Les cycles de l’humanité sont les miroirs des cycles de catastrophes naturelles

Publié le par Gerome

À l’heure actuelle, été 2011, les signes abondent et il serait difficile de ne pas les voir. L’augmentation rapide du nombre et de la magnitude des tremblements de terre, le décuplement des épisodes de sécheresse causant pertes de récoltes et famines et, à l’inverse, de pluies torrentielles causant inondations et glissements de terrain… Le terme « tsunami » s’est désormais bien ancré dans notre vocabulaire et les températures ne cessent de battre des records tant à la hausse qu’à la baisse, et ce, aux quatre coins du globe… L’accroissement du nombre de tornades à travers le monde, les chutes de neige dans certains pays tropicaux… Bref, l’intensification des bouleversements climatiques en tout genre est au menu et tout indique qu’elle y est pour rester. Ajoutons à la liste le nombre incroyable d’hécatombes animales jonchant la planète dont la cadence ne fait que s’accélérer et nous nous retrouvons face à un phénomène dont l’ampleur et les conséquences donnent froid dans le dos.


 Les cycles de l’humanité sont les miroirs des cycles de catastrophes naturelles…

 Peut-être avons-nous aussi remarqué, en parallèle, la course effrénée et inarrêtable à la globalisation qui, sous une fausse trame de fond humanitaire, pille sans vergogne tout territoire possédant des ressources naturelles, exploite les humains de tout pays confondus et écarte avec violence et sans remords quiconque s’oppose à son expansion.



Peut-être aussi avons-nous conscience de la marche totalitaire des corps policiers et militaires qui foulent la planète entière de leurs bottes ensanglantées. La liste des pays en guerre s’allonge tous les mois et on ne se gêne plus pour nous informer à l’avance du pays qui sera la cible de la prochaine intervention armée. Au nom de la paix, bien entendu. Et comme la paix demande la sécurité – dans une optique orwélienne du moins –, peut-être aussi nous sommes-nous rendu compte de l’augmentation rapide des corps policiers ainsi que du nombre impressionnant de « gardes de sécurité » systématiquement mis en place dans tous les commerces et événements publics. Peut-être avons-nous remarqué aussi avec quelle brutalité et manque d’humanité ils agissent, comme si le peuple était désormais l’ennemi.



Ou encore, peut-être sommes-nous atteints, comme un nombre sans cesse croissant d’individus, de troubles anxieux, de dépression ou de troubles sévères de l’humeur. À moins que ce ne soit d’une maladie chronique quelconque de laquelle de plus en plus de gens de notre entourage souffrent. Peut-être le voyons-nous clairement : la grande majorité de la population (tout âge, toute race et tout sexe confondus) est en piètre état de santé : les cancers, les troubles neurologiques et les intolérances alimentaires se répandent à toute vitesse. Le cartel pharmaceutique de pair avec les instances gouvernementales (main dans la main avec les Monsanto de ce monde), qui décident ce qui est bénéfique ou non pour notre bien-être, semblent avoir gagné beaucoup de terrain en peu de temps et l’état de santé général de l’humanité place celle-ci dans une situation très précaire.



Peut-être aussi voyons-nous à quel point les dépravations en tout genre, l’intolérance, l’individualisme, la débauche, l’avarice et l’égocentrisme trouvent un terreau fertile dans le matérialisme consumériste de nos sociétés dites civilisées. Le sexisme est partout, les guerres de religion fleurissent comme sur un tas de fumier et nous ne savons plus quoi inventer comme perversions sexuelles.



 Mais, surtout, peut-être ne somme-nous pas assez à avoir conscience de tout cela.


 Les cycles de l’humanité sont les miroirs des cycles de catastrophes naturelles… et la Terre en bénéficie sous forme de nettoyage périodique.

Bien que la majeure partie des bouleversements climatiques actuels ne soient pas le fruit de l’activité humaine, la pollution systématique de toutes les couches de la biosphère, elle, l’est. De la pollution de notre air, nos eaux et nos sols par tous les rejets industriels, les sites d’enfouissement des ordures et des déchets radioactifs en passant par les centaines de bombes nucléaires que nous avons fait exploser à titre de tests (ou afin de modifier la ceinture Van Allen pour une meilleure communication militaire outre-mer, pourquoi pas?) jusqu’à l’épandage de produits chimiques tel que l’Agent Orange dans nombre de pays, notre planète est devenue, disons-le sans détour, une poubelle radioactive.

 

Nos champs agricoles, tout comme notre cour arrière, sont remplis de pesticides, d’herbicides, d’insecticides et d’engrais chimiques. Nous répandons des organismes génétiquement modifiés à tout vent et nous testons des technologies de contrôle climatique sur des pays « ennemis » afin de pouvoir leur venir en aide par la suite. Nous utilisons des technologies de contrôle mental à la HAARP, implantons des réseaux WiFi et des ondes cellulaires (clairement dommageables pour toutes cellules vivantes) à la grandeur du globe. Uranium appauvri et phosphore jonchent les terrains de jeux du complexe militaro-industriel mondial et le nombre de produits hautement toxiques utilisés dans tous les appareils technologiques (ordinateurs, GPS, téléphones cellulaires, etc.) est impressionnant : même les ampoules à basse consommation sont désormais remplies de mercure.

 

 …et la Terre en bénéficie sous forme de nettoyage périodique.

 

À l’heure actuelle, été 2011, les signes abondent et il serait difficile de ne pas les voir. Depuis plusieurs années, ils sont nombreux à tirer la sonnette d’alarme : le nombre de météores passant près de la Terre est en rapide augmentation tout comme le nombre de météorites, c’est-à-dire ceux qui touchent notre sol. Ils sont aussi nombreux à pointer du doigt les dérèglements et les sautes d’humeur de notre soleil qui causent des perturbations climatiques terrestres importantes. Les pôles magnétiques sont en route pour une inversion cyclique, les supervolcans montrent des signes de reprise d’activité et…  la Terre en bénéficiera sous forme de nettoyage périodique.

 
 Je ne suis pourtant pas du type alarmiste, ni du type sensationnaliste et je n’écris pas ces lignes afin d’apeurer qui que ce soit. Je tente simplement de voir ce qui est plutôt que ce que je voudrais voir ou encore que ce qu’on me dit de voir. Et bien que je n’apprécie pas plus que n’importe qui ce que constitue la réalité par-delà l’illusion de l’affairement quotidien, je dois me rendre à l’évidence. Et au nom de tous ceux qui désirent la vérité avant tout, je me sens le devoir de communiquer ce qui me semble juste, réel et objectif.

 L’image n’est pas des plus jolies, j’en conviens, car une des conclusions claires qui s’en dégagent est que rien ne pourra arrêter ce train et que ce train fonce tout droit vers le cataclysme à grande échelle. Et quoi que nous tentions, nous n’en altérerons pas la course.

 Alors, qu’en fait-on?

 À quoi bon dénoncer la psychopathie et ses incidences sur notre monde et notre psyché, chercher la vérité en tout sens et tenter de s’éveiller et d’éveiller notre voisin et nos proches si de toute façon nous finirons comme le prévoient les enseignements traditionnels, c’est-à-dire dans un « déluge de feu »?

 À quoi bon redécorer la chambre, repeindre la maison et réparer le balcon puisque tout ceci disparaîtra lors d’un cataclysme régional ou global?

 On dit que la vie n’est que leçons et dans ce cas l’état actuel du monde est toute une école! Mais la question demeure : qu’en fait-on?

 À quoi bon tout ce que nous entreprenons si le tout part en fumée à la première météorite venue? Tout ce que nous bâtissons n’est-il pas que châteaux de cartes en comparaison à la puissance de la nature? Et surtout une nature d’ordre astronomique. Même tout notre savoir, en tant que société, est désormais consigné sur des supports magnétiques d’une surprenante fragilité. Qu’en restera-t-il? Est-il censé en rester quelque chose ou est-ce que la race humaine aussi en « bénéficiera sous forme de nettoyage périodique »?

Spéculations mises de côté, je crois que tout ceci nous offre, en réalité, une grande opportunité : celle de faire la différence entre le futile et l’important. À mon humble avis, c’est un gigantesque appel à l’essentiel car c’est uniquement lorsque nous prenons conscience que notre existence, telle que nous la connaissons, a une fin, que nous cherchons réellement à en faire quelque chose qui vaille, quelque chose de réel, de tangible. Au même titre que nous replaçons rapidement les priorités dans notre vie à l’annonce d’un cancer, voyons-nous alors plus clairement la futilité de nos occupations quotidiennes et de nos vaines identifications à l’ego à la lumière d’une « fin imminente ».

 Il est de mon avis que les « choses » du Grand Tout doivent appartenir à un continuum de nécessité. Et par nécessité j’entends que le fait d’exister, d’être et de vivre s’inscrit dans un continuum et que par nature il n’est pas vain. Nul besoin ici de croire à la réincarnation ou au karma pour en saisir le concept et la portée. Dit simplement : chaque chose existe pour une raison.

 

Mais cette raison, que nous cherchons habituellement à appréhender de façon anthropomorphique, est en réalité basée sur unenécessité existentielle. La Création, au sens le plus absolu, ne crée pas par « plaisir » ou par « expérimentation », mais bien par besoin. Voyons-le comme un besoin « d’équilibre dans le mouvement » pour assurer sa continuité. La Création EST, et être n’est pas quelque chose de passif, bien au contraire. Chaque « mouvement » de la Création en est donc un de nécessité afin de maintenir le continuum de l’éternité, afin d’être.

Dans cet ordre d’idée, même si nous croyons n’être qu’un spectateur de « la fin du monde » sur Terre, nous jouons un rôle – consciemment ou non – dans la Balance Universelle, dans la Conscience Universelle.

Certes, il m’est très difficile d’exprimer ici quelque chose qui se vit et dont les mots sont inadéquats à transmettre l’expérience, mais je pourrais le résumer ainsi : c’est en liant le macrocosme au microcosme que nous découvrirons toute la richesse de notre existence présente, et ce, malgré son apparence « négative ».  Peut-être assistons-nous notre demeure naturelle, la Terre, dans sa « nuit noire de l’âme » en vivant cette période trouble.

 « Dans la douleur nous enfanterons. » Et croyez-moi, ce n’est pas un châtiment, mais une nécessité existentielle.

Tirons-en profit.

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ONU : des casques verts contre l'effet de serre ?

Publié le par Gerome

Mercredi, lors d'une réunion sur la cause climatique, l'ONU a envisagé l'option de créer une troupe de "casques verts" pour désamorcer les conflits potentiels dus au changement climatique.

 

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A l'occasion d'une réunion spéciale sur le climat qui a eu lieu mercredi, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a évoqué la création potentielle d’une force de "casques verts" pour désamorcer les conflits provoqués par les catastrophes naturelles, rapporte le Guardian.


En effet, selon Ban Ki-Moon, le changement climatique et les problèmes environnementaux constituent une véritable menace pour la paix et la sécurité internationale, en particulier à cause des catastrophes naturelles que ceux-ci sont capables d'engendrés. Aujourd'hui, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) tire la sonnette d'alarme sur deux augmentations : celle des températures , de 2 à 4 degrés Celsius, et celle du niveau des mers, de 20 à 60 centimètres. Deux changements qui pourraient inclure une multiplication des inondations, tempêtes, sécheresses et autres catastrophes avec pour conséquence jusqu'à 200 millions de réfugiés climatiques. Le rôle des casques verts serait ainsi d'intervenir dans ces situations délicates autant pour apporter de l'aide que pour calmer les tensions potentielles.


Une proposition qui fait débat


Malgré l'urgence de la situation, les Nations unies restent divisées. Deux blocs émergent : d'un côté, certaines puissances mondiales telles que la Chine et la Russie estiment que l'ONU n'a pas à intervenir dans les problèmes d'environnement qui ne concernent que les experts scientifiques. Quant à l'Allemagne, elle juge que cette action serait "prématurée" alors que Peter Wittig, ambassadeur du pays à l'ONU, a fait part au Huffington Post de ses doutes quant à l'efficacité et la nécessité d’éventuels casques verts : "Faire intervenir des casques verts pourrait donner un signal fort dans la lutte contre le changement climatique mais leur rôle sera-t-il vraiment différent des tâches que les actuels casques bleus remplissent déjà aujourd'hui, notamment dans les pays les plus fragiles ?"


De l'autre coté, se tiennent les îles directement menacées par la montée des océans, comme Tuvalu, les Seychelles ou les Maldives, qui ont déjà essayé d'éveiller les consciences sur la nécessité de classer le changement climatique au rang de priorité internationale par l’ONU, rapporte toujours Le Monde. Dans une tribune au New York Times, lundi, Marcus Stephen, président de Nauru, état insulaire d’Océanie, explique cette situation d'urgence : "Le changement climatique a déjà intensifié les conflits autour des ressources rares, et pourrait présager d'une vie dans un monde conditionné par des conflits de plus en plus liés aux catastrophes environnementales."


Elire un représentant chargé du climat 


Expliquant que le réchauffement climatique est "une menace aussi importante que la prolifération nucléaire ou le terrorisme international", le président de Nauru a ainsi demandé qu'un représentant spécial des Nations unies soit nommé au climat et à la sécurité. Pour l'instant, la question des casques verts n'a donc pas été tranchée, rapporte Le Monde. Mais elle sera l'objet de la prochaine conférence de l'ONU qui se tiendra en décembre prochain en Afrique du Sud.

 

 


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Le changement climatique, une réelle menace pour la paix selon Ban Ki-Moon

Publié le par Gerome

Les membres du Conseil de sécurité de l'Onu se sont réunis mercredi pour débattre des impacts directs que le changement climatique pourrait avoir sur le maintien de la paix. Pour le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, le réchauffement de la planète représente une réelle "menace pour la paix et la sécurité internationale".


Mercredi, à l'ouverture d'un débat du Conseil de sécurité sur les "effets préjudiciables éventuels des changements climatiques", le secrétaire général de l'Onu a fait part de ses craintes quant à l'impact du réchauffement climatique sur la sécurité internationale. "Les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes et violentes dans les pays riches comme dans les pays pauvres, anéantissant vies, infrastructures, institutions et budgets. Un cocktail détonant qui peut créer de dangereux vides pour la sécurité", a alerté Ban Ki-Moon avant d'affirmer que les changements climatiques constituent une réelle "menace pour la paix et la sécurité internationale".


Un avertissement toutefois très nuancé dans le communiqué publié par le Conseil de sécurité à l'issue de la réunion. Dans ce texte, est seulement évoquée la "crainte de voir les effets préjudiciables éventuels des changements climatiques aggraver à long terme les menaces existantes à la paix et à la sécurité internationales". Les membres du Conseil ne sont pas parvenus à s'accorder sur la qualification du réchauffement climatique comme une menace directe pour la paix et la sécurité. Une demande faite par les petits Etats des îles du Pacifique, menacés par la montée du niveau de la mer. L'incapacité du Conseil à répondre à cette demande "est plus que décevante" a déploré l'ambassadrice américaine à l'Onu, Susan Rice, dont les propos sont rapportés par le site du Point. "C'est pathétique, cela dénote un manque de prévoyance, et franchement, il s'agit d'un manquement au devoir" s'est-elle insurgée.


Lutter contre le réchauffement pour limiter les tensions et conflits


A quelques mois du prochain sommet sur le réchauffement climatique, qui se tiendra en décembre à Durban, Ban Ki-Moon appelle toutefois la communauté internationale à prendre des mesures et des engagements clairs et ambitieux visant à lutter contre le réchauffement et ses impacts.

 

"Notre capacité à gérer les conséquences les plus dangereuses des changements climatiques dépendra d’une stratégie définie par des plateformes, mécanismes et institutions internationaux réformés ou nouveaux et capables d’anticiper les problèmes et de faciliter la coopération" a de son côté souligné le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Achim Steiner.

"La communauté internationale peut éviter les conflits, les tensions et l’insécurité liés aux changements climatiques si elle met en place une réponse collective et ciblée qui s’attaque aux racines, à l’ampleur, à la volatilité et à la rapidité des défis émergents" a-t-il insisté.

 

 


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L'Amazonie péruvienne: «Un paradis de la médecine»

Publié le par Gerome

En Amazonie péruvienne, le collectif Pur Projet mène un vaste projet de reforestation. L'objectif: lutter contre le réchauffement climatique mais aussi protéger la biodiversité et les traditions locales. De quoi redonner espoir à Wilfriedo Machiavelo, guérisseur qui pratique la médecine traditionnelle depuis 40 ans dans le village de Santa Rosa, sans successeur à ce jour...

 

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Quel type de plantes médicinales trouve-t-on en Amazonie?


L’Amazonie péruvienne est le paradis de la médecine! Mais ce jardin botanique à ciel ouvert est délaissé par les autorités. C’est dommage car on pourrait encore y faire des découvertes. Ici, presque toutes les plantes ont des vertus. Ce n’est pas toujours aussi rapide que la médecine chimique, mais cela marche et c’est bien moins cher. Cette petite plante, juste-là,  les gens pensent que c’est une mauvaise herbe.

 

Or, c’est de la «pampa oregano». Infusée, elle coupe presque tous les maux d’estomac. A côté, nous avons «la griffe de chat», qui soulage l’arthrite et les rhumatismes ou le «sang de dragon», une résine cicatrisante. Cet arbre, l’ubos, aide à soigner les ulcères. Là, encore, le Shiric  Sanango: le roi de la médecine du Pérou. Il faut le prendre avec des précautions, mais il peut presque tout soigner!


Comment avez-vous été formé?


A l’âge de vingt ans, j’ai été très malade. J’ai passé trois mois alité. Les médecins me donnaient pour mort. C’est là qu’un grand maitre de la médecine naturelle est venu à mon chevet. Grâce à ses soins et à ma volonté de vivre, j’ai guéri. Quand je lui ai demandé de m’apprendre son art, il a ri et m’a rétorqué que cela demandait de grands sacrifices. L’initiation est difficile. On vit seul dans la jungle pendant un an, avec une diète très sévère, sans sel, ni sucre. Le maitre nous enseigne l’usage des racines, des résines, des infusions, qen les expérimentant nous mêmes.

 

Il faut aussi apprendre les nombreux «ikaros», des incantations sacrées qui permettent  de transmettre les pouvoirs des plantes, car ici, en Amazonie, nous pensons que ces plantes ont un esprit. Quand j’ai commencé, nous étions une vingtaine d’élèves. J’ai été le seul à résister. Aujourd’hui, les jeunes ne veulent plus se soumettre à cela. Ils préfèrent faire la fête! Et ne peuvent pas toujours se permettre d’arrêter leur travail pour s’initier.


Comment transmettre ce savoir?


J’ai toujours eu un rêve doré: qu’ici, au Pérou, se crée un jour une université nationale de médecine tropicale. Il y a quelques années, lors d’une convention à laquelle ont participé de nombreux politiques, j’ai pu prendre la parole pour demander la création d’une telle école. Ils semblaient bien disposés. Mais le dossier dort toujours du sommeil du juste.

 

Quand j’ai rencontré Tristan Lecomte, patron de Pur Projet et fondateur d’Alter Eco, je lui ai fait part de mon idée. Il m’a écouté et ainsi est né l’idée de créer un jardin botanique de médecine amazonienne. Nous allons planter une centaine d’arbres pour notre usage mais aussi pour transmettre notre savoir. Bientôt, des élèves de l’école de médecine de Tarapoto devraient recevoir des bourses pour venir étudier nos traditions.

 

 


Publié dans Nutrition & Santé

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Le Top 5 des villes françaises les plus vertes

Publié le par Gerome

Certaines métropoles françaises ont fait de la préservation de notre environnement l’un de leurs chevaux de bataille, faisant des énergies renouvelables, éco-quartiers, vélos voire voitures électriques en libre-service leur nouvelle marque de fabrique. Si la tendance gagne petit à petit tout le territoire, les agglomérations du littoral Ouest sont tout de même les pionnières et les plus compétentes en la matière.

 

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La star : Nantes

Après Stockholm en 2010, Hambourg cette année et la ville espagnole Vitoria-Gasteiz en 2012, Nantes (Loire-Atlantique) sera « la capitale verte d’Europe » en 2013. Décerné par la Commission européenne, ce prix vient saluer la ville élue auteure d’une politique de développement urbain aussi respectueuse de l’environnement que possible.


Déjà baptisée « ville la plus agréable d’Europe » en 2004 par le Times, la Capitale des Ducs de Bretagne s’est notamment illustrée en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Nantes Métropole, qui regroupe vingt-quatre communes de la communauté urbaine, a en effet adopté il y a quatre ans le Plan Climat qui vise à réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2020 et de 50% d’ici à 2025.


Nantes a également su s’imposer grâce à la mise en place de nombreuses alternatives propres de transport. Elle est ainsi la première ville française à avoir réintroduit le tramway et possède aujourd’hui le plus grand réseau de France avec 42 kilomètres de voies. Outre les « Bicloo » rouges – système de vélos en libre-service – qui ont investi la ville, deux bateaux-bus baptisés « Navibus » et une ligne de bus-tramway, le « Busway », ont intégré le réseau.


Toutes les actions menées par la ville lui ont même permis de se voir attribuer par l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) le label Cit’ergie, gage de bonne conduite environnementale. La municipalité ne s’est cependant pas arrêtée là, ayant récemment accordé une rallonge de trois millions cinq cent mille euros pour permettre l’installation de panneaux photovoltaïques sur le toit d’un futur stade couvert d’athlétisme. Livré en 2013, ladite enceine devrait permettre d’économiser près de 3 710 tonnes d’équivalent CO2 en vingt ans.

 

Seule ombre au tableau : le futur aéroport Grand Ouest de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), qui suscite bien des controverses depuis de longs mois. Près de 6 000 personnes selon les organisateurs se sont encore réunies samedi dernier sur le site de la future plate-forme, qui doit remplacer l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique, en passe d’être saturé, pour s’opposer à sa construction. EELV (Europe Ecologie les Verts) a voté une motion faisant de l’abandon de ce projet « une condition incontournable » à un futur accord avec le Parti Socialiste en vue des élections présidentielles de 2012. Le député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault et son équipe n’ont cependant pas modifié leur feuille de route et le futur aéroport devrait ouvrir d’ici à 2017. A moins que des considérations politiques ne remettent tout en cause…

 

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La pionnière : La Rochelle

La Rochelle (Charente-Maritime) mérite elle aussi sa place dans le Top 5 des villes vertes de France, en grande partie grâce aux actions menées par feu Michel Crépeau, maire à la popularité constante pendant près de trente ans. En véritable pionnier mais à l’époque un brin perché pour nombre de ses contemporains, il a commencé son premier mandat en stoppant les travaux sur le littoral. Quelques années plus tard, le centre-ville a été restitué aux piétons, une première en France.

 

Un système de location de voitures électriques en libre-service a aussi été installé, ce qui là encore ne s’était jamais vu dans l’Hexagone. Quoi de plus logique, finalement, que la capitale de l’Aunis soit aujourd’hui championne en matière de transports propres.


Tous les matins, moyennant 200 euros l’année, certains salariés qui viennent travailler au cœur de La Rochelle laissent leurs voitures sur un parking situé à la périphérie de la ville.  Ils empruntent ensuite une navette électrique qui leur permet de rejoindre leurs bureaux sans polluer et sans engorger les routes. D’autres se servent des « Yélomobiles », des véhicules électriques répartis autour de sept stations.


La ville côtière met également en avant ses atouts maritimes. Deux passeurs électro-solaires, le Copernic et le Galilée relient ainsi pour un euro le Vieux port aux Minimes en quelques minutes.  Au total, 20 mètres carrés de panneaux photovoltaïques permettent la production de 2 000 watts. Autre mesure, et pas des moindres : dès 7h30 le matin, les poids lourds sont interdits dans le centre-ville. Ils doivent s’arrêter aux portes de la Cité pour laisser des camions de livraison électriques prendre le relais. Une véritable aubaine pour les habitants mais aussi pour les commerçants, pour qui ce service n’engendre aucun surcoût.


Menées par Maxime Bono, l’actuel maire de La Rochelle, ces initiatives ont permis de réduire de 10% le flux de voitures dans les rues de la ville. Elle se classe d’ailleurs en première place au classement de villes les plus adaptées aux cyclistes, avec plus de 1 000 pistes et bandes cyclables tracées. Un bémol tout de même : il aura fallu attendre l’année dernière pour que l’Agenda 21 soit mis en place, treize ans après son introduction en France.

 

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L’ambitieuse : Bordeaux

Très apprécié en Gironde, le maire de Bordeaux Alain Juppé est redevenu ministre des Affaires étrangères. Il a cependant toujours l’intention de transformer la ville en une métropole verte « à taille humaine » dans les années à venir.


L’ancien Premier ministre s’est donné jusqu’à 2030 pour mettre en place le « Grand Bordeaux » et en faire l’une des métropoles les plus dynamiques et les plus agréables de France. D’ici là, il aura très certainement passé le flambeau mais qu’importe, il compte bien sur ses successeurs pour tenir la barre. Un premier éco-quartier dans lequel 5 000 habitants éliront domicile devrait voir le jour l’an prochain. La ZAC (zone d’aménagement concertée) Berge-du-Lac fera la part belle aux modes de transports doux. Sur le plan énergétique, à peine 50 kilowattheures (KWh) d’énergie par mètre carré et par an seront consommés.


Plus de 60 000 panneaux solaires ont par ailleurs été installés sur les 20 hectares de parking du Parc des expositions de Bordeaux-Lac. Les panneaux photovoltaïques commencent aussi à apparaître en centre ville. Loin d’être réticent aux autres formes d’énergies renouvelables, M. Juppé réfléchit également à l’installation d’hydroliennes sous le Pont de Pierre, même si pour l’heure rien n’a encore été décidé.


Pourtant enterré il y a quelques années, le projet de contournement de la ville à quant à lui refait surface. Alors que la Communauté urbaine de Bordeaux prédit un million d’habitants d’ici une dizaine d’années, la saturation de la rocade bordelaise aux heures de pointes commence à poser problème. Le maire a donc relancé le débat à la surprise des écologistes et la rocade devrait devenir une deux fois trois voies, notamment pour faire face au lent développement du fret ferroviaire aux alentours de la capitale girondine.

 

« Il y aura peut-être demain des autoroutes intelligentes qui ne seront pas forcément désastreuses pour l’environnement », a déclaré l’ex-ministre de l’Ecologie, dont on a un temps pensé qu’il récupèrerait l’Hôtel de Roquelaure pour succéder à Jean-Louis Borloo… L’accroissement démographique justifie la création de nouvelles infrastructures. On verra si l’édile aura la volonté, le temps et les moyens de faire en sorte qu’elles soient les plus vertes possibles

 

 

La polyvalente : Grenoble

Grenoble (Isère) a été la première métropole de France à se doter d’un Plan climat territorial pour lutter contre le réchauffement climatique. D’ici à 2050, la municipalité prévoit de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Pour ce faire, la ville a fait des éco-quartiers et des transports en commun ses deux principaux atouts.


En 2009, le ministère de l’Environnement a décerné à la Ville le Grand prix national de l’éco-quartier pour la ZAC de Bonne, qui regroupe au total 1 430 m² de panneaux photovoltaïques. Elle n’est cependant pas marginale dans la mesure où, depuis le début de l’année, 70% des immeubles mis en chantier sont des bâtiments à basse consommation d’énergie qui intègrent les normes dites de « haute qualité environnementale ». Outre la construction de bâtiments « responsables », la municipalité prévoit également de réhabiliter les édifices existants pour diminuer leur consommation en énergie. Ainsi sur la période, 1 000 logements devraient être réhabilités chaque année durant la période 2012-2020.


Grenoble multiplie également les efforts en matière de transport en commun. La ville étant localisée dans une cuvette et entourée de montagnes, les températures l’été y sont souvent très élevées et la pollution atmosphérique atteint des niveaux préoccupants. Dans le centre-ville, le maire socialiste Michel Destot aspire à ce que les voitures disparaissent et prône davantage de rues piétonnes. Pour limiter la propagation de particules fines, certaines voies rapides sont désormais limitées à 70 km/h.

 

Les vélos sont également mis en avant, la municipalité prévoyant l’aménagement de nombreuses pistes cyclables. L’agglomération va également instaurer le « Plan Respire ». Celui-ci consiste en une prolongation des lignes B – laquelle reliera Meylan au Fontanil – et E du tramway, qui se rejoindront d’ici l’année prochaine. Une baisse des tarifs des transports en commun est également envisagée, sachant que les Grenoblois sont déjà deux fois plus nombreux à emprunter les transports en commun qu’en 2003.

 

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La courageuse : Paris

La capitale encore beaucoup d’efforts à accomplir en matière de respect de l’environnement mais les initiatives mises en place par la Mairie de Paris (Ile-de-France) sont tout de même nombreuses.

 

Le Vélib’ est sans doute celle qui a eu le plus d’impact médiatique. Mis en place en 2007, il est une incontestable réussite, même si les actes de vandalisme sont relativement nombreux. Les automobilistes ont manifestement su s’y faire, comme ils devront se faire aux Autolib électriques, elles aussi en libre-service et qui devraient sillonner les artères parisiennes d’ici l’automne prochain. La municipalité prévoit la mise en circulation de plus de 3 000 véhicules répartis autour de 1 000 stations. Les stations, la principale pomme de discorde, bien que les écologistes prophétisent aussi de fortes turbulences en matière de circulation et une perte d’engouement pour le Vélib’.


Paris s’emploie également à désengorger les lignes de métro et de RER, comme en a témoigné la construction de nouvelles lignes de tramway en périphérie. Au total, il en existe actuellement quatre – dont deux qui ont été créées ex nihilo - et quatre autres devraient voir le jour dans les années à venir.

Il y a aussi le dossier brûlant des voies sur berges, que le maire Bertrand Delanoë aimerait rendre aux piétons, au grand dam des automobilistes. 71% des Parisiens seraient toutefois favorables au projet municipal et estiment qu’il permettrait d’améliorer leur qualité de vie.


Des avancées notables ont également été enregistrées dans le domaine de la protection de la biodiversité. Les berges de la Seine devraient ainsi être végétalisées, des îlots d’évolution naturelle devraient pousser un peu partout dans certains parcs de la capitale et un observatoire de la biodiversité pourrait voir le jour.


Il est toutefois un combat bien difficile à remporter, celui qui oppose les autorités à la pollution atmosphérique. Selon un récent rapport d’Airparif, la qualité de l’air ne s’améliorerait pas en Ile-de-France, et plus particulièrement au cœur de l’agglomération. Entre 1,8 et 3,6 millions de Franciliens seraient exposés quotidiennement à des niveaux de pollution supérieurs aux normes. Pour faire face à cette situation, la Ville de Paris s’est portée volontaire pour le déploiement d’une ZAPA, zone d’action prioritaire pour l’air dans laquelle les voitures polluantes seraient interdites. Les automobilistes ont encore du temps pour réfléchir à un plan de repli.

 

 


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