Crimes contre l'environnement : la justice chinoise met les bouchées doubles

Publié le par Notre Terre

Selon la plus haute juridiction du pays, alors que la Chine n'épargne aucun effort pour lutter contre la pollution ces dernières années, les tribunaux du pays ont géré un nombre croissant de procès liés à l'environnement au cours des cinq dernières années.

Dans son rapport de travail publié vendredi, la Cour populaire suprême a annoncé que le nombre d'affaires pénales en matière d'environnement entendues par les tribunaux à l'échelle nationale entre 2013 et 2017 a été multiplié par 65,6 par rapport à la période de 2008 à 2012. Le rapport a été remis par Zhou Qiang, président de la Cour populaire suprême, et soumis pour discussion à la première session de la 13e Assemblée populaire nationale. Bien que le chiffre exact n'ait pas été dévoilé, les données antérieures de la Cour supérieure indiquent également cette forte hausse. En 2014, par exemple, les tribunaux avaient déposé 1 188 affaires pénales liées à l'environnement, alors qu'en 2016, elles ont conclu 19 000 affaires pénales liées aux dommages environnementaux et écologiques, en hausse de 18,8% d’une année sur l’autre.

« Nous avons fait de plus gros efforts pour protéger l'environnement et l'écologie, contribuant à la construction d'une belle Chine », a déclaré M. Zhou.Par ailleurs, selon le rapport de travail du Parquet populaire suprême, qui a également été délivré vendredi, le nombre de personnes ayant fait l’objet d’enquêtes pour crimes liés à l'environnement a aussi augmenté.

Ainsi, a précisé Cao Jianming, procureur général du Parquet populaire suprême, quelque 137 000 personnes ont été accusées au cours des cinq dernières années d'infractions liées à la pollution de l'air, de l'eau ou du sol et d'importation de déchets étrangers ainsi que d'occupation illégale de terres agricoles, d'exploitations minières destructrices et d'abattage illégal.

Les experts estiment quant à eux qu'une législation plus forte et l'application de la loi dans le secteur de l'environnement sont derrière cette forte augmentation des chiffres. Par exemple, la loi révisée sur la protection de l'environnement, entrée en vigueur en 2015, dispose que les pollueurs encourent une amende pouvant aller jusqu'à 100 000 yuans (12 820 euros) par jour s'ils n'arrêtent pas leurs émissions.

Zhou Guangquan, député à l'APN, s'est félicité des progrès réalisés, se déclarant heureux de voir la loi sur l’environnement appliquée de façon plus stricte ces dernières années.

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NUCLEAIRE : en visite en Inde, Macron fait le commercial d'EDF

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Le développement du solaire était présenté comme le premier objectif de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron en Inde, ce week-end. Mais samedi, à la veille du sommet de l’Alliance solaire internationale, c’est l’atome qui a tenu la vedette dans la villa Hyberabad, le Matignon indien. Tout sourire, le Premier ministre Narendra Modi et son invité ont annoncé, au milieu d’une petite cinquantaine de partenariats commerciaux et non-commerciaux, la signature d’un accord industriel par EDF pour la livraison de six réacteurs nucléaires EPR à Jaitapur, petite ville côtière connue pour ses vergers de mangues et de noix de coco, et située entre les plages de Goa et Bombay, dans le sud-ouest de l’Inde.

Neuf ans après le premier protocole d’accord, signé à l’époque par Areva, le dossier a fait «une avancée très significative», selon les mots d’un conseiller de l’Elysée, qui affirme qu’il n’y a «pas de retour en arrière possible» et que l’objectif est de signer «un accord définitif d’ici la fin 2018». Si le projet aboutit, le site de Jaitapur deviendra «la plus grande centrale nucléaire du monde avec une capacité totale de 9,6 GW, et devra permettre à l’Inde d’atteindre son objectif de 40% d’énergie non fossile d’ici à 2030», s’enthousiasme le communiqué conjoint.

Un quart d’habitants sans électricité

Alors que toute la journée, la délégation française s’est félicitée des initiatives de l’Inde en matière de solaire, comme la signature pour la construction d’une centrale flottante par une PME française, voilà donc le nucléaire propulsé dans les rangs des énergies renouvelables dans un pays qui dépend encore très largement des énergies fossiles polluantes. En juillet, un think tank proche du gouvernement indien affirmait que l’Inde, déjà quatrième émettrice mondiale de CO2, serait dans l’obligation de construire une centaine de nouvelles centrales à charbon, contrairement à ses promesses, et ce pour répondre aux besoins de développement des 1,3 milliard d’habitants, dont près d’un quart n’a toujours pas accès à l’électricité. Alors que chaque matin, New Delhi, comme beaucoup de villes du pays, est noyé dans une brume de pollution, que les activités commerciales et de service sont handicapées par des coupures de courant à répétition, la construction des EPR pourrait changer la donne.

Les deux parties semblent s’être entendues sur la mise en œuvre de la loi indienne sur la responsabilité nucléaire qui expose le fournisseur au paiement de dommages et intérêts en cas d’accident, ce qui a longtemps freiné les constructeurs. Mais le dossier est encore loin d’être abouti. Depuis le premier achat de mille hectares de terres en 2008, les paysans et pêcheurs locaux enchaînent manifestations et pétitions, dénoncent des pressions pour la vente de leurs terrains et les futures atteintes à l’environnement. Et même si les protestations des habitants semblent s’essouffler avec le versement d’indemnisations, le projet devra être encore validé par la Cour suprême, véritable instance de pouvoir en Inde.

Une énergie chère et risquée

Par ailleurs, le montant de la transaction reste encore à négocier, et les Indiens voient avec inquiétude les années de retard et les surcoûts phénoménaux des premiers chantiers, comme à Flamanville et en Finlande. Le nucléaire ne représente pour l’instant que 2% du mix énergétique indien, et le coût de revient de cette énergie n’est plus si compétitif par rapport au solaire, dont les prix ont baissé spectaculairement durant les deux dernières décennies. Emmanuel Macron inaugurera d’ailleurs lundi la plus grande centrale solaire de l’Uttar Pradesh construite par Engie à Mirzapur, près de Bénarès.

Enfin, la technologie EPR à eau pressurisée n’a toujours pas été testée en conditions réelles, ce qui alarme particulièrement les associations antinucléaires. Nul ne sait comment la future centrale de fabrication française, posée sur les bords de la mer d’Arabie, résisterait à un tremblement de terre ou un tsunami. Comme celui qui a frappé la centrale de Fukushima, au Japon, il y a sept ans, jour pour jour.

 

Source : libération.fr

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Les effets nocifs des smartphones sur l'environnement révélés

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Les smartphones et les centres de données pourraient devenir les technologies de l'information et de la communication les plus nuisibles à l'environnement d'ici à 2040, annonce une étude.

Des chercheurs de l'Université canadienne McMaster ont étudié l'empreinte carbone d'appareils tels que les portables, les ordinateurs, les tablettes, ainsi que des centres de données et des réseaux de communication existant depuis 2005.
Ils ont découvert que les logiciels poussent à la consommation des technologies de l'information et de la communication (TIC).Par ailleurs, ils ont constaté que les TIC ont un impact plus important sur les émissions de gaz à effet de serre qu'on ne le pensait et que la plupart de ces émissions proviennent de leur production et de leur exploitation.

Lotfi Belkhir, professeur associé à l'Université McMaster, a déclaré que pour envoyer et recevoir des SMS et des appels téléphoniques, que pour mettre en ligne ou télécharger des vidéos, il faut des centres de données.
«Les réseaux de télécommunications et les centres de données consomment beaucoup d'énergie pour vous servir et la plupart des centres de données continuent d'être alimentés par l'électricité produite par des combustibles fossiles. C'est la consommation d'énergie que nous ne voyons pas», a-t-il ajouté.   
L'étude, publiée dans le Journal of Cleaner Production, suggère que d'ici à 2020, les appareils les plus nuisibles à l'environnement seront les smartphones. S'ils sont peu gourmands en énergie, leur fabrication est responsable de 85% des impacts qu'ils ont sur les émissions de gaz à effet de serre.

Les smartphones ont également une courte durée de vie, rappelle Science Daily.  
«Tout le monde peut s'acheter un smartphone et les sociétés de télécommunications permettent aux gens de s'en acheter un nouveau tous les deux ans», a déclaré M. Belkhir, qui prédit que, d'ici à 2020, la consommation d'énergie d'un smartphone sera supérieure à celle des PC et des ordinateurs portables.

«Tout le monde peut s'acheter un smartphone et les sociétés de télécommunications permettent aux gens de s'en acheter un nouveau tous les deux ans», a déclaré M. Belkhir, qui prédit que, d'ici à 2020, la consommation d'énergie d'un smartphone sera supérieure à celle des PC et des ordinateurs portables.
Au cours de l'année 2017, près de 1,5 milliard de smartphones ont été vendus à travers la planète.

Source : sputniknews.com

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Conférence de Francis Hallé : poétique du végétal en milieu urbain

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Un colloque à l'usage de tous les maires de France afin de les sensibiliser à la politique écologique en milieu urbain

Francis Hallé est docteur en biologie, diplômé de la Sorbonne, et docteur en botanique, diplômé de l’université d’Abidjan. Ancien professeur de botanique à l’université de Montpellier, il s’est spécialisé en écologie des forêts tropicales humides et en architecture des arbres. C'est un fervent défenseur des forêts primaires, c’est-à-dire les forêts jamais exploitées par l’homme, qui ne représentent plus aujourd’hui que 5 à 10 % des forêts terrestres mais constituent, selon lui, plus des trois quarts des réserves de biodiversité de la planète.

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La Chine s'apprête à reboiser 84.000 KM carrés en une année!

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http://www.oushinet.com/foreign/u/cms/www/201509/20150909113246217.jpegLa Chine, leader de la croissance verte de demain ? Face aux changements climatiques et environnementaux de ces dernières années, Pékin est bien consciente de la responsabilité qui est la sienne dans la préservation des écosystèmes. Aussi, rapporte Franceinfo mardi, les autorités chinoises ont-elles décidé de confier une mission très spéciale à plus de 60 000 soldats de l'Armée populaire et de libération : reboiser quelque 84 000 kilomètres carrés sur la seule année 2018 : en clair, planter une forêt de la taille de l'Autriche.

L'enjeu est de taille, de même que les objectifs. En effet, cette « muraille verte » doit pouvoir permettre de lutter contre l'expansion alarmante du désert de Gobi, mais aussi de combattre la pollution dans les grandes villes du pays. Elle est aussi une illustration de la volonté du président Xi Jinping de permettre le développement d'une économie plus durable. Lors du dernier congrès du Parti communiste en octobre dernier, le chef d'État avait insisté sur son souhait de « construire une civilisation écologique », une nécessité « vitale pour le développement de la nation chinoise », alors qu'aux États-Unis, Donald Trump semble avoir relégué l'enjeu environnemental au placard.
La plus grande forêt artificielle au monde d'ici à 2050

Pour construire sa nouvelle civilisation, Xi Jinping avait donc parlé d'un plan permettant « une approche globale pour conserver nos montagnes, rivières, forêts et lacs, et mettre en place les systèmes les plus ambitieux pour protéger l'environnement ». À ce titre, la Chine s'est d'ailleurs donnée jusqu'en 2050 pour planter ce qui sera à terme la plus grande forêt artificielle du monde, rappelle Franceinfo. Elle est d'ailleurs plutôt bien partie. Outre les 84 000 kilomètres carrés en cours de plantation par l'armée, quelque 338 000 kilomètres carrés de forêt ont déjà été plantés en Chine sur les cinq dernières années, précise le site. Soit une surface équivalente à celle de la Finlande.

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