Déforestation : un moratoire entre en vigueur en Indonésie

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Le jeudi 19 mai, un moratoire de deux ans sur les permis de déboisement des forêts équatoriales est entré en vigueur en Indonésie. Annoncée il y a un an afin de lutter contre la déforestation, cette mesure devait être lancée en janvier dernier mais des divergences quant à la nature des forêts à prendre en compte ont repoussé de cinq mois cette entrée en vigueur.

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Ce moratoire a été décidé dans le cadre d'un accord avec la Norvège en mai 2010. Celle-ci a promis de consacrer un budget de un milliard de dollars pour aider le pays à protéger ses forêts. Comme le rapporte Romandie, le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a signé le décret portant sur la suspension de tous les permis d'exploitation forestière. Une suspension de la conversion de forêts et de tourbières en terres cultivables, qui doit durer deux ans.

 

Les détails de ce moratoire, et notamment les types de forêts concernés, ne sont pas encore connus. Ainsi, si Bustar Maitar, un responsable de Greenpeace Indonésie, salue cette décision, il reste réservé. Si le moratoire ne couvre que les forêts primaires, qui sont déjà protégées, il n'aura aucune utilité, estime en effet l'écologiste.

 

L'Indonésie abrite le troisième bassin de forêts équatoriales du monde, après le Brésil et la République démocratique du Congo. Mais au cours de ces dernières décennies, les surfaces boisées, sacrifiées pour faire place aux cultures de palmiers à huile notamment, ont considérablement diminué. Une déforestation qui concerne tout particulièrement les îles de Bornéo et Sumatra. D'ici à 2020, l'Indonésie a pour objectif de réduire d'au moins 26% ses émissions de gaz à effet de serre. Un engagement qui ne pourra être respecté sans une protection accrue des surfaces boisées, la déforestation étant la principale source d'émission de GES du pays.

 

 

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Tous les bons plans pour économiser son eau

Publié le par Gerome

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Avec la vague de sécheresse les mesures de restriction d'eau s'étendent en France. MarcelGreen.com nous livre tous ses bons plans pour économiser son eau...

Ce sont désormais 46 départements français qui sont concernés par les restrictions d'eau mises en vigueur pour lutter contre la sécheresse. Les plus touchés sont bien entendu les éleveurs et les agriculteurs, dont les activités consomment 70% de l'eau potable en France. L'usage domestique de l'eau en représente quant à lui 15%. Les restrictions concernant les particuliers consistent pour la plupart à interdire le lavage des voitures, l'arrosage des plantes et le remplissage des piscines. Selon un sondage Ifop publié par Sud Ouest Dimanche, 86% des français se disent prêts à accepter des coupures d'eau potable dans la journée pour en limiter la consommation. Alors puisque nous semblons tous pleins de bonne volonté, commençons par adopter quelques petites astuces assez simples qui permettent de réduire efficacement la consommation d'eau à la maison.

Pour laver sa voiture

Laver votre voiture sans eau, c'est tout à fait possible en utilisant des produits biodégradables qui ne nécessitent pas de rinçage. Ils s'appliquent à l'aide d'un chiffon microfibre. Ces produits se trouvent facilement chez les concessionnaires et de plus en plus en grande surface.

Pour arroser son jardin

La première règle consiste à choisir des plantes adaptées à votre terre, de sorte que leur entretien sera plus facile et moins gourmand en eau et en engrais. De plus, lorsqu'on prend la peine de bien se renseigner sur les besoins hydriques d'une plante, la fréquence d'arrosage et l'exposition idéale au soleil qu'elle requiert, on arrive vite à optimiser l'arrosage pour le réduire et le rendre plus efficace que si on le fait à l'aveuglette. Pour éviter au maximum que l'eau ne  s'évapore, il faut arroser son jardin soit très tôt le matin, soit le soir après le coucher du soleil. En plus de gaspiller de l'eau, un arrosage en plein soleil est mauvais pour les plantes, cela peut même brûler leurs racines et les achever, en cas de canicule. Un bon moyen d'arroser son jardin en dépensant moins d'eau est d'installer un système de récupération d'eau de pluie. Cela vous apportera une certaine indépendance vis-à-vis du système de distribution collective, d'autant plus intéressante si vous êtes dans un des départements touchés par les restrictions d'eau.

Pour remplir sa piscine

Si vous comptez installer une piscine chez vous cette année, vous pouvez essayer d'inclure des critères écologiques au moment même de sa construction: il existe par exemple des piscines «naturelles» qui recréent un semblant d'écosystème dans  le bassin, une végétation et une faune aquatique qui régule et nettoie l'eau. Si vous avez une traditionnelle piscine bleue turquoise, vous pouvez éviter les déperditions d’eau dues aux éclaboussures en évitant de trop la remplir. L'utilisation d'une bâche, lorsque personne n'est dedans, permet de limiter efficacement l'évaporation de l'eau. Le vent est aussi un facteur d'évaporation non négligeable ; pour réduire son impact, vous pouvez installer une  barrière ou une haie d'arbustes tout autour du bassin. Il faut aussi veiller à ce que les filtres fonctionnement correctement: plus la piscine reste propre, moins son renouvellement en eau sera fréquent. Enfin, pour l'entretien, préférez le sel au chlore, qui est très polluant.

A la cuisine

Pour réduire le débit d'eau tout en conservant la même pression, vous pouvez installer sur vos robinets des réducteurs de débit, communément appelés mousseurs ou aérateurs. Si vous changez vos robinets, optez pour des mitigeurs, qui permettent de ne pas passer une éternité à régler la température de l'eau. Le lave-vaisselle permet aussi d'économiser de l'eau par rapport au lavage à la main, et les modèles actuels sont de plus en plus économes ; ils n'utilisent que 20 à 25 litres d'eau, contre 25 à 40 litres pour les moins récents. Il faut aussi surveiller les canalisations dans toute la maison, afin d'éviter les fuites, qui à long terme peuvent représenter un gaspillage considérable.

A la salle de bains

De la même façon, l'installation de mitigeurs et de douchettes économes permettent de réduire sensiblement la consommation d'eau. D'autre part, si vous évitez de prendre des bains et de rester des heures sous la douche, les factures écologique et économique seront encore plus légères.
 Pensez aussi, si ce n'est pas déjà fait, à installer une chasse d'eau à deux boutons.  Si vous êtes doué en bricolage, vous pouvez même faire en sorte que l'eau usagée du lavabo serve à alimenter votre chasse d'eau. En appliquant toutes ces mesures, vous pourrez réduire jusqu'à 40% de votre consommation d'eau potable.

 

 


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La qualité de l'air en ville s'est améliorée ces dernières années

Publié le par Gerome

Une étude qui vient d'être primée souligne une amélioration de la qualité de l'air en ville par rapport à 1998. Comparant différentes modes de locomotion, elle indique également que c'est en voiture que l'on est le plus exposé aux polluants…

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Mais si, on respire mieux en ville qu’il y a dix ans. Primée par le Predit (Programme de recherche et d’innovation dans les transports terrestres) le 12 mai dernier, une étude du laboratoire central de la préfecture de police de Paris (LCPP), du laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris et de la RATP démontre «une baisse de certains polluants (monoxyde de carbone, benzene et toluène) de l’ordre de 75% à 90% entre 1998 et 2008», résume Claudine Delaunay, adjointe au chef du pôle environnement au LCPP.

 

Une baisse qui fait «suite aux normes Euro limitant les émissions de polluants des véhicules neufs (hydrocarbures, CO, NOx et particules)», dixit l’étude. Des données qui seront certainement prises en compte par les huit agglomérations françaises devant présenter pour juillet leur projet de Zapa (zone d’action prioritaire pour l’air), un périmètre où la circulation de certains véhicules sera limitée voire interdite à partir de 2012.


L’étude, intitulée «Evaluation de l’exposition des citadins aux polluants atmosphériques au cours de leurs déplacements dans l’agglomération parisienne», révèle aussi que c’est en voiture que le citadin est le plus exposé à la pollution. «Plus particulièrement pour le dioxyde d’azote (NO2), le benzène, le toluène, le monoxyde de carbone (CO) et l’indice de carbone suie», souligne Claudine Delaunay.

 

«Aux heures de pointe, le niveau médian de NO2 présent dans l’habitacle d’une voiture roulant dans Paris est de 130 µg/m3, de 150 µg/m3 sur autoroute et il atteint 218µg/m3 sur le boulevard périphérique. Les niveaux médians de benzène sont de 10µg/m3 sur le périphérique et de 6 à 8 µg/m3 sur les autres trajets. Pour le toluène, les valeurs varient entre 28 et 39 µg/m3 quel que soit le trajet. L’indice de carbone suie, mesuré par le coefficient d’absorption des filtres sur lesquels ont été collectées les PM 2,5 (particules fines), est également particulièrement élevé sur le périphérique.» Seul le CO présente des niveaux faibles (valeurs médianes entre 1,7 et 3,3 ppm). <<< Retrouvez les valeurs réglementaires des polluants dans l'air ambiant ici


Les piétons les moins exposés


Dans les rames de métros et dans le RER, les niveaux des polluants gazeux «sont globalement faibles sauf pour l’acétone, dont les teneurs (19 à 28 µg/m3) traduisent la densité d’occupation des rames aux heures de pointe». En revanche, la pollution atmosphérique aux particules y est beaucoup plus élevée. «Particulièrement sur les lignes de métro 1 et 14 et sur le RER A, c’est-à-dire sur les lignes souterraines qui ont été évaluées», note Claudine Delaunay. «Ces particules sont en effet émises par le matériel roulant en phase de freinage et elles restent confinées dans les tunnels». Les teneurs médianes sur ces lignes sont comprises entre 119 et 155 µg/m3 et les maxima atteignent 311 µg/m3 sur le RERA.


«L’exposition à vélo est généralement intermédiaire pour tous les polluants. La configuration “à l’air libre” dans laquelle se trouve le cycliste conduit à une diminution assez nette de la plupart des polluants. L’exposition des passagers du bus est souvent intermédiaire entre celles de l’automobiliste et du cycliste. Le piéton marchant dans le quartier piétonnier et l’usager du tramway sont les moins exposés, tous polluants confondus (hormis acétone et formaldéhyde s’agissant des passagers du tramway). Les piétons empruntant les autres itinéraires et les cyclistes subissent des niveaux d’exposition intermédiaires.»


Etudes complémentaires


Cette étude va faire l’objet d’enquêtes plus approfondies, notamment de la RATP, qui veut creuser les résultats obtenus dans les bus. «Un bilan global pour les cyclistes est également en cours, explique Claudine Delaunay. L’inhalation des polluants dépend effectivement du temps d’exposition ainsi que du débit ventilatoire de la personne qui, du fait de l’effort physique développé, est plus important pour le cycliste que pour les autres modes de locomotion».


Il y aurait en Europe 350.000 décès prématurés par an dus à la pollution atmosphérique, dont 42.000 en France. Elle serait responsable d’une perte de 8,2 mois d’espérance de vie, et génèrerait un coût de 32 milliards d’euros de frais de santé par an.

 

 


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Climobs : le site qui veut ouvrir les yeux aux "climato-sceptiques"

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Demain, le site internet Climobs.fr sera en ligne. Réalisé pour lutter contre le "climato-scepticisme délirant", il va répertorier "en temps réel" toutes les données recueillies sur le changement climatique.


Le journaliste scientifique Yves Sciama est un des principaux fondateurs du site Climobs.fr qui sera mis en ligne demain sur Internet. Il a pour objectif de lutter contre les "climato-sceptiques" et a été réalisé par l'établissement public Universcience en partenariat avec le CNRS et Météo-France.

 

Il s'agit, grâce à la collecte de données concernant les modifications climatiques validées par les scientifiques ou par le groupe scientifique de l'ONU, "de suivre le changement climatique en temps réel", indique Roland Chaer, directeur sciences et société de la Cité des sciences et de l'industrie.

 

Sciences et Avenir indique que les données recueillies seront de toutes sortes : hausse des températures, montée du niveau des mers, fonte des glaciers... L'idée est "qu'il y ait un débat qui ne soit pas parasité par des données dont on ne sait pas d'où elles sortent, qu'il ait lieu sur une vraie base scientifique", explique Yves Sciama. Ce concept "unique au monde est né des controverses sur le changement climatique" qui ont été alimentées par les erreurs que contient le dernier rapport du Giec.

 

 

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Le niveau de la mer pourrait monter d'un mètre d'ici un siècle

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Le réchauffement climatique risque de multiplier les inondations dévastatrices sur les régions côtières, selon un rapport australien...

 

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Le niveau de la mer pourrait s'élever d'un mètre d'ici un siècle en raison du réchauffement climatique et cela risque de multiplier les inondations dévastatrices sur les régions côtières, a conclu un rapport australien rendu public lundi. Le premier rapport de la «Commission climat» du gouvernement australien a indiqué que les preuves du réchauffement de la terre ne faisaient plus de doute, et que la dernière décennie avait été la plus chaude jamais enregistrée.


Basée sur les données scientifiques les plus récentes collectées dans le monde, cette étude rapporte que les émissions de gaz à effet de serre sont sans aucun doute responsables de l'élévation des températures, du réchauffement des océans et de la montée du niveau de la mer. «Je pense que la hausse moyenne du niveau de la mer en 2100 comparé à 1990 sera de 50 centimètres à un mètre», a écrit dans la préface du document le professeur Will Steffen, responsable de la commission. Il a indiqué que, bien que sa prévision soit supérieure à celle du Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (Giec en 2007), qui était en dessous des 80 cm, il n'y avait pas contradiction car le Giec avait évoqué la possibilité de chiffres plus élevés.


Des catastrophes centennales deviendraient annuelles


«On est presque cinq ans plus tard maintenant, on en sait plus sur le comportement des calottes glaciaires. On a de très bonnes informations sur le Groenland. Nous savons que la glace fond, à un taux croissant», a-t-il déclaré à la presse. «Cela nous indique qu'il faut tendre vers l'estimation haute d'un mètre. Et il y a des gens qui disent qu'il faut aller bien au-delà».


Selon ce rapport, une élévation du niveau de la mer de 50 centimètres aurait un impact significatif inattendu, avec des inondations extrêmes dans les villes côtières de l'Australie telles que Sydney et Melbourne. Will Steffen a indiqué que dans certains cas, des catastrophes qui se produisent actuellement une fois par siècle, surviendraient une fois par an.

 

 


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