Les gaz contenus dans le permafrost sont "une bombe à retardement"

Publié le par Gerome

La fonte du permafrost (sols perpétuellement gelés) de l'Arctique sera plus lente que prévue. Mais, même s'il prend plus de temps, le processus finira par libérer d'importantes quantités de carbone dans l'atmosphère qui aggraveront le réchauffement climatique, selon une nouvelle étude.

D'après ces travaux portant sur les sols gelés d'Alaska et publiés jeudi dans la revue scientifique "Nature", les émissions de gaz à effet de serre entraînées par la fonte du permafrost sont un temps absorbées par plusieurs nouvelles plantes apparues dans la région grâce au réchauffement de l'Arctique.

Mais cet effet ne dure pas éternellement et, après 15 à 50 ans, ces plantes "ne peuvent plus tenir la cadence" et sont débordées, explique Ted Schuur professeur d'écologie à l'université de Floride et principal auteur de l'étude.

A ce stade du processus, un milliard de tonnes de carbone par an peuvent alors être libérées dans l'atmosphère déjà en réchauffement sous l'effet des émissions de dioxyde de carbone des centrales électriques, des automobiles et, de manière générale, des activités industrielles humaines, selon Ted Schuur.

Un phénomène qui contribue au réchauffement climatique dans des proportions égales à celles de la déforestation des zones tropicales, estime-t-il. "J'appelle ça une bombe à retardement lente", souligne le professeur Schuur.

Pire, la grande partie du gaz bloqué dans le permafrost de l'Arctique est du méthane, plus de 20 fois plus virulent que le dioxyde de carbone (CO2).

Les scientifiques soulignent le caractère vicieux du cycle. Alors que le monde se réchauffe, une plus grande partie du permafrost fond, et des quantités plus importantes de gaz à effet de serre sont donc émises, contribuant ainsi d'autant plus au réchauffement.

Sur le long terme, cette étude "plutôt que de les apaiser, renforce les craintes" sur les effets des gaz bloqués dans les permafrost, confie le professeur Chris Field, de l'université américaine de Stanford, qui n'a pas pris part à ces travaux. AP

 

En bleu ciel, les zones du monde où se trouve le permafrost. On constate qu'il occupe une grande surface de l'hémisphère Nord.


Publié dans Pollution

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Les catastrophes liées au changement climatique font 300.000 morts par an, selon une étude

Publié le par Gerome

AP

Chaque année, les catastrophes liées au réchauffement climatique font 300.000 morts et représentent une perte économique de 125 milliards de dollars (88,55 milliards d'euros), notamment pour l'agriculture, a annoncé vendredi un groupe d'étude dirigé par l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.

Le Forum mondial humanitaire (GHF) estime également que 325 millions de personnes sont gravement affectées par le changement climatique. Et ce chiffre devrait doubler d'ici 2030 en raison d'un nombre accru de personnes frappées par des catastrophes naturelles ou une dégradation de leur environnement liées au réchauffement, précise l'organisme.

"Le changement climatique est une crise humaine silencieuse", souligne Kofi Annan dans un communiqué. "C'est pourtant le plus grand défi humanitaire émergent de notre temps."

 


Le rapport suggère que la hausse du niveau de la mer, la désertification et le changement des régimes de précipitations réduisent l'accès de nombreuses personnes à une eau potable sûre et à la nourriture. Ce qui aggrave le problème des diarrhées, du paludisme et de la malnutrition.

Selon le rapport, 99% des personnes qui meurent de causes liées au changement climatique vivent dans les pays en développement, alors que ceux-ci génèrent moins de 1% du total des émissions des gaz à effet de serre (GES).

Le rapport du GHF a utilisé des données existantes sur les catastrophes liées au climat, les tendances démographiques et les prévisions économiques pour tirer ses conclusions. Sa publication intervient avant la tenue la semaine prochaine de négociations à Bonn, en Allemagne, dans l'optique du sommet sur le climat qui se tiendra à Copenhague en décembre et doit aboutir à la conclusion d'un nouvel accord international sur la réduction des émissions de GES pour succéder au protocole de Kyoto.

Par ailleurs, l'Union européenne a annoncé que les émissions de GES de ses 15 pays membres les plus anciens ont baissé pour la troisième année consécutive en 2007. Le commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas a précisé vendredi que les émissions dans l'UE-15 ont baissé de 1,6% en 2007 par rapport à leurs niveaux de 2006.

Cette baisse est essentiellement due à une moindre consommation de pétrole, de gaz et d'autres énergies fossiles, selon l'Agence européenne pour l'environnement (AEE). Un temps plus chaud et une hausse des prix du carburant ont également contribué à la tendance, qui a été principalement observée chez les particuliers. Selon l'AEE, l'UE-15 enregistre désormais une baisse de 5% de ses émissions par rapport aux niveaux de 1990.

M. Dimas a affirmé vendredi que l'UE respecterait son engagement pris en vertu du protocole de Kyoto à réduire d'ici 2012 ses émissions de GES de 8% par rapport à 1990. "Nous allons atteindre les objectifs, cela ne fait pas de doute", a-t-il assuré à la presse.

Reste que dans sept pays, -Espagne, Autriche, Grèce, Irlande, Portugal, Finlande et Italie- les émissions de dioxyde de carbone restent au-dessus de leurs niveaux de 1990, selon les dernières statistiques. L'Espagne a ainsi accru ses émissions d'un peu plus de 50% par rapport à cette date, le Portugal de 38% et la Grèce de 25%. Ces hausses sont toutefois largement compensées par les baisses continues enregistrées dans des pays comme l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne.

L'UE comptait encore 15 pays, au lieu de 27 aujourd'hui, lorsqu'elle a rejoint le protocole de Kyoto en 1997

"Les intentions de réduction de CO2 en Europe sont louables mais largement insuffisantes, il faudrait réduire d'au moins 50% nos émissions en 2020 et ça c'est impossible car peu de personnes ont saisi l'importance de la croissance verte."

Publié dans Nature

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Quand la Nature se rebelle

Publié le par Gerome



Ce matin, un cerf a botté les fesses d'un chasseur

Tel est pris qui croyait prendre! C'est quand même beau à voir la Nature qui se rebelle!

Publié dans Les bonnes nouvelles

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Hollywood à Marseille !!

Publié le par Gerome

Voici un message de l'association Colineo Assenemce qui  appelle à la mobilisation contre le projet de lettres géantes "MARSEILLE" sur la chaîne de l'Etoile.

Quelle stupéfaction à la suite d'un article paru dans "La Provence" : Hollywood à Marseille !! daté du 15 mai 2009 qui présente un projet de lettres géantes sur la Chaîne de l'Etoile : 17 m de haut sur plus de 100 m de long et illuminées la
nuit.


Nous dénonçons ici une opération marketing agressive savamment montée peut-être (volet social, reversement des sommes à la recherche, ...), mais menaçant l'intégrité paysagère de nos collines et un grand nombre d'espèces végétales et animales d'intérêt communautaire dans la Chaîne de l'Etoile classée en Natura
2000.


Il est prévu un éclairage nocturne incompatible avec les cycles biologiques de la Faune. En effet, de nombreux oiseaux et chiroptères nichent dans les zones rupestres à proximité de l'implantation supposée.

Colinéo-Assenemce est référente pour la Chaîne de l'Etoile et le Massif du Garlaban et c'est pour la connaissance de ces lieux et de ses usages que M. le Préfet nous a donné mission de communication sur Natura 2000 auprès de l'opérateur local l'Office National des Forêts. C'est à ce titre que nous avons participé à l'écriture du Document d'Objectifs approuvé par l'Europe.

Nous ne pouvons accepter que ce massif prestigieux serve de panneau publicitaire, ce qui serait irrespectueux des lieux et de ses habitants. Nous recevons de nombreux messages d'indignation.

C'est également notre attachement à la Ville de Marseille et à sa distinction "Capitale de la Culture 2013" qui nous conduit à dénoncer ce projet dégradant l'aspect patrimonial et environnemental de la Ville au lieu de la promouvoir.

Nous avons immédiatement écrit en ce sens à Monsieur le Sénateur Maire de la Ville de Marseille.

Nous avons pris contact avec La Provence qui conseille d'apporter toutes les contributions par écrit à La Provence, 248 avenue Roger Salengro, 13015
Marseille, par mail à M. Patrick MERLE : pmerle@laprovence-presse.fr, ou directement sur le site internet de La Provence :

http://www.laprovence.com/articles/2009/05/15/815909-Region-Il-va-faire-Hollywood-a-Marseille.php

REJOIGNEZ également notre groupe sur Facebook à l'adresse suivante : (Inscrivez
vous vite, les partisans du projet sont nombreux. Déjà plus de 4600 membres!)

http://www.facebook.com/group.php?gid=98360243988&ref=mf








Publié dans Nature

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L'énergie solaire pourrait surgir du désert d'ici 2050

Publié le par Gerome

Installées dans le désert, des centrales utilisant des miroirs pour concentrer l'énergie solaire ont le potentiel pour produire jusqu'à 25% de l'électricité mondiale d'ici 2050, peut-on lire dans un rapport publié lundi.

L'étude, menée par Greenpeace, l'Association européenne d'électricité solaire thermique (ESTELA) et le groupe SolarPACES de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), indique que de vastes investissements pourraient également créer des emplois et lutter contre le changement climatique.

"Les centrales électriques solaires sont la prochaine grande étape dans l'énergie renouvelable", a déclaré Sven Teske, membre de Greenpeace International et co-auteur du rapport.

Le solaire à concentration utilise des centaines de miroirs ou lentilles pour concentrer l'énergie solaire à des températures comprises entre 400 et 1.000 degrés Celsius, ce qui permet de faire fonctionner une centrale électrique. Cette technologie est adaptée aux régions chaudes et sans nuages comme le Sahara et le Proche-Orient.

La technologie photovoltaïque convertit, elle, directement les rayons du soleil en électricité grâce à des panneaux qui génèrent de l'électricité même si le ciel est couvert.

 


DES CENTAINES DE MILLIERS D'EMPLOIS

Le rapport de 28 pages indique que les investissements dans les centrales solaires thermiques à concentration (CSP, concentrating solar power) devraient dépasser deux milliards d'euros dans le monde cette année.

Les plus grandes centrales en cours de construction sont situées dans le sud de l'Espagne et en Californie.

Selon le scénario le plus optimiste, "le solaire à concentration pourrait représenter 7% des besoins en électricité prévus pour 2030 et un quart d'ici 2050".

Il faudrait pour cela que les investissements atteignent 21 milliards d'euros par an d'ici 2015 et 174 milliards par an d'ici 2050, ce qui créerait des centaines de milliers d'emplois. Les centrales CSP auraient alors une capacité de 1.500 gigawatts d'ici 2050.

Ces chiffres sont bien plus optimistes que les projections de l'AIE, une organisation basée à Paris et qui conseille les pays riches. Selon elle, "d'ici 2050 la pénétration de l'énergie solaire ne dépassera pas 0,2% à l'échelle planétaire", peut-on lire dans le rapport.

Le coût de fabrication oscille actuellement entre 0,15 et 0,23 euro par kilowatt/heure, soit un peu plus que les énergies fossile et renouvelable. Si les investissements suivent, il pourrait cependant tomber à 0,10-0,15 euro d'ici 2020.

A la fin 2008, les installations CSP représentaient seulement 430 mégawatts de la capacité électrique mondiale. A titre de comparaison, chacun des six réacteurs de la centrale nucléaire française de Gravelines, dans le Nord, a une capacité 900 mégawatts.


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