Economie L’Australie va planter un milliard d’arbres pour lutter contre le réchauffement climatique

Publié le par Notre Terre

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Notre salvation viendra des arbres, je l'ai toujours pensé, je l'ai toujours cru au fond de moi. De plus en plus de pays lancent des campagnes de reforestation et c'est une très une bonne nouvelle.

L’Australie envisage de planter un milliard d’arbres d’ici 2050. Cette mesure fait partie d’un nouveau plan forestier qui, selon le gouvernement, devrait aider le pays à atteindre ses objectifs climatiques de l’Accord de Paris sur le climat.

Une opération d’une telle ampleur permettrait d’éliminer 18 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an en Australie. Ce pays produit actuellement plus de 500 millions de tonnes d´équivalent CO2 par an.

Le plan des centres forestiers régionaux permettrait également de créer de nombreux emplois. Ce secteur contribue à hauteur de 23 milliards de dollars australiens à l’économie nationale, a expliqué le Premier ministre australien Scott Morrison. Selon un rapport du gouvernement australien de 2018, l’Australie possède la septième plus grande superficie forestière du monde. Celle-ci couvre 17% de l’Australie.

Selon Morrison, l’Australie sera capable d’atteindre confortablement ses objectifs convenu lors de l’Accord de Paris sur le climat. D’ici 2030, l’Australie doit réduire ses émission de CO2 de 26 à 28% par rapport aux niveaux de 2005. Toutefois, aucune politique spécifique n’a été mise en place pour y parvenir, souligne Bloomberg.

Selon un rapport de l’OCDE, le pays manquera sa cible s’il n’intensifie pas ses efforts pour lutter contre le changement climatique.

Obstacles

L’importance du charbon pour l’économie australienne est obstacles aux efforts de réduction des émissions de CO2, font remarquer les écologistes. Le pays tire toujours environ deux tiers de sa puissance énergétique de ce combustible. Le charbon est également sa principale source d’exportations.

Des forêts replantées dans les pays vertueux

Certains pays se sont lancés dans la reconquête de la forêt et ont replanté l’équivalent de 3 millions de nouvelles zones forestières entre 2000 et 2010.  Selon le rapport de la FAO, c’est l’Islande qui aurait le plus reverdi son territoire, avec +205 % de forêts en plus, devant l’Uruguay (+131 %), la République Dominicaine (+79 %), l’Egypte (+65 %) ou la Tunisie (+61 %). Et la France ? Si elle n’est pas la plus vertueuse, elle n’est pas en reste quand même. Elle a en effet augmenté son patrimoine forestier de 17 %, l’établissant à 155 000 km², soit 28 % du territoire. Il faut savoir que si cela paraît peu, comparé à d’autres pays, c’est un gain important par rapport au milieu du XIXème siècle, où la forêt ne représentait que 75 000 km².

 

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Elections européennes : l'urgence est climatique, l'urgence est planétaire

Publié le par Notre Terre

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Il n’y a qu’une urgence : elle est climatique, elle est planétaire. Elle n’est pas sociale, elle ne se situe pas au niveau de l’emploi ou de la santé, ou bien encore du pouvoir d’achat.

Notre devenir, notre futur, nos emplois, notre santé, notre bien-être ainsi que notre sacro-saint pouvoir d’achat n’existent uniquement par le fait que la planète Terre nous fournit des ressources, que nous pillons la plupart du temps en polluant la Nature.

Je ne peux pas me permettre de vous dire pour qui voter, mais j’aimerais vous donner un éclairage, ou du moins mon opinion sur la catastrophe en court. J'aimerais  dire à ceux qui voudraient donner leurs voix à des députés européens macronistes que Macron se moque éperdument de la Nature, Macron est un banquier qui ne pense qu’à la compétitivité et ses beaux discours sur l’écologie ne sont qu’un leurre électoral.

A tous ceux qui voudraient voter pour l’extrême droite ou bien des souverainistes (d’ailleurs je pense moi-même être un souverainiste plutôt qu’un pro-européen, mais pour des raisons purement liées à la démocratie et à la représentativité des peuples), je vous le dis : l’urgence n’est pas migratoire, elle est climatique.

L’ONU prévoit au moins 250 millions de réfugiés climatiques dans le monde en 2050, c’est à peine dans 30 ans ! 250 millions de réfugiés climatiques c’est presque autant que la population européenne. La crise climatique engendrera mécaniquement des crises sanitaires mais surtout elle créera la guerre, on se battra bientôt pour de la nourriture, de l'eau, de l'espace vital mais on se battra surtout contre les réfugiés climatiques.

Si la guerre doit revenir en Europe, elle reviendra par le biais du réchauffement climatique qui aura poussé hors d’Afrique des pauvres gens cherchant une vie meilleure… Et on sait que le réchauffement climatique n’est pas causé par les Africains mais par nous, les européens, les américains et les chinois principalement, nous polluons bien plus que le continent africain, car c'est bien connu, les pauvres ne polluent pas, cela reste le privilège des riches.

L’Afrique est la grande perdante de l'histoire : colonisée, pillée, appauvrie, elle va devoir bientôt faire face aux conséquences du réchauffement climatique. Les sécheresses de plus en plus longues et fortes vont affamer les populations, elle se révolteront d’abord contre leurs gouvernements qui mâteront les révoltes dans le sang. Ensuite les affamés africains tourneront leurs regards vers des contrées plus vertes où la nourriture est abondante : en Europe.

Pendant plus de 200 ans l’Europe a très mal agi avec l’Afrique, aujourd’hui l’Europe a des devoirs et des responsabilités énormes : aider au développement africain en assurant la sécurité alimentaire de ses habitants, mais surtout adopter une véritable politique écologique d’envergure afin de limiter le réchauffement climatique et de fait avoir un rôle bénéfique pour elle-même et ses voisins du Sud.

L’extrême droite se moque du réchauffement climatique, d’ailleurs beaucoup d’extrémistes, à l’image de Donald Trump remettent en question l’idée même du réchauffement climatique. L’extrême droite ne se projette pas dans le futur, elle est dans l’ici et maintenant, elle alimente la peur du noir, de l’étranger. Alors je ne donnerais qu'un seul conseil à l’extrême droite, celui de se mettre au vert s’ils veulent s’épargner des marées humaines qui déferleront sur nos côtes, et je dirais à tous les européens de se mettre également au vert et de voter utile et logique. (J'avais promis de ne pas vous dire pour qui voter, cependant je me rends compte que je vous ai dit pour quoi voter, c'est presque la même chose).

LA PLANETE TERRE AVANT TOUT LE RESTE CAR SI LA TERRE VA BIEN TOUT IRA BIEN : l’emploi, l’immigration, le pouvoir d’achat sont conditionnés par la bonne santé de la planète et du climat.

Sauvez la Terre, c'est se sauver soi-même.

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Glyphosate : des centaines de personnalités secrètement fichées et ciblées en fonction de leur soutien à Monsanto

Publié le par Notre Terre

Ils ne le savent pas, mais ils sont sous étroite surveillance. L'Œil du 20 heures a découvert que des centaines de scientifiques, politiques et journalistes ont été secrètement fichés par des agences de communication travaillant pour l'entreprise américaine Monsanto. Des données personnelles mais aussi leurs positions sur les pesticides ont été secrètement répertoriées.

Depuis des années, le glyphosate, herbicide vedette de Monsanto, suspecté d’être cancérogène, est sous le feu des critiques. Les documents épluchés par l'Œil du 20 heures dévoilent la mise en place de stratégies de lobbying personnalisées pour influencer des leaders d'opinion dans le débat public sur cette molécule controversée.
Des documents inédits de fichage

Une fuite de documents confidentiels, qui portent la signature d'une agence de communication travaillant pour Monsanto, a permis aux journalistes de l'Œil du 20 heures de mettre la main sur des documents inédits.

Le premier de ces documents est un graphique avec les logos de Monsanto et de l'agence Publicis, daté de 2016, qui cartographie des acteurs cruciaux dans le débat sur le glyphosate en France, classés en fonction de leur degré de soutien à Monsanto et de leur influence.

monsanto-publicis


Le président exécutif de Publicis Consultants, Clément Léonarduzzi, qui n’était pas en place au moment des faits, affirme découvrir que sa société a participé à un fichage de personnalités se basant, selon lui, uniquement sur des données en libre accès. Il affirme condamner ces pratiques.

Le deuxième fichier consulté par l'Œil du 20 heures va, lui, bien au-delà de données publiques. Adresse privées, téléphones sur liste rouge : un document, là encore daté de 2016 et qui aurait été utilisé par l'agence de communication Fleishman-Hillard, répertorie deux cents personnalités évaluées sur plusieurs thématiques, des OGM aux pesticides. Ces personnes y sont notées de zéro à cinq en fonction de leur crédibilité, de leur influence, et de leur degré de soutien à Monsanto.

D'après la loi, tout citoyen fiché doit en être informé. Tenir un listing illégal est passible de cinq ans de prison et 300 000 euros d'amende. Sur la quarantaine de personnes listées qui ont accepté de répondre aux sollicitations de l'Œil du 20 heures, aucune n'était au courant d'avoir été fichée de la sorte.

Le nouveau propriétaire de Monsanto, Bayer, nous a répondu ne pas avoir connaissance de ces fichiers, et a renvoyé les journalistes de l'Œil du 20h vers Fleishman-Hillard. L’agence, elle, assure ne pas avoir identifié les documents révélés, ni avoir connaissance d'un agissement non conforme d’un de ses collaborateurs.
Des cibles prioritaires avec des stratégies de communication adaptées

Les personnalités fichées par Monsanto n'ont pas seulement été notées. Elles sont également ciblées par des stratégies de lobbying personnalisées. Parmi les documents reçus par l'Œil du 20 heures figure une liste appelée "Glyphosate target". Elle recense 74 cibles prioritaires divisées en quatre groupes : les "alliés", les "potentiels alliés à recruter", les intervenants "à éduquer", et ceux "à surveiller".

glyphosate listing

Graphique daté de 2016 avec les logos de Monsanto et Publicis cartographiant des personnalités publiques en fonction de leur soutien à Monsanto.

Le président exécutif de Publicis Consultants, Clément Léonarduzzi, qui n’était pas en place au moment des faits, affirme découvrir que sa société a participé à un fichage de personnalités se basant, selon lui, uniquement sur des données en libre accès. Il affirme condamner ces pratiques.

Le deuxième fichier consulté par l'Œil du 20 heures va, lui, bien au-delà de données publiques. Adresse privées, téléphones sur liste rouge : un document, là encore daté de 2016 et qui aurait été utilisé par l'agence de communication Fleishman-Hillard, répertorie deux cents personnalités évaluées sur plusieurs thématiques, des OGM aux pesticides. Ces personnes y sont notées de zéro à cinq en fonction de leur crédibilité, de leur influence, et de leur degré de soutien à Monsanto.

D'après la loi, tout citoyen fiché doit en être informé. Tenir un listing illégal est passible de cinq ans de prison et 300 000 euros d'amende. Sur la quarantaine de personnes listées qui ont accepté de répondre aux sollicitations de l'Œil du 20 heures, aucune n'était au courant d'avoir été fichée de la sorte.

Le nouveau propriétaire de Monsanto, Bayer, nous a répondu ne pas avoir connaissance de ces fichiers, et a renvoyé les journalistes de l'Œil du 20h vers Fleishman-Hillard. L’agence, elle, assure ne pas avoir identifié les documents révélés, ni avoir connaissance d'un agissement non conforme d’un de ses collaborateurs.
Des cibles prioritaires avec des stratégies de communication adaptées

Les personnalités fichées par Monsanto n'ont pas seulement été notées. Elles sont également ciblées par des stratégies de lobbying personnalisées. Parmi les documents reçus par l'Œil du 20 heures figure une liste appelée "Glyphosate target". Elle recense 74 cibles prioritaires divisées en quatre groupes : les "alliés", les "potentiels alliés à recruter", les intervenants "à éduquer", et ceux "à surveiller".

Un fichier appelé \"Glyphosate target\" liste 74 cibles prioritaires divisées en quatre groupes en fonction de leur soutien à Monsanto.
Un fichier appelé "Glyphosate target" liste 74 cibles prioritaires divisées en quatre groupes en fonction de leur soutien à Monsanto.

Deux tiers des cibles listées dans ce fichier sont classées comme susceptibles de devenir pro-glyphosate. Pour les faire pencher du côté de Monsanto, ce tableau développe un plan d'action personnalisé pour chaque cible : rendez-vous en tête-à-tête, envoi d'outils pédagogiques… ainsi que des commentaires individualisés : "Il pourrait être un relais mais ne veut pas être directement associé à Monsanto, pour cause de perte en crédibilité". Une annexe préconise même de se renseigner sur leurs centres d'intérêt : "Ont-elles des loisirs (Golf, tennis, chasse) ?"

Quant aux personnalités classés "à surveiller", des stratégies de marginalisation sont évoquées dans le document. Il est écrit noir sur blanc qu'il fallait par exemple "isoler" Ségolène Royal, qui était à l'époque ministre de l'Environnement, et qui est notoirement favorable à une interdiction du glyphosate. "C'est une découverte très importante, parce que ça prouve qu'il y a des stratégies objectives de démolition des voix fortes", a-t-elle réagi.


Des plaintes pour fichage illégal déposées

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), chargée de réglementer les pesticides, se dit "scandalisée" par ces révélations, alors même que deux de ses membres sont classés "à surveiller". L'institut national de la recherche agronomique (Inra), dont quatre scientifiques sont classés "potentiels alliés à recruter", s'étonne de son côté de ces pratiques, et les "condamne fermement".  

Le journal Le Monde, qui révèle ces documents en même temps que France 2, a pour sa part décidé de porter plainte pour fichage illégal de cinq de ses salariés.

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Biodiversité : nos chats tuent plus d'oiseaux que les éoliennes

Publié le par Notre Terre

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Derrières leurs attachants minois, les chats sont de redoutables serial killers qui menacent la biodiversité. Ils tuent chaque année des milliards d'oiseaux et mammifères dans le monde.

Parachuter des saucisses empoisonnées pour éliminer les chats sauvages. Cela vous semble inconcevable ? C’est pourtant ce que prévoit de faire le gouvernement australien dans l’objectif de tuer deux millions de chats sauvages d’ici 2020 afin de protéger la faune locale.
 
Selon Gregory Andrews, commissaire national des espèces menacées, les chats sauvages introduits par les colons européens ont contribué à l’extinction d’une vingtaine d’espèces de mammifères dans le pays. "Nous devons faire des choix pour sauver les animaux que nous aimons et qui définissent notre nation comme les Bilby, les Warru (Petrogale lateralis) et la perruche nocturne", a-t-il déclaré au Sydney Morning Herald.
 
En effet, selon une étude publiée en 2017 dans la revue scientifique Biological Conservation, les chats – sauvages et de compagnie – tuent 377 millions d’oiseaux et 649 millions de reptiles chaque année en Australie.

Un prédateur majeur pour la biodiversité


Le chat n’est pas seulement une menace en Australie, mais dans le monde entier. Selon une étude menée aux États-Unis et publiée dans la revue Nature en 2013, ils seraient responsables de la mort de 1,3 à 4 milliards d’oiseaux et 6,3 à 22,3 milliards de petits mammifères chaque année.
 
Les matous sont ainsi considérés comme l’une des cent espèces exotiques envahissantes les plus dommageables dans le monde. Parmi eux, les chats errants sont une plus grande menace pour les oiseaux que les chats domestiques, particulièrement les chats harets, c’est-à-dire les chats domestiques revenus à l’état sauvage, après un abandon par exemple.
 
Au Canada, ils sont responsables de la mort de 2 à 7 % de la population totale d’oiseaux du pays chaque année, selon une étude menée en 2013 par Peter Blancher, professeur au Centre national de recherche sur les espèces sauvages.

Et en France ?


En France, aucune étude scientifique n’a évalué l’impact des chats sur la biodiversité Cependant, en 2015 et 2016, la SFEPM (Société française pour l’étude et la protection des mammifères) et le Muséum national d’histoire naturelle ont mené une enquête participative pour mesurer la menace pour la biodiversité que représentent les 12 millions de chats domestiques de l’Hexagone. Cette expérience sera renouvelée en 2019.
 
Les résultats préliminaires montrent que 66 % de leurs proies sont des mammifères, 22 % des oiseaux et 10 % des reptiles. Un chat domestique capturerait en moyenne une trentaine de proies par an, un chat haret plus de 1 000.
 
En comparaison, le parc éolien français est responsable de la mort de 1 000 oiseaux par an, chaque éolienne tuant entre 0,3 et 18,3 oiseaux en fonction de la zone géographique, selon la Ligue pour la protection des oiseaux.
 
Moins radicale que celle proposée par les autorités australiennes, il existe une solution simple pour protéger la biodiversité près de chez-vous : mettez une petite clochette autour du cou de votre boule de poils. De cette façon, les oiseaux et autres proies seront alertés à l’approche du dangereux prédateur.

Source : wedemain

Publié dans Nature

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USA : la production d'énergie renouvelable devrait dépasser les énergies fossiles

Publié le par Notre Terre

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Pour la première fois, la production d'énergie renouvelable pourrait détrôner celle des énergies fossiles en avril.

« Make America Green Again » ? Les pronostics sont encourageants. Selon un récent rapport de l'Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEF), le mois d'avril pourrait représenter un mois historique pour les États-Unis en produisant plus d'énergie renouvelable que d'énergies fossiles. Plus qu'une bonne nouvelle pour les énergies vertes, ce mois historique donne un coup d'estoc au charbon, une énergie sacro-sainte sur le territoire depuis des décennies.

D'ici 2020, les énergies renouvelables produiront plus d'énergie que le charbon

Alors que le charbon est enfin détrôné par le gaz naturel, c'est au tour des énergies solaires et éoliennes de s'afficher comme des concurrentes de taille. « Ce n'était même pas envisageable il y a cinq ans », explique Dennis Wamstead, chercheur à l'IEEF, « la transition énergétique aux États-Unis est phénoménale ».

Entre des investissements de masse dans l'éolien puis le solaire, et une prise de conscience environnementale sans précédent, « le renouvelable est aujourd'hui un meilleur pari ». Et les perspectives du mix énergétique sont prometteuses : dès cette année et en 2020, les énergies renouvelables (biomasse, hydro, éolien, solaire, et géothermique) produiront plus d'énergie que le charbon selon l'IEEF.

Vers un abandon du charbon ?

Depuis bientôt une décennie, la part du charbon dans le mix énergétique américain n'a fait que chuter, passant de 45 % en 2010 à 28 % en 2018, et prévu à 24 % en 2020. Le gaz naturel est même allé jusqu'à détrôner la première place du charbon en 2016.

Cette déchéance du charbon est avant tout d'ordre économique, nous explique CNN Business. Et pour cause, « beaucoup de centrales au charbon atteignent leur fin de vie », fixée entre 40 à 60 ans. Dépassé cet âge, on observe un effet ciseaux : d'un côté, les coûts de maintenance et de réparation de ces centrales augmentent, alors que de l'autre côté, les coûts des énergies solaire et éoliennes plongent. Le producteur américain Xcel Energy a même fermé un quart de ses centrales à charbon en promettant de produire une énergie à zéro carbone d'ici 2050.

Le think-tank Energy Innovation estime qu'aujourd'hui 74 % des centrales au charbon pourraient être entièrement remplacées par le solaire et l'éolien tout en continuant à être économiques pour les clients finaux.

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