28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 08:15

La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a indiqué jeudi en Corse qu’un arrêté visant à interdire toute perturbation intentionnelle des mammifères marins avait été pris. Ceci concerne les activités humaines, commerciales, scientifiques tout comme de loisirs.

 

mammiferes-marins-391.jpg

Jeudi, au cours d'une visite en Corse, la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé qu’un arrêté visant à interdire toute perturbation des mammifères marins avait été pris le 1er juillet. Selon les pouvoirs publics, ces animaux attirent en effet de nombreuses activités qui leur sont particulièrement dérangeantes : tourisme (observation des baleines, plongée), activités scientifiques, navigation commerciale (collisions), de plaisance ou certains aménagements en mer.


"Jusqu'à maintenant, vous n'aviez pas le droit de destruction, mais vous pouviez gêner par vos activités. Là, il n'est plus possible de déranger les mammifères marins", a indiqué la ministre citée par l'AFP. Elle explique, "vous n'avez pas le droit désormais de trouver que les baleines c'est formidable et donc d'aller les voir et de les empêcher de vivre. Avant, vous n'aviez pas le droit de les tuer mais vous pouviez avoir une attitude extrêmement agressive à leur égard et donc perturbatrice, pourvu que vous ne les détruisiez pas. Maintenant elles sont protégées au-delà de la simple destruction".


L’arrêté interdit également la dégradation des aires de repos ou d'alimentation de ces animaux, prévoit "l'obligation de déclarer toute capture non intentionnelle" et enfin, interdit toute importation de produits dérivés de phoques, afin de limiter la chasse de ces espèces dans plusieurs pays extra-européens. Selon Mme Kosciusko-Morizet, depuis l'entrée en vigueur de l'arrêté, aucune verbalisation n'a encore été recensée.


Des guides pour protéger le détroit corse


La ministre s'exprimait depuis le détroit des Bouches de Bonifacio, qui vient d’être classé "zone maritime particulièrement vulnérable" par l'Organisation maritime internationale (OMI). Selon elle, grâce à ce nouveau statut, l'OMI pourra bénéficier de mesures de protection particulières, visant notamment à inciter les bateaux transportant des matières dangereuses à embarquer, le temps du passage, un pilote italien ou français connaissant bien les lieux. Le recours à ce "guide" pourrait devenir obligatoire par la suite et cette mesure pourrait intervenir dès 2012, espère la ministre.


Chaque année, le détroit voit passer quelque 4.000 bateaux, dont 10% contenant des matières dangereuses, indique Sciences et Avenir. "Or le détroit est à la fois dangereux, parce que les fonds sont hauts et qu'il y a beaucoup d'îlots, et en même temps il est très fragile d'un point de vue écologique", a encore dit la ministre. "La vraie solution est donc d'avoir un pilote à bord qui connaît le coin".

 

 


27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 13:22

photos-animaux-sauvages--3-.jpg

 

 

 

PRÉAMBULE:

 

Considérant que la Vie est une, tous les êtres vivants ayant une origine commune et s'étant différenciés au cours de l'évolution des espèces, considérant que tout être vivant possède des droits naturels et que tout animal doté d'un système nerveux possède des droits particuliers, Considérant que le mépris, voire la simple méconnaissance de ces droits naturels provoquent de graves atteintes à la Nature et conduisent l'homme à commettre des crimes envers les animaux, Considérant que la coexistence des espèces dans le monde implique la reconnaissance par l'espèce humaine du droit à l'existence des autres espèces animales,
Considérant que le respect des animaux par l'homme est inséparable du respect des hommes entre eux,

IL EST PROCLAME CE QUI SUIT :

Article premier
Tous les animaux ont des droits égaux à l’existence dans le cadre des équilibres biologiques. Cette égalité n’occulte pas la diversité des espèces et des individus.

Article 2
Toute vie animale a droit au respect.

Article 3
1- Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels.
2- Si la mise à mort d’un animal est nécessaire, elle doit être instantanée, indolore et non génératrice d’angoisse.
3- L’animal mort doit être traité avec décence.

Article 4
1- L’animal sauvage a le droit de vivre libre dans son milieu naturel, et de s’y reproduire.
2- La privation prolongée de sa liberté, la chasse et la pêche de loisir, ainsi que toute utilisation de l’animal sauvage à d’autres fins que vitales, sont contraires à ce droit.

Article 5
1- L’animal que l’homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et à des soins attentifs.
2- Il ne doit en aucun cas être abandonné, ou mis à mort de manière injustifiée.
3- Toutes les formes d’élevage et d’utilisation de l’animal doivent respecter la physiologie et le comportement propres à l’espèce.
4- Les exhibitions, les spectacles, les films utilisant des animaux doivent aussi respecter leur dignité et ne comporter aucune violence.

Article 6
1- L’expérimentation sur l’animal impliquant une souffrance physique ou psychique viole les droits de l’animal.
2- Les méthodes de remplacement doivent être développées et systématiquement mises en œuvre.

Article 7
Tout acte impliquant sans nécessité la mort d’un animal et toute décision conduisant à un tel acte constituent un crime contre la vie.

Article 8
1- Tout acte compromettant la survie d’une espèce sauvage, et toute décision conduisant à un tel acte constituent un génocide, c’est à dire un crime contre l’espèce.
2- Le massacre des animaux sauvages, la pollution et la destruction des biotopes sont des génocides.

Article 9
1- La personnalité juridique de l’animal et ses droits doivent être reconnus par la loi.
2- La défense et la sauvegarde de l’animal doivent avoir des représentants au sein des organismes gouvernementaux.

Article 10
L’éducation et l’instruction publique doivent conduire l’homme, dès son enfance, à observer, à comprendre, et à respecter les animaux.

La Déclaration Universelle des Droits de l'Animal a été proclamée solennellement à Paris, le 15 octobre 1978, à la Maison de l'Unesco.
Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l'Animal en 1989, a été rendu public en 1990.

 

 


Published by Gerome - dans Nature
commenter cet article
27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 11:28

Le dernier rapport de Greenpeace ne fait pas dans la dentelle : sur les soixante-dix-seize échantillons provenant de quatorze grandes marques de vêtements * qu’a examiné l’ONG, cinquante-deux présentent des traces de substances chimiques toxiques. « Des éthoxylates de nonylphénol (NPE) ont été détectés dans deux tiers de ces échantillons », a souligné Li Yifang, représentante de l’association en Chine, lors de la présentation de l’étude.


Précisons que les NPE sont des produits couramment utilisés dans les détergents et dans la production de textile naturels et synthétiques. A priori inoffensifs, ils présentent cependant un danger lorsqu’ils se décomposent, mutant alors en nonylphénol (NP), un perturbateur hormonal susceptible à la fois de contaminer la chaîne alimentaire et de s’accumuler au sein des organismes, menaçant leur fertilité, leur système de reproduction et leur croissance.


Conçus pour la plupart en Asie (Chine, Vietnam, Malaisie, Philippines), les échantillons ont été prélevés dans dix-huit pays, dont huit Etats-membres de l’Union Européenne (UE), où l’utilisation du nonylphénol est officiellement interdite dans l’industrie textile depuis 2003. « Ce n’est pas seulement un problème pour les pays en développement (PED) où sont fabriqués les textiles : étant donné que des quantités résiduelles de NPE sont relâchées quand les vêtements sont lavés, ils s’insinuent dans des pays où leur usage est interdit », a résumé Li Yifang. Si les risques sont bien connus des professionnels, les entreprises textiles continueraient cependant de faire comme si.

 

« Toutes ces marques figurent sur la liste des entreprises qui cautionnent ce type de pratiques. Il est temps qu’elles aussi prennent leurs responsabilités », a enjoint Greenpeace dans un communiqué.

Ce deuxième volet n’est pas plus réjouissant que le premier, publié le 13 juillet dernier et selon lequel les fournisseurs des grandes marques textiles empoisonnent l’eau de certains fleuves chinois avec leurs déchets. Confrontée à de graves accusations, la direction de Nike s’est résolue à suivre l’engagement de celle de Puma, qui a promis de garantir à l’horizon 2020 « une transparence totale  vis-à-vis de tous les produits chimiques rejetés par les usines […] et de mettre à profit son influence, ses connaissances et son expérience pour mettre un terme à l’utilisation de substances chimiques dangereuses par l’industrie du textile ». Il était temps !

 

 


Published by Gerome - dans Pollution
commenter cet article
26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 11:58

La Semaine Internationale de l’Eau, qui s’achèvera lundi, met cette année les populations urbaines à l’honneur.

goutte_d_eau.jpeg

Elle est avec l’énergie l’une des deux mamelles de la planète et notre bien le plus précieux. Réchauffement climatique oblige, elle se fait aussi de plus en plus rare, d’où de fortes tensions diplomatiques dans certaines régions du monde, notamment en Afrique et en Asie, et une question récurrente : fera-t-elle un jour l’objet d’une guerre ? On peut le craindre, indépendamment des campagnes préventives qui se multiplient à l’échelle mondiale pour inciter l’Homme qui a la chance de l’avoir à portée de main à ne pas trop tirer sur la corde.


C’est que l’eau, puisque c’est d’elle dont il s’agit, manque de plus en plus – les malheureux de la Corne de l’Afrique peuvent en témoigner -  que les situations de stress hydrique sont de plus en plus nombreuses et qu’avec l’accroissement démographique (les experts tablent sur neuf milliards d’individus à l’horizon 2050) des populations entières pourraient être décimées. Manifestement impossible à contenir sur la durée, la déforestation ajoute à l’inquiétude en Amazonie, au Congo ou encore en Indonésie.


Bien que la Terre en soit recouverte à hauteur de 72 %, plus d’un milliard d’être humains n’ont aujourd’hui pas accès à l’eau potable. Un citoyen américain a par ailleurs besoin de six cents litres d’eau par jour, soit trois fois plus qu’un Européen et grosso modo vingt fois plus qu’un Africain. Des disparités insupportables. Insupportable aussi, et assurément à méditer, le fait qu’il faille treize mille litres d’eau pour produire un malheureux kilogramme de boeuf…


Source de multiples tensions et gaspillages, au coeur de problématiques à la fois nombreuses et d’importance capitale, l’eau fait aussi l’objet d’une Semaine internationale dont l’édition 2011, qui rassemble deux mille cinq cents experts venus de cent trente pays, a été lancée dimanche dernier à Stockholm (Suède).

 

L’accent est porté cette année sur les enjeux urbains, largement sous-estimés sinon oubliés aujourd’hui. Et pourtant : « avec leurs économies d’échelle, les villes représentent d’excellentes opportunités pour développer des infrastructures permettant d’accroître la réutilisation des eaux usées et des déchets ainsi qu’une utilisation plus efficace de l’eau et des énergies », a rappelé le directeur exécutif de l’Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI) Anders Berntell. « Plus que jamais, nous avons besoin de nouvelles technologies et de politiques pour compenser les pénuries en eau qui frappent une proportion croissante de la population mondiale », a de son côté déclaré la ministre suédoise à l’Aide internationale Gunilla Carlsson au cours de la séance d’ouverture.


Quant au Commissaire européen chargé du Développement Andris Piebalgs, il vient de réaffirmer l’engagement continental de réduire de moitié à l’horizon 2015 le pourcentage de population privée d’un accès durable à un approvisionnement en eau potable et à des services d’assainissement de base. Immense, le défi ne pourra être relevé qu’à conditions d’une volonté politique indéfectible, de mesures fortes au niveau international et que chacun, du quidam au décideur, prenne conscience de ses responsabilités.


En attendant, les participants à cette vingt-et-unième Semaine Internationale,  qui a aussi donné lieu à un concours international de posters, publieront à son issue une déclaration sur laquelle les protagonistes du Sommet de la Terre 2012, qui se tiendra en juin prochain à Rio de Janeiro (Brésil), devraient s’appuyer. Il serait quoi qu’il en soit regrettable qu’ils ne profitent pas de l’occasion pour jeter les bases de la grande révolution « écoleau » dont l’humanité a besoin.

 

 


Published by Gerome - dans Nature
commenter cet article