5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 07:08

article jardinage

 

 

Alors que le jardin nous permet de retrouver un lien avec la nature, des pratiques peu respectueuses de l'environnement y sont encore courantes, souvent par méconnaissance. Quelques conseils à suivre pour un jardin plus vert…


La friche, c’est chic!

Une friche est un endroit où l’on oublie binettes et sarcleuses, arrosoir et pulvérisateur. Un petit coin où la nature pourra s’exprimer, où des espèces de plantes et d’animaux - souvent en voie de disparition - pourront se maintenir et prospérer. Il n’y a pas de papillons sans mauvaises herbes !


La petite prairie devant la maison

La pelouse est sans aucun doute le type de plantation qui occupe la plus grande surface dans nos jardins. Transformer cet espace de gazon en prairie présente pourtant des avantages : d’abord des économies de temps et d’argent (finies, les dépenses de carburant et les frais de réparation pour la tondeuse !), une réduction des nuisances sonores et une diminution de la consommation de produits chimiques. Il y a aussi l’aspect esthétique, puisqu’une prairie, plus romantique et sauvage, se couvre de fleurs du printemps à l’automne ! La biodiversité est préservée et votre jardin protégé, car ce petit coin de prairie accueille de nombreux insectes, utiles pour votre espace vert.


Vos amis les bêtes

Protéger la biodiversité c’est aussi protéger notre avenir. Le bon fonctionnement de notre planète (cycles du carbone, de l’eau, de l’oxygène…) est lié à la santé des écosystèmes. Une espèce qui disparaît, c’est un des maillons d’une chaîne qui se brise, remettant en question la survie d’autres espèces… Accueillir la biodiversité dans son jardin permet aussi de limiter son travail et l’emploi de pesticides. Plus votre jardin ressemble à un écosystème naturel, plus il pourra se défendre contre les aléas climatiques et les ravageurs. Les insectes pourront améliorer la pollinisation au potager et au verger, et protègeront de façon naturelle vos plantations contre les pucerons et autres cochenilles.


L’eau, une ressource à préserver

Économiser l’eau est bon pour le porte-feuille et l’écologie ! L’arrosage du jardin représente en moyenne 9 litres par personne et par jour. Avec des gestes simples, il est possible d’économiser environ 35 m³ d’eau par an, soit 100 e, pour un jardin moyen : investissez par exemple dans un récupérateur d’eau de pluie, ou placez une bassine en permanence dans l’évier pour récupérer l’eau sans en perdre une goutte, et arroser ensuite vos plantations.


Faites votre compost

Presqu’un rêve d’alchimiste : transformer les déchets en une matière en or ! En effet, 30 % de nos détritus peuvent devenir, en quelques mois, un véritable engrais naturel. Avantages ? De meilleures récoltes, des économies d’eau, la réduction des déchets et l’emploi de matières naturelles dans le jardin. Le compost améliore la structure du sol, l’enrichit en matière organique sans détruire les micro-organismes si importants pour les végétaux. De plus, il est disponible pour les plantes sur le long terme et ne pollue pas les nappes phréatiques et les rivières.


Extinction des feux

Chaque nuit, au retour des beaux jours, les éclairages de jardins provoquent la mort directe ou indirecte de centaines d’insectes, dont certains sont proches de l’extinction. L’éclairage figure ainsi parmi les trois causes principales du déclin des papillons, avec l’abus de pesticides et la raréfaction des habitats. L’été, près de 150 insectes meurent en moyenne sur chaque réverbère… Et s’ils ne sont pas piégés ou tués par l’installation elle-même, ils sont souvent victimes de leurs prédateurs (chauves-souris, crapauds, etc.) attirés par la présence de proies en si grand nombre. Sans oublier que les lumières extérieures sont très énergivores : en France, l’éclairage public serait responsable à 4 % des émissions de gaz à effet de serre.


La flore locale, petit bonheur des papillons

Les papillons sont souvent confrontés à de grandes difficultés pour se nourrir et se reproduire dans nos jardins. Les chenilles, par exemple, dont le régime ne tolère souvent qu’une ou quelques espèces de plantes, ne trouvent pas leur bonheur avec les plantes exotiques de nos jardins. Replanter des fleurs et arbustes locaux est ainsi indispensable pour accueillir et préserver papillons et autres insectes.


Prenez soin de vos sols

Le sol est l’élément de base du jardin, dont dépend la croissance et la santé de nos plantations. Bien le gérer permet donc de mieux valoriser les apports nutritifs, réduire l’arrosage, limiter le traitement des maladies… Attention donc à l’abus d’engrais, cause de pollution des milieux naturels.


Bannissez les pesticides

Les pesticides ne sont pas des produits anodins. Ils contiennent des substances actives qui agissent sur les mauvaises herbes et les nuisibles, mais aussi sur la vie sauvage. Dans les jardins, les produits généralistes touchent tous les insectes, donc aussi ceux dits « utiles », comme les abeilles, les coccinelles ou les papillons.


Devenez ambassadeur de la diversité

Faites partager votre plaisir d’entretenir un jardin naturel, avec des oiseaux, des papillons et toute une vie sauvage. Vos amis seront séduits et puis qui sait, vous ferez peut-être des émules!

 

 


4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 09:25

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Certains insectes de la famille des coléoptères pourraient contribuer à diminuer l’utilisation des herbicides, fléau environnemental bien connu entre autres des abeilles. Une trouvaille intéressante dans le cadre du plan gouvernemental Ecophyto 2018 et que l’on doit à une équipe de chercheurs de l’INRA (Institut national de recherche agronomique) de Dijon (Côte-d’Or) et de la station expérimentale de Rothamsted (Grande-Bretagne).


Celle-ci a trouvé une alternative aux produits chimiques pour lutter contre les mauvaises herbes qui se propagent dans les champs : des carabidés, insectes aux noms barbares issus de la famille des coléoptères, comme l’Amara, le Calathus, le Harpalus ou le Pterostichus. Lors d’une étude réalisée outre-Manche, les scientifiques ont en effet remarqué que ces petits insectes, naturellement présents dans les champs, se nourrissent des graines des mauvaises herbes, les adventices. Ce faisant, ils enrayent leur développement.


L’idée n’est cependant pas d’introduire davantage d’insectes bienfaiteurs mais plutôt de les conserver. « Cela pourrait par exemple passer par la conservation d’espaces hors champs comme les haies ou les bordures et par une adaptation des pratiques agricoles, plus spécialement du travail du sol, qui est le lieu de vie de ces insectes. Ainsi, un labour profond n’aura pas le même impact qu’un travail plus superficiel sur la capacité de ces insectes à boucler leur cycle de vie », a décrypté Aline Boursault, co-auteure de l’étude.

 

Une très bonne nouvelle pour l’environnement donc, car même si les insectes nuisibles et autres champignons pathogènes pâtissent d’une réputation plus mauvaise, les adventices sont tout autant problématiques. Il a ainsi fallu près de six mille tonnes d’herbicides pour pouvoir traiter plus de trois millions d’hectares de champs de céréales en Grande-Bretagne en 2008.

 

Quant au plan Ecophyto 2018, instauré à l’automne 2008 dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, il instaurera des mesures qualifiées de « drastiques » par Mme Boursault, selon laquelle « De nombreuses molécules d’herbicides seront interdites. Il faut donc trouver des alternatives à la gestion chimique des adventices ». Les coléoptères semblent donc en être une. Peut-être y’en a-t-il d’autres que les experts découvriront dans les mois à venir. Les recherches doivent en tout cas être approfondies et toutes les pistes explorées. Englobant des thématiques liées à la santé publique et à la préservation des écosystèmes, l’enjeu est en effet de taille.

 

 


 

 

 

4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 08:11

Qualit'ENR, l'organisme de qualification des entreprises d'installations d'énergies renouvelables, pense que le secteur a encore de beaux jours devant lui, à condition de revoir un peu les règles du jeu...

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Electricité photovoltaïque, solaire thermique, pompes à chaleur... Depuis quelques années les particuliers se voient proposer une palette d’énergies renouvelables leur permettant de réduire leur facture énergétique. Qualit'ENR est l'organisme qui qualifie les entreprises ayant bien été formées à la pose de ces installations. Pour son directeur de la communication, Francky Boisseau, ce marché va continuer de croître, malgré un passage difficile cette année...


Après plusieurs années de croissance continue, le secteur de l’installation de panneaux photovoltaïques pour les particuliers traverse une crise, suite à la baisse des aides publiques. Quelles en sont les conséquences pour votre organisme?


La conséquence la plus directe sera une baisse du nombre d’entreprises qualifiées. Nous en avons validé 12.757 l’année dernière - tous secteurs confondus, nous visons les 10.000 cette année. Nos qualifications, Qualisol (solaire thermique), Qualibois (chauffage bois), Quali PV (photovoltaïque) et Qualipac (pompes à chaleur)  sont renouvelables tous les ans. Nous avons constaté depuis le début de l’année la fermeture de plusieurs dizaines d’entreprises installant du photovoltaïque, et plusieurs centaines, dont ce n’était pas le cœur de métier, ne renouvellent pas leur demande de qualification, préférant se tourner vers des activités plus traditionnelles.


Les entreprises que vous formez sont généralement des artisans traditionnels qui souhaitent se tourner vers les énergies renouvelables?


C’est cela. Nous formons les couvreurs au photovoltaïque, les plombiers à la pose de chauffe-eau solaire… Pour nous c’est essentiel d’en former un maximum, parce que le particulier a plutôt tendance à se tourner vers les artisans près de chez lui. En cinq ans nous avons formé environ 40.000 personnes. Quelque 90% des chauffe-eau solaires sont désormais installés par des professionnels Qualisol. La liste des entreprises qualifiées figure sur notre annuaire: www.qualit-enr.org/annuaire


Cela n’a pas empêché certains professionnels peu scrupuleux d’investir les marchés de la pompe à chaleur puis du photovoltaïque, qui ont bénéficié d’importantes aides publiques, pour placer du matériel de mauvaise qualité?


Non, et cela a nui à l’ensemble de la profession. Ces aides étant réduites cela va automatiquement purger ces domaines d’activité. Mais pour définitivement écarter les mauvais professionnels, nous demandons que les aides publiques, comme les crédits d’impôt ou l’eco-prêt à taux 0, ne soient accordées qu’aux particuliers faisant appel à des entreprises qualifiées.


Les entreprises que vous qualifiez sont-elles toutes fiables?


La qualification ne vaut pas garantie de résultat. En revanche avant de qualifier une entreprise nous la formons, et nous nous assurons qu’elle a bien souscrit une assurance. Par ailleurs nous réalisons entre 3.000 et 4.000 audits sur le terrain par an, pour s’assurer de la qualité du travail fourni. Malgré cela il nous arrive de retirer leur qualification à quelques entreprises, mais c’est très rare.


Quels sont les pièges à éviter pour le particulier?


Se méfier des entreprises qui font du démarchage téléphonique, un bon professionnel n’en a généralement pas besoin. Mettre en concurrence les entrepreneurs, et refuser ceux qui réalisent des devis sans se déplacer sur le lieu du chantier. Demander des photos d’installations qu’il a posées. Et en choir un assez proche de chez soi, c’est plus facile pour gérer les éventuelles complications.


Après la crise de cette année, pensez-vous que le marché du photovoltaïque va redémarrer?


Oui, car cela reste un investissement rentable. Il y a encore un crédit d’impôt de 22% sur les installations, le tarif de rachat de l’électricité a baissé mais il est encore garanti 42 centimes à ce jour, pour une durée de 20 ans, la qualité du matériel s’améliore alors que son prix baisse… Il faut rétablir la confiance auprès du particulier, et continuer d'améliorer le taux d'équipement en France, où 160.000 habitats individuels sont déjà équipés.


Quelles sont les autres énergies renouvelables qui ont le vent en poupe?


La pompe à chaleur est un marché d’avenir. Il y en a eu 60.000 d’installées l’année dernière. Elle permet de diviser par trois sa facture d’électricité, or, 70% des foyers en France fonctionnent à l’électricité. Tous les appareils bois, poêles, foyers, inserts… se développent énormément aussi. C’est un très bon chauffage d’appoint. Et il y a encore 35.000 chauffe-eaux solaires d’installés chaque année en France. Pour les particuliers habitant dans une région ensoleillée, il permet tout de même la fourniture d’eau chaude gratuite d’avril à septembre.

 

 


3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 07:28

L'appel d'offres pour l'éolien offshore a fait naître des vocations dans les ports de la côte ouest française...

 

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De Dunkerque à Bordeaux, les ports de la façade ouest de la France, petits et grands, affûtent leurs armes pour capter une part de la manne de l'éolien marin, une activité nouvelle promise à un fort développement. «L'objectif est de créer de toutes pièces une filière qui pourrait générer rapidement 2.000 emplois directs et pérennes dans un port comme Le Havre», assure Michaël Hidrio, à l'agence de développement du Havre.

 

L'enjeu porte dans l'immédiat sur les 600 éoliennes de l'appel d'offres lancé par le gouvernement en juillet qui représentent un investissement de 10 milliards d'euros. Elles devront être installées, à partir de 2015, au large du Tréport et de Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-mer (Calvados), Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).


Le Havre et Saint-Nazaire bien placés


En attendant la désignation des industriels lauréats prévue en avril, les ports voisins se disent prêts à offrir de l'espace pour construire, assembler et tester les éoliennes et un quai pour les embarquer vers les champs d'implantation en mer. Tous font du lobbying, organisent des colloques sur ce thème et établissent des annuaires des compétences locales. Dans cette course, Le Havre et Saint-Nazaire apparaissent les mieux placés en raison de la qualité de leurs installations et de la densité de leur tissu industriel. Le premier qui propose deux sites, au choix, bénéficie de la proximité des trois projets de champs normands localisés dans un rayon de 120 km de ses quais.


Le second qui proposera prochainement un site compte dans son orbite le chantier naval STX dont le carnet de commandes a besoin de se remplir et qui a fait des énergies marines un axe de diversification. L'entreprise a ainsi conçu un navire de pose des éoliennes et développe un projet de fondations pour ancrer ces engins en mer.


Des éoliennes après un EPR à Cherbourg?


Plus modestes par leur taille, mais au coeur des projets, Cherbourg et Brest se sont mobilisés très tôt et bénéficient du soutien appuyé de leurs régions respectives, la Basse-Normandie et la Bretagne. A Cherbourg, le port met à disposition un site pour accueillir cette activité qui pourrait prendre le relais du chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville, prévu pour se terminer en 2016. A Brest, la Bretagne a prévu d'aménager pour les énergies marines un polder d'une cinquantaine d'hectares. «C'est tout le tissu industriel breton qui est derrière avec le cluster Bretagne pôle naval dont l'expertise pourrait être utilisée pour l'éolien», assure Jean-Hervé Lacroix, directeur du département industrie à la CCI de Brest.


Plus excentrés, Dunkerque et Bordeaux se sont quand même mis sur les rangs avec deux sites pour le premier et une zone de développement éolien en projet sur son terminal du Verdon pour le second. Enfin des ports beaucoup plus petits comme Fécamp, Dieppe ou encore Saint-Brieuc, proches des futurs parcs, se positionnent pour assurer la maintenance des éoliennes lorsqu'elles seront en activité.


Les ports français regardent vers l’étranger


Tout ne sera pas perdu pour les ports non-retenus par les industriels lauréats: ils auront droit à une seconde chance avec le deuxième appel d'offres qui doit être lancé en avril prochain ou pourront miser sur l'export. Brest, Cherbourg et Le Havre regardent vers le sud de l'Angleterre où les projets sont nombreux et les capacités portuaires limitées tandis que Dunkerque lorgne les fabuleux marchés du nord de l'Europe. «Nous nous positionnons en Manche mais aussi en Mer du Nord où le principal du développement de l'éolien marin se fera dans les 20 ans à venir», assure Jean-Frédéric Laurent, directeur du développement du port de Dunkerque.

 

 


Published by Gerome - dans Nature
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