24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 07:14

Jeudi à Paris, l'initiative Paris-Nairobi a été officiellement lancée lors d'une première conférence inter-ministérielle réunissant des représentants de près de 70 pays africains. Ce projet a pour objectif d'encourager le développement des énergies renouvelables sur un continent qui bénéficie de conditions idéales pour le développement des technologies vertes.

Cette idée portée par l'ancien ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo et le Premier ministre kényan Raila Odinga, est née voilà deux ans. C'est la publication d'une carte satellite qui l'a inspirée. "On voyait l'Europe de nuit, ses villes illuminées, et l'Afrique totalement dans l'obscurité", a raconté Raila Odinga lors de son discours d'ouverture de la réunion, rapporte le site du Figaro.


A ce jour, le taux moyen d'accès moyen à l'électricité ne s'élève pas à plus de 30% en Afrique, et ne dépasse pas 12% dans les zones rurales ; la côte nord du Maghreb et la pointe sud du continent étant les plus touchés par ce défaut d'électrification. Or le vent, le taux d'ensoleillement ou encore les fleuves d'Afrique constituent des conditions idéales pour le développement des énergies renouvelables.

Présente lors de la conférence, la ministre qui a succédé à Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet, a souligné l'urgence d'un engagement "en faveur d'un accès de 100% des populations à une énergie moderne fiable et propre". Et la ministre d'insister : "C'est une condition pour atteindre tous les autres objectifs du millénaire".


Malheureusement, "actuellement, c'est le serpent qui se mord la queue. On n'a pas assez de projets parce qu'il n'y a pas assez de financements et les financements sont refusés parce qu'on se dit pas bien sûrs de la qualité des projets", a déploré NKM. Le but de l'initiative est donc de "rompre ce cercle vicieux".

D'après l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), un investissement annuel de 36 milliards de dollars serait nécessaire pour offrir d'ici à 2030 un accès universel aux énergies modernes. En Afrique, les priorités fixées sont le développement de l'énergie hydraulique, du solaire, de l'éolien sur la côte atlantique, et de la géothermie dans l'est du continent. Lors de la première réunion de l'initiative, plusieurs projets ont été présentés. Parmi eux, la création d'un parc éolien au Kenya, mais aussi un plan d'électrification des zones rurales du Maroc.

 

 


23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 06:58

Amsterdam va bientôt tester les détecteurs de véhicules polluants.

 

Après les radars de vitesse, voici les détecteurs de véhicules polluants. Les premiers du genre seront bientôt installés à l'entrée d'une zone "environnementale" de la ville d'Amsterdam. Grâce à un faisceau de lumière ultraviolette, ils traquent à distance les gaz d'échappement des camions et des voitures, en mesurant cinq types de particules différents, dont le monoxyde de carbone et le dioxyde de soufre. Couplés à des caméras, ils peuvent enregistrer à la volée les numéros d'immatriculation des engins qui empestent le plus.

 

 


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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 06:56

Le Jour de la Terre est le nom d'une célébration correspondant à deux événements : soit la journée internationale de la Terre du 20 ou 21 mars (correspondant à l'équinoxe) soit la journée de la Terre du 22 avril, qui a pris naissance en 1970 aux États-Unis.

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Le Jour de la Terre marque tous les ans l'anniversaire de la naissance, en 1970, du mouvement environnemental tel qu'on le connaît aujourd'hui. Le jour de la Terre fut fêté pour la première fois le 22 avril 1970, lorsque le sénateur américain Gaylord Nelson encouragea les étudiants à mettre sur pied des projets de sensibilisation à l'environnement dans leurs communautés.

Gaylord Nelson, sénateur du Wisconsin, a proposé la première manifestation environnementale d'envergure sur le territoire américain pour secouer le monde politique et forcer l'insertion de la problématique environnementale dans le cadre politique national. « C'était un pari », rappelle-t-il, « mais cela a fonctionné »[1]. En effet, ce premier Jour de la Terre a mené à la création de l'agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA) et à l'adoption de la loi « Clean Air, Clean Water, and Endangered Species ».

 

En 1990, sous l'égide de l'environnementaliste américain Denis Hayes, le Jour de la Terre est devenu un événement planétaire, mobilisant 200 millions de personnes dans 141 pays et jouant un rôle de levier pour les enjeux environnementaux mondiaux. Le Jour de la Terre a donné un élan énorme aux campagnes de sensibilisation à la réutilisation et au recyclage et a aidé à préparer le terrain pour le Sommet de la Terre des Nations Unies à Rio de Janeiro en 1992.

Au Québec, c'est depuis 1995 qu'on le célèbre en organisant toutes sortes d'activités de sensibilisation face aux enjeux environnementaux. Le Jour de la Terre fait résonner haut et fort le message que des citoyens de toute la planète souhaitent une action rapide et décisive en faveur de l'énergie propre.

Aujourd'hui, plus de 500 millions de personnes dans 184 pays passent à l'action chaque année dans le cadre du Jour de la Terre. Au fil des ans, le Jour de la Terre est devenu l'événement participatif écologiste le plus important de la planète.

 

 


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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 09:45

Le ministère américain de l'Energie a annoncé son intention d'offrir un prêt conditionnel de 2,1 milliards de dollars visant à financer une partie de la centrale solaire de Blythe en Californie. Un projet amené à devenir le plus grand parc solaire du monde.

 

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Ce prêt constituera une garantie pour les unités 1 et 2 de la centrale solaire de Blythe, rapporte le site Smartplanet. Le projet, issu d'un partenariat entre Solar Trust of America et Chevron Energy Solutions, doit s'étendre sur quelque 2.833 hectares de terrains publics situés près de la frontière de l'Arizona, à 360 kilomètres à l'Est de Los Angeles.


Une première étape permettra d'atteindre une capacité de 484 mégawatts (MW), pour atteindre à terme 1.000 MW. La centrale devrait alors assurer la consommation énergétique de 300.000 foyers, et éviter l'émission de quelque 710.000 tonnes de CO2. Steven Chu, le ministre américain de l'Energie, a insisté sur l'importance des prêts de garantie, qui permettent de faciliter le déploiement des technologies vertes. "Des investissements continus comme ce projet rendent l'énergie solaire plus efficace et plus concurrentielle, tout en créant des milliers d'emplois et en renforçant l'économie", a-t-il souligné.


Alors que l'Etat vient de durcir sa loi sur les énergies renouvelables (voir notre article), la Californie entend devenir un leader mondial du secteur. "La Californie est le leader national de l'énergie propre, et notre grand Etat est prêt à devenir le leader mondial dans la production d'énergie renouvelable", a déclaré le gouverneur de Californie, Jerry Brown.