3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 08:48

De plus en plus d'élèves français suivent des enseignements sur le développement durable...

 

Construire une ville pour 10.000 personnes en respectant l'environnement, trouver comment nourrir 9 milliards de personnes d'ici 2050 ou de gérer durablement les ressources de nos océans: ces thèmes dignes de sommets des Nations unies sont désormais en bonne place à l'école, au collège et au lycée. «Ce sont des sujets qui rentrent aussi bien dans les sommets des Nations unies que dans les programmes d'enseignement parce que ce sont des questions essentielles du monde contemporain», souligne à l'AFP Jean-Michel Valantin, conseiller pour le développement durable (DD) au ministère de l'Education nationale.


Compost de déchets au lycée


L'éducation à l'environnement et au développement durable (EEDD) a été lancée en 2004 en France. Depuis l'an dernier, une grande partie du programme de géographie et sciences et vie de la Terre des collèges y est consacrée. En seconde au lycée tout le programme de géographie (plus de 44 heures sur l'année) traite des thèmes comme les déséquilibres à venir en matière de démographie, sécurité alimentaire, développement urbain et gestion des ressources.


Les outils pédagogiques pour les enseignants évoluent avec les technologies de communication. Des expositions photos aux jeux vidéo en passant par les extraits de conférences internationales ou des vidéos de témoignages concrets, il n'y a que l'embarras du choix. «Nous, au lycée agricole, on fait maintenant du compost avec nos déchets qui sert ensuite aux maraîchers près d'ici, et on a un projet de faire nos yaourts et planter nos légumes pour notre cantine», explique Toinon, élève du lycée du Paraclet près d'Amiens dans une vidéo disponible sur le site du pôle national de compétence en matière d'EEDD. Ce pôle basé à Amiens, véritable mine d'or de ressources pédagogiques aux contenus scientifiques validés, recense entre autres tous les textes réglementaires sur le DD.


«Les ados ne veulent pas porter la responsabilité des erreurs de la génération précédente»


«Ce dont les enseignants ont surtout besoin, c'est du ludique», précise Florence Clément, chargée de l'information à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). En partenariat ou avec le soutien de l'Education nationale, des ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture, nombre d'associations et organismes spécialisés multiplient les outils pour capter l'attention des élèves.


Le jeu vidéo Ecoville, promu par l'Ademe, vise à «construire une ville durable avec un cahier des charges imposé par la mairie et dans un temps imparti», explique Florence Clément. «La première fois, les élèves échouent toujours parce qu'ils font ce qu'on a l'habitude de faire, à savoir créer des tours pour y mettre rapidement le nombre d'habitants fixés par le cahier des charges.»

 

Ils n'ont évidemment pas assuré la capacité énergétique suffisante pour une population brusquement accrue, ont omis le problème de la gestion des déchets et ignoré la solution des bâtiments moins énergivores. Après examen des erreurs, la deuxième tentative tient souvent mieux compte de ces contraintes. «C'est en formant les enfants qui seront les ingénieurs, architectes ou avocats de demain qu'on va changer les choses», souligne Géraldine Poivert, présidente d'Ecofolio, éco-organisme du papier (collecte, tri et recyclage) et qui a formé plus de 100.000 enfants, notamment par des partenariats avec les rectorats de Corse et Montpellier.


Le réseau Ecole et nature avec Eco-emballages, promeut des éco-parlements des jeunes, initiative soutenue, parmi de nombreuses autres, par le ministère de l'Ecologie dans le cadre des activités extra-scolaires. «Pour intéresser les jeunes il faut qu'il y ait eu un déclic positif», selon Florence Clément citant une étude récente de l'Ademe, car «beaucoup d'adolescents ne veulent pas porter la responsabilité des erreurs de la génération précédente en matière d'environnement.»

 

 


1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 16:00

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La ville industrielle du nord de l'Allemagne a fait peau neuve pour devenir une ville verte...

On imagine le nord de l’Allemagne froid, industriel et gris. Pourtant, Hambourg est verte. La ville-région de près de 5 millions d’habitants a été élue Capitale verte européenne 2011 et déploie tous ses efforts pour verdir son immense port de commerce: depuis 1990, les émissions de CO2 y ont été réduites de 15 % et la ville compte atteindre - 40 % en 2020.


Dans le train « S-Bahn » qui mène au centre ville, on remarque déjà de nombreux jardins et potagers: les espaces verts représentent 16,7 % de l’agglomération. Les canaux et le grand plan d’eau en plein cœur de la ville sont parcourus par des bateaux à hydrogène, qui n’émettent pas de CO2. La société hySolutions a étendu cette technique à six bus à moteur hybride qui sillonnent Hambourg: «Les usagers apprécient car c’est silencieux et confortable», explique Britta Kampmann, représentante de hySolutions.


La révolution énergétique a déjà eu lieu


Le  «S-Bahn», lui, peut se targuer de rouler totalement à l’électricité verte. Car la révolution énergétique a déjà eu lieu à Hambourg: depuis 2007, un organisme public, Hamburg Energie, fournit la région en électricité 100 % renouvelable et locale, sans charbon ni nucléaire. Les éoliennes et les panneaux solaires fleurissent dans la ville, comme sur la colline de l’île Wilhelmsburg où l’ancienne décharge, dont les fuites avaient contaminé les sols dans les années 1970, a été transformée en un site propre dédié à la production d’électricité. En 2013, cette colline alimentera les 55.000 habitants de l’île, quartier défavorisé oublié entre deux bras de l’Elbe.


Sur l’autre rive, les bobos assistent à la renaissance des anciens docks: ils se changent en un éco-quartier qui émettra seulement un tiers du CO2 d’une ville classique. Hafen City mixe habitations, bureaux et commerces, chacun disposant de sa propre source d’énergie. Le WWF et Greenpeace y ont déjà leurs sièges et seront bientôt rejoints par 300 entreprises et  12 000 résidents. Sans oublier les 2 700 arbres qui rendront le quartier encore plus vert

 

 


1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 08:13

Le premier parc hydrolien de France, implanté au large de l'île de Bréhat (Côtes d'Armor), sera mis en service en 2012. Des précisions ont été apportées la semaine dernière par EDF et les élus concernés.

 

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Le site d'implantation du futur parc hydrolien a été choisi : il s'agit du site de la Horaine, à 8 km au nord de l'île de Bréhat. 3 hectares seront consacrés au projet. A cet endroit, des courants de 3 mètres par seconde en moyenne ont été mesurés, parmi les plus puissants d'Europe.


Les hydroliennes seront fournies par le constructeur irlandais OpenHydro. D'une puissance unitaire de 500 kW, les 4 turbines de 16 m de diamètre seront fixées sur des tripodes métalliques par 35 mètres de fond.

Pour EDF, l'objectif de ce projet pilote est avant tout de mesurer les impacts sur l'environnement, et notamment sur l'importante population de homards.


Le projet représente un investissement de 24 millions d'euros. Le permis de construire sera déposé dans le courant du mois de mars. Il faudra encore attendre deux ans de procédures, dont 8 mois d'enquête publique, avant de voir la première machine tourner, au printemps 2011. Les trois autres devraient la rejoindre un an plus tard.

 

 


31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 08:21

C'est la conclusion d'une étude sur le rapport des Français à l'environnement ces vingt dernières années, que vient de sortir le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc).....


La voiture serait en train de perdre de son aura auprès des jeunes. C’est ce qu’affirme en tout cas la dernière étude sur les Français et l’environnement du Credoc, qui a analysé l’évolution du comportement des Français dans leur utilisation des transports, de l’eau et de la consommation bio ces vingt dernières années.


Seuls 59% des 18-24 ans disposent aujourd’hui d’une voiture, remarque le Centre de recherche. Or, ils étaient 74% en 1980, et 65% en 1990. «La hausse des taux d’équipement constatée au niveau national (83% des ménages en 2008, contre 77% en 1990) est en réalité surtout portée par les seniors», analyse le Credoc. L’usage de l’automobile est toujours plus fréquent après 25 ans, rappelle l’étude, mais «les nouvelles générations utilisent de moins en moins ce moyen de transport». Par ailleurs, les Français gardent leur voiture plus longtemps (de six à huit ans entre 1990 et 2006), et les automobilistes ont tendance à laisser leur automobile plus souvent au garage, le parcours annuel moyen étant passé de 14.000 km en 2001 à 12.791 km en 2009.


Deux Français sur trois font attention à la consommation d’eau


Le Credoc s’est aussi penché sur le rapport des Français à leur consommation d’eau. Il s’avère que nous sommes désormais deux sur trois (66%) à faire attention à fermer le robinet pour éviter le gaspillage, contre un sur deux (52%) en 1995. Chez les jeunes (18-25 ans), la proportion est en-deçà de la moyenne (57%) mais elles progressent nettement par rapport à 1995 (+22 points). En quinze ans, les raisons conduisant à limiter la consommation d’eau ont sensiblement évolué: en 1995, elles étaient motivées par le souhait d’alléger la facture, aujourd’hui c’est le désir de préserver une ressource naturelle qui prime.


Enfin, le «succès du bio est une des manifestations les plus visibles des changements d’habitude à l’œuvre ces dernières années». Réservé à une minorité plutôt aisée et très engagée il y a une quinzaine d’années, le bio se diffuse dans les catégories les plus modestes: 52% des personnes disposant de moins de 900€ par mois en consomment aujourd’hui. 60% des jeunes en achètent de temps à autre.


«Toutes ces manifestations d’une consommation plus responsable et réfléchie s’accompagnent d’une vigilance et d’une exigence plus fortes des ménages», conclut l’étude. Seuls 31% des Français considèrent aujourd’hui que les informations présentent sur les produits verts sont scientifiquement fondées.

 

 


Published by Gerome - dans Nature
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