Les français veulent en faire plus au quotidien pour l'environnement

Publié le par Gerome

Le baromètre annuel de l'Ademe sur les opinions et les comportements des Français sur l'environnement montre une sensibilité croissante à ces enjeux...


Ils pourraient en faire plus, se disent prêts à accueillir les énergies renouvelables dans leur quotidien et sont bien conscients du problème du réchauffement. Les Français sondés par l’Ademe dans le cadre de son baromètre annuel, dont les résultats sont publiés lundi, sont toujours plus concernés par le développement durable et la protection de l’environnement, en particulier les jeunes et les cadres.


Réduire les emballages, premier acte de consommation durable


Premier résultat marquant du sondage, plus d’un Français sur deux connaît aujourd’hui la notion de «développement durable», même si les cadres sont sur-représentés parmi ceux qui disent la «maîtriser» (87% des cadres contre 37% des ouvriers). C’est la protection de l’environnement que les sondés ont le plus associé au «développement durable», et particulièrement la lutte contre le changement climatique. Pour 53% des Français, «l’effet de serre est une certitude» et pour 31% d’entre eux, il est à l’origine des désordres climatiques comme les tempêtes et inondations. Les jeunes expriment plus fortement ces inquiétudes: les 15-24 ans sont 44% à lier effet de serre et désordres climatiques et 45% d’entre eux considèrent que l’on ne parle pas assez du réchauffement climatique.


Dans leur vie quotidienne, huit Français sur dix reconnaissent qu’ils pourraient «en faire plus» pour l’environnement: les actions les plus souvent citées sont la chasse au gaspillage et la consommation de produits locaux. 53% des personnes interrogées déclarent choisir les produits avec peu d’emballage mais seulement 36% des consommateurs identifient facilement les produits «verts» dans les rayons. Pour acheter plus écolo, les Français voudraient être certains que cela ne leur coûte pas plus cher, avoir un plus large choix de produits et être mieux informés sur les produits respectueux de l’environnement.


60% des Français favorables à l’installation d’éoliennes près de chez eux


Sur la question de l’énergie, les renouvelables ont fortement gagné en notoriété: 99% des Français connaissent l’énergie solaire et éolienne, et c’est maintenant la biomasse qui gagne peu à peu du terrain (82% des Français connaissent cette source d’énergie contre 74% l’an dernier). 81% des Français perçoivent les avantages environnementaux de ces énergies mais leur coût reste trop élevé pour 44% des sondés.


En revanche, les freins esthétiques reculent: seuls 13% des Français trouvent les éoliennes gênantes, contre 20% en 2010. 60% des sondés seraient ainsi favorables à l’installation d’éoliennes à moins d’1 km de chez eux et 94% sont favorables à l’installation de panneaux solaires sur les bâtiments publics. En revanche, les Français restent réservés sur la possibilité de produire une grande quantité d’énergie grâce aux renouvelables: seulement 45% d’entre eux pensent que la quasi-totalité de l’électricité française pourrait être produite à partir de sources renouvelables d’ici à 2020.

 

 


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Un expert de l'ONU met en garde contre les biocarburants

Publié le par Gerome

Les carburants à base de végétaux ne sont pas la solution miracle pour lutter contre le réchauffement climatique...


Que ce soit en matière de lutte contre le changement climatique ou d'approvisionnement en énergie, les biocarburants sont loin d'apporter des solutions miracle, a estimé vendredi un expert de l'ONU en appelant l'UE à un «débat responsable» pour corriger les erreurs du passé. Alors qu'ils étaient présentés comme une solution miracle il y a encore quelque années, il semble que les biocarburants «ne sont pas un moyen efficace de réduire les gaz à effet de serre», pas plus qu'ils ne sont un moyen d'assurer la sécurité de l'approvisionnement énergétique car ils nécessitent beaucoup trop de terres, a estimé le rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'Alimentation, Olivier De Schutter.

 

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De fait, «plus l'UE produit de biocarburants, plus elle est contrainte d'importer du reste du monde de l'huile végétale», a-t-il relevé lors d'un point presse à Bruxelles. Et s'ils ne représentent aujourd'hui encore qu'une faible portion des terres arables, beaucoup des achats de terres à grande échelle dans le monde ont pour but de produire des biocarburants. «De plus en plus, on finit par reconnaître que des erreurs ont été commises» ces dernières années dans l'élaboration des politiques de soutien aux biocarburants et de lutte contre le changement climatique, a-t-il jugé.


«Il y a de nombreux tabous qu'il faut accepter de discuter»


L'UE s'est dotée d'objectifs ambitieux, comme celui de 10% d'énergies renouvelables dans les transports d'ici 2020, qui font qu'il est aujourd'hui «difficile de faire machine arrière. Il y a des agriculteurs qui ont investi, il leur a été promis que les marchés continueraient à croître», reconnaît-il. «Nous risquons de devoir revoir de manière fondamentale les politiques en la matière», a-t-il jugé, estimant avoir «le sentiment que l'UE est prête aujourd'hui à un débat responsable», même si aujourd'hui il est très polarisé entre les défenseurs de l'industrie des biocarburants et ses détracteurs. Selon lui, «il y a de nombreux tabous qu'il faut accepter de discuter» à ce propos.


La Commission européenne travaille actuellement à l'élaboration d'une étude d'impact des politiques en matière de biocarburants. Olivier De Schutter prépare lui aussi un rapport sur la question, qui devrait être publié début 2012.

 

 

 


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L'irréversible urbanisation de l'humanité

Publié le par Gerome

Lundi s'ouvrira la 17e Conférence des Nations unies sur le changement climatique. L'un des enjeux sera l'urbanisation croissante de la population mondiale.

En ce début de XXIe siècle, l'humanité vit un événement majeur : la majorité de la population mondiale habite en ville. L'Homo sapiens typique n'est plus un agriculteur mais un citadin. Il ne produit plus de la nourriture mais des biens ou des services. Il marche sur du ciment plutôt que sur de la terre, oublie le nom de nombreuses espèces vivantes, ne regarde plus les étoiles et n'écoute plus beaucoup les oiseaux.


L'urbanisation est aussi un phénomène concentrationnaire qui, localement, accroît la pollution, la dégradation de l'environnement et les besoins, notamment en eau. Les discussions qui vont être menées à Durban, pour la 17e Conférence des Nations unies sur le changement climatique, ou COP 17/CMP 7, devront prendre en compte cette évolution décisive et irréversible.

 

 

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Plus d’un être humain sur deux vit désormais en ville. Comment préserver – ou créer – des structures sociales vivables dans les immenses mégapoles qui se multiplient à la surface de la planète ? Et comment faire face aux nouveaux enjeux écologiques qui surgissent ?

C’est un constat étonnant : l’expérience la plus immédiate de chacun, la façon dont sont agencés les rues et les bâtiments dans lesquels se déroulent nos vies, restent largement impensées. Les médias généralistes ne relaient que très peu les débats sur l’urbanisme, dont les termes et les enjeux demeurent l’affaire des spécialistes. Depuis que, au XIXe siècle, s’est amorcé le grand exode vers les villes, la pensée humaine n’a pas suivi : elle a conservé ses racines et son cadre de référence terriens.


Cela n’empêche pas que les réflexions stimulantes soient légion. Remettre en cause des évidences, comme la propriété privée du sol ; tenter de saisir l’alchimie qui fait qu’un aménagement urbain « prend », et que ses habitants ou ses usagers se l’approprient — ou pas ; souligner la surdité technocratique qui caractérise trop souvent les professionnels du secteur : autant de tâches auxquelles s’attellent architectes, géographes, sociologues et philosophes.


Mais leurs travaux doivent compter avec le rythme et l’échelle auxquels les villes s’étendent en ce début de millénaire, en particulier en Afrique et en Asie. Comment espérer maîtriser ce gigantesque bouleversement, cet arrachement de millions de personnes à leurs repères antérieurs ? Comment adapter le cadre politique aux communautés pléthoriques qui se forment ? Comment résoudre les problèmes sociaux et écologiques qui surgissent ? Ces questions sont d’autant plus urgentes qu’elles concernent désormais plus d’un être humain sur deux...

 

 

 


 

 


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La pollution de l'air coûte plus de 100 milliards d'euros par an à l'Europe

Publié le par Gerome

Une étude chiffre de 200 à 300 euros par citoyen européen le coût de la pollution atmosphérique...

 

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La pollution de l'air en Europe représente plus de 100 milliards d'euros de dommages sur la santé et l'environnement, constate un rapport de l'Agence européenne pour l'Environnement (AEE) paru jeudi.  Les coûts ont été évalués entre 200 et 300 euros par citoyen, selon l'étude qui couvre les 27 pays de l'Union européenne ainsi que la Norvège et la Suisse.


En 2009, les émissions polluantes des 10.000 plus grandes usines et installations électriques d'Europe ont eu un impact sur l'environnement et la santé qui a été évalué entre 102 et 169 milliards d'euros. «Cette analyse révèle l'impact significatif des centrales électriques à énergie fossile et les coûts très élevés qu'elles engendrent sur la santé et l'environnement, rendant urgent le développement d'énergies plus propres», a déclaré la directrice exécutive de l'Agence, Jacqueline McGlade. 


La production électrique, plus grande source de coûts


Selon l'étude, la plus grande source de coûts correspond au secteur de la production électrique, avec 66 à 112 milliards d'euros. Par ailleurs, seules 622 installations (6% de l'ensemble) représentent 75% des coûts totaux du fait de l'émission de polluants atmosphériques tels que les métaux lourds, le dioxyde de soufre, le dioxyde de carbone (CO2) et les oxydes d'azote. 

 


Pour résoudre la question, l'UE envisage de revoir sa législation sur la qualité de l'air en 2013, mais elle s'attend à une forte résistance de certains Etats membres. L'Allemagne, la France, l'Italie, la Pologne et le Royaume-Uni, qui possèdent le plus grand nombre d'usines et centrales électriques, sont les plus gros générateurs de coûts. La Bulgarie, la République tchèque, l'Estonie, la Pologne et le Royaume-Uni, sont également responsables d'une part importante des émissions.

 

 


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La Roumanie va protéger ses forêts vierges

Publié le par Gerome

La Roumanie abrite la plus grande surface de forêts vierges de l'Union européenne. Un trésor de biodiversité, et une arme contre le réchauffement climatique, de plus en plus menacé et difficile à préserver.

 

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Les forêts vierges ou primaires, celles qui n'ont jamais été exploitées, fragmentées, ni directement  influencées par l'homme, représentent d'après l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) 36% de la surface forestière mondiale. Elles ont disparu de nombreux pays d'Europe, mais existent encore en Scandinavie et en Europe orientale.


La Roumanie abrite une surface boisée de 250.000 hectares, essentiellement composée de hêtres, de sapins et d'épicéas. Ces forêts constituent l'habitat de nombreuses espèces animales, comme les loups, les ours et les lynx. "Une des sources les plus importantes pour lutter contre le changement climatique sont les forêts", a souligné le ministre de l'Environnement roumain Laszlo Borbely, cité par l'AFP.


Mais si jusqu'alors les forêts vierges de Roumanie ont pu été préservées, grâce à leur difficulté d'accès notamment, elles sont aujourd'hui de plus en plus menacées, alerte Erika Stanciu, la directrice du programme Forêts du WWF dans les Carpates. "Seules 18% ont un statut protégé", déplore l'association de protection de l'environnement, qui le mois dernier, a lancé un appel pour les "sauver". Dans une pétition signée par 90.000 personnes, elle réclame la mise en place de "mesures urgentes et efficaces de précaution".


Classer les forêts vierges en zone de protection stricte


Il y a quelques jours, Laszlo Borbely a annoncé travailler sur un projet de loi censé entrer en vigueur avant la fin de l'année. Il visera à classer toutes les forêts vierges en zone de protection stricte, excluant alors toute possibilité d'exploitation, indique l'AFP. Les propriétaires de ces forêts , se verront accorder des compensations financières alimentées par des fonds européens, dont le montant total est estimé à 100 millions d'euros. Un tel projet a été expérimenté à Sinca, dans le centre du pays. En échange d'une compensation du WWF, la mairie a accepté de préserver une partie de sa forêt vierge.


L'association salue la promesse du gouvernement roumain. Toutefois, elle reste sur ses gardes. "L'engagement public du ministre pour les forêts vierges est un succès pour la campagne du WWF mais nous attendons de voir si ces mesures sont appliquées", a souligné auprès de l'agence Gabriel Paun, de l'ONG Agent Green. Ce dernier se dit "échaudé par certaines déclarations non suivies d'effet" par le passé.

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

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