4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 07:46

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Bien que le secteur de la viande et des produits laitiers soit l'un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre, les gouvernements agissent peu pour limiter son impact, dénonce une étude publiée mercredi par le centre de réflexion Chatham House.


«Le secteur de l'élevage est responsable de presque 15% des émissions mondiales -similaires à celles produites par toutes les voitures, camions, avions, trains et bateaux du monde- et pourtant son absence des stratégies internationales ou nationales pour réduire les émissions est notable», explique Rob Bailey, l'un des auteurs du rapport.


«Gouvernements et groupes d'action semblent croire qu'essayer de réduire la consommation de produits d'élevage est au mieux un défi trop complexe et au pire risque de susciter des réactions négatives» chez les consommateurs, en concluent les chercheurs de Chatham House.

Selon eux, l'une des conséquences de ce manque d'action gouvernementale est l'absence de prise de conscience du public de l'impact du secteur de l'élevage sur le changement climatique.


Ainsi, un sondage mené en ligne dans douze pays (dont le Brésil, la Chine, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, avec un minimum de 1.000 participants à chaque fois) montre que seulement 29% des sondés identifient la viande et les produits laitiers comme une cause majeure du réchauffement climatique (contre 64% des sondés pour les transports).

 

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La publication de cette étude intervient alors que des milliers d'experts sont réunis depuis le 1er décembre à Lima, au Pérou, pour avancer vers l'accord multilatéral de lutte contre le réchauffement espéré fin 2015 à Paris.

La communauté internationale s'est donné pour objectif de limiter le réchauffement à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, seuil au-delà duquel les experts prédisent des impacts irréversibles et dramatiques dans de nombreuses régions.

Or, au rythme actuel, la planète se dirige vers une hausse des températures d'environ 4°C d'ici la fin du siècle.

 

 


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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 07:56

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L'année 2014 s'annonce meilleure que la précédente en termes de raccordements d'éoliennes et de panneaux solaires en France, mettant même fin à trois années de baisse pour l'énergie éolienne, selon les statistiques officielles publiées vendredi par le ministère de l'Ecologie.


Dans l'éolien, environ 600 nouveaux mégawatts (MW) ont été raccordés entre début janvier et fin septembre, contre 581 MW pour l'ensemble de l'année 2013, indiquent les chiffres provisoires du «tableau de bord éolien-photovoltaïque» publié par le Commissariat général au développement durable (CGDD).


Cela porte la puissance totale installée à 8.807 MW à fin septembre, même si au troisième trimestre, le niveau de la puissance raccordée s'est repliée à 172 MW, contre 284 MW par rapport aux trois mois précédents.

Le nombre de raccordements n'avait cessé de diminuer depuis 2010, la filière étant pénalisée, selon les industriels, par les incertitudes concernant le tarif de rachat de l'électricité et les délais de procédure.


Ce dernier a depuis été confirmé à 82 euros le mégawattheure dans un arrêté en vigueur depuis le 1er juillet, très attendu par les professionnels pour stabiliser le cadre économique de leur filière.

Un peu plus de 500 projets d'éoliens terrestre étaient en file d'attente fin septembre pour une puissance de 6.265 MW.


La production électrique d'origine éolienne a augmenté de 16% par rapport à janvier-septembre 2013 pour représenter 3,5% de la consommation nationale entre janvier et septembre, contre 2,8% un an plus tôt.

Dans le photovoltaïque, 2014 s'annonce également comme un meilleur cru, grâce à une accélération du rythme des raccordements depuis le début de l'année. Ceux-ci ont atteint 703 MW sur neuf mois, soit près de 53% de plus par rapport à la période équivalente de 2013, et 298 MW pour le seul troisième trimestre.


«Après deux années de baisse, en 2012 et 2013, le niveau des raccordements repart ainsi à la hausse en 2014», indique le tableau de bord.

Au total, la puissance du parc photovoltaïque français s'élevait à 5.412 MW à fin septembre, pour une production en hausse de 25% représentant 1,4% de la production électrique nationale (contre 1% un an auparavant). Ce qui est ridiculement bas, admettons le.

 

 


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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 07:56

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Portant le nom de Berger, on pouvait difficilement s'attendre à une autre déclaration de sa part.

Karine Berger.... C'est une coquille vide qui se remplit au gré des grognes populaires pour satisfaire un potentiel électorat.


Cette femme est la honte de la gauche, la honte des hautes-alpes est la honte de l'humanité : se prend-elle pour Dieu, de vouloir ainsi la fin d'une espèce? Je suis attristé de voir que la France rejoue un scénario macabre où le 21ème siècle ressemble à s'y méprendre au 18ème.


En voulant éradiquer le Loup, la députée, montre son incapacité à trouver des solutions intelligentes et humaines, elle cristallise à elle seule la stupidité humaine qui consiste à détruire lorsqu'on est incapable de réfléchir consciencieusement. Une telle femme doit démissioner, elle n'est pas représentative du département, ses idées belliqueuses ne reflètent pas la pensée de nos concitoyens......et à la lueur de ses déclarations je suis content qu'une telle femme ne soit pas ministre de l'intérieur ou de l'écologie.

 

 


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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 14:41

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Là où il pêche depuis trente ans, le Brésilien Ernane da Silva ne voit plus que des broussailles et une terre crevassée par le soleil : ce pêcheur de Sao Paulo n'a jamais vu la vallée dans cet état.


Cette région du sud-est du Brésil connaît la pire sécheresse des 80 dernières années. Une situation qui alerte de nombreuses autres villes : la déforestation, les températures plus élevées et l'expansion des centres urbains reproduisent ce désastre aux quatre coins de la planète.

«J'ai été l'un des premiers pêcheurs à arriver ici et aujourd'hui je suis l'un des derniers à y rester», déplore cet homme de 60 ans au milieu du barrage de Jacarei, à Piracaia, à 110 km de Sao Paulo.

«Cela fait 30 ans que je pêche ici. Comment aurais-je pu imaginer qu'un jour il n'y aurait plus d'eau ?», se demande-t-il dans un mélange d'incrédulité et de tristesse.


Ce problème ne touche pas seulement da Silva mais des millions d'habitants de cette région, la plus peuplée et développée du pays.

Coiffé d'une casquette pour se protéger d'un soleil de plomb, il dit avoir abandonné sa maison au bord du barrage. Cette année il a pu pêcher dans des zones plus hautes où il reste de l'eau. Il ne sait pas si cela sera encore le cas l'année prochaine.


 

 

Construit à la fin des années 70, le barrage de Jacarei est l'un des cinq formant le gigantesque système de Cantareira qui approvisionne en eau 45% des 20 millions d'habitants de Sao Paulo et de sa banlieue.

Son niveau d'eau est tombé à un minimum historique.

Les précipitations pendant la saison des pluies (d'octobre à mars) ont été insuffisantes. En novembre, dans les barrages de Cantareira, il est tombé 90 mm contre une moyenne habituelle de 161,2 mm.


«Le manque de pluies a été sévère cette année, accompagné de températures élevées en été comme en hiver, ce qui accélère l'évaporation des barrages», explique à l'AFP le météorologiste Marcelo Schneider. «Et à la différence des sécheresses antérieures, la population et la demande d'eau sont plus importantes.»


Poumon économique du Brésil, Sao Paulo a déjà vécu une forte sécheresse en 2001 et une très grave au début des années 60.

Les retombées économiques de la crise actuelle n'ont pas encore été calculées, mais des experts mettent déjà en garde sur une panne du système.

Car la sécheresse n'est pas seulement une affaire de climat : «Il est important de savoir si nous sommes prêts ou non à l'affronter», déclare à l'AFP Maria Assunçao Silva, du Département des Sciences atmosphériques de l'Université de Sao Paulo.


Au manque d'investissements et d'infrastructures pour stocker l'eau les années d'abondance, s'ajoutent la surcharge du système Cantareira et la mauvaise gestion, selon les experts.

L'AFP a entendu de nombreux récits de coupures d'eau au coeur de la mégapole et en périphérie.

La plus grande compagnie d'eau de Sao Paulo, la Sabesp, affirme qu'il n'est pas nécessaire de rationner, tout comme le gouverneur de Sao Paulo, Geraldo Alckmin, réélu en octobre. Il a annoncé la construction d'une usine de réutilisation de l'eau et de nouveaux réservoirs de stockage.

Dans d'autres villes de l'Etat de Sao Paulo - où vivent 40 millions de personnes - et où la Sabesp n'opère pas, l'eau a déjà été rationnée.

 

 

Certains experts voient la déforestation comme un facteur clé de la sécheresse.

«La sécheresse exceptionnelle que vit la région sud-est du Brésil, spécialement Sao Paulo, peut déjà être le résultat de la destruction de l'Amazonie», a déclaré à l'AFP le chercheur Antonio Donato Nobre, de l'Institut national de recherches spatiales (INPE).

«L'Amazonie exporte de l'humidité et apporte des pluies dans le sud-est, le centre-ouest et le sud du Brésil mais aussi dans d'autres régions de Bolivie, du Paraguay et d'Argentine, à des milliers de kilomètres», explique M. Nobre.

Les scientifiques soulignent également que les fortes pluies en Asie-Pacifique, la température plus élevée des océans et la sécheresse en Californie sont connectées et font partie du même déséquilibre mondial.


Les villes de plus en plus peuplées, avec peu de végétation et d'énormes extensions de béton contribuent à ce déséquilibre.

«Cette sécheresse a changé ma vie. Ici, il y avait plein de monde qui pêchait, nageait, s'amusait. Maintenant il n'y a plus rien, plus personne», se lamente Ernane da Silva.

 


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