats, le Roundup est liée à l'infertilité. Le rapport indique qu'après une à quarante-huit heures d'exposition, les cellules testiculaires des rats adultes sont endommagées ou détruites.



À seulement 100 parties par million (ppm), le biopesticide de Monsanto entraîne la mort des cellules. Ils ont découvert par ailleurs que le Roundup à 57,2ppm, soit 200 fois plus dilué que pour l'usage agricole, détruit la moitié des cellules. C'est inquiétant car, auparavant, les chercheurs avaient trouvé que dans 41% des 140échantillons prélevés dans la nappe phréatique de Catalogne, en Espagne, le Roundup était en fait au-dessus de la limite autorisée. Selon l'étude, même en doses extrêmement faibles, le Roundup se montre agressif pour notre organisme.



Il a aussi été divulgué que, sans parler de l'Homme, le Roundup est dommageable pour la vie. Il ressort qu'il diminue la population de papillons monarques, en allant jusqu'à tuer les plantes servant d'habitat et de nourriture à ces papillons. Publiée dans la revue Conservation and Diversity, une étude de 2011 constate que l'utilisation croissante de maïs et soja génétiquement modifiés Roundup Ready, contribue significativement au déclin des populations de papillons monarque en Amérique du Nord, à cause de la destruction de l'asclépias.



La preuve que le biopesticide et le Roundup de Monsanto perturbent de la même façon à la fois la nature et la sécurité humaine est évidente, encore que peu soit fait à ce sujet. Même l'Agence de Protection Environnementale (EPA) est bombardée d'appels pour agir, avec 22 universitaires experts du maïs alertant maintenant l'EPA du fait que les cultures d'OGM anéantissent l'avenir de la production agricole. Quand est-ce que la compagnie géante Monsanto sera tenue pour responsables de la dévastation produite par ses créations ?

 

 


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Les principes de la maison passive appliqués à une rénovation

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Un projet routier catastrophique pour les Indiens d’Amazonie

Publié le par Gerome

Une route est sur le point d’être ouverte à travers la plus grande zone protégée du Pérou, menaçant la vie de milliers d’Indiens.

Ce projet routier traverserait deux réserves indigènes et un parc national, exposant des milliers d’Indiens aux dangers du trafic de drogues, de la déforestation illégale et des contacts indésirables. Il menace directement certaines des dernières tribus isolées du monde qui vivent dans une zone officiellement protégée par le gouvernement.

 

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Cette question est actuellement débattue par les instances politiques et, selon ses partisans, cette route ouvrirait au développement économique une région amazonienne jusque-là isolée.

Miguel Piovesan, un frère catholique de la ville de Puerto Esperanza, est au premier rang de ceux qui y sont favorables. Il veut que sa ville, frontalière de l’ouest du Brésil, dispose d’une liaison routière pour atteindre le village de Iñapari, situé plus au sud.

Cependant les organisations indigènes régionales sont radicalement opposées à ce projet et les appels de la société civile au Congrès péruvien pour enquêter sur les motivations du prêtre se multiplient.

Sur les 3 200 personnes qui vivent dans cette zone protégée, 80% sont indigènes.

L’organisation nationale des Indiens d’Amazonie péruvienne, AIDESEP, a déclaré : ‘Loin de briser le prétendu isolement de la province, cette route n’apportera que dégradation et destruction’.

Flora Rodriguez, de l’organisation indigène locale FECONAPU, a dénoncé : ‘Cette route n’a rien à voir avec le développement. Elle ne fera que créer des divisions. Elle ne nous apportera rien en dehors de la mort, car la forêt est la vie’.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Ce projet met non seulement la vie de milliers d’Indiens en danger, mais il bafoue la législation péruvienne. S’il est lancé sans consultation préalable des peuples indigènes concernés, l’une des plus importantes régions d’Amazonie abritant des Indiens isolés sera dévastée’.

 

 


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