12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 08:52

Mercredi, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a publié son classement des pays de l'UE dont les voitures émettent le moins de dioxyde de carbone. La France occupe la deuxième marche du podium derrière le Portugal.

L'Ademe vient de publier le palmarès 2010 des voitures les moins émettrices de CO2. Selon cette publication, les émissions ont baissé de 45g en 15 ans et de 5g en 2010, rapporte Sciences et Avenir. Cette année, la France se classe au deuxième rang avec 130g de dioxyde de carbone rejetés par kilomètre parcouru.


Selon le rapport, la mise en place du système bonus-malus "a eu un fort impact sur l'évolution du marché et les bons résultats en matière d'émission moyenne de CO2 des voitures particulières". La prime à la casse aurait elle aussi joué un rôle important dans ce domaine.

Comme en 2009 déjà, la Smart Fortwo se classe en tête des véhicules diesel avec 86g de CO2/km seulement. Toutefois, l'Ademe estime que d'importants progrès doivent encore être réalisés en ce qui concerne l'ensemble des véhicules diesel puisqu'en 2002 la voiture la plus performante n'émettait que 81g de CO2/km.


Du côté des voitures essence, les hybrides de Toyota que sont la Prius et l'Auris sont au premier rang avec des émissions de 89g. L'Ademe insiste sur le fait que l'an passé, les lauréats étaient des voitures émettant moins de 90g de CO2/km comparativement à 2002 où le meilleur véhicule rejetait encore 118g.

L'Ademe indique également que six constructeurs automobiles ont déjà atteint l'objectif fixé par la Commission européenne pour 2015. Il s'agissait de produire des véhicules émettant au maximum 130g de CO2/km. C'est le cas, entre autres, de Fiat avec 122g, Toyota, avec 127g, Renault et PSA avec 129g chacun.

 

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 07:00

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Les 17 et 18 juin, découvrez le rôle des abeilles, «sentinelles de l’environnement»...

Découvrir les abeilles pour mieux les protéger: les apiculteurs de France invitent les citadins dans cinquante villes en France à découvrir l'abeille, «sentinelle» de l'environnement les 17 et 18 juin prochains à l'occasion de la 2e édition des «APIdays». «On pourrait d'emblée penser que la ville n'est pas forcément le meilleur endroit pour mettre une ruche», souligne Olivier Belval, président de l'Union nationale des apiculteurs de France (UNAF). «Pourtant on n'a pas de problème de disparition massive d'abeilles sur les villes alors que sur l'ensemble de la France un tiers des abeilles disparaissent tous les ans», rappelle-t-il dans un entretien à l'AFP.


Les pesticides, premiers responsables de la disparition des abeilles


Depuis 2005, les apiculteurs de l'UNAF ont installé des ruches en ville pour sensibiliser les Français à la situation de cet insecte indispensable à la pollinisation de 80% des fruits et légumes. Avec les partenaires de l'opération dans 50 villes, les apiculteurs invitent ainsi, pour la deuxième année consécutive à travers des actions et événements festifs et ludiques (ateliers de récolte, fabrication de bougies etc), à se familiariser avec l'abeille. Avec ce message pour le jeune public, relayé par Olivier  Belval: «notre abeille est en danger, protégeons-la.»


«Il y a une déconnexion des réalités agricoles de la part de nos concitoyens citadins», constate le jeune président de l'UNAF. Selon l'organisation, les pesticides, dont la France reste le principal consommateur dans l'agriculture au niveau européen, sont les premiers responsables de la disparition massive des abeilles depuis quelques années. L'an dernier la production moyenne par ruche en ville a atteint 18 kilos contre seulement 15 kilos pour une ruche à la campagne, selon Olivier  Belval. La production française de miel est estimée à 20.000 tonnes en 2010, soit la moitié de la quantité consommée par les Français cette année-là.

 


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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 15:10

Alors que la troisième édition des Journées de la mer se poursuit jusqu'au 13 juin, 20 minutes fait le point sur une énergie renouvelable au fort potentiel, mais encore peu développée: l'énergie de la mer. Ou plutôt les énergies de la mer…

 

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Vent, courant, énergie thermique, vagues… La mer offre un très vaste potentiel énergétique. Elles pourraient prendre une part significative dans les années à venir, alors que la plupart des pays cherchent à réduire leur dépendance aux énergies fossiles, et que le nucléaire fait débat. Mais elle n’est pas sans poser problème, puisqu’elle peut parfois entrer en conflit avec des activités marines plus traditionnelles.

 

Les technologies sont également souvent très coûteuses, notamment en raison de la nécessité de transporter vers la terre l’énergie produite. La France s’apprête à se lancer dans l’éolien off-shore, le premier appel d’offres portant sur cinq sites et 3.000 MW (soit 600 éoliennes) sera lancé cet été. Un second appel d’offres devrait être lancé avant la Présidentielle de 2012, portant sur 3.000 MW également. Pour les autres énergies les industriels français en sont essentiellement au stade de l’expérimentation.


Pour «accélérer la mise en place de ces technologies et développer une filière porteuse d’innovations et créatrice d’emplois», dixit l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), un projet, nommé France Energies Marines, est actuellement candidat pour être retenu dans l’appel à projets de l’Etat pour un Institut d’excellence des énergies décarbonées (IEED). Le soutien financier serait alors de 43 millions d’euros sur un budget total de 142 millions d’euros sur dix ans. Basé à Brest, France Energies Marines aurait alors pour mission de «contribuer à la mise sur le marché par les industriels français d’une palette de technologies répondant aux besoins d’un secteur en forte croissance.»


Plusieurs projets en cours pourraient alors bénéficier d’un coup d’accélérateur. Tour d'horizon.

Hydroliennes

EDF travaille sur une «première mondiale» : une ferme hydrolienne à Paimpol-Bréhat.

 

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s’agit d’un parc de démonstration de quatre hydroliennes, des turbines géantes de 20 mètres de haut placées au fond de la mer pour capter l’énergie des courants de marée.

Une des quatre turbines géantes:

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Ce projet, doté d’un budget de 24 millions d’euros, doit être livré à l’été 2012. Frédéric Le Lidec, Directeur du développement des énergies marines renouvelables chez DCNS, leader mondial du naval de défense et innovateur dans le domaine des énergies marines, explique que «la première de ces hydroliennes sera mise à l’eau dès cet été.» EDF a retenu la technologie d’Open Hydro, société irlandaise dont  DCNS détient 8% du capital. Cette ferme doit fournir à terme 2 MW.

 

«L’étape d’après se situe au Raz-Blanchard, sur un site très énergétique, le deuxième au monde derrière un autre au Canada, poursuit Frédéric Le Lidec. Ce projet, qui devrait voir le jour en 2014, est de plus grande taille puisqu’il devrait délivrer 20 MW.» Un autre projet existe sur l’île d’Ouessant. L’hydrolienne Sabella D10 doit être installée début 2012, par l’entreprise Sabella.


Eoliennes flottantes

Winflo est un projet d’éoliennes flottantes qui regroupe divers acteurs, comme l’Ifremer et DCNS. Il s’agit de «la deuxième génération des éoliennes off-shore » explique Frédéric Le Lidec.

Le projet WINFLO:

 

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«Elles sont censées régler les problèmes que pose la première génération: situées près de la côte et implantées au fond de la mer, elles sont souvent en conflit avec d’autres usagers de la mer, pêcheurs, militaires… Les éoliennes flottantes seraient, elles, installées plus au large, ce qui devrait leur permettre de développer davantage d’énergie. Le premier prototype devrait être mis à l’eau début 2013, sur un site qui reste à déterminer.» Elles seront implantées dans eux relativement profondes (50 mètres).


L’énergie houlomotrice


Pour exploiter l’énergie des vagues, on peut installer des bouées sous-marines en mouvement, des colonnes d’eau oscillantes, ou des caissons flottants… DCNS dispose d’un démonstrateur au large de La Réunion qui consiste en un flotteur,  dont le mouvement généré par les vagues  actionne une pompe. Ce prototype est d’une puissance de 100 KW. «C’est une énergie compliquée, et encore très coûteuse pour le moment, mais il faut garder en tête que l’énergie des vagues représente un potentiel énorme. C’est un marché qui arrivera un peu plus tard que les autres, à horizon 2020.»


L’énergie thermique des mers

«C’est un marché de niche pour l’instant, qui ne concerne que le secteur des tropiques, Martinique, Tahiti, Réunion...» explique Frédéric Le Lidec.

Projet de centrale thermique à La Martinique:

 

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 «Il s’agit d’aller pomper de l’eau en très grande quantité au fond de la mer, avec des tuyaux de 1.000 mètres et de 5 mètres de diamètre, et de l’eau chaude en surface, afin d’alimenter une turbine.»

 

 


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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 09:07

Sur son site Internet, Greenpeace révèle un étonnant scoop : Ken a décidé de quitter Barbie, refusant de "fréquenter les filles qui pratiquent la déforestation" ! Une mise en scène imaginée par l'association de protection de l'environnement afin de dénoncer l'impact de la production des célèbres poupées sur les forêts tropicales indonésiennes.

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"Barbie & Ken, c’est terminé. Ken a appris que sa bien-aimée était impliquée dans la destruction de pans entiers de forêts tropicales en Indonésie", annonce Greenpeace sur son site Internet ! Avec une amusante mise en scène montrant Ken profondément déçu par la trahison de Barbie, Greenpeace s'attaque aux emballages des jouets de Mattel, mais aussi de Disney, Hasbro ou encore LEGO et à leur impact sur l'environnement. "Je ne peux pas sortir avec une poupée qui, pour être emballée dans une jolie boîte, sacrifie les forêts indonésiennes abritant notamment les derniers tigres et orangs-outans de Sumatra", déclare Ken dans une petite vidéo, quand l'association révèle les résultats d'une enquête menée à sa demande par le laboratoire américain IPS, spécialiste de l’analyse des produits papier, sur des échantillons d’emballage de plusieurs jouets de marque différentes.


"Ces analyses scientifiques ont révélé la présence de 'feuillus tropicaux mélangés', plus connus sous l’acronyme anglais MTH pour Mixted Tropical Hardwood. Il s’agit d’un mélange de bois tropicaux, issus du déboisement des forêts tropicales indonésiennes. L’Indonésie est le seul pays qui exploite le MTH à l’échelle industrielle pour produire de la pâte à papier. Une partie de ce MTH et donc de ces forêts sert à emballer de célèbres jouets vendus dans le monde entier", déplore Greenpeace. Et l'association de s'insurger contre les entreprises qui "s’approvisionnent en papier auprès d’entreprises qui saignent à blanc les forêts tropicales indonésiennes".


A l'occasion du lancement de cette campagne, les militants de l'association en Indonésie ont défilé avec des t-shirts sur lesquels ont pouvait lire "Barbaric". A Los Angeles, Greenpeace a déroulé une immense affiche sur l'immeuble de la firme Mattel. Celle-ci a bien sûr peu apprécié la chose, niant fermement les accusations de l'association et affirmant fabriquer ses emballages avec du papier essentiellement recyclé.

 

 


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