27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 13:22

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PRÉAMBULE:

 

Considérant que la Vie est une, tous les êtres vivants ayant une origine commune et s'étant différenciés au cours de l'évolution des espèces, considérant que tout être vivant possède des droits naturels et que tout animal doté d'un système nerveux possède des droits particuliers, Considérant que le mépris, voire la simple méconnaissance de ces droits naturels provoquent de graves atteintes à la Nature et conduisent l'homme à commettre des crimes envers les animaux, Considérant que la coexistence des espèces dans le monde implique la reconnaissance par l'espèce humaine du droit à l'existence des autres espèces animales,
Considérant que le respect des animaux par l'homme est inséparable du respect des hommes entre eux,

IL EST PROCLAME CE QUI SUIT :

Article premier
Tous les animaux ont des droits égaux à l’existence dans le cadre des équilibres biologiques. Cette égalité n’occulte pas la diversité des espèces et des individus.

Article 2
Toute vie animale a droit au respect.

Article 3
1- Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels.
2- Si la mise à mort d’un animal est nécessaire, elle doit être instantanée, indolore et non génératrice d’angoisse.
3- L’animal mort doit être traité avec décence.

Article 4
1- L’animal sauvage a le droit de vivre libre dans son milieu naturel, et de s’y reproduire.
2- La privation prolongée de sa liberté, la chasse et la pêche de loisir, ainsi que toute utilisation de l’animal sauvage à d’autres fins que vitales, sont contraires à ce droit.

Article 5
1- L’animal que l’homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et à des soins attentifs.
2- Il ne doit en aucun cas être abandonné, ou mis à mort de manière injustifiée.
3- Toutes les formes d’élevage et d’utilisation de l’animal doivent respecter la physiologie et le comportement propres à l’espèce.
4- Les exhibitions, les spectacles, les films utilisant des animaux doivent aussi respecter leur dignité et ne comporter aucune violence.

Article 6
1- L’expérimentation sur l’animal impliquant une souffrance physique ou psychique viole les droits de l’animal.
2- Les méthodes de remplacement doivent être développées et systématiquement mises en œuvre.

Article 7
Tout acte impliquant sans nécessité la mort d’un animal et toute décision conduisant à un tel acte constituent un crime contre la vie.

Article 8
1- Tout acte compromettant la survie d’une espèce sauvage, et toute décision conduisant à un tel acte constituent un génocide, c’est à dire un crime contre l’espèce.
2- Le massacre des animaux sauvages, la pollution et la destruction des biotopes sont des génocides.

Article 9
1- La personnalité juridique de l’animal et ses droits doivent être reconnus par la loi.
2- La défense et la sauvegarde de l’animal doivent avoir des représentants au sein des organismes gouvernementaux.

Article 10
L’éducation et l’instruction publique doivent conduire l’homme, dès son enfance, à observer, à comprendre, et à respecter les animaux.

La Déclaration Universelle des Droits de l'Animal a été proclamée solennellement à Paris, le 15 octobre 1978, à la Maison de l'Unesco.
Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l'Animal en 1989, a été rendu public en 1990.

 

 


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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 11:28

Le dernier rapport de Greenpeace ne fait pas dans la dentelle : sur les soixante-dix-seize échantillons provenant de quatorze grandes marques de vêtements * qu’a examiné l’ONG, cinquante-deux présentent des traces de substances chimiques toxiques. « Des éthoxylates de nonylphénol (NPE) ont été détectés dans deux tiers de ces échantillons », a souligné Li Yifang, représentante de l’association en Chine, lors de la présentation de l’étude.


Précisons que les NPE sont des produits couramment utilisés dans les détergents et dans la production de textile naturels et synthétiques. A priori inoffensifs, ils présentent cependant un danger lorsqu’ils se décomposent, mutant alors en nonylphénol (NP), un perturbateur hormonal susceptible à la fois de contaminer la chaîne alimentaire et de s’accumuler au sein des organismes, menaçant leur fertilité, leur système de reproduction et leur croissance.


Conçus pour la plupart en Asie (Chine, Vietnam, Malaisie, Philippines), les échantillons ont été prélevés dans dix-huit pays, dont huit Etats-membres de l’Union Européenne (UE), où l’utilisation du nonylphénol est officiellement interdite dans l’industrie textile depuis 2003. « Ce n’est pas seulement un problème pour les pays en développement (PED) où sont fabriqués les textiles : étant donné que des quantités résiduelles de NPE sont relâchées quand les vêtements sont lavés, ils s’insinuent dans des pays où leur usage est interdit », a résumé Li Yifang. Si les risques sont bien connus des professionnels, les entreprises textiles continueraient cependant de faire comme si.

 

« Toutes ces marques figurent sur la liste des entreprises qui cautionnent ce type de pratiques. Il est temps qu’elles aussi prennent leurs responsabilités », a enjoint Greenpeace dans un communiqué.

Ce deuxième volet n’est pas plus réjouissant que le premier, publié le 13 juillet dernier et selon lequel les fournisseurs des grandes marques textiles empoisonnent l’eau de certains fleuves chinois avec leurs déchets. Confrontée à de graves accusations, la direction de Nike s’est résolue à suivre l’engagement de celle de Puma, qui a promis de garantir à l’horizon 2020 « une transparence totale  vis-à-vis de tous les produits chimiques rejetés par les usines […] et de mettre à profit son influence, ses connaissances et son expérience pour mettre un terme à l’utilisation de substances chimiques dangereuses par l’industrie du textile ». Il était temps !

 

 


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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 11:58

La Semaine Internationale de l’Eau, qui s’achèvera lundi, met cette année les populations urbaines à l’honneur.

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Elle est avec l’énergie l’une des deux mamelles de la planète et notre bien le plus précieux. Réchauffement climatique oblige, elle se fait aussi de plus en plus rare, d’où de fortes tensions diplomatiques dans certaines régions du monde, notamment en Afrique et en Asie, et une question récurrente : fera-t-elle un jour l’objet d’une guerre ? On peut le craindre, indépendamment des campagnes préventives qui se multiplient à l’échelle mondiale pour inciter l’Homme qui a la chance de l’avoir à portée de main à ne pas trop tirer sur la corde.


C’est que l’eau, puisque c’est d’elle dont il s’agit, manque de plus en plus – les malheureux de la Corne de l’Afrique peuvent en témoigner -  que les situations de stress hydrique sont de plus en plus nombreuses et qu’avec l’accroissement démographique (les experts tablent sur neuf milliards d’individus à l’horizon 2050) des populations entières pourraient être décimées. Manifestement impossible à contenir sur la durée, la déforestation ajoute à l’inquiétude en Amazonie, au Congo ou encore en Indonésie.


Bien que la Terre en soit recouverte à hauteur de 72 %, plus d’un milliard d’être humains n’ont aujourd’hui pas accès à l’eau potable. Un citoyen américain a par ailleurs besoin de six cents litres d’eau par jour, soit trois fois plus qu’un Européen et grosso modo vingt fois plus qu’un Africain. Des disparités insupportables. Insupportable aussi, et assurément à méditer, le fait qu’il faille treize mille litres d’eau pour produire un malheureux kilogramme de boeuf…


Source de multiples tensions et gaspillages, au coeur de problématiques à la fois nombreuses et d’importance capitale, l’eau fait aussi l’objet d’une Semaine internationale dont l’édition 2011, qui rassemble deux mille cinq cents experts venus de cent trente pays, a été lancée dimanche dernier à Stockholm (Suède).

 

L’accent est porté cette année sur les enjeux urbains, largement sous-estimés sinon oubliés aujourd’hui. Et pourtant : « avec leurs économies d’échelle, les villes représentent d’excellentes opportunités pour développer des infrastructures permettant d’accroître la réutilisation des eaux usées et des déchets ainsi qu’une utilisation plus efficace de l’eau et des énergies », a rappelé le directeur exécutif de l’Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI) Anders Berntell. « Plus que jamais, nous avons besoin de nouvelles technologies et de politiques pour compenser les pénuries en eau qui frappent une proportion croissante de la population mondiale », a de son côté déclaré la ministre suédoise à l’Aide internationale Gunilla Carlsson au cours de la séance d’ouverture.


Quant au Commissaire européen chargé du Développement Andris Piebalgs, il vient de réaffirmer l’engagement continental de réduire de moitié à l’horizon 2015 le pourcentage de population privée d’un accès durable à un approvisionnement en eau potable et à des services d’assainissement de base. Immense, le défi ne pourra être relevé qu’à conditions d’une volonté politique indéfectible, de mesures fortes au niveau international et que chacun, du quidam au décideur, prenne conscience de ses responsabilités.


En attendant, les participants à cette vingt-et-unième Semaine Internationale,  qui a aussi donné lieu à un concours international de posters, publieront à son issue une déclaration sur laquelle les protagonistes du Sommet de la Terre 2012, qui se tiendra en juin prochain à Rio de Janeiro (Brésil), devraient s’appuyer. Il serait quoi qu’il en soit regrettable qu’ils ne profitent pas de l’occasion pour jeter les bases de la grande révolution « écoleau » dont l’humanité a besoin.

 

 


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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 10:09

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Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, il faudrait moins de quatre ans pour améliorer significativement l'accès à l'eau potable dans le monde, moyennant quelques investissements...


0,16% du PIB mondial, soit 198 milliards de dollars (environ 137 milliards d’euros): selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (Unep), cette somme suffirait à réduire de moitié en moins de quatre ans le nombre de personnes privées d’un accès à l’eau potable et à un réseau d’assainissement élémentaire dans le monde. Dans un rapport publié à l’occasion de la Semaine mondiale de l’eau, l’Unep souligne également que l’eau doit être utilisée de manière plus efficace, faute de quoi la demande pourrait être de 40% supérieure à l’offre en 2030.


Préserver les sources, une priorité selon l’Unep


Selon l’Unep, «1,6 milliard de personnes vivent dans des zones déjà en proie à une pénurie d'eau et on pourrait rapidement arriver à deux milliards si rien ne change». Pour enrayer cette pénurie, il suffirait d’investir 0,16% du PIB mondial dans les systèmes d’approvisionnement, de préserver les ressources et d’améliorer le retraitement et la réutilisation des eaux, explique l’Unep. Citée en exemple, la Corée du Sud va ainsi investir 17,3 milliards de dollars dans un projet de restauration de ses quatre grands fleuves. Les écosystèmes des bassins fluviaux vont être restaurés afin d’améliorer la qualité de l’eau, un moyen de réduire les coûts de traitement et d’enrayer les maladies liées à l’eau.


Une utilisation plus efficace de l’eau sera nécessaire


L’irrigation des cultures représente plus de 70% de l’eau utilisée dans le monde. Nécessaire pour nourrir 9 milliards d’humains à l’horizon 2050, l’agriculture risque toutefois d’entrer en concurrence avec l’industrie dans les pays émergents: en Chine, l’Unep estime que plus de la moitié de l’augmentation de la demande en eau devrait être due au secteur industriel dans les 25 prochaines années. Pour éviter que des sources d’eau ne soient taries ou polluées par leur utilisation agricole et industrielle, des investissements dans les infrastructures, des réformes de la politique de l’eau et le développement de nouvelles technologies sont indispensables selon l’étude de l’Unep.


Mais cela ne suffira pas: l’Unep estime que le déficit en eau ne pourra être comblé qu’en améliorant sa productivité, c’est-à-dire en utilisant moins d’eau pour produire autant. Par exemple, les cultures agricoles devraient être mieux adaptées aux conditions climatiques pour réduire les besoins en irrigation et les techniques d’arrosage pourraient être revues pour se rapprocher d’un goutte-à-goutte ciblant les besoins précis des plantes. Enfin, l’Unep préconise une augmentation de l’offre en eau  via la construction de nouveaux barrages et d’usines de dessalement d’eau de mer.

 

 


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