L’Inde plante 67 millions d’arbres en 12 heures. Un nouveau record de reforestation !

Publié le par Notre Terre

L’Inde plante 67 millions d’arbres en 12 heures. Un nouveau record de reforestation !

 

Le record a été enregistré au Guinness Book dans la catégorie “reforestation“. Pour cela, 1,5 millions de personnes se sont mobilisées en Inde dimanche dernier pour planter 66,75 millions d’arbres en douze heures. Une importante mobilisation citoyenne donc, avec la participation de personnes de tous horizons, mais aussi un symbole de l’implication de l’Inde dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Des millions d’arbres plantés en Inde pour le climat

Pour le gouverneur de l’État du Madhya Pradesh, “en participant à la plantation, les citoyens contribuent aux initiatives en faveur du changement climatique et à la préservation de l’environnement“.

 

Une autre “révolution verte” en Inde

 

La “révolution verte” des années 70 en Inde, c’était le déploiement d’une agriculture intensive et de l’usage massif de pesticides dans les campagnes indiennes. Une révolution qui a eu des conséquences dramatiques sur le plan environnemental et social, avec ces centaines de paysans indiens qui se suicident chaque année, trop endettés par les géants de l’agro-industrie.

 

Ici, c’est une autre révolution verte qui se trame : l’engagement du géant indien dans la lutte contre le réchauffement climatique. Lors de la COP21, l’Inde s’est engagée à planter 95 millions d’hectares de forêts d’ici 2030. Une promesse ambitieuse.

Pour y parvenir, les États indiens multiplient les initiatives citoyennes de plantations d’arbres. Le dernier record de reforestation est d’ailleurs tenu par l’Uttar Pradesh, qui a planté 50 millions d’arbres en 24 heures en juillet 2016. Le Kerala en a également planté 10 millions en 24 heures, en juin dernier.

Source : consoglobe.com

 

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La pêche industrielle gaspille 10 millions de tonnes de poissons par an

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La pêche industrielle gaspille 10 millions de tonnes de poissons par an

 

10 millions de tonnes de poissons seraient rejetées à la mer chaque année, soit 10% des prises. Un chiffre effrayant, bien qu’en baisse depuis quelques années.

 

Les universités de Colombie-Britannique et Australie-occidentale ont publié un rapport dans lequel ils évaluent les chiffres du gaspillage lié à la pêche. C’est le rapport “Sea Around Us“, qui a publié ses conclusions hier : 10 %  de la pêche mondiale serait rejetée à la mer chaque année.

 

Les douloureuses conséquences de la pêche industrielle

 

Vous trouvez que c’est beaucoup ? Ce chiffre est pourtant en baisse constante depuis 30 ans. En 1989 par exemple, 19 millions de tonnes de poissons avaient été rejetées à la mer, soit 15 % de la pêche totale.

 

Peu de poissons survivent à un tel traitement

 

Ce sont les bateaux de la pêche industrielle qui rejette à l’eau les prises non souhaitées. Les poissons, trop petits, pas assez prisés, sont en général morts ou en passe de l’être.  Seules certaines espèces peuvent survivre à un tel traitement, comme les requins ou les raies. Ces filets sont toutefois mortifères pour ces espèces en danger et tuent par exemple en masse les tortues marines.

 

Des habitudes scandaleuses de la pêche industrielle mènent à ces pratiques : “les bateaux continuent à pêcher même s’ils ont atteint leurs quotas. S’ils attrapent des poissons plus grands, les autres sont rejetés à la mer“, indique Dirk Zeller, le responsable de l’étude.

Ainsi, à quoi est due la baisse des rejets de la pêche industrielle ? Elle s’explique en partie par des progrès technologiques et au niveau de la sélection des espèces. Mais pour Zeller, cela s’explique par le déclin des poissons : “les rejets diminuent parce qu’on a déjà tellement pêché ces espèces que les bateaux en attrapent de moins en moins chaque année, et il y en a donc moins à jeter“. Des pratiques préoccupantes pour l’avenir de la pêche et de la biodiversité marine.

 

Source : consoglobe.com

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La Corée du Sud lance sa sortie du nucléaire

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La Corée du Sud lance sa sortie du nucléaire

 

Et un nouveau pays qui s'éloigne du nucléaire civil. Après l'Autriche, l'Allemagne, la Suède, l'Italie, la Belgique, la Suisse et le Québec, la Corée du Sud fait acte de lucidité.

 

Le nouveau président Moon Jae-in enclenche une révolution énergétique. Il va fermer les centrales en fin de cycle et s’opposer à la construction de nouvelles tranches.

 

Comme il l'avait promis au fil de sa campagne électorale victorieuse, Moon Jae-in, le nouveau président sud-coréen , a enclenché ce lundi le processus de sortie de son pays du nucléaire, qui tire actuellement près de 30% de son électricité de 25 réacteurs en activité. "J'ai promis de construire une République de Corée sûre. Nous allons donc abolir notre politique énergétique centrée sur le nucléaire et progresser vers une ère sans nucléaire", a annoncé le chef de l'Etat, qui assistait à la cérémonie d'arrêt définitif du premier réacteur construit dans le pays en 1977.

 

La fin de l'exploitation de cette tranche Kori-1 de 580 MW, située près de Busan dans le sud de la péninsule, et son démantèlement avaient été décidés dès 2015 par l'ancien exécutif conservateur sud-coréen mais ont été approuvés par la nouvelle administration de centre-gauche. Moon Jae-in, qui voit dans cet arrêt "le début du voyage" vers une Corée sans énergie d'origine nucléaire, a indiqué que son gouvernement allait désormais refuser de prolonger l'exploitation de toutes les tranches au delà de leurs cycles normaux. "Nous allons fermer le réacteur de Wolsong 1 le plus tôt possible", a-t-il, encore, précisé ce lundi.

 

Selon les plans de la nouvelle majorité, le pays pourrait éteindre la totalité de ses centrales en exploitation sur un horizon d'une quarantaine d'années. Il refusera parallèlement la construction de nouveaux réacteurs et ordonnera même peut-être l'arrêt des chantiers de deux tranches actuellement en cours, au grand dam du géant du secteur Korea Hydro and Nuclear Power (KHNP). Le groupe affirme avoir déjà dépensé 1,3 milliard de dollars sur les chantiers des tranches 5 et 6 de sa centrale Shin Kori qui doivent, en théorie, être mises en ligne en 2022. Près de 28% des travaux auraient été achevés.


Priorité aux énergies renouvelables

 

Pour justifier cette révolution de la politique énergétique coréenne,le chef de l'Etat a longuement pointé, lundi, la potentielle dangerosité du nucléaire révélée par l'accident de Fukushima en mars 2011. Il a rappelé que les 170.000 personnes vivant dans un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale japonaise avaient dû être évacuées dans l'urgence après la catastrophe et, s'appuyant sur des chiffres inédits, il a assuré que 1.368 personnes étaient décédées des suites de cette crise dans les cinq années qui avait suivi. Selon lui, un accident de la centrale de Kori aurait des conséquences bien plus graves encore car 3,82 millions de personnes vivent aujourd'hui dans un rayon de 30 kilomètres autour du site.

 

Selon lui, cet accident et les progrès technologiques ont remis en cause la légitimité originelle du nucléaire. Cette énergie, explique le responsable, était justifiée dans la phase de développement initial de la Corée du Sud, qui ne pouvait s'appuyer, dans la seconde moitié du XXe siècle, sur une aucune ressource naturelle nationale pour alimenter ses centrales et devait massivement importer du charbon coûteux et polluant de l'étranger. Mais, détaille-t-il, le pays peut désormais s'appuyer les centrales au gaz et les énergies renouvelables pour constituer l'essentiel de sa sécurité énergétique tout en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre.

 

A l'horizon 2030, l'exécutif souhaiterait que 20% de l'électricité du pays provienne de sources renouvelables, contre 5% aujourd'hui. Le gaz devrait peser à hauteur de 27%, contre 18% aujourd'hui. Parallèlement, la part du charbon devrait plonger de 40% à 21,8% en 15 ans. Il y a quelques jours, Moon Jae-in avait ordonné la suspension de l'exploitation de huit centrales thermiques au charbon âgées de plus de 30 ans.

 

Source : les echos.fr

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La France exporte un pesticide interdit sur son sol vers des pays en développement

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La France exporte un pesticide interdit sur son sol vers des pays en développement

 

Une ONG dénonce l'exportation par la Suisse d'atrazine, un pesticide dangereux et interdit en Europe, vers des pays en développement. La France est elle aussi pointée du doigt.

 

C'est une bombe qu'a révélé l'ONG suisse Public Eye en mai 2017, après s'être procurée des documents confidentiels auprès de l'administration fédérale : la Suisse exporte des pesticides dangereux et interdits sur son territoire depuis plus de dix ans ! Leurs noms ? Atrazine et paraquat. "Ces derniers font partie des pesticides les plus toxiques au monde pour la santé et l'environnement", alerte l'ONG.

L'atrazine est un perturbateur endocrinien qui affecte le système reproducteur et augmente les risques de cancer. Quant au paraquat, il cause chaque année des milliers d’empoisonnements et est lié à plusieurs maladies chroniques, dont la maladie de Parkinson. Et le plus choquant dans les dénonciations de l'ONG est que ces substances dangereuses ont été exportées entre 2012 et 2016 à l’Argentine, le Brésil, le Cameroun, la Chine, l’Inde, le Pakistan, le Pérou et la Thaïlande. Bref, essentiellement des pays en développement. Mais la France n'a aucune leçon à donner à son voisin, puisqu'elle aussi exporte de l'atrazine vers l'Afrique, l'Asie...  Et contrairement à la Suisse, nul besoin de se procurer des données confidentielles : les exportations de l'Hexagone sont rendues publiques par l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) sur son site internet !
142 exportations d'atrazine par la France depuis 2004.

 

Depuis le mois de janvier 2017, la France a autorisé l’exportation de 7 cargaisons d’atrazine vers la Chine, le Pakistan, l’Azerbaïdjan, le Soudan, l’Ukraine et la Suisse. Toutefois, les quantités de produits exportées ne sont pas indiquées. Si l'on remonte dans l'historique des exportations, l'on découvre que l'Hexagone a autorisé au total 142 envois d'atrazine depuis 2004.

Ainsi, l'ONG Public Eye accuse la Suisse et la France - mais aussi les autres États signataires, soit l’Italie, les Pays-Bas, la Belgique et l’Espagne - de violer les termes de la Convention de Bâle et de celle de Bamako. La première interdit "l’exportation de déchets dangereux et d’autres déchets dans les Parties qui ont interdit l’importation de tels déchets", la seconde stipule que sont considérés comme déchets dangereux "les substances dangereuses qui ont été frappées d’interdiction [...] dans les pays de production pour des raisons de protection de la santé humaine ou de l’environnement".  Or le Cameroun, qui a reçu son lot de pesticides dangereux de la Suisse, est signataire de la Convention de Bamako. Tout comme le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Mali et le Soudan, qui ont reçu au total 33 cargaisons d'atrazine de la France depuis 2004.

 


"Une violation des droits humains"

 

"Pour les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur les déchets toxiques et sur le droit à l’alimentation, le fait d’exposer la population d’autres pays à des toxines dont il est avéré qu’elles provoquent de graves problèmes de santé, et peuvent même entraîner la mort, constitue une violation des droits humains", rappelle l'ONG Public Eye, qui a interpellé le parlement suisse via la conseillère nationale (équivalent d'une députée en France) écologiste Lisa Mazzone.

 

Pour les pays de l'Union européenne, "c'est le ministère de l'Environnement qui est responsable de ces autorisations d'exportations", indique l'ECHA. Pour l'instant, en France, c'est silence radio du côté du ministère de la Transition écologique et solidaire. Or l'urgence est de mise, selon l'ONG suisse. "Les pesticides sont à l’origine de quelque 200.000 décès par intoxication aiguë chaque année, dont 99 % surviennent dans les pays en développement", rappelle-t-elle.

Source : sciences&avenir

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