15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 13:50

Le concept de maison bioclimatique passive prend en compte l’environnement et le climat et n’utilise que les énergies renouvelables. Il a pour objectif de capter le rayonnement solaire, stocker l’énergie reçue, répandre la chaleur dans l’habitat et la réguler. Les propriétaires qui choisissent une maison bioclimatique passive souhaitent vivre dans un habitat sain, mais confortable, économiser sur l’énergie et préserver son environnement naturel.


Conception maison bioclimatique passive



La conception d’une maison bioclimatique passive passe par plusieurs étapes. Il y a tout d’abord le choix du terrain où elle sera bâtie. Un endroit ensoleillé, mais à l’abri du vent serait l’idéal. Un terrain en pente ou une construction semi-enterrée fera profiter la maison bioclimatique passive de la circulation naturelle de l’air. En outre, elle profitera aussi de la fraicheur et de la chaleur du sol.



Construction maison bioclimatique passive



Pour la construction, le propriétaire réalisera une économie importante sur l’investissement et l’énergie en choisissant un plan de maison bioclimatique passive compact. Elle devra être bâtie sur un terre-plein fait de lit de cailloux de différentes tailles recouvert d’une dalle sèche pour être en harmonie avec le sol. La façade de la maison bioclimatique passive, faite de larges vitrages, devra être tournée vers le sud afin de capter les rayons solaires.

 

Par contre, les chambres seront orientées vers l’est pour être face au lever du soleil. Pour protéger l’habitation contre les vents, les dépendances comme le garage, la buanderie, le grenier, etc. devront être placées au nord. Aucune ouverture ne sera réalisée dans cette partie de la maison. Par contre, elle sera réduite à l’est et à l’ouest. La toiture située du côté des vents dominants devra être basse tandis que celle au-dessus des baies vitrées sera débordante en prévision des grosses chaleurs en été. En récupérant, stockant et filtrant l’eau de pluie dans une cuve enterrée, le propriétaire disposera de toute l’eau nécessaire pour alimenter le lave-linge, les toilettes et l’arrosage de son jardin.

 
Matériaux maison bioclimatique



Une maison bioclimatique passive devra être construite avec des matériaux d’origine naturelle ou recyclés. Ils doivent préserver aussi bien la santé que l’environnement. Le bois, combiné avec un isolant thermique naturel, est totalement indiqué pour la construction d’une maison bioclimatique passive.

La végétation entourant la maison bioclimatique passive devra contribuer au confort de l’habitat. Arbres, haies, plantes grimpantes, etc. la protègeront contre la chaleur de l’été et les vents d’hiver tout en purifiant l’air tout au long de l’année. L’existence d’un espace vert autour de la maison empêche le ruissellement des conduits d’évacuation face à un orage.


Prix maison bioclimatique passive

Le prix d’une maison bioclimatique passive n’est pas forcément plus élevé que celui d’une maison traditionnelle. Il tourne autour de 1 700 euros le mètre carré. Il est possible d’obtenir une subvention pour la pose de panneaux solaires et de cuve à eau lors de la construction. L’avantage de ce type de maison est qu’au bout de 10 à 20 ans, le surplus de coûts investi sera amorti grâce aux économies réalisées sur le chauffage.

 

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 07:12

Mardi, le Conseil de Paris a adopté un voeu visant à réduire de 10km/h la vitesse maximale autorisée sur le périphérique parisien. Afin de limiter la pollution, le bruit, et de renforcer la sécurité, cette vitesse pourrait prochainement passer à 70km/h.

 

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Jusqu'alors limitée à 80km/h, la vitesse maximale autorisée sur le périphérique parisien pourrait passer à 70km/h. Tel est du moins le voeu adopté hier par le Conseil de Paris afin de réduire les pollutions atmosphériques et sonores, et de lutter contre l'insécurité routière, rapporte le site du Parisien. Dans ce voeu, la ville demande à la préfecture de police de mettre en place une expérimentation de cette réduction de 10km/h. En outre, les élus souhaitent que la vitesse soit encore plus limitée la nuit, entre minuit et six heures. 


"D'après Bruitparif, passer de 80 km/h à 70 km/h permet de réduire le bruit de 1 décibel (dB)", assure Denis Baupin, l'adjoint au maire chargé du développement durable. Une réduction qui peut sembler minime, mais qui représenterait une vraie avancée, estime l'élu écologiste. "Réduire de 3 dB, c'est une division du bruit par 2, donc 1 dB en moins ce sera 20% de nuisances en moins", explique-t-il en effet.


Afin de lutter contre la pollution sonore, la mairie travaille sur un autre projet. Dès cet été, la ville équipera d'un bitume censé absorber le bruit trois zones du périphérique : Châtillon-Plaine, Maillot-Ternes et Bagnolet-Vincennes, précise le Parisien. Une expérimentation dont le bilan sera dressé d'ici à la fin de l'année.

 

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 18:30

L'association de défense de l'environnement Greenpeace a accusé mercredi les fournisseurs des fabricants Adidas et Nike d'empoisonner l'eau des fleuves chinois en rejetant des produits chimiques toxiques provoquant des problèmes hormonaux. Huit échantillons d'eau usée provenant des rejets de deux usines dans les deltas du Yangtze et de la Rivière des perles, contenaient un «cocktail de produits chimiques dangereux», a indiqué Greenpeace durant une conférence de presse à Hong Kong.


Possibles dérèglements hormonaux chez les humains

Le Yangtze, le plus long fleuve chinois et le delta de la Rivière des perles fournissent de l'eau potable à près de 67 millions de personnes, dont les habitants de Hong Kong, selon l'association. Les deux usines en question sont des fournisseurs de Nike et Adidas, selon Greenpeace. «Nos tests ont montré la présence de produits chimiques toxiques qui n'ont pas leur place dans l'environnement», a souligné Vivien Yau, responsable de l'association. «Nous appelons les marques qui ont une influence sur leurs fournisseurs, comme Adidas et Nike et Li Ning à prendre des mesures», a-t-elle ajouté. Li Ning est une marque de vêtements de sport très populaire en Chine.


Les bureaux d'Adidas à Hong Kong étaient injoignables tandis que Nike contestait les affirmations de Greenpeace. «A notre connaissance, nous ne contribuons pas à la pollution du delta du Yangtze à travers nos usines partenaires», a indiqué Nike à l'AFP dans un communiqué, démentant l'usage des produits chimiques évoqués par Greenpeace. Les produits chimiques utilisés, selon Greenpeace, notamment des nonylphenols, peuvent se retrouver dans la chaîne alimentaire, à travers les poissons, et peuvent dérégler l'équilibre hormonal chez les humains.

 

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 17:39

eolien-offshore

 

 

Ce lundi, le gouvernement doit lancer le premier appel d’offres pour l’installation en mer de 600 éoliennes sur cinq sites au large des côtes de la Manche et de l’Atlantique. Les turbines devraient être opérationnelles d’ici quatre ans.


"Je lance lundi l'appel d'offres sur les éoliennes en mer avec l'objectif d'une production de 6 gigawatts, soit 6.000 mégawatts en 2020 et 3.000 mégawatts (MW) dès maintenant et surtout plus de 10.000 emplois attendus", avait indiqué vendredi sur France 2 la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Ce 12 juillet, le gouvernement publie donc les conditions de cet appel d'offres, qui a pour enjeu la création d'une véritable filière industrielle. Et demain, mardi 12 juillet, le ministère de l'Environnement réunira les industriels pour discuter des modalités à venir. L’Usine Nouvelle précise que les offres des consortiums devront être rendues en janvier 2012 pour une attribution en avril 2012. Ensuite, un deuxième appel d'offres pour 3.000 MW supplémentaires doit être lancé.


Les éoliennes en mer françaises vont être installées sur cinq sites couvrant une surface de 533 kilomètres carrés : Le Tréport (Seine-Maritime, Somme) avec une puissance maximale de 750 MW ; Fécamp (Seine-Maritime) avec 500 MW, Courseulles-sur-Mer (Calvados) avec 500 MW, Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) avec 500 MW et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) avec 750 MW.

Selon Libération, GDF Suez, qui se présente comme le premier producteur éolien national, s'est déjà associé au groupe de BTP Vinci et au nucléaire Areva pour déposer conjointement leur candidature sur trois des cinq zones concernées : Tréport, Courseulles-sur-Mer et Fécamp.


La France accuse un certain retard dans ce domaine


En matière d’éolien en mer, la France semble en retard par rapport à ses voisins européens. Plusieurs d'entre eux (le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique, etc.) ont déjà des turbines à l’horizon alors que l’Hexagone, malgré ses 5.800 kilomètres de côte, n’en a aucune pour l’instant. Pourtant, Nathalie Kosciusko-Morizet ne l'entend pas ainsi : "Il n’y a pas de retard… ce n’est pas une filière sur laquelle on est en retard. On a, au contraire, une filière en pleine constitution et on peut espérer faire partie des acteurs mondiaux", a-t-elle assuré.


Le montant total de l'investissement a été chiffré à 20 milliards d'euros. Un projet financé au final par les consommateurs au titre de la contribution au service public de l'électricité (CSPE), selon le gouvernement. Cette contribution sera relevée entre 2015 et 2020 et devrait représenter un surcoût de 25 euros par ménage et par an.


Ce projet de fermes éoliennes en mer, annoncé fin janvier, s’inscrit dans l’objectif fixé par le Grenelle de l’Environnement, de consacrer 23% de l’énergie consommée en 2020 aux sources renouvelables, rappelle l’AFP. Ainsi, sur les 25.000 MW produits par l’éolien, 6.000 doivent venir de 1.200 installations offshore, qui devraient assurer 3,5% de l’électricité consommée en France. A l'heure actuelle, l'éolien terrestre fournit moins de 2% de la consommation française.


Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, ce nouveau projet va également favoriser le développement économique. "Mon objectif, c’est de créer des emplois en France", a-t-elle déclaré. Avec l'éolien offshore elle attend la création de "plus de 10.000 emplois".