Le moteur de recherche qui a financé la plantation de 50 millions d'arbres

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En 2014, le fameux moteur de recherche Ecosia plantait un arbre par minute au Burkina Faso.

Aujourd’hui, ils plantent un arbre chaque seconde dans l’un des 21 projets de reforestation présents dans le monde entier. Grâce aux internautes, leur compteur d’arbres plantés flirte désormais avec les 50 millions !

Ces arbres ont absorbé 2,5 millions de tonnes de CO2 de notre atmosphère. Mais ils font bien plus encore.

Ils offrent un nouvel habitat aux chimpanzés d’Ouganda. Ils empêchent la progression vers le sud du désert dans la région du Sahel au Burkina Faso. Ils restaurent les réserves d’eau et la fertilité des sols au Pérou. Et ils permettent aux petits agriculteurs du monde entier d’avoir des récoltes plus résilientes, plus variées et plus abondantes.

Voilà pourquoi 50 millions d’arbres représentent beaucoup. Merci d'accompagner Ecosia dans cette aventure qui ne fait que commencer !

www.ecosia.org

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Montagne d'or en Guyane: c'est inédit, l'ONU accuse la France de non-respect des droits indigènes

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orpaillage guyanne

Il fallait s'y attendre. Alors que le projet "Montagne d'or" en Guyane se profile à grands pas, l'Organisation des Nations Unies a décidé de réagir. Elle "somme" la France de suspendre le projet jusqu'à ce que les populations autochtones locales aient pu être consultées correctement. C'est la première fois dans l'histoire que l'ONU intervient directement contre l'État français. La transition énergétique semble bien loin de toute préoccupation politique de ce côté-là de l'océan.


Le projet "Montagne d'or", géré par un consortium russo-canadien (Nordgold et Colombus Gold) est au centre d'une polémique aujourd'hui internationale. Alors que l'avenir des populations autochtones semble de plus en plus incertain, la gigantesque mine à ciel ouvert pourrait bien signer l'arrêt de mort de toute une partie de la biodiversité guyanaise, mais également être lourde de conséquences pour les indigènes vivant près du site.
Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l'ONU demande donc au gouvernement français de revoir sa copie. Selon le Comité, les populations locales n'ont pas été consultées, ou du moins que très peu, sur le sujet. Le risque est de voir la situation tourner au conflit. "Ce genre d’infractions est malheureusement courant en Amérique du Sud et en Asie, mais c’est la première fois que Paris est rappelé à l’ordre pour un manque de respect des droits autochtones" souligne Vincent Ploton du Service international pour les droits de l’homme, au sein de l'ONG ISHR.

Un véritable paradoxe quand on sait que depuis maintenant quelques mois, la transition énergétique est sur toutes les lèvres. Rappelons que ce projet, s'il est mis en place, sera responsable d'une pollution massive de la forêt primaire de Guyane. Les sols seront inutilisables pendant des centaines d'années et des milliers d'hectares seront déforestés.

Le Comité souligne qu'aucune mesure éthique n'a été prise pour protéger les terres amérindiennes, "en dépit de l'impact négatif du projet minier sur le contrôle et l'usage des populations indigènes et de leurs terres, notamment les menaces pesant sur les écosystèmes, la déforestation et les sites archéologiques" explique l'ONU. La France a maintenant jusqu'au 4 avril prochain pour démontrer au monde que le droit indigène guyanais ne sera pas bafoué au profit de quelques cailloux dorés...

 

Source : terradarwin.com

Publié dans Nature, Pollution, Habitat

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Une honte : le Brésil veut urbaniser la forêt amazonienne, jugée "non productive"

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jair bolsonaro
jair bolsonaro : le visage de la mort

Le chef des affaires stratégiques du nouveau gouvernement brésilien a annoncé son intention de construire de nouvelles méga-structures dans le pays, s’attaquant à la forêt amazonienne.

Elu en octobre dernier, le nouveau chef d’Etat brésilien Jair Bolsonaro est en train de mettre son funeste plan d’action à exécution. La première de ses victimes ? La forêt amazonienne.

Le nouveau président avait déjà décidé de transférer l’autorité du ministère de l’environnement à celui de l’agriculture, aux mains des lobbys agricoles. Une façon peu voilée de faire comprendre que la protection de la vie sauvage, pourtant abondante dans son pays, ne le concernait guère.

"Zone improductive"

Maynard Santa Rosa, le chef des affaires stratégiques de l’administration, a dévoilé à la radio les principaux travaux auxquels il faut s’attendre dans les prochaines années. Qualifiant la forêt équatoriale de "zone improductive", le gouvernement veut l’industrialiser.

Au menu, un pont sur le fleuve Amazone, une extension d’autoroute sur plus de 500 kilomètres pour relier la frontière du Surinam au sud du pays, ce afin de faciliter le transport du soja. Le gouvernement va également lancer un projet de barrage hydroélectrique que la rivière Trombetas, un des affluents de l’Amazone.

Augmenter les capacités énergétiques du pays

La justification est simple, et tout aussi populiste que le programme qui a amené Bolsonaro au pouvoir : "L’Amazonie a une population de 10 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté. Nous ne pouvons plus fermer les yeux. Nous devons intégrer cette espace improductif pour y amener des emplois et de l’argent."

Selon ses arguments, le barrage va augmenter les capacités énergétiques du pays, offrant de l’énergie à l’industrie de l’aluminium et empêchant les fréquentes coupures de courant dont souffrent les grandes villes de Manaus et Boa Vista.

Destruction des réserves indigènes

Si la destruction de la forêt équatoriale est un désastre environnemental à elle toute seule, rien n’a évidemment été évoqué quant aux populations indigènes qui vivent dans la région. Quatre réserves indigènes sont concernées par le projet, tout comme huit populations quilombo, des descendants d’esclaves africains qui vivent désormais dans la forêt.

Evidemment, les organisations de protection de l’environnement sont rapidement montées au créneau. "Ce plan met en danger une région de l’Amazonie qui est une mosaïque de régions indigènes et de conservation de grande importance, non seulement pour ses habitants, mais pour toute la planète", explique Lucia Andrade, la coordinatrice de la commission Pro-Indian.
Un dernier espoir : le Brésil est soumis à des mesures d'austérité

Le plan doit encore être confirmé par décret présidentiel dans les deux prochains mois. Une manière, pour le gouvernement, d’éviter tout contrôle initial du congrès et toute étude d’impact sur l’environnement. Ce décret devra ensuite être adopté par l’assemblée législative dans les trois mois, sous peine d’annulation.

En revanche, le gouvernement n’a, à aucun moment, parlé des ressources financières nécessaires à de tels travaux. Et c’est là où le bât pourrait blesser. Car le pays est soumis à des mesures d’austérité strictes et ses dépenses publiques sont sévèrement encadrées. Ce qui pourrait donner encore un peu de répit à la forêt. Un bien maigre espoir…

Pour sauver la forêt amazonienne, merci de signer la pétition en cliquant sur le toucan :

toucan

 

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Les deux tiers des glaciers de l'Himalaya pourraient fondre d'ici la fin du siècle, selon un rapport international

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Qualifiée de "troisième pôle", cette région glaciaire alimente dix cours d'eau majeurs d'Asie. La fonte de ces glaces mettra en danger au moins 2 milliards de personnes.


Une fonte dramatique. Les deux tiers des glaciers de l'Himalaya et de l'Hindou Kouch pourraient fondre d'ici à la fin du siècle si la planète restait sur la même trajectoire d'émissions de gaz à effet de serre, selon une étude dirigée par l'International Centre for Integrated Moutain Development (ICIMOD), publiée lundi 4 février. Cette étude est le fruit de cinq ans de travail et a mobilisé plus de 350 chercheurs et experts.

S'étendant sur 3 500 kilomètres de l'Afghanistan à la Birmanie, la région montagneuse de l'Hindou-Kouch-Himalaya (HKH) est qualifiée de "troisième pôle" (en plus du pôle Sud et du pôle Nord) par les scientifiques pour ses gigantesques réserves de glace. Celles-ci alimentent dix cours d'eau majeurs d'Asie, comme le Gange et le Mékong.
"Des événements climatiques extrêmes"

Même si les nations de la planète parvenaient à contenir le réchauffement climatique du globe à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle d'ici à 2100, la cible basse de l'accord de Paris sur le climat de 2015, l'Hindou-Kouch-Himalaya perdrait tout de même un tiers de ses glaciers. Une fonte qui ne sera pas sans conséquences pour les 250 millions d'habitants de ces montagnes. Et surtout pour les 1,65 milliard d'autres qui vivent dans les bassins fluviaux en aval.

Une fonte dramatique. Les deux tiers des glaciers de l'Himalaya et de l'Hindou Kouch pourraient fondre d'ici à la fin du siècle si la planète restait sur la même trajectoire d'émissions de gaz à effet de serre, selon une étude dirigée par l'International Centre for Integrated Moutain Development (ICIMOD), publiée lundi 4 février. Cette étude est le fruit de cinq ans de travail et a mobilisé plus de 350 chercheurs et experts.

S'étendant sur 3 500 kilomètres de l'Afghanistan à la Birmanie, la région montagneuse de l'Hindou-Kouch-Himalaya (HKH) est qualifiée de "troisième pôle" (en plus du pôle Sud et du pôle Nord) par les scientifiques pour ses gigantesques réserves de glace. Celles-ci alimentent dix cours d'eau majeurs d'Asie, comme le Gange et le Mékong.

"Des événements climatiques extrêmes"

Même si les nations de la planète parvenaient à contenir le réchauffement climatique du globe à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle d'ici à 2100, la cible basse de l'accord de Paris sur le climat de 2015, l'Hindou-Kouch-Himalaya perdrait tout de même un tiers de ses glaciers. Une fonte qui ne sera pas sans conséquences pour les 250 millions d'habitants de ces montagnes. Et surtout pour les 1,65 milliard d'autres qui vivent dans les bassins fluviaux en aval.

"Le réchauffement climatique est en passe de transformer les pics montagneux couverts de glaciers de la HKH à travers huit pays en roches nues en moins d'un siècle. Les conséquences pour les peuples de la région, déjà l'une des régions de montagnes les plus fragiles et à risques du monde, iront d'une aggravation de la pollution de l'air à une augmentation des événements climatiques extrêmes", a mis en garde Philippus Wester, le responsable du rapport.

Selon le rapport, la région aura besoin de 3,2 à 4,6 milliards de dollars par an d'ici à 2030 pour s'adapter au changement climatique, puis de 5,5 à 7,8 milliards de dollars par an d'ici à 2050.

Publié dans Nature, Pollution

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EXCLUSIF. Hulot : "Monsanto a demandé à une officine belge de s'occuper de ma réputation"

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monsanto

Nicolas Hulot révèle au JDD avoir été sous la menace de l'entreprise Monsanto (désormais propriété du groupe Bayer) quand il est devenu ministre de l'Ecologie.


Nicolas Hulot ne retient pas sa colère contre l'entreprise Monsanto, désormais propriété du groupe Bayer. L'ancien ministre commente pour le JDD le procès qui s'ouvre mercredi et qui opposé le géant mondial de l'industrie agrochimique à un agriculteur français, Paul François. Ce dernier "ne réclame pas vengeance mais justice pour lui et pour toute sa profession", juge Nicolas Hulot qui livre son opinion sur Monsanto, "la pire firme du monde". Il révèle ainsi au JDD qu'il aurait été la cible du groupe agrochimique à partir du moment où il est devenu ministre de l'Ecologie d'Emmanuel Macron.

"Quelques mois après que j'ai été nommé ministre, une personne de ma connaissance, haut placée dans une entreprise travaillant dans le domaine de l'environnement et qui pourra confirmer ce que je révèle ici, est venue me voir avec ce message menaçant : Monsanto avait demandé à une officine belge de s'occuper de ma réputation", détaille Nicolas Hulot.
Le "lobbying musclé" de Monsanto

"Je ressens une profonde colère face à l'indulgence dont bénéficie Monsanto : toutes les portes lui sont ouvertes dans la plupart des institutions. Ce lobbying musclé est intense", dénonce encore l'ancien ministre.

Et selon lui, "tous [les] agissements [de ce groupe] se font sous le regard de la plupart des décideurs mondiaux". "Leur silence et leur indifférence valent presque complicité", déplore-t-il encore.

Sollicité samedi par le JDD, Bayer Monsanto dément "formellement ces allégations très graves et diffamatoires".

Publié dans OGM j'en veux pas!

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