Au Cameroun, la Chine est en train de ravager 10.000 hectares d'une forêt sacrée

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Dans le cadre d’un prêt accordé par la banque Exim Bank China au gouvernement camerounais, le pays lui a déjà concédé 10 000 hectares de forêt tropicale abritant des espèces en voie de disparition et compte en laisser exploiter 45 000 de plus pour la production de caoutchouc.

La forêt de Meyomessala, qui se trouve à proximité d’un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est habitée par le peuple Baka. Celui-là s’est fait expulser au mépris de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Leurs récoltes, leurs plantes médicinales ainsi que leurs sites sacrés ont été détruits. Quand la gouvernance des peuples autochtones sera-t-elle enfin reconnue ?

La déclaration de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature considère que les espaces forestiers primaires de la planète qui sont traditionnellement sous la garde des peuples autochtone ne doivent pas servir pour des mécanismes de financiarisation de la nature. Elle revendique également la protection et le respect des sites et espaces sacrés des peuples autichtones.

Le site de l'Alliance : www.allianceofguardians.org

Plus d'infos sur l'affaire (anglais):
https://greenworldwarriors.com/…/55-000-ha-of-african-rain…/

 

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Confrontée à une disparition massive des insectes, l'Allemagne prépare une loi pour les protéger

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Des études en Allemagne montrent un effondrement rapide des populations d’insectes. Ce danger sur tous les écosystèmes pousse la ministre de l'Environnement à proposer une loi de protection. Mais elle risque de se heurter à une forte opposition politique au sein même de la coalition gouvernementale.


L'Allemagne prépare une loi pour protéger les insectes prévoyant de réduire l'usage des pesticides et de consacrer des fonds à la recherche sur le sujet, a annoncé la ministre de l'Environnement Svenja Schulze. "Nous, êtres humains, avons besoin des insectes, ils ont besoin d'être protégés avec une loi spécialement pour eux", explique-t-elle. Son "plan d'action pour protéger les insectes", que l'agence DPA a pu consulter, prévoit un financement annuel de 100 millions d'euros, dont 25 millions consacrés à la recherche.

Il propose aussi de limiter le bétonnage et les émissions lumineuses la nuit afin d'éviter de désorienter les insectes. Le gouvernement fédéral prendrait des mesures pour "une réduction significative" de l'utilisation des pesticides "et d'autres substances nocives dans les habitats des insectes", selon le document.

Ce plan d'action prévoit de plus une interdiction d'ici 2023 du glyphosate, herbicide controversé, dont l'Union européenne a renouvelé en 2017 la licence pour cinq ans. En France, le président Emmanuel Macron s'était engagé à le bannir d'ici à 2021. La ministre sociale-démocrate allemande pourrait éprouver des difficultés à faire accepter sa loi par les membres de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière Angela Merkel.

Pétition inédite

Cette volonté politique intervient alors qu’en Bavière, une pétition pour sauver les abeilles a réuni un nombre record de signataires. 1,75 million d’Allemands y ont appelé à appliquer une agriculture plus respectueuse de la biodiversité. Il faut dire que notre voisin a déjà noté de grande alerte dans sa population d’arthropodes. Selon les travaux menés en Allemagne par une équipe internationale d'entomologistes, 76 à 82 % des insectes volants ont disparu depuis 1989.

Au-delà des frontières de notre voisin, l’état de santé des populations d’insectes est une préoccupation mondiale. Selon une étude publiée dans la revue scientifique Biological Conservation, près de 50 % des espèces d'insectes, essentiels aux écosystèmes comme aux économies, sont en déclin. "C’est très rapide. Dans dix ans, il y aura un quart d’insectes de moins, dans cinquante ans, plus que la moitié, et dans cent ans, il n’y en aura plus", alerte dans les colonnes du Guardian Francisco Sanchez-Bayo, de l’université de Sydney. Cela conduirait à un effondrement de tous les écosystèmes préviennent les auteurs.

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Au Chili, les avocats assèchent les cours d'eau

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Les années 1990 ont marqué le début d’un engouement pour la consommation d’avocats, en particulier aux Etats-Unis et en Europe. Réputé pour ses bienfaits alimentaires, ce fruit d’origine guatémaltèque est aujourd’hui principalement exploité au Mexique, au Chili et en Afrique. Si ce phénomène a longtemps été synonyme de dynamisme économique pour les Chiliens, il devient aujourd’hui source de dégâts environnementaux aux conséquences directes sur le quotidien des citoyens.

Avec une exportation en constante augmentation, le Chili a fourni plus de 159 700 tonnes d’avocats à des pays étrangers en 2016. Lorsque l’on sait que pour irriguer un hectare d’avocats, 100 000 litres d’eau quotidiens sont nécessaires (l'équivalent de la consommation d’eau de 1000 habitants), on saisit l’enjeu écologique relatif. Enjeu auquel s’ajoute les conditions très spécifiques de transport et d’exportation du fruit, très énergivores.

La province de Petorca, située dans la région centrale du Chili, a vu ses cultures traditionnelles de pommes de terre, de tomates et ses vergers disparaître pour laisser place à l’exploitation écrasante des avocatiers. On y trouve aujourd’hui plus de 16 000 hectares de culture, soit une augmentation de 800 % en moins de 30 ans. Les habitants n’ont plus d’eau pour vivre, s’hydrater ou se laver et doivent faire venir l’eau par camion ; les sols étant complètement asséchés par les exploitants agricoles.
Les lits de plusieurs rivières, comme Ligua et Petorca, sont à sec depuis plus de dix ans. Les poissons et autres agents de la faune et de la flore ont également disparus, déréglant considérablement l’écosystème de la zone. Mais plus grave encore : l’absence de cours d’eau rend impossible toute évaporation et ainsi le processus de formation de nuages et donc de précipitations. Dotée d’un climat subtropical, la province de Petorca connaît depuis des années de longues périodes de sécheresse, amplifiées par le phénomène météorologique El niño.

Si les habitants accusent ouvertement les exploitants agricoles d’être responsables de la disparition des eaux souterraines, ces derniers s’en défendent. Le gouvernement lui-même peine à trouver des solutions pour alimenter la région correctement puisque l’exploitation de l’eau est un système privatisé au Chili depuis 1981, sous la dictature d’Augusto Pinochet. Si l’État actuel tente de revenir sur cette décision, elle ne peut en attendant pas redistribuer cette richesse comme elle le souhaiterait pour fournir en eau tous les Chiliens.

Par ailleurs, l’extrême monopole des exploitants d’avocatiers et leur consommation en eau ont fortement contribué à la fermeture des cultures et élevages locaux à échelle familiale, engendrant une migration conséquente de ces travailleurs.

Source : nationalgeographic.fr

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Pollution: la célèbre boîte en plastique jaune de Nesquik, c'est fini

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Pollution: la célèbre boîte en plastique jaune de Nesquik, c'est fini
l’historique boîte en plastique jaune de son Nesquik serait remplacée au printemps par un emballage en papier 100 % recyclable.

Désigné comme l'un des plus gros pollueurs au plastique de la planète derrière Coca-cola et PepsiCo, le groupe Nestlé vient d'annoncer une série de mesures pour réduire son impact environnemental. Ainsi, la célèbre boîte en plastique jaune de son Nesquik sera remplacée par un emballage en papier 100 % recyclable. Coca-Cola, lui, s'est engagé dans une action de lobbying auprès de la présidence du Conseil de l'Union Européenne.

Les résultats de l’opération de nettoyage de grande envergure menée en 2018 dans 42 pays par Break Free From Plastic, un mouvement qui réunit 1 700 organisations de la société civile, sont sans appel. C’est à Coca-Cola que revient le titre d’entreprise la plus polluante au plastique, avec des déchets retrouvés pratiquement sur toute la surface du globe.

Présente dans plus de 200 pays, la marque de soda produit plus de 100 milliards de bouteilles en plastique par an, soit 3400 bouteilles par seconde, dont un infime pourcentage est constitué de matière issue du recyclage. L’analyse des 187 000 déchets récoltés en 2018 par Break Free From Plastic suggère que derrière Coca-Cola, PepsiCo et Nestlé complètent le podium des plus gros pollueurs au plastique

En Europe, BFP attribue la moitié de la pollution plastique à ces trois géants « coupables, selon Von Hernandez, coordinateur global du mouvement, d'avoir saccagé la planète à une échelle massive ».
Partenariat houleux entre Coca-Cola et la présidence roumaine du Conseil de l’Union Européenne

En collaboration avec la Rethink Plastic Alliance et Break Free From Plastic, l’organisation internationale de consommateurs SumOfUs a lancé une pétition pour obtenir que les eurodéputés pénalisent financièrement les entreprises responsables de la pollution au plastique. Elle a recueilli plus de 270 000 signatures et a été remise en octobre à la commission de l'environnement du Parlement européen.

Or ce mardi 26 février, l’ONG Foodwatch a dénoncé,le partenariat de Coca-Cola avec la présidence roumaine du Conseil de l’Union européenne  dans une lettre envoyée à Donald Tusk. Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Bucarest le 31 janvier, « les participants ont été accueillis avec des panneaux indiquant que "Le système Coca-Cola soutient fièrement la première présidence roumaine du Conseil de l’UE". Il y avait aussi des poufs Coca-Cola, des pancartes publicitaires et bien sûr des boissons », a dénoncé l’organisation qui voit en Coca-Cola un symbole de « la malbouffe et ses conséquences désastreuses pour la santé ».


La boîte en plastique jaune de Nesquik, c'est fini

De son côté, Nestlé semble avoir préféré l’action au lobbying. Le groupe a déclaré vouloir atteindre 25% d’incorporation de matières recyclées et produire 100% d’emballages recyclables d’ici 2025. Il s’est déjà engagé dans un processus d’élimination des pailles en plastique de tous ses produits et vient également d ‘annoncer que l’historique boîte en plastique jaune de son Nesquik serait remplacée au printemps par un emballage en papier 100 % recyclable.

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