22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 13:01
Quel bon sens ces allemands! Par leur ingéniosité et leur désir de développer les énergies renouvelables, ils nous montrent à quel point nous pouvons nous passer du nucléaire, c'est assurément un exemple à suivre, surtout en france où nous restons dans l'âge du nucléaire, obsolète et dangereux. Lisez plutôt :

maison-bio.jpg
Les éoliennes tournent lentement dans l'azur du Harz, région de l'est de l'Allemagne qui veut à terme recourir exclusivement aux énergies renouvelables, grâce à un système reliant et régulant des centrales d'énergie solaire, éolienne, hydraulique et à base de biomasse.
En ce jour d'automne radieux, les hélices du parc Druiberg fonctionnent à "un centième de leur potentiel maximum", explique le directeur technique, Thomas Radach. Perchées sur des mâts atteignant jusqu'à 160 mètres de hauteur, elles sont au coeur du dispositif énergétique de la ville de Dardesheim.

A quelques kilomètres de là, les toits de la commune d'un millier d'âmes scintillent au soleil: des panneaux photovoltaïques produisent le tiers de l'électricité locale.
"Nous sommes heureux d'avoir dit oui à l'installation du parc il y a 15 ans", se réjouit le maire Rolf-Dieter Kühne sur une placette devant l'école...recouverte de capteurs solaires. "Rien de tel pour associer les générations suivantes à notre concept," s'amuse-t-il.

Un bus passe, il fonctionne au gaz vert issu de la biomasse des champs alentours, dont une centrale extrait le méthane pour en faire de l'électricité.
Chauffage, transports, électricité: à Dardesheim, tout fonctionne à l'énergie propre. Mieux encore, la vente de l'excédent d'énergie --dix fois plus que la consommation locale-- rapporte 50.000 euros par an aux caisses publiques.

Mais, les énergies éolienne et solaire n'étant pas stockables, qu'arrive-t-il quand le vent tombe et le soleil s'efface? A cette inquiétude, la ville a deux réponses: le gaz vert, indépendant de la météo et simple à sauvegarder, et l'énergie hydraulique.
Non loin, à Wendefurth, deux énormes bassins ont été creusés: l'un au sommet, l'autre au pied d'une colline, reliés par une pompe activée par l'excédent d'électricité produite, par exemple la nuit quand le vent continue à souffler alors que les habitants dorment.

Lorsque le temps ne permet pas de répondre aux besoins, on ouvre les vannes de la citerne supérieure pour que la descente d'eau dans la vallée fasse tourner les turbines.
Le système de Dardesheim prévoit aussi une participation active des utilisateurs, grâce à un outil électronique les aidant à consommer à bon escient: attendre que le vent se lève pour lancer une machine à laver par exemple.

"Dans ces moments, le prix est moins élevé," explique le président du parc Druiberg, Heinrich Bartelt.
A terme, le concept doit être étendu à l'ensemble du Harz et profiter à ses 250.000 habitants. Dans cette perspective, l'Institut de technique d'énergie solaire (ISET) de l'Université de Kassel (centre) développe un projet permettant de relier entre elles les centrales de la région.

L'idée a été reprise pour un projet pilote destiné à être appliqué un jour à l'ensemble de l'Allemagne, dont les énergies vertes assurent aujourd'hui 12% de l'électricité: l'"EE - Regenerative Kombikrafwerk" démontre qu'il est possible de relier 36 centrales dispersées à travers le pays pour répondre aux besoins annuels d'une petite ville comme Stade, qui compte 12.000 foyers, soit 1/10.000 de la demande nationale.
Une courbe des habitudes horaires de consommation et les pronostics météo permettent d'adapter à l'avance le dosage entre, d'une part, les quatre sources d'énergie et, d'autre part, les centrales en fonction du temps qu'il fait dans leur région.

"Nous montrons en petit ce qui est possible en grand: une couverture totale, à toute heure", souligne Frank H. Asbeck, président de SolarWorld, initiateur du projet pilote avec les sociétés Enercon et Schmack Biogas.
Selon eux, cet objectif nécessiterait entre 40.000 et 60.000 éoliennes contre 20.000 aujourd'hui, des panneaux solaires sur des millions de toits et un triplement des installations de gaz vert. "C'est cher mais ça a un avantage: la source est intarissable," rappelle M. Schmack.
Source : AFP

sortons.JPG


21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 11:26
mexico-pollution.jpg
Mexico : chaque année 60.000 personnes meurent des conséquences de la pollution de la mégalopole.

pollution-chine.jpg
La Chine abrite 16 des 20 villes les plus polluées au monde ; la pollution de l'eau affecte au moins 70 % du pays ; la pollution de l'air est responsable de la mort prématurée d'environ 400 000 Chinois chaque année ; le rendement des récoltes baisse régulièrement en quantité et en qualité à cause de la pollution de l'eau et du sol ; et la masse de déchets devrait plus que doubler au cours de la prochaine décennie, plaçant la Chine au premier rang loin devant les Etats-Unis." La Banque mondiale fait état de 750 000 décès potentiels.

pollution-paris.jpg
Paris n'est pas en reste... La pollution urbaine est engendrée essentiellement par les activités humaines : déplacements, distribution d’essence, usines, chauffages, incinérateurs...

russie.jpg
Cinq des dix endroits les plus pollués de la planète se situeraient en Russie et en Asie centrale, selon l'ONG environnementale américaine, Blacksmith Institute.

US-Los-Angeles-Smog-1-2.jpg
Le smog, particulièrement intense à Los Angeles, est un nuage de pollution provoqué par les gaz d'échappement et les rejets industriels. Dès qu'un certain seuil est dépassé, un avis d'alerte est lancé par les autorités de la ville ; les déplacements en voiture y sont alors limités au strict nécessaire, et les usines doivent cesser de brûler des hydrocarbures.

Grenoble-photo-28.jpg
Grenoble, ville la plus polluée de france.
 

climat-pollution-tokyo.jpg
Tokyo, megalopole de 29 millions d'habitants. Bien qu'ayant fait de gros efforts en matière de réduction de gaz à effet de serres, il n'en demeure pas moins un smog impressionnant, plongeant la ville dans l'obscurité, vision cauchemardesque.

 
La liste des villes n'est bien-sûr pas exhaustive, je ne parle ici que des cas flagrants. Voilà où nous menne la surpopulation, l'industrialisation et l'urbanisation. Bienvenue sur Terre!

 

 

Published by Gerome - dans Nature
commenter cet article
19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 16:44
Interview de Bartabas, directeur de la troupe de théâtre équestre Zingaro.
Publié dans le journal le monde daté du 16 octobre.

Vous dirigez la troupe de théâtre équestre Zingaro, quelles avancées attendez-vous d'une nouvelle politique écologique de la France ?

Hélas, je n'en attends rien parce que jusqu'à présent je n'ai entendu personne poser la seule question qui importe : de quoi avons-nous vraiment besoin pour vivre ? Quelle est la part de l'indispensable et du superflu ? Quand chacun d'entre nous aura répondu à cette question, nous aurons fait un grand pas et nous pourrons alors nous interroger sur la bonne façon de gérer la planète. Tant que nous choisirons de rester dans un système où nous produisons pour accumuler des richesses, où nous consommons pour satisfaire des besoins superflus dictés par la mode et la publicité, nous ne trouverons pas de solution à la hauteur des problèmes.

Il faut mettre un frein à cette course effrénée et apprendre à se restreindre. Derrière le battage médiatique qui accompagne ce "Grenelle", je crains malheureusement que l'environnement ne soit pas encore une vraie préoccupation.
Propos recueillis par Laurence Caramel

Je crois que tout est dit. Finalement la question centrale de ce grenelle de l'environnement outre les OGM, les pesticides et le nucléaire devrait être       "Le profit, pourquoi faire? "

Tant que l'accumulation des bien matériels et le désir d'augmenter sans cesse son pouvoir d'achat restera au coeur des préoccupations l'environnement ne sera pas une priorité. Car comme son nom l'indique le développement durable propose de continuer à se développer durablement, en gardant nos vieux shémas et nos vieilles habitudes de consommation : posséder, consommer, briller socialement grâce au matérialialisme. L'économie et l'industrie sont au service de la consommation et du tout jetable. Comment peut-on espérer bâtir une société équilibrée et écologique si chacun croit que son bonheur réside dans son écran plat, son 4x4  ou ses vacances aux Baléares? J'extrapole un peu mais c'est ça l'idée.
Il faut aller à l'essentiel mais je crois qu'à ce niveau là c'est un problème de conscience. Triste monde dans lequel on vit.....

environnement.jpg

Published by Gerome - dans Nature
commenter cet article
16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 08:11
En visite  au Burkina Faso, le président brésilien Lula Da Silva vient promouvoir les vertus des biocarburants et de l'éthanol. Il appelle l'Afrique à se joindre à une "révolution  des biocarburants". Arguant la lutte contre le réchauffement climatique et la démocratisation à l'accès à l'énergie en Afrique, Lula le socialiste déboiseur de forêts équatoriales, vient faire l'apologie de cette énergie à une Afrique qui peine à nourrir ses habitants.

biocarburants.jpg
Comment ose t-il se présenter en Afrique? Continent le plus pauvre du monde où l'agriculture vivrière ne suffit pas à nourrir les 900 millions d'habitants qui dépendent quasiment tous des aides alimentaires et des ONG.
Heureusement l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), emmet de sérieuses réserves selon lesquelles le développement de ce type de cultures pourrait entraîner une forte hausse du prix des denrées alimentaires de base sur les dix années à venir.

Un rapport de WWF , remis en 2005 à l'Agence Internationale de l'Energie, a suggéré que le programme du bioéthanol au Brésil réduirait les émissions de gaz carbonique par les transports de 9 millions de tonnes par an, mais 80 pour cent des émissions de gaz à effet de serre du pays sont dus au déboisement.

Une étude a montré qu'un hectare de terre au Brésil permet la culture d'assez de canne à sucre pour préparer une quantité d'éthanol qui peut épargner 13 tonnes de CO 2 par an. Mais si l'on permettait aux forêts naturelles de se régénérer sur le même hectare de terre, les arbres absorberaient 20 t de CO 2 chaque année.

Voilà, on constate que le problème est économique plus qu'écologique, le brésil ne voit aucun intérêt et n'obtient aucun profit si elle laisse reboiser la Forêt equatoriale qui résoudrait pourtant beaucoup plus de problèmes que les biocarburants.

Bresil-Foret-Nationale-Jamanxim-Incendie-1.jpgPlus économique que les tronçonneuses : le feu
Allez au diable.