Recyclage : Nespresso se fait écolo

Publié le par Gerome

MAXISCIENCES
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Montré du doigt pour l'impact environnemental de ses dosettes chères à George Clooney, Nespresso lance un programme vert basé sur le recyclage des capsules en aluminium qui partent généralement à la poubelle avec les déchets ordinaires.

L'aluminium avec lequel sont fabriquées les dosettes de café Nespresso sont 100% recyclables, pourtant, c'est avec les épluchures et autres déchets ménagers non triés qu'elles finissent leur vie.



Alors que 8000 capsules s'écoulent dans le monde chaque minute, la filiale de Nestlé annonce un taux de recyclage de 50% et a donc décidé d'y remédier en lançant le programme Ecolaboration, une "plateforme dédiée à l’innovation durable".

Avec l’aide d’Igora, une coopé­rative spécialisée dans la filière aluminium, mais surtout en incitant les consommateurs à adopter une attitude plus responsable envers l'environnement, Nespresso compte recycler 75% des capsules d’ici à 2013. Faute de tri possible à domicile, les clients sont invités, comme c'est déjà le cas en Suisse, à rapporter leurs capsules au magasin, dans les points de livraison ou à les confier au coursier qui leur apporte de nouvelles dosettes. Pour 20 euros, Nespresso propose aux consommateurs de stocker leurs dosettes usagées dans un "récipient étanche compact et design pouvant contenir 100 capsules".

Comme l'admet Guillaume Le Cnuff, directeur marketing international, cette "démarche n’est pas philanthropique. Il n’y a pas de business durable si tous les acteurs de la chaîne n’y trouvent pas un bénéfice".

En France, mille lieux de collecte devraient être disponibles fin 2009 et le double en 2010. Un centre de traitement où l'aluminium sera séparé du reste du café, qui finira en engrais, devrait être très prochainement opérationnel à Rungis.

Répondant à une demande de développement durable de ses clients, Nespresso s'est également engagé à s’approvisionner à 80% en café issu d’une agriculture durable ainsi qu'à réduire de 20% d'ici 2013, l’empreinte carbone liée à la réalisation de chaque tasse de café. Alors que 82 grammes de CO2 sont émises chaque fois que le consommateur se prépare une tasse, Nespresso compte encore une fois sur ses clients. "Si tout le monde éteint sa cafetière après usage, on atteindra facilement les 20 %" souligne Guillaume Le Cunff.

"Entreprise louable mais pas nécessaire! L'aluminium se jette dans les bacs jaunes! Il suffirait simplement que les consommateurs de ces dosettes, veuillent bien récurer le café au fond et les mettre au tri selectif. Je trouve que nespresso a mis en place une logistique très lourde pour un acte que chacun peut faire au quotidien! C'est nul mais ça fait de la pub puisque en ce ce moment il faut surfer sur la vague verte.

Et puis le café c'est le café, le boire en dosette, dans une cafetière électrique ou à l'italienne, ça reste du café, nespresso a crée un besoin qui n'existait pas....Une fois de plus. Ceci dit acheter 80% de café issu de l'agriculture bio, ça c'est bien mais cette décision fait suite à une demande des clients et non à une volonté de nespresso! C'est triste d'agir en fonction de ce que veulent les autres au lieu d'agir par pur élan du coeur...."

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La mort des abeilles met la planète en danger

Publié le par Gerome

Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.

C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

« Syndrome d'effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ».


Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines.

« Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »

Publié dans Nature

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La citation du jour

Publié le par Gerome

"Le coût de la protection du milieu naturel est beaucoup plus faible que le coût de sa reconstitution .La défense de la nature est rentable pour la nation "

Philippe St Marc / Socialisation de la Nature

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Environnement: l'administration Obama veut montrer l'exemple

Publié le par Gerome

Le président américain Barack Obama souhaite que son administration montre l'exemple dans la lutte contre le réchauffement climatique.



Dans un décret signé lundi, le président demande à toutes les agences gouvernementales de se fixer des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

C'est la première fois qu'une telle directive est adressée à l'administration. Elle s'applique aux bâtiments gouvernementaux, aux flottes automobiles et aux moyens de transports employés par les fonctionnaires pour se rendre à leurs bureaux.

Les agences fédérales ont 90 jours pour dire à la Maison Blanche la quantité d'émission de gaz à effet de serre qu'elles comptent réduire d'ici 2020 pour leurs bâtiments et leurs véhicules.

"En tant que plus gros consommateur d'énergie de l'économie américaine, le gouvernement fédéral peut et doit montrer l'exemple lorsqu'il s'agit de trouver des manières innovantes de réduire les émissions de gaz à effet de serre", note Obama dans un communiqué.

Ce décret survient alors que l'administration Obama a pris des mesures pour encourager les constructeurs automobiles et les usines à réduire leurs émissions de CO2. C'est aussi le moyen pour la Maison Blanche de montrer sa bonne volonté à quelques semaines du sommet de Copenhague sur le climat en décembre.

Le président veut l'adoption d'une loi fixant des quotas obligatoires, mais il est peu probable que le Congrès se prononce avant l'ouverture des discussions au Danemark destinées à remplacer le protocole de Kyoto. Le texte du Sénat obligerait les raffineries, les usines et les centrales à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici 2020 et d'environ 80% d'ici 2050.

Toutes les agences publiques sont aussi invitées à limiter leur consommation d'essence et à réduire leurs déchets. Le président George W. Bush avait pris des mesures comparables, en incitant les administrations à être plus efficaces en termes d'énergie, mais sans fixer d'objectifs.

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Le gaz, facteur important pour réduire les émissions de CO²

Publié le par Gerome

Il faudra que la production mondiale de gaz naturel augmente de 70% pour que la planète commence à réduire assez vite ses émissions de gaz à effet de serre de manière à éviter les pires effets du réchauffement climatique, selon une nouvelle étude rendue publique mardi.


La demande mondiale de gaz naturel va passer à 4.800 milliards de mètres cubes par an en 2030, contre 2.800 milliards de mètres cubes actuellement, conclut l'IGU (International Gas Union) dans cette étude.

Le monde a besoin de combustibles à faible émission en carbone, comme le gaz naturel pour remplacer le charbon et fournir un appoint aux énergies renouvelables comme l'éolien et le solaire, qui sont dépendants des conditions météorologiques.

On s'attend à ce que les énergies renouvelables satisfassent 26% des besoins mondiaux en 2030, tandis que le part du charbon baissera et ne constituera plus que 14%. Le gaz devrait alors représenter 28% du marché mondial de l'énergie, contre 21% aujourd'hui.

Selon un tel scénario, les émissions de dioxyde de carbone de l'ensemble des sources d'énergie régresseront de 30 milliards de tonnes par an aujourd'hui à 27,2 milliards de tonnes en 2030.



Publié dans Pollution

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