17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 09:24

Les ministres de l'Environnement allemand, britannique et français plaident jeudi pour que l'UE adopte un "objectif plus ambitieux" de réduction de ses émissions de carbone. Norbert Röttgen, Chris Huhne et Jean-Louis Borloo souhaitent que les rejets européens de CO2 soient, d'ici à 2020, 30% inférieurs aux niveaux de 1990, soit dix points de moins que l'objectif actuel qui est de -20%.


Les trois ministres publient une tribune commune dans les quotidiens "Frankfurter Allgemeine Zeitung", "Financial Times" et "Le Monde".

"L'objectif actuel de l'Union européenne visant à une réduction des émissions de carbone de 20% d'ici à 2020 par rapport à 1990" semble "désormais insuffisant", écrivent-ils.


Ils estiment qu'un objectif de "réduction de 30% d'ici à 2020" serait "de nature à véritablement inciter à l'innovation et à l'action". En adoptant cet "objectif plus ambitieux", poursuivent-ils, l'UE démontrerait "sa détermination" à favoriser "l'émergence, sur le long terme, d'un modèle à faibles émissions de carbone".

Ce nouvel objectif ne coûterait pas trop cher, affirment MM. Röttgen, Huhne et Borloo. "Après tout, la récession elle-même a entraîné une réduction des niveaux d'émissions du secteur marchand de l'UE de 11% par rapport à la période d'avant la crise". Grâce à cela, l'objectif -20% ne coûte que 48 milliards d'euros par an (au lieu des 70 milliards prévus). Selon leurs calculs, le passage à -30% ne coûterait que 11 milliards d'euros de plus que le premier montant calculé pour le passage à -20%. "Soit un surcoût de moins de 0,1% de la valeur de l'économie de l'UE", évaluent-ils.


"Esquiver la discussion sur les 30% nous conduirait à un ralentissement dans notre course à la réduction des émissions de carbone", plaident encore les trois ministres de l'Environnement. "Nos entreprises gagneraient une précieuse avance si nous prenions rapidement les mesures nécessaires".

"C'est pourquoi nous croyons que le passage à l'objectif d'un taux de 30% de réduction des émissions est le bon choix pour l'Europe. C'est une politique favorable à l'emploi, à la croissance, au renforcement de la sécurité énergétique et à la lutte contre le risque climatique", écrivent-ils en concluant: "C'est avant tout une politique pour l'avenir de l'Europe". AP

 

 


Published by Gerome - dans Nature
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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 09:02

L'Express LEXPRESS.fr

 


 

3,5% des fruits et légumes européens dépassent le seuil maximal autorisé.

 

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Ils battent toujours des niveaux records. Les résidus de 365 pesticides différents ont été identifiés dans les fruits et légumes consommés en Europe par une étude de l'agence européenne pour la sécurité alimentaire (Efsa) publiée ce lundi 12 juillet.  

D'après cette étude, effectuée selon les nouvelles normes entrées en vigueur mi-2008 (qui ont le plus souvent élevé le seuil d'acceptabilité), 3,5% des échantillons présentaient des traces de pesticides dépassant les limites maximales autorisées.  


11 000 échantillons de neuf productions différentes (oranges, mandarines, poires, pommes de terre etc.) ont été analysés en 2008 dans les 27 Etats membres (plus l'Islande et la Norvège).  

76 aliments pour bébé présentaient des résidus de pesticide

L'agence relève également que la présence de pesticides est supérieure dans les denrées importées de pays situés hors Union européenne (7,6%) que dans les échantillons produits au sein de l'UE (2,4%).  


Les dépassements des limites autorisées ont surtout concerné les échantillons d'épinards (6,2%), d'oranges (3%), de riz, de concombres, de mandarines, de carottes et de poires.  

76 aliments pour bébé présentaient des résidus de pesticide dont quatre seulement excédant les normes maximales recommandées.  

Cependant, ajoute l'Efsa, les résultats de ce rapport ne peuvent être comparés à ceux de 2007, les normes européennes en matière de résidus chimiques dans les aliments ayant été révisées à partir du 1er septembre 2008 afin de les harmoniser entre les Etats. Auparavant, chaque pays fixait ses propres normes.  


Les ONG avaient alors jugé que ces nouveaux seuils risquaient surtout d'entraîner une augmentation "spectaculaire" des limites autorisées dans certains pays: en Autriche par exemple, 65% des pesticides utilisés voyaient leur taux maximal augmenter, pour certains jusqu'à 1000 fois, alors que seuls 4% devaient les voir réduits.  

 


8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 18:46

Un avion aux faux airs de planeur a achevé jeudi matin en Suisse le premier vol de nuit à l'aide de la seule énergie solaire.

 

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"Solar Impulse", d'une envergure de 63,4 mètres, équivalente à celle d'un Airbus A340, a volé 26 heures et neuf minutes en utilisant uniquement l'énergie solaire emmagasinée dans la journée.

Il s'agit en outre du vol le plus long et le plus haut de l'histoire de l'aviation solaire, selon les responsables du projet.

"Nous sommes tout près du vol perpétuel", s'est félicité Bertrand Piccard, aventurier suisse rendu célèbre en 1999 par son tour du monde en ballon sans escale, et président de Solar Impulse. Le succès du vol, a-t-il ajouté, a montré le potentiel des énergies renouvelables et des technologies propres.

"C'est incroyable. Le succès est plus grand encore que nous l'espérions", a renchéri André Borschberg, pilote et directeur général du projet.

"On a presque songé à le prolonger, mais (...) nous avons démontré ce que nous voulions démontrer, alors ils m'ont fait rentrer et me voilà", a-t-il ajouté.

L'ancien pilote de l'armée de l'air suisse a été acclamé en héros à son retour sur la base de Payerne, dans le canton de Vaud.

L'appareil s'est posé à 07h00 GMT sous les yeux de plusieurs centaines de personnes à l'issue d'un vol réalisé en moyenne à la vitesse de 23 noeuds (50 km/h) et à l'altitude de 8.564 mètres.

"Le succès de ce premier vol de nuit d'un avion propulsé à l'énergie solaire est crucial pour la poursuite du projet Solar Impulse", soulignent les organisateurs, qui envisagent de réaliser le premier tour du monde en 2012.

La prochaine étape sera la traversée de l'Atlantique à l'aide d'un autre prototype, dont la construction doit débuter prochainement.

Parmi les sponsors du projet, dont le budget s'élève à 100 millions de francs suisses (75 millions d'euros), figurent le chimiste belge Solvay, l'horloger suisse Omega, la Deutsche Bank et le français Altran, conseiller en technologie.

Jean-Philippe Lefief

 

 


8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 18:39

La quasi-totalité de l'énergie utilisée par l'Union européenne pourrait provenir de sources renouvelables d'ici 2050, affirment l'organisation Greenpeace et le Conseil européen des énergies renouvelables dans une étude publiée jeudi.

 

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Commandée après du centre aérospatial allemand, l'étude montre que les 27 Etats-membres pourraient de façon réaliste éliminer le charbon et le nucléaire et dépendre d'autres sources d'énergie comme le vent, le solaire, la géothermie et la biomasse.

Ainsi, environ 92% de l'énergie utilisée par l'UE, et 97% de l'électricité, pourraient provenir de sources renouvelables. Pour les 8% restants, il s'agirait du pétrole, utilisé pour la marine et l'aviation, où peu d'alternatives existent.

Une telle remise en cause permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 95%. Les deux organisations affirment que les économies européennes pourraient ainsi économiser jusqu'à 19 milliards d'euros (24,05 milliards d'euros) par an sur l'importation du pétrole et du gaz. AP