8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:00

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Surfer sur le Net, envoyer un email, télécharger des documents, les partager : toutes ces actions ont un poids pour la planète, d’autant plus important que nous sommes actuellement 1,5 milliard d’internautes à naviguer sur le Web quasi quotidiennement, tant pour notre vie professionnelle que personnelle.


Les technologies de l’information et de la communication (TIC) contribuent ainsi à hauteur de 2 % aux émissions européennes de gaz à effet de serre, selon un rapport de septembre 2008 réalisé par l'agence d'évaluation environnementale BIO Intelligence service pour la Commission européenne. Ce chiffre devrait doubler d’ici 2020, si nous ne changeons pas nos modes de vie. Afin de mieux connaître, comprendre et maîtriser l’impact environnemental des TIC, l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) publie, jeudi 7 juillet, une analyse du cycle de vie (ACV) de trois de leurs usages emblématiques : les courriers électroniques, les requêtes effectuées sur Internet et les supports de transmission de documents tels que les clés USB.


 

 Les emails. Chaque jour, c'est une inflation de messages qui se bousculent dans nos boîtes : des courriels professionnels, des messages personnels mais aussi d'innombrables newsletters, chaînes de mails ou publicités. Au final, 247 milliards de courriers électroniques ont été envoyés chaque jour dans le monde en 2009, en incluant les spams, et ce chiffre devrait grimper à 507 milliards d'ici trois ans, selon le site Arobase.


En France, chaque salarié, dans une entreprise de 100 personnes, reçoit en moyenne 58 courriels par jour et en envoie 33. A raison d'une taille moyenne d'1 Mo — chiffre de base des calculs, probablement excessif — l'Ademe a calculé que ces envois d'emails dans le cadre professionnel génèrent chaque année des émissions de gaz à effet de serre effarantes : pas moins de 13,6 tonnes équivalent CO2 à l'échelle de l'entreprise de 100 personnes — soit environ 13 allers-retours Paris-New York — ou encore 136 kg équivalent CO2 par salarié.


En cause, l'utilisation d'énergie engendrée par le fonctionnement des ordinateurs de l'émetteur et du destinataire du mail, la production de cet ordinateur et notamment de ses composants électroniques — puisque l'ACV, contrairement au bilan carbone, étudie l'impact environnemental intégral d'un élément — ainsi que le fonctionnement des data centers, qui stockent et traitent les données.


Le but de l'Ademe n'est bien sûr pas d'inciter à préférer les courriers traditionnels aux mails mais d'expliquer comment en faire usage d'une manière plus respectueuse de l'environnement. Pour réduire cette pollution, l'ACV pointe en premier lieu l'importance du nombre de destinataires. Ainsi, décupler leur nombre multiplie par 4 les émissions de gaz à effet de serre tandis que soustraire un destinataire permet de gagner 6 g équivalent CO2, soit 44 kg par an et par employé.

 

Au final, "réduire de 10 % l’envoi de courriels incluant systématiquement son responsable et un de ses collègues au sein d’une entreprise de 100 personnes permet un gain d’environ 1 tonne équivalent CO2 sur l’année", note l'Ademe. Ce gain augmente évidemment avec la taille des courriels : pour des mails de 10 Mo et non plus 1 Mo, ce sont 8 tonnes d'équivalent CO2 qui sont économisées.

Le stockage des mails et des pièces jointes sur un serveur est aussi un enjeu important : plus le courriel est conservé longtemps, plus son impact sur le changement climatique sera fort, assure l'Ademe. Enfin, plus attendu, l'un des postes majeurs d'émissions de gaz à effet de serre liés aux emails réside dans leur impression. Réduire de 10 % le taux d’impression permet d’économiser 5 tonnes équivalent CO2 sur un an dans une entreprise.


Les requêtes Web. C'est le propre d'Internet : se balader de page en page et de lien en lien sans fin. Un internaute français effectue ainsi en moyenne 2,66 recherches sur Internet par jour, soit 949 recherches par an, selon l'institut Médiamétrie.

Mais surfer sur le Net s'avère polluant pour l'environnement dans le sens où les serveurs consomment de l'électricité et dégagent de la chaleur. Selon l'Ademe, la recherche d’information via un moteur de recherche représente au final 9,9 kg équivalent CO2 par an et par internaute. Comment réduire cet impact ? Utiliser des mots clés précis lors des recherches, saisir directement l'URL lorsqu'on la connaît, enregistrer les sites que l'on utilise souvent dans ses "favoris" : autant d'actions qui permettent de gagner 5 kg éq CO2 par an et par personne.


La clé USB. Ce dernier usage, jusqu'à présent moins étudié, concerne à la fois l'impact de la production d'une clé USB et la lecture des fichiers qu'elle permet de stocker. Au total, transmettre un document de 10 Mo à une personne via une clé USB de 512 Mo émet 11 g d’équivalent CO2. Dans le cas d'un fichier transmis à 1000 personnes, lors d’un colloque par exemple, les émissions grimpent et équivalent celles engendrées par un trajet de 80 kilomètres en voiture.


Comment expliquer cet impact ? La production de la clé USB, qui nécessite beaucoup d'énergie, d'eau et de métaux rares, est le poste le plus polluant du cycle de vie. Vient ensuite la consommation énergétique de l’ordinateur sur lequel est utilisée la clé. Selon l'Ademe, si le temps de lecture du document n’excède pas 2 à 3 minutes par page, la lecture à l’écran est celle qui a le moins d’impact sur le changement climatique. Au-delà, l’impression du document en noir et blanc, recto-verso et 2 pages par feuille devient préférable pour réduire les émissions.

 

 


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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 08:21

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Vous avez toujours rêvé d'agir pour la planète sans en avoir le temps? Ces vacances d'été pourraient être l'occasion pour vous de tester l'éco-volontariat. Le concept est simple: vous travaillez bénévolement au service de la protection de l'environnement ou du développement durable et ce, partout dans le monde...

De la motivation, un esprit ouvert, du temps et de l’envie… c’est tout ce dont vous avez besoin pour préserver l’environnement. Devenir éco-volontaire, c’est partir dans la nature, sur le terrain. Pour cela, pas besoin d’être un expert scientifique en biologie ou en écologie : chacun, à son échelle, peut agir.

Différentes missions pourront vous être confiées selon vos préférences : entretien des espaces naturels (plantations, fauche, restauration…), protection des espèces animales (soin, observation…) ou encore sensibilisation des visiteurs.


S’engager, oui, mais pour combien de temps? A vous de le décider. Pour un chantier nature (nettoyage, plantation…) ou une mission où vous aiderez une équipe permanente sur un programme de conservation existant, vous irez aux dates que vous désirez. En devenant membres d’une association, vous pourrez également participer à des opérations ponctuelles de sensibilisation de courte durée et dirigées vers le grand public. Si vous souhaitez agir dans la durée, vous pouvez devenir «Ambassadeurs de la nature». Après avoir suivi une formation, vous agirez en autonomie pour conseiller votre entourage sur les bons gestes à adopter pour protéger la nature.


Isabelle Decauville est partie avec J’agis pour la nature à la Chèvrerie de Comps (Drôme). Elle raconte.

«Pendant la garde des chèvres, (…) il est sécurisant de visualiser tout le troupeau, mais dans la forêt, ce n’est pas toujours possible, alors on apprend à écouter et à leur faire confiance, une fois ceci compris les choses se déroulent plus sereinement et la dose de stress pour chaque garde décroît jusqu’à (presque) totale confiance. Les activités quotidiennes (traite, foin, garde, marché..) et la vie communautaire sont de très beaux moments à passer en compagnie des habitués de la ferme du Collets et surtout de notre hôte. À qui le séjour tente, je le lui conseille ! Les expériences sont toutes différentes et celle-ci est à vivre.»


Voici une petite sélection d’exemples d’actions et d’associations vers qui se tourner.

A Pas de Loup, basée dans la Drôme, propose des missions spécifiquement en Rhône-Alpes, mais aussi partout en France et dans le monde. Son objectif: permettre aux gens de protéger la biodiversité. Elle organise, par exemple cet été dans la Drôme, un chantier en faveur des chauves-souris. Plongés en pleine nature (campement autonome) pendant deux semaines, les participants contribueront à la réouverture de clairières forestières qui permettront aux chauves-souris de chasser.


J’agis pour la nature est une plateforme qui regroupe 64 structures qui proposent des activités d’éco-volontariat en France et Dom Tom. Et si vous surveillez des troupeaux de loups, suiviez la migration postnuptiale des oiseaux sur la Redoute de Lindux, ou preniez en charge des animaux sauvages en détresse?


Le Wwoofing? Accueilli, nourri et logé par des hôtes qui vous considèrent comme quelqu’un de leur famille, vous donnez de votre temps pour aider aux différentes tâches de leur propriété ou exploitation (jardin, potager, verger, fleurs, animaux). On considère qu’il y a environ 500 hôtes et 10 000 wwoofers par an en France, mais l’expérience se vit partout dans le monde!


Avec Cybelle Planète, vous protègerez la biodiversité. L’association peut vous permettre de participer à une étude sur les baleines et les dauphins en Méditerranée, au programme de recherche sur les loups en Bulgarie ou bien de partir en Thaïlande protéger et nourrir les éléphants, nettoyer leurs enclos et leur préparer des activités.


Pour un engagement de plus longue durée, optez pour le panda. En adhérant au WWF, vous serez invité, sur des salons et manifestations publiques, à tenir un stand du WWF pour informer le grand public sur ses missions. D’autres actions sont possibles, comme la participation à des manifestations citoyennes, à des conférences ou du bénévolat en ligne.

30 millions d’amis, Projects Abroad, Voyages pour la planète… beaucoup d’autres structures existent. Certaines sont même basées dans votre ville. Renseignez-vous!

 

 

 


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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 17:49

Entre le 1er mai et le 1er septembre, les bénévoles de l'association Moutain Riders ne sont pas vraiment en vacances: ils mènent leur campagne annuelle de ramassage des déchets sur les pistes de ski, où la fonte des neiges révèle bien souvent des tonnes de papier, mégots ou plastiques abandonnés. Pour inciter tout le monde à les aider dans cette tâche, l'association a tourné une vidéo et rappelle que chaque année, ce sont 65 tonnes de déchets qui sont ramassés grâce aux volontaires.


Un éco-événement


En 2010, les 6.000 bénévoles se sont déployés dans 165 stations de ski, pour y ramasser canettes, emballages, bouteilles, métaux ou mégots. Cette année, Moutain Riders espère agir dans 200 stations, et a besoin de bras pour ces opérations qui se transforment à chaque fois en éco-événement: covoiturage entre participants, tri sur les lieux des animations liées (repas, jeux, expositions,…) et bien sûr, pour ne plus passer les vacances d'été à ramasser les déchets laissés pendant les vacances d'hiver, diffusion de messages… sur papier recyclé.

 

 

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:55

Les mines se situeront dans la seconde réserve animalière d'Afrique...

 

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La Tanzanie va exploiter une mine d'uranium dans le parc de Selous, seconde réserve animalière d'Afrique et site classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, a déclaré mardi le ministère de l'Energie. La société australienne Mantra Ressources souhaite débuter l'exploitation de la mine en 2012 dans la partie sud du parc de 54.600 km2 dont les réserves d'uranium sont estimées à 24.400 tonnes. «L'exploration et les préparatifs d'ouverture se poursuivent mais la mine ne sera opérationnelle entre la mi et la fin 2012, pour respecter plusieurs conditions posées par le comité de l'Unesco» chargé du patrimoine mondial, a dit le ministre, William Ngeleja à l'AFP.

Une mine et une route à travers le parc du Serengeti

William Ngeleja a précisé que ces conditions comprenaient une évaluation de l'impact environnemental de l'exploitation et l'obtention d'autorisations des organismes de régulation. Il s'est déclaré optimiste sur un feu vert des autorités tanzaniennes de l'environnement, ajoutant qu'une équipe de l'Unesco se rendrait en Tanzaine pour des vérifications. Le ministre du Tourisme et des Ressources naturelles, Ezekiel Maige, a ajouté que le comité de l'Unesco qu'il a rencontré récemment à Paris, au siège de l'organisation, avait donné son accord conditionnel à l'ouverture de la mine de Selous.


Ces informations sont rendues publiques alors que Ezekiel Maige avait déclaré la semaine dernière que la Tanzanie allait construire une route à travers le parc du Serengeti, autre site protégé par l'Unesco, en dépit de déclarations de l'organisation internationale affirmant qu'elle avait stoppé le projet. Les associations de défense de la nature ont fait campagne contre ce projet estimant qu'il mettait en danger des millions de gnous et de zèbres qui migrent chaque année du Serengeti au Masai Mara au Kenya, un spectacle qui attire des centaines de milliers de touristes. Le gouvernement tanzanien fait valoir que le pays doit s'occuper tout autant des hommes que de la faune sauvage. Cette nouvelle voie doit relier Musoma, sur les rives du lac Victoria, à Arusha.

 

 


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