5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 07:13

Une marée noire très opaque. Depuis la mi-juin, du pétrole s'échappe d'une plate-forme pétrolière dans le golfe du Bohai (nord de la Chine) et, tandis que l'opérateur CNOOC affirme que la situation est sous contrôle, les médias officiels chinois soulignaient dimanche le manque d'informations sur cette marée noire. Le site de la Radio nationale chinoise (CNR) a rapporté dimanche que la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) a attendu jusqu'au 1er juillet avant de confirmer à l'attention de ses investisseurs cet accident, qui avait filtré dès le 21 juin sur Weibo, le Twitter chinois.

 

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«Cacher ce genre d'informations peut avoir de graves conséquences»

Selon Han Xiaoping, directeur du site china5e.com, spécialisé sur l'énergie, cité par CNR, «cacher ce genre d'informations peut avoir de graves conséquences», car «le Bohai étant une mer fermée, sa capacité à s'auto-nettoyer est limitée». De plus, ce golfe est entouré de côtes très peuplées et beaucoup de produits de la pêche destinés à la consommation humaine en proviennent, selon Han Xiaoping.


La nappe de pétrole mesure environ 200 mètres, selon une source au sein de CNOOC citée par la radio chinoise, qui ajoute que le Bureau des affaires maritimes doit présenter un rapport d'enquête sur le sujet mardi. La télévision nationale CCTV a également souligné dimanche le manque d'informations sur l'origine de cet accident, qui pourrait être lié à la corrosion des tuyaux, selon un spécialiste qu'elle a interrogé. CCTV s'est également demandé si la fuite de pétrole était terminée ou perdurait.

 

 

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 07:32

À la grande satisfaction des défenseurs de l'environnement, le gouvernement tanzanien a abandonné son projet de tracer une voie express traversant le parc du Serengeti, route qui risquait de compromettre tout l'écosystème du parc national et son attrait pour les touristes.

 

tanzania serengeti acacia


Sensible aux avertissements des scientifiques et des écologistes, le ministère des Ressources naturelles et du tourisme tanzanien, dans une lettre envoyée au Centre du patrimoine mondial à Paris, a confirmé l'abandon du projet de construction d'une grande route goudronnée à travers le Parc national du Serengeti pour relier le lac Victoria aux ports côtiers, se contentant de l'actuelle piste caillouteuse de 50 kilomètres dédiée au tourisme et à l'administration.


Des études avaient montré l'impact potentiel du tracé d'une nouvelle route sur la grande faune du parc, notamment sur les migrations de zèbres et de gnous, ces derniers risquant de passer d'un effectif de 1,3 million à 300.000 individus. Avec, à la clé, une incidence sur les populations de prédateurs - lions et guépards - qui participent à l'attrait touristique du parc national, grand pourvoyeur de devises, un argument auquel le gouvernement a sans doute été sensible.


Le mouvement nord-sud annuel d'environ 1,5 million d'ongulés sauvages pourra donc se perpétuer, sans la gêne occasionnée par des clôtures bordant une route, et sans collisions avec des véhicules rapides, qui auraient en outre risqué d'introduire accidentellement au Serengeti, site du patrimoine mondial, des espèces végétales invasives.

 

 

3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 07:26

Quand la vieille femme a choisi le sac en plastique pour ses produits d'épicerie, la caissière lui a reproché de ne pas se mettre au "VERT".
 La caissière dit que la génération de la vieille femme ne comprenait tout simplement pas le mouvement environnementaliste; que seuls les jeunes allaient payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources!



La vieille femme s'est excusée auprès d'elle et a expliqué: " Je suis désolée, nous n'avions pas le mouvement vert dans mon temps."

Alors qu'elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta: 
 " Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à notre dépend.  C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps!"



La vieille dame admit qu'à l'époque, on rapportait les bouteilles de lait, les bouteilles de Coke et de bière au magasin. Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises.  À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement vert.




En son temps, on montait l'escalier: on n'avait pas d'escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux.  On marchait jusqu' à l'épicerie aussi.  On ne prenait pas un bolide à 300 chevaux-vapeur machine à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux coins de rue.  Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert.
À l'époque, on lavait les couches de bébé; on ne connaissait pas les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge; pas dans une machine énergétique avalant 220 volts.  On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements. 
À l'époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d'un frère ou d'une soeur à l'autre.  C'est vrai ! On ne connaissait pas le mouvement vert.


 À l'époque, on n'avait qu'une TV ou une radio dans la maison; pas une télé dans chaque chambre.  Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran géant.
Dans la cuisine, on s'activait pour brasser les plats et pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts.
Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait des rembourrages comme du papier journal ou de la ouate, pas des bulles en mousse de polystirène ou en plastique.




À l'époque, on utilisait du "jus-de-bras" pour tondre le gazon; on n'avait pas de tondeuses à essence auto-propulsées.
À l'époque, on travaillait fort physiquement; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de santé pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité. Mais, vous avez raison: on ne connaissait pas le mouvement vert.
À l'époque, on buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif; on n'utilisait pas de verres ou de bouteilles en plastique à chaque fois qu'on voulait prendre de l'eau. 



On remplissait les stylo-plumes au lieu d'acheter un nouveau stylo; on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir tout simplement à chaque rasage.  Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert. 
À l'époque, les gens prenaient le tramway et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l'école au lieu d'utiliser la voiture familiale et Maman comme un service de taxi de 24 heures.
 On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multi-prises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables  aux jeunes d'aujourd'hui.


 La vieille dame avait raison  :

à son époque, on ne connaissait pas le mouvement vert;  mais on vivait chaque jour de la vie dans le respect de l'environnement.

 

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 16:53

Les forêts tropicales abritent parmi les dernières tribus indigènes du globe. En coupant les arbres, nous détruisons ces peuples et en même temps leur culture, leurs connaissances, leur science. L’humanité prend le risque de se priver de ce savoir.Plus de 1 000 tribus vivent dans les forêts vierges tropicales. La majeure partie d’entre elles est en voie d’extinction, luttant contre les envahisseurs qui pénètrent sur leurs terres illégalement. Leur disparition provoquerait la perte de tout leur patrimoine culturel mais aussi d’un savoir-faire dont le monde moderne a encore besoin aujourd’hui.

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La faune et la flore comestibles sont rares dans la forêt amazonienne. Cependant, les Indiens ont su s’adapter à cet univers complexe et tirer parti de sa diversité. Ils se déplacent en fonction des ressources forestières et s’adaptent aux capacités de régénérescence du lieu où ils s’installent. Ils subsistent principalement grâce à la chasse, la pêche et la cueillette. Dans les sociétés traditionnelles, les Indiens dépendent entièrement, beaucoup, peu ou à peine de leurs cultures.

 

Certains cultivateurs itinérants plantent des semences qu’ils laissent se développer seules et reviennent quelques mois plus tard pour la récolte. D’autres cultivateurs sont plus sédentaires. « Les Indiens d’Amazonie pratiquent la culture sur terres déboisées et brûlées depuis des millénaires. Conscients de la fragilité de leur environnement, les parcelles qu’ils laissent en jachère sont suffisamment petites pour que la jungle se reconstitue d’elle-même. » On a pu remarquer que les jardins abandonnés par les Indiens depuis plus de quarante ans sont deux fois plus riches en espèces que les terrains environnants.

 

Les pratiques de gestion traditionnelle permettraient donc aux ressources de se renouveler tout en satisfaisant les besoins des Indiens. Au contraire, les défrichements massifs voués aux plantations et aux pâturages ne permettent pas à la forêt de se régénérer. « Les habitants de la forêt vierge la considèrent comme une terre nourricière, et non comme une menace. »


La Fondation nationale de l’Indien, la Funai, prétend que les intérêts des Indiens passent par leur intégration socioculturelle dans la société moderne. La population non indienne établie en Amazonie a augmenté de 1 000 % entre le milieu des années 1950 et aujourd’hui. Toutes les activités qui font venir des hommes en Amazonie apportent aussi des maladies contre lesquelles les Indiens ne sont pas immunisés, et l’alcool, qu’ils ne supportent pas. Malgré les promesses d’action, le gouvernement tarde à expulser les chercheurs d’or, mineurs et autres occupants illégaux des territoires indiens.

 

 


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