28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 07:07

Plusieurs projets de taille très variables sont dans les tuyaux pour trouver de nouvelles sources d’énergie. Le soleil du désert africain et les énergies marines représentent un beau potentiel pour l’Europe...

 

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Nom de code: Desertec. C’est un des projets d’énergies renouvelables les plus ambitieux au monde. Il s’agit de faire coopérer l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord dans la réalisation de centrales solaires thermiques dans les parties désertiques d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, et d’éoliennes sur la façade nord-ouest de l’Afrique, afin de produire de l’électricité qui serait exportée vers l’Europe, et des systèmes de désalement d’eau.

 

Ce projet pourrait produire jusqu’à 15% des besoins énergétiques européens. Des études ont démontré qu’en utilisant moins de 0,3% de la surface totale des déserts de la région MENA (Moyen-Orient-Afrique du Nord), on peut produire suffisamment d’électricité et d’eau douce pour répondre à l’augmentation des besoins de ces pays et de l’Europe. Soutenue par une vingtaine d’entreprises allemandes, elle pourrait entrer en service progressivement entre 2020 et 2050. La totalité du projet se chiffrerait à 400 milliards d’euros, le transport d’électricité jusqu’à l’Europe représentant la part la plus importante de ce budget.

La France planche sur les énergies marines

Et les autres énergies renouvelables? Même si elles sont beaucoup moins ambitieuses, de nouvelles technologies vont être testées en France ces prochains mois. Une hydrolienne équipée d’une hélice de 10 mètres de diamètre devrait être installée début 2012 au large de l’île d’Ouessant, dans le Fromveur, courant de marée dont la vitesse peut atteindre 9 nœuds (16km/h). Le générateur de cette hydrolienne fournira jusqu’à 500 MW, sauf durant l’étale de basse et de pleine mer où le courant marin diminue très fortement. A terme trois autres machines devraient rejoindre la première dans le cadre du projet de ferme hydrolienne Eusabella.


EDF suit de près l'ensemble des énergies maritimes. Jean-François Astolfi, directeur de la division hydraulique chez EDF, explique que si la part de l’énergie hydraulique devrait rester relativement stable ces prochaines années «il existe d'autres sources. EDF exploite déjà l’usine marémotrice de la Rance, une réussite depuis plus de quarante ans. Mais il y a peu d’endroits en France pour refaire quelque chose d’aussi bien. Le meilleur reste tout de même le littoral de la Manche ou de la mer du Nord.

 

Les hydroliennes représentent, elles, un beau potentiel de développement à travers le monde, car elles délivrent une énergie certes variable mais prédictible donc gérable. En France le nombre de sites est limité, mais nous allons mettre à l’eau un prototype de 2 MW à Paimpol-Bréhat cet été. S’il donne satisfaction nous pourrons poursuivre l’expérience sur un autre site, plus difficile mais plus important. Notre filiale EDF Energies Nouvelles regarde aussi de près l’énergie des vagues. Mais il faut que la grande industrie s’intéresse à ces technologies nouvelles, d’où l’intérêt de ces démonstrateurs.»


L'Ademe souligne de son côté que l'énergie-bois reste un potentiel important pour la fourniture de chaleur, de même que l'incinération des déchets avec valorisation énergétique, et la géothermie profonde dans certaines régions, comme l'Ile-de-France, où elle pourrait représenter 10% du chauffage des bâtiments collectifs.

 

 


27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 07:51

Le jeudi 19 mai, un moratoire de deux ans sur les permis de déboisement des forêts équatoriales est entré en vigueur en Indonésie. Annoncée il y a un an afin de lutter contre la déforestation, cette mesure devait être lancée en janvier dernier mais des divergences quant à la nature des forêts à prendre en compte ont repoussé de cinq mois cette entrée en vigueur.

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Ce moratoire a été décidé dans le cadre d'un accord avec la Norvège en mai 2010. Celle-ci a promis de consacrer un budget de un milliard de dollars pour aider le pays à protéger ses forêts. Comme le rapporte Romandie, le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a signé le décret portant sur la suspension de tous les permis d'exploitation forestière. Une suspension de la conversion de forêts et de tourbières en terres cultivables, qui doit durer deux ans.

 

Les détails de ce moratoire, et notamment les types de forêts concernés, ne sont pas encore connus. Ainsi, si Bustar Maitar, un responsable de Greenpeace Indonésie, salue cette décision, il reste réservé. Si le moratoire ne couvre que les forêts primaires, qui sont déjà protégées, il n'aura aucune utilité, estime en effet l'écologiste.

 

L'Indonésie abrite le troisième bassin de forêts équatoriales du monde, après le Brésil et la République démocratique du Congo. Mais au cours de ces dernières décennies, les surfaces boisées, sacrifiées pour faire place aux cultures de palmiers à huile notamment, ont considérablement diminué. Une déforestation qui concerne tout particulièrement les îles de Bornéo et Sumatra. D'ici à 2020, l'Indonésie a pour objectif de réduire d'au moins 26% ses émissions de gaz à effet de serre. Un engagement qui ne pourra être respecté sans une protection accrue des surfaces boisées, la déforestation étant la principale source d'émission de GES du pays.

 

 

26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 07:13

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Avec la vague de sécheresse les mesures de restriction d'eau s'étendent en France. MarcelGreen.com nous livre tous ses bons plans pour économiser son eau...

Ce sont désormais 46 départements français qui sont concernés par les restrictions d'eau mises en vigueur pour lutter contre la sécheresse. Les plus touchés sont bien entendu les éleveurs et les agriculteurs, dont les activités consomment 70% de l'eau potable en France. L'usage domestique de l'eau en représente quant à lui 15%. Les restrictions concernant les particuliers consistent pour la plupart à interdire le lavage des voitures, l'arrosage des plantes et le remplissage des piscines. Selon un sondage Ifop publié par Sud Ouest Dimanche, 86% des français se disent prêts à accepter des coupures d'eau potable dans la journée pour en limiter la consommation. Alors puisque nous semblons tous pleins de bonne volonté, commençons par adopter quelques petites astuces assez simples qui permettent de réduire efficacement la consommation d'eau à la maison.

Pour laver sa voiture

Laver votre voiture sans eau, c'est tout à fait possible en utilisant des produits biodégradables qui ne nécessitent pas de rinçage. Ils s'appliquent à l'aide d'un chiffon microfibre. Ces produits se trouvent facilement chez les concessionnaires et de plus en plus en grande surface.

Pour arroser son jardin

La première règle consiste à choisir des plantes adaptées à votre terre, de sorte que leur entretien sera plus facile et moins gourmand en eau et en engrais. De plus, lorsqu'on prend la peine de bien se renseigner sur les besoins hydriques d'une plante, la fréquence d'arrosage et l'exposition idéale au soleil qu'elle requiert, on arrive vite à optimiser l'arrosage pour le réduire et le rendre plus efficace que si on le fait à l'aveuglette. Pour éviter au maximum que l'eau ne  s'évapore, il faut arroser son jardin soit très tôt le matin, soit le soir après le coucher du soleil. En plus de gaspiller de l'eau, un arrosage en plein soleil est mauvais pour les plantes, cela peut même brûler leurs racines et les achever, en cas de canicule. Un bon moyen d'arroser son jardin en dépensant moins d'eau est d'installer un système de récupération d'eau de pluie. Cela vous apportera une certaine indépendance vis-à-vis du système de distribution collective, d'autant plus intéressante si vous êtes dans un des départements touchés par les restrictions d'eau.

Pour remplir sa piscine

Si vous comptez installer une piscine chez vous cette année, vous pouvez essayer d'inclure des critères écologiques au moment même de sa construction: il existe par exemple des piscines «naturelles» qui recréent un semblant d'écosystème dans  le bassin, une végétation et une faune aquatique qui régule et nettoie l'eau. Si vous avez une traditionnelle piscine bleue turquoise, vous pouvez éviter les déperditions d’eau dues aux éclaboussures en évitant de trop la remplir. L'utilisation d'une bâche, lorsque personne n'est dedans, permet de limiter efficacement l'évaporation de l'eau. Le vent est aussi un facteur d'évaporation non négligeable ; pour réduire son impact, vous pouvez installer une  barrière ou une haie d'arbustes tout autour du bassin. Il faut aussi veiller à ce que les filtres fonctionnement correctement: plus la piscine reste propre, moins son renouvellement en eau sera fréquent. Enfin, pour l'entretien, préférez le sel au chlore, qui est très polluant.

A la cuisine

Pour réduire le débit d'eau tout en conservant la même pression, vous pouvez installer sur vos robinets des réducteurs de débit, communément appelés mousseurs ou aérateurs. Si vous changez vos robinets, optez pour des mitigeurs, qui permettent de ne pas passer une éternité à régler la température de l'eau. Le lave-vaisselle permet aussi d'économiser de l'eau par rapport au lavage à la main, et les modèles actuels sont de plus en plus économes ; ils n'utilisent que 20 à 25 litres d'eau, contre 25 à 40 litres pour les moins récents. Il faut aussi surveiller les canalisations dans toute la maison, afin d'éviter les fuites, qui à long terme peuvent représenter un gaspillage considérable.

A la salle de bains

De la même façon, l'installation de mitigeurs et de douchettes économes permettent de réduire sensiblement la consommation d'eau. D'autre part, si vous évitez de prendre des bains et de rester des heures sous la douche, les factures écologique et économique seront encore plus légères.
 Pensez aussi, si ce n'est pas déjà fait, à installer une chasse d'eau à deux boutons.  Si vous êtes doué en bricolage, vous pouvez même faire en sorte que l'eau usagée du lavabo serve à alimenter votre chasse d'eau. En appliquant toutes ces mesures, vous pourrez réduire jusqu'à 40% de votre consommation d'eau potable.

 

 


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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 07:14

Une étude qui vient d'être primée souligne une amélioration de la qualité de l'air en ville par rapport à 1998. Comparant différentes modes de locomotion, elle indique également que c'est en voiture que l'on est le plus exposé aux polluants…

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Mais si, on respire mieux en ville qu’il y a dix ans. Primée par le Predit (Programme de recherche et d’innovation dans les transports terrestres) le 12 mai dernier, une étude du laboratoire central de la préfecture de police de Paris (LCPP), du laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris et de la RATP démontre «une baisse de certains polluants (monoxyde de carbone, benzene et toluène) de l’ordre de 75% à 90% entre 1998 et 2008», résume Claudine Delaunay, adjointe au chef du pôle environnement au LCPP.

 

Une baisse qui fait «suite aux normes Euro limitant les émissions de polluants des véhicules neufs (hydrocarbures, CO, NOx et particules)», dixit l’étude. Des données qui seront certainement prises en compte par les huit agglomérations françaises devant présenter pour juillet leur projet de Zapa (zone d’action prioritaire pour l’air), un périmètre où la circulation de certains véhicules sera limitée voire interdite à partir de 2012.


L’étude, intitulée «Evaluation de l’exposition des citadins aux polluants atmosphériques au cours de leurs déplacements dans l’agglomération parisienne», révèle aussi que c’est en voiture que le citadin est le plus exposé à la pollution. «Plus particulièrement pour le dioxyde d’azote (NO2), le benzène, le toluène, le monoxyde de carbone (CO) et l’indice de carbone suie», souligne Claudine Delaunay.

 

«Aux heures de pointe, le niveau médian de NO2 présent dans l’habitacle d’une voiture roulant dans Paris est de 130 µg/m3, de 150 µg/m3 sur autoroute et il atteint 218µg/m3 sur le boulevard périphérique. Les niveaux médians de benzène sont de 10µg/m3 sur le périphérique et de 6 à 8 µg/m3 sur les autres trajets. Pour le toluène, les valeurs varient entre 28 et 39 µg/m3 quel que soit le trajet. L’indice de carbone suie, mesuré par le coefficient d’absorption des filtres sur lesquels ont été collectées les PM 2,5 (particules fines), est également particulièrement élevé sur le périphérique.» Seul le CO présente des niveaux faibles (valeurs médianes entre 1,7 et 3,3 ppm). <<< Retrouvez les valeurs réglementaires des polluants dans l'air ambiant ici


Les piétons les moins exposés


Dans les rames de métros et dans le RER, les niveaux des polluants gazeux «sont globalement faibles sauf pour l’acétone, dont les teneurs (19 à 28 µg/m3) traduisent la densité d’occupation des rames aux heures de pointe». En revanche, la pollution atmosphérique aux particules y est beaucoup plus élevée. «Particulièrement sur les lignes de métro 1 et 14 et sur le RER A, c’est-à-dire sur les lignes souterraines qui ont été évaluées», note Claudine Delaunay. «Ces particules sont en effet émises par le matériel roulant en phase de freinage et elles restent confinées dans les tunnels». Les teneurs médianes sur ces lignes sont comprises entre 119 et 155 µg/m3 et les maxima atteignent 311 µg/m3 sur le RERA.


«L’exposition à vélo est généralement intermédiaire pour tous les polluants. La configuration “à l’air libre” dans laquelle se trouve le cycliste conduit à une diminution assez nette de la plupart des polluants. L’exposition des passagers du bus est souvent intermédiaire entre celles de l’automobiliste et du cycliste. Le piéton marchant dans le quartier piétonnier et l’usager du tramway sont les moins exposés, tous polluants confondus (hormis acétone et formaldéhyde s’agissant des passagers du tramway). Les piétons empruntant les autres itinéraires et les cyclistes subissent des niveaux d’exposition intermédiaires.»


Etudes complémentaires


Cette étude va faire l’objet d’enquêtes plus approfondies, notamment de la RATP, qui veut creuser les résultats obtenus dans les bus. «Un bilan global pour les cyclistes est également en cours, explique Claudine Delaunay. L’inhalation des polluants dépend effectivement du temps d’exposition ainsi que du débit ventilatoire de la personne qui, du fait de l’effort physique développé, est plus important pour le cycliste que pour les autres modes de locomotion».


Il y aurait en Europe 350.000 décès prématurés par an dus à la pollution atmosphérique, dont 42.000 en France. Elle serait responsable d’une perte de 8,2 mois d’espérance de vie, et génèrerait un coût de 32 milliards d’euros de frais de santé par an.

 

 


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