La désertification : une conséquence du réchauffement climatique

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On estime que chaque année, 6 millions d’hectares de terres productives disparaissent (Source : Nations Unies). Près d’un tiers du globe serait menacé par ce fléau. C’est pour sensibiliser l’opinion à ce phénomène qu’a été créée la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Cette manifestation, à laquelle s’associe l’UNESCO, commémore l’adoption, en 1994, de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.
Un tiers de la superficie des terres émergées du globe (4 milliards d’hectares) est menacé par la désertification, et plus de 250 millions de personnes sont directement affectées par ce problème. 24 milliards de tonnes de sols fertiles disparaissent chaque année. Entre 1991 et 2000, les sécheresses ont entraîné la mort de plus de 280 000 personnes; elles représentent 11% de l’ensemble des catastrophes naturelles liées à l’eau.

Quelles sont les causes de la désertification?


Les principales causes de la désertification sont les variations du climat et les activités humaines. Il existe cependant plusieurs autres causes qui peuvent créer des situations susceptibles de conduire à la désertification. Parmi elles, il convient de citer le déplacement des réfugiés pendant les périodes de conflits, une utilisation des sols ou une protection de l’environnement inadaptée, des facteurs socio-économiques et politiques spécifiques.

Variations du climat :
Lorsque les températures sont élevées pendant plusieurs mois, elles provoquent des sécheresses qui empêchent la végétation de se développer.

Activités humaines :
Les activités humaines qui entraînent la désertification sont principalement liées à l’agriculture :

- le surpâturage détruit le couvert végétal qui protège les sols contre l’érosion
- la surexploitation épuise les sols
- le déboisement détruit les arbres qui maintiennent la terre sur le sol.
Le bois est la principale source d’énergie domestique (éclairage, cuisson) dans de nombreuses régions arides.
- les mauvaises pratiques en matière d’irrigation entraînent une augmentation de la salinité, et assèchent parfois les cours d’eau qui alimentent les grands lacs. C’est ainsi que la superficie de la mer d’Aral et du lac Tchad, par exemple, a considérablement diminué au cours de ces dernières années.

L’intensification des activités humaines participe à l’augmentation de l’effet de serre, et provoque le réchauffement de la planète. Au XXIe siècle, les terres arides devraient être particulièrement sensibles aux hausses de températures.

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Pauvreté et désertification : le cercle vicieux

Les pressions économiques peuvent conduire à une surexploitation des terres, et généralement, les populations les plus démunies sont également les plus durement affectées. Parce que la pauvreté oblige les populations dont la subsistance dépend de la terre à surexploiter celle-ci pour s'alimenter, se loger et disposer de sources d'énergie et de revenus, la désertification est en même temps la cause et la conséquence de la pauvreté. Les pratiques du commerce international reposent sur une exploitation à court terme des ressources locales axée sur l’exportation, ce qui va à l’encontre des intérêts à long terme des populations locales. La pauvreté entraîne la désertification, qui à son tour conduit à la pauvreté.

Les impacts de la désertification

La désertification a des effets sur tous les aspects de la vie, ce qui souligne à quel point l’environnement et les moyens de subsistance sont interdépendants
Impacts sur l'environnement
Conséquence du dépérissement de la végétation, la désertification rend les terrains inondables et entraîne la salinisation des sols, la détérioration de la qualité de l'eau et l'envasement des cours d'eau et des bassins.

Impacts économiques

La désertification a d’énormes conséquences économiques. La Banque mondiale estime qu’au niveau planétaire, le manque à gagner des régions affectées par la désertification pourrait s’élever à 42 milliards de dollars américains, alors que le coût annuel de la lutte contre la désertification atteint seulement 2,4 milliards.

Pauvreté et migration de masse

La dégradation des sols est synonyme de famine et de pauvreté. Pour trouver d’autres moyens de subsistance, les populations qui vivent dans les régions menacées par la désertification sont obligées de se déplacer. Généralement, elles migrent vers les agglomérations ou partent à l’étranger. Les mouvements de populations sont l’une des principales conséquences de la désertification.
Entre 1997 et 2020, quelque 60 millions de personnes quitteront les zones désertifiées de l’Afrique sub-saharienne pour gagner le Maghreb et l’Europe.

Quelles sont les régions les plus menacées?

drylandmap.jpgzones du monde les plus vulnérables

Plus de 110 pays ont des terres arides qui sont potentiellement menacées par la désertification. L’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine sont les régions les plus menacées par la désertification.

Afrique

Les deux tiers du continent africain sont des déserts ou des terres arides. L'Afrique comporte de vastes étendues de terres agricoles arides, dont près des trois quarts souffrent déjà de dégradation à des degrés divers. En Afrique, les sécheresses sont à la fois graves et fréquentes. Pour assurer leur subsistance, de nombreux pays africains sont obligés de puiser abondamment dans leurs ressources naturelles. La désertification du continent a de graves conséquences en termes de pauvreté, de mouvements de populations et de sécurité alimentaire.

Asie

L’Asie présente 1,7 milliard d’hectares de terres arides, semi-arides et sub-humides sèches situées entre la côte méditerranéenne et les rivages du Pacifique.

Les régions dégradées comprennent des déserts en expansion en Chine, en Inde, en Iran, en Mongolie et au Pakistan, des dunes de sable en Syrie, des versants montagneux profondément érodés au Népal, et des moyennes montagnes déboisées et surpâturées en République démocratique populaire du Laos. En termes de nombre de personnes affectées par la désertification et les sécheresses, l’Asie est le continent le plus gravement affecté.

Amérique latine et Caraïbes

Déserts et terres arides couvrent environ un quart de l’Amérique latine et des Caraïbes, des régions plutôt connues pour leurs forêts ombrophiles. La pauvreté et les pressions exercées sur les ressources en terrains disponibles provoquent la dégradation des terres dans nombre de ces régions arides.

Autres régions et pays affectés par la désertification

Une grande partie de la région au nord de la Méditerranée est semi-aride et affectée par des sécheresses saisonnières. Elle est également marquée par des densités de population élevées, une forte présence du secteur industriel et une agriculture intensive. La dégradation des terres méditerranéennes est souvent liée à l’utilisation de mauvaises pratiques agricoles.

Le niveau de dégradation des sols est élevé dans une grande partie de l’Europe centrale et orientale, et très élevé dans certaines régions, par exemple autour de l’Adriatique.

30% du territoire des États-Unis est affecté par la désertification.

Que pouvons-nous faire contre la désertification?

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Régénérer et fertiliser les sols

Une façon simple et peu onéreuse de fertiliser les sols consiste à préparer du compost, qui deviendra de l’humus et régénérera les sols grâce à ses matières organiques.
Combattre les effets du vent en construisant des barrières et en stabilisant les dunes de sable avec des plantes locales.

Reboisement

Les arbres jouent plusieurs rôles: ils contribuent à fixer les sols, font office de coupe-vent, renforcent la fertilité des sols, et aident les sols à absorber l’eau lorsque les précipitations sont fortes
Étant donné que les incendies de terres et de forêts font augmenter les gaz à effet de serre, les opérations d’extension forestière peuvent contribuer à faire régresser les effets négatifs résultant du changement climatique.
Élaborer des pratiques agricoles durables

L’introduction de la monoculture a accéléré le processus de désertification. Les terres arides abritent un grand nombre d’espèces qui peuvent également devenir des produits commerciaux importants: aux États-Unis, elles permettent de fabriquer un tiers des médicaments produits à l’aide de plantes. La biodiversité agricole doit être préservée. La surexploitation des terres doit être compensée par des périodes au cours desquelles on laisse les sols 'respirer', sans culture et sans bétail.

Les modes de vie traditionnels

De nombreuses régions arides offrent de bons exemples de vie en harmonie avec l’environnement. Jadis, le nomadisme était particulièrement adapté aux conditions spéciales des terres arides : se déplaçant d’un point d’eau à un autre, ne restant jamais sur les mêmes terres, les populations pastorales ne portaient que très peu atteinte à l’environnement. Malheureusement, l’évolution des modes de vie et la croissance démographique exercent des pressions de plus en plus fortes sur les rares ressources et les environnements vulnérables. La route de la soie en Asie et les caravanes trans-sahariennes en Afrique sont de bons exemples de la vigueur des échanges économiques et culturels mis en œuvre par les sociétés nomades.



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Les bons gestes pour la Terre

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Les bons gestes


1.La lumière et l’électricité :


* Profitez de la lumière du jour, un éclairage gratuit à consommer sans modération ! Eteignez la lumière lorsque vous quittez une pièce


* Choisissez votre éclairage en adaptant sa puissance à vos besoins. Privilégiez les lampes basse consommation : plus chère à l’achat elles durent beaucoup plus longtemps et consomment beaucoup moins d’énergie. Renoncez aux lampes halogènes, très gourmandes en énergie.


*Eteignez les veilles des appareils électriques pour éviter toute dépense inutile. Les veilles consomment 150 à 500 kWh par ménage et par an, soit la consommation d'un réfrigérateur sur la même période !

* Tenez compte des étiquettes énergie. Réfrigérateur, congélateur, lave-linge, sèche-linge, lave-vaisselle, four électrique, lampe, climatiseur... tous ces appareils voient leurs caractéristiques expliquées par une étiquette énergie. Cette disposition, mise en place par la Commission européenne, permet d’effectuer un achat en connaissance de cause. Un appareil de classe A consomme jusqu’à 3 fois moins d’électricité qu’un appareil de classe C. Ceux de classe A+, 20 % de moins qu’un appareil de classe A.


Consommation moyenne annuelle d’un ménage

 

APPAREIL CLASSIQUE

CLASSE A

Lave-linge

535 kWh

243 kWh

Réfrigérateur/congélateur

636 kWh

247 kWh

Luminaire

473 kWh

253 kWh


2. Le chauffage.


* Limitez la température pour économiser de l’énergie. 19 °C suffisent amplement dans le séjour. Un degré de moins, c’est peut-être un pull en plus, mais cela représente 7 % de consommation en moins. Une température de 16 ou 17 °C dans la chambre, c’est meilleur pour le sommeil et pour les économies d’énergie. De même, il est recommandé de fermer les rideaux et les volets durant la nuit pour éviter les grosses pertes de chaleur (30 à 50 % selon le vitrage). Baissez le chauffage en cas d’absence.


Attention : n’oubliez pas d’aérer tous les jours pour renouveler l’air de votre habitation. L’air à l’intérieur des maisons est beaucoup plus pollués que l’air extérieur en raison des nombreux matériaux, fibres et produits que nous utilisons ou qui composent nos habitations. Pour aérer, il est plus efficace d’ouvrir en grand les fenêtres pendant une dizaine de minutes que de laisser une fenêtre entrouverte pendant longtemps. Vous perdrez moins de chaleur.


3. Le froid


* Préservez-vous des grosses chaleurs en évitant la climatisation qui consomme beaucoup d’énergie. Elle contient, de plus, des gaz à effet de serre très puissants qui sont libérés lors de fuites ou de la mise en décharge.

Pour rafraîchir l’air ambiant, le plus simple est de ventiler les pièces et de maintenir fermés portes, volets et fenêtres pendant la journée. En cas de canicule, pensez à utiliser l’eau comme rafraîchissant naturel. Les ventilateurs peuvent être une solution d’appoint intéressante surtout si vous mettez devant un linge mouillé.

Installez des protections solaires (volets, persiennes, stores, pare-soleil, films solaires collés sur les vitrages...). Si vous avez un jardin, pensez à planter des végétaux à feuilles caduques, qui vous protègeront des rayons du soleil en été et laisseront passer la lumière et la chaleur en hiver.


* Veillez à l’entretien de votre réfrigérateur. Les instruments de cuisson (four, cuisinière...) sont des équipements qui doivent être placés à l’écart du réfrigérateur. De même, celui-ci ne doit pas accueillir des aliments chauds qui lui demandent un effort supplémentaire en énergie. La conservation des aliments nécessite une température comprise entre 1°C (étages du haut), et 5 °C (étages du bas). Dans un congélateur, elle doit être de – 18 °C.

Un peu de givre aide le réfrigérateur et le congélateur à faire du froid. En revanche, tous les 6 mois, il est impératif de dégivrer vos appareils pour qu’ils consomment moins. L’apparition rapide du givre, c’est souvent des joints fatigués. Pour le vérifier, il suffit de fermer la porte du réfrigérateur sur une feuille de papier : si on la retire facilement, les joints sont à changer. Hausse de consommation d’électricité : +5 % à chaque degré supplémentaire et +30 % au-delà de 3 mm de givre.


4. faites attention à votre consommation d’eau


* Préférez la douche au bain : Une douche de 4 à 5 minutes consomme 30 à 80 litres d’eau et un bain 150 à 200 litres.


* Faites réparer les fuites d’eau dès que vous en avez une.

Les fuites (en eau potable gaspillée par jour) : Un robinet = jusqu’à 120 litres ;

Une chasse d’eau = 600 litres, soit la consommation journalière de 4 personnes.


* Optimisez votre chasse d’eau en réduisant son débit, en adoptant le double débit ou en l’alimentant par récupération d’eau de pluie. En France, une personne utilise en moyenne 30 litres d’eau pour ses WC par jour, soit 20 % de sa consommation quotidienne.


* Ne laissez pas couler l’eau quand ça ne sert à rien :

Se brosser les dents utilise 12 litres/minute si on laisse couler l’eau (utilisez un verre d’eau !) Un rasage “au fil de l’eau” utilise 18 litres.


*Lavez à basse température :

Un lavage à 40 °C consomme 3 fois moins qu’un cycle à 90 °C, et en plus, il préserve le linge. Évitez le prélavage. Cette opération n’est plus nécessaire avec les textiles modernes et cela représente 15 % d’énergie économisée.

*Buvez l’eau du robinet. L’eau du robinet est parfaitement potable, sauf avis contraire de la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale. En France, la consommation d’eau en bouteille a été multipliée par 2 en 20 ans, ce qui représente des milliers de kilomètres parcourus, des tonnes de carburant consommé et de CO2 émis avant d’arriver sur notre table. Sans compter les milliards de bouteilles plastiques qui en résultent. En France, 1 % seulement de l’eau du robinet est destiné à la boisson alors qu’environ 140 litres d’eau en bouteille sont consommés par an et par habitant. L’eau minérale coûte au minimum 50 fois plus cher que l’eau du robinet.


5. Cuire les aliments


* Optimisez la cuisson. Une casserole à fond plat, avec un diamètre adapté aux plaques, exploite au maximum les capacités de votre cuisinière. De même, l’usage d’un couvercle réduit de façon significative l’énergie consommée (Maintenir 1,5 litre d’eau en ébullition dans une casserole demande 4 fois moins d’énergie avec un couvercle). Les plaques de cuisson électriques continuent de chauffer durant 15 minutes après extinction (sauf les plaques à induction) : cette chaleur, entièrement gratuite, mérite d’être utilisée lors d’une cuisson longue.


* Utilisez le micro-ondes avec modération. Les aliments peuvent se décongeler à l’intérieur du réfrigérateur, sans l’aide du micro-ondes : c’est moins rapide mais cela ne consomme aucune énergie. La cuisson des plats au micro-ondes, et surtout ceux contenant beaucoup d’eau, comme les légumes, est à éviter. Le micro-ondes est idéal pour réchauffer les aliments.


* Optimisez l’usage de votre four. Ouvrir la porte d’un four pendant qu’il fonctionne gaspille beaucoup de chaleur : pour évaluer la cuisson de votre préparation, il vaut mieux se servir de l’éclairage de contrôle.

Dans le cas d’un four à pyrolyse, le nettoyage doit être programmé dans la foulée d’une cuisson, pour bénéficier de la chaleur accumulée.


6. Vos achats


* Modifiez votre consommation de viande. La demande mondiale de viande a été multipliée par cinq depuis 50 ans. Or c’est un aliment qui est cher à produire. En Europe, 1 kg de bœuf = 20 kg de céréales + 20 000 litres d’eau + (l’équivalent en énergie de) 1 litre de pétrole. De plus, un bœuf offre 12 fois moins de repas que les céréales qu’il aura consommées.

Il est possible de privilégier la qualité (viande bio) à la quantité, d’alterner viande et poisson et, pour ceux qui le souhaitent, de remplacer progressivement les protéines animales par des céréales (blé, riz, maïs...) associées à des légumes riches en protéines végétales (lentilles, soja, haricots rouges, flageolets, fèves, pois chiches, pois cassés, quinoa...).


* Mangez bio. Consommer des aliments issus de l’agriculture biologique, c’est soutenir un mode de production agricole plus respectueux de l’environnement. Les animaux, élevés en plein air, sont essentiellement nourris avec des produits biologiques, et soignés de préférence par des médecines douces limitant le recours aux antibiotiques. L’agriculture biologique n’utilise aucun produit chimique de synthèse (engrais, pesticides, herbicides...), ni d’organisme génétiquement modifié (OGM). De plus, l’agriculture biologique s’attache à cultiver des espèces et des variétés de fruits, légumes et céréales qui ne sont pas cultivés par la voie industrielle. Manger bio c’est ainsi préserver la biodiversité des espèces agricoles.


*Préférez les produits de saison cultivés prêt de chez vous.

Les aliments frais demandent moins d’énergie que les conserves ou les produits congelés. Les produits locaux n’ont pas recours aux transports, aux serres chauffées, à la réfrigération ou aux conservateurs chimiques.

Un fruit importé hors saison consomme pour son transport 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison.


7. Les déchets


* Préférez le durable au jetable.

Chaque Français produit aujourd’hui 420 kg de déchets par an. C’est 2 fois plus que dans les années 1960.

JETABLE : lingette, essuie-tout, gobelet plastique, piles classiques, brosse à dents classique…

DURABLE (à préférer) : éponge, torchon, serpillière, chiffon à poussière, tasse, piles rechargeables, brosse à dents à tête interchangeable…

Préférer les lingettes coûte de 10 à 20 fois plus cher que le balai et la serpillière.


* Réparez et réutilisez

Les objets que l’on achète, selon les matériaux et les procédés de fabrication choisis, ont une durée de vie plus ou moins limitée. Les plus solides sont à privilégier, car ils vont durer plus longtemps. Les autres peuvent être réparés, ce qui augmentera leur longévité.

En reconditionnant certains objets ou en leur attribuant une nouvelle fonction,il est facile de leur éviter la poubelle : ranger par exemple les légumes secs dans des bocaux en verre ou des bouteilles en plastique.


* Evitez les emballages superflus. Pour faire maigrir une poubelle, il faut être vigilant lors des achats pour éviter les emballages inutiles. D’une manière générale, il vaut mieux privilégier les écorecharges, les formats familiaux et les produits achetés en vrac. Les produits de consommation individuelle ou les mini doses, proportionnés et suremballés, sont à éviter.


* Pour les courses, pensez à vous munir d’un panier afin de limiter votre consommation de sacs plastique.


*Triez vos déchets.

Utilisez les poubelles prévues à cet effet dans les immeubles.

1 tonne de plastique recyclée = entre 600 et 800 kg de pétrole brut économisés

1 vélo = 670 canettes valorisées

1 voiture = 19 000 boîtes de conserve traitées

Apportez vos piles dans les points de recyclage (grands magasins notamment).

Pour les déchets encombrants, les huiles usagées n’hésitez pas à vous rendre en déchetterie.


Retrouvez tous ces conseils et bien d’autres sur le site du « Défi pour la terre » lancé par la fondation Nicolas Hulot et l’Ademe :

http://www.defipourlaterre.org/

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L'interdiction de la chasse à la Baleine est maintenue!!

Publié le par Gerome

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C'est une très bonne nouvelle que j'apprends ce matin : l'interdiction de chasser la baleine est maintenue! C'est une belle victoire pour la Nature et cela prouve prouve que parallèlement aux graves problèmes écologiques, se développe une conscience humaine qui refuse de voir les espèces animales et végétales disparaîtrent auprofit du commerce, de l'économie et de l'industrie. C'est vrai que lorsqu'on parle d'écologie on a tendance a en parler avec doute et pessimisme, mais voilà, il existe aussi de belles choses et lorsque cela arrive il faut le souligner, comme je souligne les efforts de certains américains dans la lutte contre le réchauffement climatique.
C'est pourquoi cette rubrique des " bonnes nouvelles " me semblait nécessaire car on a tous besoin d'optimisme. Bien entendu cette rubrique ne doit pas occulter les problèmes écologiques non résolus, ça ne serait pas honnête, elle a pour vocation de nous mettre un peu de baume au coeur dans ce monde noir et souffrant.


"Au dernier jour de sa conférence annuelle, la Commission baleinière internationale (CBI) a adopté jeudi une résolution maintenant l'interdiction contre la pêche à la baleine en place depuis 21 ans.
La résolution, adoptée lors de la 59e session annuelle de la CBI ouverte lundi à Anchorage (Alaska) écarte une mesure symbolique votée à une étroite majorité l'année dernière qui précisait que l'interdiction devait être considérée comme provisoire et n'était plus pertinente.
L'arrivée cette année de plusieurs nouveaux membres opposés à la chasse à la baleine a assuré l'adoption de la résolution, qui note également qu'aucun changement n'est prévu dans les restrictions contre le commerce international de viande et d'autres parties de grandes baleines dont le nombre est régulé par la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction).

La résolution a été adoptée par 37 voix contre quatre, l'Islande et 25 autre pays ayant refusé de participer au vote. Les partisans de la résolution ont souligné l'importance de ce message avant l'ouverture, dimanche, d'une réunion de 12 jours des 171 pays membres de la CITES à Amsterdam. La réunion aura pour but d'envisager la révision de la liste des espèces dont le commerce est soumis à régulation."
source : AP
 
 
 



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La capacité mondiale de l'éolien devrait doubler d'ici 2010

Publié le par Gerome

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La capacité totale de production d'énergie éolienne devrait plus que doubler d'ici 2010 pour atteindre 149,5 gigawatts, selon un rapport publié récemment par le Conseil mondial de l'énergie éolienne.
Rien qu'au cours de l'année 2006, la capacité globale de production installée a été portée à plus de 74 GW, soit une hausse de 25%, indique le Conseil, qui représente les industries du secteur et leurs instances représentatives.

L'Europe reste à ce jour largement en tête et le sera toujours à la fin de la décennie mais dans une moindre mesure, selon les projections: en 2006, elle représentait 51% du marché annuel de l'éolien contre 72% en 2004 et sa part devrait être réduite à 44% en 2010 avec une capacité totale de production de 82 GW (contre 48 GW actuellement).
Sur cette même période 2006-2010, c'est l'Asie - Inde et Chine - qui devrait connaître le plus fort taux de croissance annuelle de ce secteur (28,3%) pour atteindre 29 GW de capacité installée (contre 10,7 GW en 2006), juste derrière l'Amérique du nord, deuxième marché régional derrière l'Europe, dont les capacités de production devraient croître de 24,6% par an en moyenne jusqu'à 31,6 GW en 2010 (contre 10,7 GW en 2006).

L'Afrique, note le rapport, reste le continent le plus mal équipé malgré l'émergence de deux leaders, l'Egypte et le Maroc. Le continent pourrait atteindre, avec les quelque développements attendus dans d'autres pays africains et du Moyen-orient, 900 mégawatts au total d'ici 2010.


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De nouvelles maisons pour la Californie

Publié le par Gerome

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Des maisons écologiques qui résistent aux incendies, aux tremblements de terre et ne coûtent presque rien: sorties du désert en Californie (ouest), les habitations universelles de l'architecte Nader Khalili pourraient même un jour pousser sur la Lune.
Installé à Hesperia, ville aux portes du désert au nord-est de Los Angeles, le village expérimental de M. Khalili a au premier abord des allures de champignonnière. Mais en s'approchant, on distingue portes et fenêtres dans ces petits bâtiments ronds, hauts de moins de trois mètres.

Ces édifices se confondent avec le paysage du désert grâce à leur couleur sable. Et pour cause: les matériaux qui ont servi à les élaborer sont sortis du sol à quelques mètres de là.
"Le retour à la terre m'a semblé évident. Je n'ai rien inventé, toutes les civilisations méditerranéennes ont utilisé la terre sur laquelle elles vivaient pour bâtir", dit cet architecte d'origine iranienne, installé aux Etats-Unis depuis 1971.
Ancien architecte de gratte-ciel, il a fait aboutir son concept dans le "CalEarth Institute" (Institut pour l'architecture et l'art de la terre de Californie) qu'il anime à Hesperia.
"On creuse le sol. La terre est rassemblée dans des sacs, fermés. Empilés, on les fixe avec des fils barbelés", détaille ce petit homme à la barbe poivre et sel et aux yeux malicieux.

"Tout est dans la forme arrondie, pour les petits dômes comme pour la grande maison: tout repose sur l'arc. La forme traditionnelle d'une maison carrée avec des murs verticaux, c'est l'idéal pour qu'elle s'écroule un jour. Avec l'arc, rien ne peut tomber", affirme-t-il.
Une fois montée, la maison est brûlée de l'intérieur et une coquille de terre cuite vient ainsi sceller l'édifice. Au total, une grande maison ne coûte que 90.000 dollars et la sueur de trois personnes pendant une semaine.
maison.jpgL'intérieur de la maison

Baptisée "superadobe", allusion aux premières maisons en terre construites par les colons espagnols de Californie, elle est en outre alimentée en énergie propre et bénéficie d'une climatisation naturelle, grâce à des ouvertures judicieusement placées.
Ces prototypes ont attiré l'attention de la Nasa. Dès 1985, l'architecte et les responsables du programme lunaire de l'administration spatiale américaine se sont rencontrés, avec dans l'idée la construction des premières bases sur le satellite de la Terre.

"Avouez que ma technique est l'idéal", affirme M. Khalili. Acheminer des matériaux de constructions lourds sur la lune étant impensable, la poussière lunaire ou martienne suffira.
Les autorités locales en Californie, l'un des territoires les plus touchés par les séismes, ont récemment donné leur feu vert à la construction de maisons individuelles sur les plans de M. Khalili. Mais la technique intéresse aussi les Nations unies.

Le Haut Comité pour les réfugiés (HCR) et le Programme au développement (PNUD) sont venus étudier de près les prototypes d'Hesperia au début des années 2000. Des mini-dômes ont été construits sur les sites des tremblements de terre en Iran en 2002 et au Pakistan en 2005.
"Imaginez un monde où tous les réfugiés ont un abri", lance Nader Khalili. "En plus, cela ne coûte rien", conclut-il en insistant sur la transmission de sa technique par les jeunes étudiants qu'il reçoit toute l'année.
Source : AFP

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