26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 07:41

Très engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique, Al Gore pointe du doigt les efforts insuffisants de Barack Obama face à la crise environnementale. L'ancien vice-président américain estime que le président américain n'a pas suffisamment agi et sensibilisé la population sur les menaces qui pèsent sur l'environnement.

 

 

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Dans un essai publié sur le site du magazine Rolling Stone, Al Gore déplore le peu d'efforts réalisés par Barack Obama en matière de lutte contre le changement climatique depuis son arrivée à la Maison-Blanche en 2009. L'ancien vice-président américain reconnaît un petit pas en avant accompli par l'administration Obama, mais le juge bien insuffisant face à l'ampleur de la crise environnementale. Le président américain "a pour l'instant échoué à utiliser le prestige de sa fonction pour appeler à agir de façon audacieuse afin de lutter contre le changement climatique" écrit Al Gore.


Pour l'ancien vice-président, qui a obtenu en 2007 un prix Nobel pour son engagement en faveur de cette lutte, Barack Obama n'a jamais clairement "exposé les Américains à l'ampleur de la crise climatique". Pourtant, "les Etats-Unis sont le seul pays à pouvoir mobiliser un effort mondial pour préserver notre avenir. Et le président est le seul qui soit capable de mobiliser les Etats-Unis" estime Al Gore.


Une prise de conscience indispensable pour l'ancien vice-président

 

Ce dernier n'attaque pas seulement la politique environnementale du président, il dénonce aussi l'inertie des médias. "Les journaux télévisés ressemblent souvent à voyage à travers l'Apocalypse", souligne Al Gore en évoquant les dévastatrices catastrophes naturelles qui s'abattent partout dans le monde. Mais les journaux "n'expliquent absolument pas comment ces événements sont liés à la crise climatique, ou bien ils écartent ce lien d'emblée car ils le jugent trop controversé" déplore-t-il.


Al Gore s'attaque aussi aux climato-sceptiques, et reproche au président Obama de ne pas avoir "défendu la science contre les attaques délétères et malhonnêtes. Et il n’a pas fourni à la communauté scientifique un forum présidentiel pour présenter au public la réalité scientifique". L'ancien vice-président américain appelle à une réelle prise de conscience des menaces qui pèsent sur l'environnement, indispensable à la mise en oeuvre d'un plan ambitieux de lutte contre le changement climatique.

 

 


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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 07:35

La Mer Méditerranée voit fleurir l'exploitation pétrolière. Déjà 60 sites sont déjà présents et d'autres vont fleurir dans l'avenir, causant de réels problèmes de pollution.

 

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Les experts sont formels. L'exploitation pétrolière dans la mer Méditerranée va s'intensifier ces prochaines années. Déjà 60 sites sont présents, notamment dans la partie orientale de la région. L'intensification de l'activité méditerranéenne inquiète les spécialistes, après la catastrophe de la plateforme "Deepwater Horizon" au Nouveau Mexique, qui a fait 11 morts en avril 2010 et laissé s'échapper près de quatre millions de litres de pétrole brut dans l'océan.


Cet engouement est dû aux nouvelles techniques de forage mises en place. Aujourd'hui, les sociétés de forage peuvent creuser jusqu'à 2 km de profondeur. Les cours du brut permettent de rentabiliser les frais d'exploitation du pétrôle. "Or, la mer Méditerranée est une mer profonde dont les coûts d'exploitation sont élevés", explique Lucien Chabason, conseiller à l'Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales) au Figaro.

 

Des risques de pollution accrus 


Ces nombreux projets inquiètent quant aux risques de pollution de la mer Méditerranée, déjà durement touchée par les actions de l'homme. Le sénateur de l'Aude, auteur d'un rapport sur les solutions à envisager pour stopper la destruction de la Méditerranée, se dit préoccupé par la situation: "La gravité potentielle des incidents de plates-formes est liée aux faiblesses actuelles de l'encadrement juridique de leur exploitation." Malheureusement, la prolifération des plateformes offshore est l'affaire des pays côtiers, pour qui, pour la plupart d'entre eux, "les préoccupations de sûreté environnementale ne sont pas dominantes".


De plus de nombreux navires passent par cette mer semi-fermée. Ces bateaux peuvent contenir près de 20 000 tonnes à chaque passage. L'un d'entre eux qui viendrait à couler et ce serait une catastrophe de grande ampleur pour l'environnement. Déjà, l'un des facteurs de destruction de la zone maritime est le nettoyage des cuves par ces navires. Entre 100 000 et 250 000 litres de pétrole sont déversés chaque année dans les océans du monde. Une manœuvre évidemment interdite mais incontrolable par les autorités.

Les autorités redoutent une pollution majeure suite à cette intensification de l'exploitation pétrolière mais il sera impossible de réduire cette course à la production.

 

 


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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 09:25

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En moyenne, chaque Français jette 20kg de nourriture par an dont 7kg de produits encore emballés, rapportait l’agence de l’environnement et de l’énergie en avril 2011. Ce n’est bon ni pour l’environnement, ni pour nos finances!


Sur Good, Siobhan O’Connor offre une liste d’astuces pour moins gaspiller, dont voici les plus faciles à adapter en France:

1. Adhérer à une Amap, (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne), qui vous fournit un panier de produits frais –fruits, légumes, mais aussi œufs, viande, fromage… Il n’y a évidemment pas de lien immédiat entre ce panier et le fait de gaspiller moins de nourriture (surtout quand les légumes sont inhabituels…). Mais la blogueuse souligne: «Quand je suis obligée de penser aux vraies fermes avec des vrais agriculteurs qui récoltent ma nourriture, j’ai beaucoup moins tendance à la laisser se gâcher.»


2. Partager. C’est tout simple et ça vous fera des amis. Sachant qu’on ne peut tout de même pas tout apporter à ses collègues ou à ses voisins, vu que des fraises seront toujours mieux reçues que des choux de Bruxelles.


3. Jouer à Top Chef.

 Au lieu de jeter un ingrédient dont vous ne savez pas quoi faire ou que vous n’aimez pas, décidez de le garder et de trouver une façon de le cuisiner, en cherchant des recettes sur Internet ou en laissant jouer votre imagination.

 

4. Fabriquer des jus. Avant qu’ils ne pourrissent, mettez vos fruits et/ou vos légumes dans un mixer et faites-en un jus.


5. Bien stocker ses aliments: tupperware, bocaux en verre et autres sacs réutilisables permettront de prolonger la durée de vie de votre nourriture bien emballée.


6. Cuisinez-surgelez. Ça peut paraître un peu contraignant, mais vous n’êtes pas obligé de faire un plat de grand chef avant de surgeler, ça peut simplement se résumer à couper et cuire à la poêle une courgette et une tomate sur le point de prendre un coup de vieux. Laissez refroidir en faisant autre chose et hop, au congélo (ça sera bien pratique le soir où vous rentrerez sans aucune envie de faire à manger en plus).


7. Acheter plus souvent et moins. C’est ce que la blogueuse américaine appelle «faire les courses comme un Parisien» (aux Etats-Unis, surtout hors des grandes villes, la norme est plutôt aux courses pour deux semaines ou plus avec peu de produits frais). Faites des petites courses tous les jours si vous le pouvez, ou passez de une fois par semaine à deux ou trois, ça permet de mieux gérer ses stocks.


Pour plus d’idées, le site Love Food Hate Waste (J’aime la nourriture je déteste le gâchis) offre plein de conseils très pratiques, avec notamment un calculateur de portions, où l’on entre le type d’aliments qu’on cuisine et le nombre de personnes pour qui on cuisine pour obtenir la quantité de patates/brocolis/riz à utiliser. Le site propose aussi des «recettes de sauvetage» pour réussir à utiliser ses restes.


Personnellement, j’essaye de profiter du week-end pour faire un plat ou un accompagnement en grande quantité (risotto, chili, boulettes aux petits pois, bolognese ou autre), avant de le répartir dans plusieurs boîtes en plastique pour une ou deux personnes au congélateur. Très pratique (surtout dès que je commence à avoir deux ou trois plats différents pour plus de diversité) pour le reste de la semaine.

 

 


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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 07:37

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Déchets plastiques et résidus chimiques menacent la mer Méditerranée, alerte le sénateur de l'Aude Roland Courteau...

La Méditerranée, une nouvelle mer morte? Le sénateur de l’Aude, Roland Courteau, le craint : dans un rapport de l’Office parlementaire des choix scientifiques et techniques (OPECST), il met en garde contre les pollutions qui menacent la vie aquatique. Plastiques qui se décomposent et infiltrent la chaine alimentaire, résidus de crèmes solaires ou de médicaments, dégazages… La Méditerranée est sous une pression environnementale forte, renforcée par sa situation de mer fermée.

Plastiques, cosmétiques, métaux lourds et hydrocarbures…

«La Méditerranée est dans une situation préoccupante. Si l’on veut continuer à voir “danser la mer le long des golfes clairs”, la communauté internationale doit réagir», a déclaré Roland Courteau, qui présentait mercredi le rapport parlementaire sur la pollution en Méditerranée. L’absence de retraitement des eaux usées sur la rive sud de la mer a favorisé la prolifération des phosphates et des nitrates. Sur la rive nord, ce sont des pollutions aux métaux lourds, apportés par les fleuves comme le Rhône, le Pô ou l’Ebre, qui menacent la flore et la faune sous-marine.


Tout aussi inquiétantes, les pollutions aux plastiques et aux molécules pharmaceutiques préoccupent le sénateur: «On a pêché au large de Sète des poissons dont l'estomac était tapissé de petits bouts de plastique. On ne sait pas assez qu'en Méditerranée on trouve en moyenne 60 divers objets en plastique au km2» explique-t-il.

 

Dans une mer fermée dont l’eau met un siècle à se renouveler, les pollutions chimiques ont un effet dévastateur sur la vie aquatique: «Il est essentiel d'amplifier les recherches sur la façon dont les stations d'épuration filtrent, ou non, ces pollutions selon les molécules concernées», déclare Roland Courteau. Et bien sûr, mieux contrôler les dégazages sauvages en pleine mer, responsables d’une pollution aux hydrocarbures qui peuvent entraîner des fermetures de plages, comme ce fut récemment le cas à La Ciotat.

Plus d’aires marines protégées

Le rapport insiste également sur la nécessité de créer des aires marines protégées.  Le sénateur de l’Aude espère faire de sa région un exemple: «J'ai bon espoir de voir prochainement aboutir en Languedoc-Roussillon, sur 4000 km2 entre Leucate et Port Cerbère, un parc naturel marin de la Cote Vermeille qui s'ajoutera à celui de Porquerolles. Il s'agit de faire en sorte que la Méditerranée reste un point fort de la biodiversité planétaire».

 

 


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