25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 11:54

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En Sibérie, le gaz emprisonné dans les sols gelés et sous les lacs fuit depuis la fin de la dernière période glaciaire, il y a environ 10.000 ans.

Mais ces dix dernières années, avec le réchauffement de la planète, la glace fond de plus en plus vite, accélérant le rejet de méthane, un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le dioxyde de carbone.

A Chersky, en Russie, un journaliste de l’agence Associated Press a suivi le scientifique Sergey Zimov.

Pour montrer que la glace contient bien du méthane, le Russe se déplace dans un lac gelé afin de dénicher un amas de bulles emprisonnées.

Un briquet d’une main, un couteau de l’autre, il perce la glace.
Résultat : du méthane gicle et explose dans une fine flamme bleue.

Certains scientifiques pensent que la fonte de ce pergélisol pourrait devenir la cause principale du changement climatique.

Ils estiment que 1.500 milliards de tonnes de carbone, piégé dans la glace depuis le temps des mammouths, représentent une bombe à retardement climatique qui n’attend qu’une chose :
exploser en étant relâchée dans l’atmosphère.

Si l’activité humaine (l'utilisation des voitures et l’électricité, par exemple) remplit l’atmosphère de dioxyde de carbone, de méthane et autres gaz qui retiennent la chaleur, le réchauffement climatique est encore plus important dans les régions polaires.

Ce qui semble être une augmentation modeste des températures est suffisante pour faire fondre les glaciers du Groenland, réduire l’épaisseur de ceux de l’océan Arctique et accélérer la fonte du pergélisol.

Cette menace liée aux fuites de méthane est si récente qu’elle n’a pas été mentionnée dans le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) publié en 2007, qui s’alarmait de la montée des eaux pouvant inonder les villes côtières, des bouleversements au niveau des précipitations et de l’extinction d’espèces.

Le manque de données sur une longue période rend incertaine l’étendue de cette menace.

Un article publié en août dernier dans la revue Science, citait plusieurs experts qui affirmaient qu’il était trop tôt pour prédire si le méthane présent dans l’Arctique était un point essentiel du changement climatique ou non.

Néanmoins, cette région du monde est responsable de 9% des émissions de méthane globales.

Katey Walter Anthony, de l’université de l’Alaska, a mesuré les rejets de méthane dans plusieurs lacs de l’Arctique.

"Certains jours on aurait dit que le lac était en ébullition", s’exclame-t-elle.

Elle s’étonne auprès d’Associated Press de voir des quantités aussi importantes de méthane s’échapper de la glace.

Elle explique que plus de 50 milliards de tonnes pourraient être libérées des lacs sibériens.

C’est dix fois plus que la quantité de méthane qui se trouve actuellement dans l’atmosphère.

"Si le pergélisol devait fondre soudainement, d’un coup, une énorme quantité de gaz serait relâchée dans l’atmosphère.
Nous sentirions alors des températures très élevées à travers la planète", s’inquiète-t-elle.

Un problème qui pourrait être au centre des discussions le 29 novembre prochain lorsque les gouvernements du monde entier se réuniront à Cancun, au Mexique, pour trouver des solutions aux problèmes climatiques.

Malgré tout, des responsables de l’Onu ont déjà fait savoir qu’il était peu probable que ces deux semaines de discussions mènent à un véritable accord contraignant.

 

 

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 11:51

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La Préfecture annonce par le biais d'un communiqué la mise en place d'un Plan National d'Action pour éviter que le gecko vert de Manapany, espèce endémique de la Réunion, ne disparaisse complètement.

Le Gecko vert de Manapany, Phelsuma inexpectata, est l’un des derniers reptiles endémiques de La Réunion. Il est protégé par l’arrêté ministériel du 17 février 1989 : il est strictement interdit de blesser, détruire, capturer ou naturaliser cette espèce1.

En 2010, son statut de conservation a été évalué par le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Selon les critères de l’UICN, cette espèce est gravement menacée : elle est soumise à un haut risque d’extinction à court terme et est ainsi placée dans la catégorie "En danger critique d’extinction (CR)" de la Liste rouge des espèces menacées en France.

Au regard de ces menaces, l’espèce a été désignée par le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM) comme devant faire l’objet d’un "Plan National d’Action pour les espèces menacées" (PNA).

Cet outil vise à rétablir les espèces et leurs habitats dans un état de conservation satisfaisant. Il se présente sous la forme d’un document définissant l’organisation et les conditions de mise en oeuvre d’actions en faveur de la conservation d’une espèce menacée d’extinction.

Suite à une procédure d’appel d’offre lancée par la DIREN Réunion, l’association Nature Océan Indien et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) débutent actuellement la rédaction du PNA.

Dans une logique de concertation, le document sera élaboré avec l’assistance d’un comité d’experts scientifiques et de nombreux acteurs ayant une implication dans la conservation du gecko seront consultés.

 

 

 

 


24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 08:17

Un accord visant à doubler d'ici 2022 le nombre de spécimens dans les treize pays où ces félins vivent encore à l'état sauvage a été annoncé mardi 23 novembre par Vladimir Poutine, lors du sommet de Saint-Pétersbourg consacré à la sauvegarde des tigres.

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Il ne reste aujourd'hui que 3 200 tigres à l'état sauvage, contre 100 000 il y a un siècle. Les survivants, victimes des vertus médicinales ou aphrodisiaques prêtées, notamment en Chine, à certaines parties de leur anatomie, sont traqués par des braconniers. 'Il est très important de sauver pour les générations futures le tigre, cette créature magnifique, impériale', a déclaré Vladimir Poutine lors de la conférence. Le dirigeant russe, qui aime cultiver une image sportive, s'est vu offrir un bébé tigre pour son cinquante-sixième anniversaire et s'est illustré en endormant un tigre de Sibérie à l'aide d'un fusil hypodermique.


DES TRAFICS MEURTRIERS POUR LE TIGRE

Le programme de sauvetage consacrera 350 millions de dollars au cours des cinq prochaines années, ont précisé des coordinateurs de la Banque mondiale et du WWF. Jim Leape, directeur général du WWF, a souligné que le tigre était au bord de l'extinction et que, sans mesures strictes destinées à mettre fin au braconnage et à la déforestation, il ne resterait plus en 2022 que quelques survivants disséminés.

Le nombre de tigres a diminué de 97 % au cours de la dernière décennie et quatre des neuf sous-espèces de tigres ont disparu. Des personnalités telles que Yannick Noah ou l'acteur américain Leonardo DiCaprio, qui a offert mardi un million de dollars, se sont engagées dans la campagne,.


Pour John Sellar, responsable de la lutte contre la fraude à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), il est essentiel de se concentrer sur la lutte contre les trafics, faute de quoi, l'argent dépensé l'aura été en pure perte. L'Inde est une plaque tournante du trafic, suivie de la Chine, où pratiquement toutes les parties du tigre se négocient à prix d'or. Une peau peut y atteindre 35 000 dollars, selon Havoscope, qui recense les tarifs du marché noir.

 

 


22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 08:27

Les émissions de dioxyde de carbone dans le monde entier ont légèrement diminué en 2009 mais devraient atteindre un niveau record cette année, notamment du fait du dynamisme des économies chinoises et indiennes, à en croire une étude rendue publique par Global Carbon Project.

 

Selon ce consortium international d'organismes de recherches, les émissions de C02 en 2009 ont été de 1,3% inférieures à celles de 2008, du fait de la crise financière internationale. Toutefois, la baisse a été deux fois moins importante que ce qui avait été prévu voici un an.

"La vraie surprise, c'est que nous nous attendions à un recul plus important - en termes d'émissions produites par des combustibles fossiles - dû à la crise financière", explique Pep Canadell, directeur de Global Carbon Project et coauteur de l'étude, publiée lundi dans la dernière livraison de la revue Nature Geoscience.


Canadell indique d'autre part que les nouvelles statistiques et la diminution du recul des forêts tropicales montrent que les émissions dues à la déforestation ont baissé et représentent aujourd'hui 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors que des études antérieures parlaient de 12 à 17%.

Les émissions dues aux combustibles fossiles devraient augmenter de plus de 3% cette année si la croissance économique reste conforme aux prévisions, déclare d'autre part Canadell.

 


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