La photo du jour

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Lumière sur le bambou

Publié le par Gerome

Le bambou, Bambousa arundinacea, est un roseau exotique à tige ligneuse et cylindrique dont la croissance est très rapide (jusqu'à 20 centimètres par jour) et dont certaines espèces peuvent atteindre près de 10 mètres de haut. De ce fait, les Asiatiques l'utilisent souvent comme matériau de construction ou pour la confection d'échafaudages aux hauteurs impressionnantes caractéristiques de villes comme Hong Kong ou Singapour.

 

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Médecine naturelle

En médecine naturelle, on utilise l'exsudat récolté sur les noeuds des tiges, appelé bamboosil ou tabashir en Inde et en Chine. Cet exsudat, de par sa haute teneur en silice, exerce une action bénéfique sur les articulations. Il stimule la synthèse du collagène, substance contenue dans les tissus osseux et conjonctifs, qui donne au cartilage son élasticité. La silice favorise ainsi la reconstitution du cartilage détruit et participe au développement du squelette.

En tant que reminéralisant de l'organisme, le bambou évite la déminéralisation qui intervient en général à la ménopause et permet également de renforcer les ongles cassants et de lutter contre la chute des cheveux.

Il jouerait un rôle au niveau de :

  • la fixation du calcium
  • la résistance physique
  • la lutte contre la fatigue
  • le ralentissement du processus de vieillissement des articulations et du tissu conjonctif.
  • calme la douleur articulaire et les maux de dos, lutte contre la déminéralisation lors de la ménopause.
  Papier et carton

Le bambou permet de fabriquer du papier de cellulos en très peu de temps grâce à sa pousse rapide  Écriture et dessin

Le bambou est utilisé comme outil graphique, comme calam, pour le dessin et l'écriture calligraphique, mais aussi dans la fabrication de manches de pinceaux.

  Musique

En Chine, le bambou est utilisé pour fabriquer des flûtes traversières traditionnelles et différents instruments à vent.

 Tissu de bambou

Le bambou est également utilisé pour fabriquer du tissu aux nombreuses propriétés.

  Construction

Le bambou est utilisé comme tige pour les échafaudages, lors de la construction de gratte-ciels de plusieurs centaines de mètres de haut, en Chine (notamment à Hong-Kong) et à Singapour.

 

 


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Le conseil d'Etat ratiboise Monsanto

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Dans les semaines à venir, le Conseil d'État devrait remettre en cause le RoundUp Express, le pesticide vedette du groupe Monsanto. Largement vendu aux particuliers, depuis plusieurs années, les effets secondaires de l'un de ses adjuvants n'ont jamais été testés, comme l'exige pourtant le droit.

Ce 13 février, un agriculteur a obtenu gain de cause au Tribunal de grande instance de Lyondans son combat contre la firme américaine Monsanto. La firme, qui fait appel, a été déclarée responsable de l’intoxication de cet exploitant qui avait inhalé accidentellement le pesticide Lasso.

 

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Au même moment Monsanto est la cible de plusieurs requêtes devant le Conseil d’État, demandant l’abrogation de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de trois de ses produits. Le même jour, 13 février, dans l’une de ces procédures, le rapporteur public du Conseil d’État s’est prononcé contre l’un des pesticides les plus distribués en France, le RoundUp Express.

Le rapporteur a ainsi suivi les demandes de Jacques Maret, un agriculteur charentais anti-OGM et du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) concernant l’un des trois produits “phytopharmaceutiques” de la gamme RoundUp.

Dans ses conclusions, le rapporteur public estime que l’abrogation de l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Express est bien-fondée.
 

Acceptables



En juin 2009, par courrier adressé au ministre de l’Alimentation de l’Agriculture et de la Pêche, le MDRGF avait réclamé l’annulation de cette autorisation et le retrait de la mention“emploi autorisé dans les jardins” sur les étiquettes du pesticide. Le 14 octobre 2009, le ministre Bruno Lemaire répondait que les allégations contre Monsanto ne pouvaient être recevables pour remettre en question ce produit. Stipulant que :

Les risques pour l’homme et l’environnement liés à l’utilisation de la préparation RoundUp Express pour les usages demandés en jardins d’amateurs sont considérés comme acceptables.



Déterminés, le MDRGF et Jacques Maret décidaient d’aller plus loin et de saisir les magistrats du Conseil d’État pour qu’ils examinent leurs griefs contre le désherbant.

L’avis du rapporteur près du Conseil d’État sur le RoundUp Express se fonde sur des problèmes objectifs, observés dans sa procédure d’homologation passée. Un motif qui laisse songeur. Jadis, le désherbant n’aurait pas été sérieusement évalué. Un représentant de la haute juridiction nous explique :



C’est en raison d’une erreur de droit commise lors de la procédure d’évaluation préalable du produit par l’administration. Dans l’avis qui a précédé la décision du ministre d’autoriser la commercialisation de ce produit, l’AFSSA (devenu ANSES) ne s’est pas expliquée sur la présence et le rôle dans le produit d’une des substances qui le composent ; cela ne signifie pas que la substance en question ou son association avec les autres composants du produit est dangereuse. Mais c’est une substance qui peut produire un effet propre sur les végétaux. Le rapporteur public propose de juger que l’AFSSA devait, afin d’éclairer le ministre, en faire état de manière explicite.



Le principe actif du RoundUp Express est une molécule : le glyphosate. Pour que ce glyphosate pénètre dans la plante, il lui faut un adjuvant. Cet adjuvant, l’acide pélargonique, est classé par l’Union européenne comme une substance active à inscrire dans la liste des composants du produit. Par l’AFSSA également. Mais ce qui n’est pas précisé sur les étiquettes du produit . Premier manquement pour les défendeurs.

Surtout, pour les détracteurs de Monsanto, jamais le mélange adjuvant et détergent n’a été testé. Jacques Maret illustre par l’exemple :



    Sans cet adjuvant, c’est un peu comme si on vous proposait un vaccin sans aiguille et sans seringue. Ni mentionné, ni testé. Pourtant une directive européenne oblige que le test soit complet et pas uniquement la molécule détergente. Chez Monsanto, on nous répond que la molécule est juste là pour accompagner le détergent.

Sur la fiche technique du RoundUp Express chez Monsanto, la molécule adjuvante – l’acide pélargonique – est étrangement présentée une substance active du mélange. François Veillerette, porte-parole de Générations Futures précise :



    Sur le RoundUp express, nous avons eu la possibilité de voir qu’il y avait de l’acide pélargonique dans la composition. Classé matière active par la Commission européenne. Et donc à tester au même titre que le reste.

Toxicité non évaluée, certes, mais “c’est aussi le mélange qui doit être testé”, martèle Jacques Maret, en ajoutant que “la toxicité du RoundUp Express peut être immédiate et à long terme. Elle peut provoquer des malformations embryonnaires selon une étude aux Etats-Unis chez les femmes et enfants d’agriculteurs OGM-Monsanto, qui a observé des malformations et modifications hormonales.” Si, au final, les juges du Conseil d’État suivent les recommandations et l’avis de leur rapporteur public, le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche aura l’obligation de réexaminer l’autorisation de mise sur le marché du pesticide, dans les six mois suivant l’arrêt rendu par le Conseil.

 

 


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La tendance est au ski écolo

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Les stations de ski espèrent faire du respect de l'environnement un atout touristique...

Fini les séjours de ski intensif à dévaler les pentes du matin au soir. La tendance est désormais aux vacances «slow» et à la découverte du patrimoine naturel des montagnes. Pour attirer les touristes et ménager l’environnement, les stations de ski ont donc tout intérêt à regarder du côté du développement durable.

 

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D’après l’Eco-guide des stations de montagne, publié en décembre par l’association Mountain riders, les stations de ski françaises ont fait de gros efforts pour mieux concilier activité touristique et environnement. Ainsi, sur les 79 stations évaluées par Mountain Riders, 66% «traitent convenablement» les eaux usées, 46% organisent une journée de ramassage des déchets et sensibilisent les skieurs à ne pas jeter leurs mégots sous les télésièges, environ un tiers sont accessibles en transports en commun et 20% s’approvisionnent en électricité renouvelable, via des «certificats d’énergie verte» contractés avec EDF.



Ainsi, à Châtel, en Haute-Savoie, une vaste campagne d’information sur les déchets a été lancée: affichage dans les lieux publics, panneaux d’informations à chaque point de collecte, informations sur la durée de vie des déchets aux pieds des pistes… Du côté des Ménuires et de Val-Thorens, les particuliers, hébergeurs et commerçants, sont incités à construire des bâtiments énergétiquement performants avec une bonification du coefficient d’occupation des sols (COS) de 20%. Mieux encore: environ une station sur cinq privilégie la rénovation ou la réhabilitation de logements anciens plutôt que d’en créer de nouveaux qui grignoteraient la montagne. Un label, baptisé Flocon vert, pourrait bientôt voir le jour pour valoriser ces démarches.
Soleil et vent, des atouts naturels à exploiter.



Dans les montagnes suisses, ce sont les énergies renouvelables qui se développent. Ainsi, à Tenna, le premier téléski solaire au monde a été inauguré en décembre dernier. Les panneaux solaires ont été installés sur des câbles entre les pylônes du téléski et peuvent se rabattre à la verticale lorsqu’il neige. A Salzstiegl, en Autriche, c’est une éolienne de 105 mètres de haut qui alimente les cinq remonte-pentes, un hôtel et des chalets. En Allemagne, les canons à neige ont été détournés de leur fonction première: l’eau qui alimente les bassins de retenue passe par un dénivelé de 200 mètres qui lui permet de faire tourner seize turbines produisant assez d’énergie pour alimenter une piste.



Si la France a un peu de retard sur ses voisins germaniques, les maires des stations se sont saisis du problème. L’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM) a ainsi donné naissance, en collaboration avec Mountain Riders et l’Ademe, à une Charte en faveur du Développement durable visant à «intégrer dans les différentes politiques d’aménagement et d’organisation des stations, en particulier le transport, l’énergie, l’eau, l’agriculture, la protection de la nature et de l’environnement, les principes du développement durable et s’adapter aux évolutions climatiques». Un gros chantier en perspective pour les 52 stations signataires de la charte, qu’elles espèrent transformer en un atout pour attirer les touristes.

 

 


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La ville de Préfailles expérimente l’éclairage public activé par téléphone

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Pendant un an, la commune de Préfailles (Loire-Atlantique), située entre Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Noirmoutier (Vendée), va tester quatre systèmes d’éclairage public dans le but de réaliser des économies d’énergie.

 

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Pour réduire la facture énergétique de ses éclairages publics, la ville de Préfailles a lancé début février l’expérimentation de quatre dispositifs. Le plus innovant consiste en l’activation de lampadaires équipés de LEDs via la composition d’un numéro de téléphone dédié, qui devrait permettre de réduire de 65 à 90 % la facture énergétique liée à l’éclairage nocturne du quartier de la Pointe Saint-Gildas selon nos confrères de Ouest-France. Le passant, qui doit composer un simple numéro de téléphone gratuit à dix chiffres, active les lampadaires durant une vingtaine de minutes à l’issue desquelles ils repassent en mode veille.


Dans d’autres secteurs de la ville, deux lanternes sur trois seront coupées selon le principe de l’éclairage en alternance, l’intensité lumineuse de certaines ampoules sera réduite et des détecteurs permettront aux lampadaires de s’allumer automatiquement grâce à des détecteurs de mouvements.

 

« On ne peut pas généraliser un système sur toute la commune : les besoins ne sont pas les mêmes entre les résidents secondaires, les commerçants ou les enfants qui prennent le car le matin » a déclaré Gérard Nadeau, élu local chargé de l’environnement, à nos confrères de 20minutes.fr. Touristique, la ville de Préfailles compte 1 300 habitants l’hiver et accueille 13 000 visiteurs en période estivale. Aussi, des rues entières de résidences secondaires inhabitées la moitié de l’année sont éclairées en permanence pour rien. Une régulation des luminaires selon les besoins de chaque quartier permettrait de faire passer la part du budget communal alloué aux éclairages publics d’environ 3 % aujourd’hui à 0,3 %. Dans un an, les élus dresseront avec les habitants un premier bilan de l’expérimentation.


En complément des économies, la commune espère préserver la faune nocturne locale. « La lumière des lampadaires perturbe la reproduction des insectes » a expliqué le maire de la commune Jean-Luc Le Brigand, cité par 20minutes.fr. « Avec la pollution lumineuse, on ne peut pas voir les étoiles. Une lumière trop intense perturbe aussi le sommeil humain. »


Après la ville de Rennes, qui a réduit la vitesse de son métro pour réaliser des économies d’énergie, Préfailles annonce de nouveaux comportements dans l’ouest de la France, bienvenus alors que la région pâtit des coupures d’électricité dues à la surconsommation hivernale. Gageons que cet exemple sera suivi par nombre d’autres communes en quête d’économies.

 

 


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