Nucléaire: Le Japon va davantage se tourner vers les énergies renouvelables

Publié le par Gerome

Le Japon tire les leçons de la catastrophe de Fukushima: mardi, le Premier ministre Naoto Kan a déclaré que le pays allait abandonner son plan de production à hauteur de 50% de l'électricité nationale grâce au nucléaire, pour favoriser les énergies renouvelables en remplacement. Selon le Premier ministre, la politique énergétique du Japon doit «repartir à zéro» après la catastrophe de Fukushima.

 

Le nucléaire fournissait jusqu'à présent 30% de l'énergie japonaise. Le gouvernement souhaitait faire monter cette proportion à 50%. Naoto Kan a donné un cap différent au pays, en assurant que la sécurité nucléaire serait renforcée et surtout que le Japon ferait «des efforts pour promouvoir les énergies renouvelables.» Un rapport devrait être présenté à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en juin, détaillant la nouvelle politique énergétique du Japon.

 

Deux mois jour pour jour après le séisme qui a frappé le Japon et mis en péril les centrales nucléaires du pays, la situation est loin d'être rétablie. Tepco, l'exploitant de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, a déclaré mercredi avoir peut-être décelé un nouvel écoulement d'eau radioactive vers l'océan, émanant cette fois-ci du réacteur n°3.

 

 

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Blé et maïs touchés par le réchauffement climatique

Publié le par Gerome

Les récoltes seraient moins abondantes depuis une trentaine d'années à cause du réchauffement du climat...

 

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Le réchauffement climatique a fait baisser depuis 1980 la production mondiale de maïs et de blé ce qui pourrait être un facteur dans la hausse des prix alimentaires durant cette période, selon une étude parue dans la revue Science datée de vendredi. «Les modèles informatiques qui lient les rendements des quatre grandes cultures à la météorologie indiquent que la production globale de maïs et de blé a diminué de 3,8% et 5,5% respectivement comparativement à une situation où il n'y aurait pas eu de réchauffement», précisent les auteurs de ces travaux.


La diminution de ces deux grandes récoltes serait responsable d'une augmentation de 6% des prix alimentaires depuis 30 ans, estiment-ils. Cela correspond à 60 milliards de dollars de dépenses supplémentaires annuelles dans le monde consacrées à la nourriture, ont-ils calculé. En revanche, les cultures de soja et de riz n'ont pas été affectées négativement par la montée des températures terrestres. Des pertes dans certaines régions du monde ont en effet été compensées par des gains ailleurs.


-15% pour le blé en Russie

Les auteurs de cette recherche, dont David Lobell de l'Université Stanford (Californie), ont examiné la production de ces quatre grandes récoltes mondiales qu'ils ont comparées aux relevés des températures sur le globe de 1980 à 2008. Ils ont aussi tenu compte d'autres facteurs météorologiques comme les précipitations. Ces quatre récoltes fournissent quelque 75% des calories que la population mondiale absorbe directement ou indirectement avec la viande et les autres produits provenant du bétail nourri avec des aliments fabriqués à partir de ces cultures.


Ils ont développé deux modèles informatiques, l’un simulant l'augmentation des températures de la Terre et le second laissant ces dernières inchangées à leur niveau de 1980, les autres variables étant égales par ailleurs dans les deux modèles. Les baisses de production ont varié selon les pays et les latitudes où ils se trouvent. La Russie a subi le plus fort recul (-15%) dans sa production de blé de 1980 à 2008, tandis que l'Inde, la France, le Brésil et la Chine ont vu leurs récoltes de maïs diminuer de seulement quelques points de pourcentage en raison du réchauffement. D'autres pays ont aussi enregistré de petits gains de production avec la montée des températures, toujours selon le modèle ordinateur.

Une exception: les plaines américaines


De plus, l'accroissement des émissions de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, a eu l'effet d'un fertilisant qui a contribué à la pousse des plantes, compensant en partie les pertes dues à la montée des températures. Les végétaux absorbent le CO2 présent dans l'atmosphère par la photosynthèse. Une fois prises en compte toutes ces variables, les auteurs de l'étude concluent qu'au final les effets du changement climatique ont été modestes jusqu'à présent.


Les Etats-Unis constituent une exception notable puisque les grandes plaines de production du Midwest n'ont pas connu de réchauffement de 1980 à 1988. Les récoltes n'ont donc pas diminué, relèvent les chercheurs sans vraiment en expliquer les raisons. Mais dans quasiment toute l'Europe, de grandes parties de l'Asie, certaines zones en Afrique et en Amérique du Sud, ils ont observé une augmentation de plusieurs degrés en moyenne depuis 1980 durant la période de la pousse des récoltes, augmentant la probabilité de journées très chaudes l'été. L'étude n'a en revanche constaté aucun changement notable dans les précipitations durant les trois dernières décennies.

 

 


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Le Giec va présenter un rapport sur la future part des énergies renouvelables

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Le Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat doit présenter à Abou Dabi lundi 9 mai un épais rapport sur les énergies renouvelables et la part qu'elles peuvent occuper dans le futur.


Le "rapport spécial du Giec sur les sources d'énergies renouvelables et atténuation du changement climatique" sera rendu public la semaine prochaine, selon l'AFP. Un rapport qui propose une synthèse des connaissances sur les principales énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse...), leurs coûts ainsi que leurs bénéfices. Il examine également une série de scénarios susceptibles de se réaliser dans les années à venir.

 

Ce rapport intermédiaire devrait contribuer à la rédaction du 5e grand rapport du Giec, prévu pour 2014, indique l'agence de presse. Ce dernier se penchera sur les preuves scientifiques du réchauffement, ses impacts et les solutions possibles.

Créé en 1988, le Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat compte près de 3.000 spécialistes des sciences de l'atmosphère, glaciologues, océanographes et économistes. Cette instance scientifique fait autorité en matière de réchauffement de la planète. Selon elle, le changement du climat est "sans équivoque" et les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités de l'homme sont responsables de l'augmentation des températures depuis une centaine d'années.

 

 

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Le premier parc français de production d'énergie solaire et éolienne vient de voir le jour

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C'est à Avignonet-Lauragais, près de Toulouse, que la société canadienne développe un gigantesque parc d'énergies renouvelables de trois hectares...

 

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Des panneaux photovoltaïques à perte de vue, entourés d’éoliennes. Le premier site de production mixte d’énergie solaire et éolienne français vient de voir le jour sur la commune d’Avignonet-Lauragais. En moins de six mois, 20.320 panneaux solaires ont été installés sur près de trois hectares. Ce parc a été construit par la société canadienne Boralex, avec le support de l’entreprise Q-Cells, spécialiste de l’industrie photovoltaïque. «Le parc solaire peut produire 5,4 GWh (Gigawatt heure), soit une alimentation d’énergie pour 1.540 foyers, explique Eric Nonnaffoux, directeur de développement de Boralex. Il devrait être mis en service en juin et bénéficie d’un contrat de 20 ans avec EDF ». Le complexe éolien, contenant une dizaine de machines installées en 2002, peut, quant à lui, produire 30 GWh pour donner de l’électricité à 8.570 foyers.

Un suivi de la flore et de la faune

Le parc de panneaux photovoltaïques représente un investissement de 14,6 millions d’euros. Les enjeux environnementaux ont été pris en compte lors de la construction du site. Aucun plot en béton n’a été nécessaire pour fixer les pieux supportant les équipements solaires. Sur les espaces non occupés, des céréales seront replantées et cultivées dans le cadre d’une agriculture raisonnée, avec un minimum d’eau et sans utilisation de produits phytosanitaires.

 

Un suivi de la flore et de la faune du parc sera également assuré par un bureau d’étude spécialisé dans l’environnement pendant trois ans. « C’est important de ne pas faire n’importe quoi sur ce territoire et de réintroduire les germes détruits par les travaux, confie Patrick Decostre, directeur général de Boralex. Nous venons d’ailleurs d’établir un partenariat avec l’ONG internationale de protection de la nature et de l’environnement WWF ». Et, lorsque les panneaux solaires arriveront en fin de vie, leur démantèlement est d’ores et déjà prévu. L’équipement sera recyclé grâce à l’association PV-Cycle.

 

 


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Climat : Schwarzenegger installe le bureau du R20 à Genève

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Fondé par l'ex-gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger, le bureau exécutif du R20 (un groupe de régions) qui veut lutter contre le changement climatique va être installé à Genève en Suisse et commencera son travail cet automne.

Le R20 (R pour régions, 20 pour l'année 2020) représente 30 régions du monde qui s'engagent à prendre des mesures pour éviter une hausse des températures de plus de 2°C par rapport à 1990. Ce groupe, qui veut contribuer à préserver la planète, a été lancé par Arnold Schwarzenegger lors du sommet de Copenhague sur le climat, le 15 décembre 2009.

 

Son bureau exécutif devrait prendre place à Genève en Suisse et être inauguré en novembre prochain, indique l'AFP. "Genève a été choisie par le R20 parce que s'y trouvent une majorité d'agences spécialisées de l'ONU dans le domaine de l'environnement ainsi que de grandes ONG, comme le WWF, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le WEF, mais aussi les banques privées", a expliqué le directeur exécutif du R20, Christophe Nuttall, cité par l'agence de presse.

L'un des buts du R20, rappelle l'AFP, est de faciliter l'accès des régions à l'expertise et au financement dans le domaine de l'environnement. La Charte du R20 a été signée à Sacramento en Californie en novembre 2010.

 

 

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