11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 07:22
Petit-déjeuner. La plupart des mueslis non bio sont bourrés de pesticides

 

 

Générations futures publie ce mardi une enquête sur la présence de pesticides et de perturbateurs endocriniens dans des mueslis (et assimilés) bio et non bio.

 

Vous vous apprêtiez à engloutir une bonne cuillerée de müesli avec du lait pour votre petit-déjeuner. La suite va peut-être vous en dissuader.

L'association Générations futures rend publique ce mardi les résultats d'une enquête portant sur plusieurs marques de müeslis, rapporte France Inter. L’association a acheté au hasard 15 boîtes de céréales non bio et 5 boîtes bio. Chacune de marque différente, y compris les marques distributeur.

 

Après analyses en laboratoire, il apparaît que toutes les céréales non bios passées au crible contiennent des résidus de pesticides et de perturbateurs endocriniens, des substances chimiques soupçonnées d'être délétères pour la santé par leur impact sur notre système hormonal.

 

Risque de cancer ou d'obésité

 

141 types de perturbateurs endocriniens ont été trouvés dans les céréales étudiées. Seules les marques bio n'en contiennent aucun.

En moyenne, l'association a relevé près de 10 résidus de pesticides par échantillon non bio (14 pour celui qui en contenait le plus, 6 pour celui qui en contenait le moins).

« Ce rapport révèle encore l’exposition de la population à de trop nombreux résidus de pesticides perturbateurs endocriniens suspectés pouvant agir à des doses très faibles. » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

 

Effet cocktail

 

Une consommation raisonnable de 50 à 100 g de céréales par jour n'est pas dangereuse pour la santé. Toutefois les experts s'inquiètent de l'effet cocktail de ces substances qui en plus de notre alimentation se nichent dans nombre des produits que nous utilisons quotidiennement : cosmétiques, produits ménagers, jouets, emballages.

Elles sont particulièrement nocives pour les personnes vulnérables telles que les personnes âgées, les jeunes enfants mais aussi les femmes enceintes et leur foetus.

 

« Les femmes enceintes ne devraient être exposées à aucun perturbateur endocrinien » affirme-t-il. « Tout se passe comme si les perturbateurs endocriniens programmaient certaines maladies qui vont se développer plus tard dans la vie de l’enfant à naître », explique François Veillerette à France Info.

Les perturbateurs endocriniens sont soupçonnés de provoquer des malformations, d'entraîner des problèmes d'infertilité, de puberté précoce, de favoriser l'obésité ou encore d'augmenter les risques de développer certains cancers.

En mai dernier, l'association Alerte Médecins sur les pesticides proposait des actions faciles à mettre en place pour limiter l'exposition aux perturbateurs endocriniens dans notre vie quotidienne. À commencer par faire ses courses au rayon bio.

 

Générations futures a acheté 20 paquets de céréales de type müesli et assimilés - 15 non bio et 5 bio - dans des supermarchés de la région Hauts-de-France, en variant les enseignes (Leclerc, Intermarché, Auchan Carrefour).

 

Voici les produits analysés :

All Bran Fruit' fibres Kellogg’s

Crousty 4 fruits Auchan

müesli (pétales de blé) Fruits et Fibres Auchan

müesli Alpen sans sucre ajouté

müesli Bran Form fruits secs Brin de jour

müesli Carrefour 7 fruits

müesli Carrefour Fruits et Fibres

müesli Classic morceaux de fruits Chabrior

müesli croustillant aux fruits Brin de Jour

müesli Jordans Country Crisp céréales complètes fruits et noix

müesli Jordans Suprême 40% fruits

müesli Kellogg’s Country Store

müesli Kellogg’s Extra pépites crunchy müesli

Nestlé Fitness 5 fruits

Spécial müesli 30% fruits et noix Jordans

müesli Bio 7 fruits Auchan

müesli Bio aux fruits Bjorg

müesli Bio croustillant 4 céréales et fruits secs Bio Village

müesli Bio croustillant aux 7 fruits Terre et céréales Bio

müesli Bio Jordans aux fruits et noix

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 06:39
Climat: L’Inde, 3e émetteur mondial de gaz à effet de serre, ratifie l’accord de Paris

 

 

C’est un grand pas en avant pour l’entrée en vigueur de l’accord de Paris. L’Inde, troisième plus gros émetteur de carbone mondial, a ratifié dimanche l’accord sur le climat, a annoncé le ministre indien de l’environnement.

 

« L’Inde représente un peu plus de 4 % des émissions de gaz à effet de serre. Sa ratification va permettre une entrée en vigueur de l’accord en un temps record, conformément aux engagements pris lors de la COP », a commenté depuis Paris  la ministre française de l’Environnement Ségolène Royal.

 

Déjà 62 pays représentant 52 % des émissions de gaz à effet de serre :

 

Avec l’Inde, ce sont désormais 62 pays représentant près de 52 % des émissions de gaz à effet de serre qui ont ratifié l’accord. Son entrée en vigueur, qui nécessitela ratification d’au moins 55 pays représentant 55 % des émissions, est désormais à portée de main.

Le géant d’Asie du Sud de 1,25 milliard d’habitants, troisième émetteur de gaz à effet de serre, a déposé dimanche, jour anniversaire de la naissance de Gandhi, le document de ratification au siège de l’ONU à New York.

Le Parlement européen doit donner mardi son feu vert à une ratification des 28 pays membres de l’UE, a rappelé Ségolène Royal. L’UE représente 12 % des émissions.

 

 

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 12:12
Pour le prix d'un iPhone, vous pouvez acheter une éolienne qui peut alimenter toute une maison en électricité

 

 

Saviez-vous que pour le prix d'un iPhone, il est désormais possible d'acheter une éolienne conçue par deux frères indiens ? Et pas n'importe laquelle ! Cette éolienne est capable de générer assez d'électricité pour alimenter une maison entière pendant toute une vie ! Une startup indienne, Avant Garde Innovations, a conçu une nouvelle éolienne à bas coûts qui peut générer jusqu'à 3 à 5 kWh d'électricité par jour.

Peu de temps après avoir assumé ses fonctions, le ministre en chef du Kerala (état au sud de l'Inde) Pinarayi Vijayan, a jeté un pavé dans la mare de la demande énergétique. Vijayan s'est publiquement prononcé en faveur d'un projet d'énergie hydroélectrique qui menace les fameuses chutes d'Athirapilly. Selon les écologistes, la mise en œuvre d'un tel projet entraînerait un déséquilibre de l'écosystème de la région et détruirait les chutes d'Athirapilly, les plus grandes chutes naturelles de l'état.

Le gouvernement n'ignore pas l'impact environnemental de ce projet controversé. Mais il soutient que pour répondre aux demandes urgentes de la crise énergétique croissante du Kerala, il n'existe pas d'autre solution que d'exploiter ses ressources existantes. L'état dépend en partie du secteur privé pour répondre à ses besoins énergétiques. Les autres états de l'Inde se trouvent confrontés au même dilemme.

 

En effet, même si le réseau électrique du Kerala couvre désormais la quasi-totalité de son territoire, il existe encore de nombreuses zones en Inde sans aucun accès à l'électricité. Aujourd'hui, pour une grande partie de la population indienne, l'électricité reste malheureusement un rêve lointain.

L'éolien, une réponse écologique aux besoins énergétiques C'était sans compter sur deux frères qui veulent faire de la crise énergétique de l'Inde un problème du passé.

 

Les 2 frères ont trouvé une nouvelle solution qui, selon eux, n'aura pas le moindre impact négatif sur l'équilibre écologique de la région. Avant Garde Innovations, la startup créée par les frères Arun et Anoop George, tous deux originaires du Kerala, a conçu une nouvelle éolienne. Celle-ci peut être produite à bas coûts et fournir une maison entière en électricité pendant toute une vie. Guère plus grande qu'un ventilateur de plafond, cette éolienne peut générer jusqu'à 5 kWh par jour — pour un coût unique de seulement 665 € (soit moins cher qu'un nouvel iPhone).

 

Voici comment l'entreprise Avant Garde Innovations définit ses ambitions sur son site : « Notre objectif est d'éliminer la pauvreté énergétique, de réduire la dépendance énergétique sur les réseaux vétustes de l'État et de créer une auto-suffisance énergétique pour les personnes démunies — et ce par la distribution d'une énergie renouvelable à bas coûts et produite localement. « En agissant ainsi, nous pensons que nous pouvons collectivement faire la transition vers un monde plus respectueux de l'environnement, un monde de prospérité économique et de changement social.

 

« Notre première solution se présente sous la forme d'une éolienne aux dimensions réduites, adaptée à plusieurs types d'utilisations : résidentielle, commerciale, agricole, électrification des villages et bien d'autres encore. « Son introduction sur le marché est prévue dans le courant de l'année 2016. » Fondée en 2015, Avant Garde Innovations se définit avant tout comme une startup au cœur et à l'âme écolos. Pour l'entreprise, produire une éolienne à bas coûts est un projet d'envergure et présente un énorme potentiel. L'Inde est le 6ème plus grand consommateur d'énergie au monde, représentant 3,4 % de la consommation énergétique mondiale.

 

Malheureusement, ni le pouvoir fédéral indien, ni l'administration centrale n'ont jamais pu assumer les coûts astronomiques nécessaires à l'extension des réseaux électriques aux villages isolés du pays. En effet, installer des poteaux électriques et faire passer des lignes à haute tension nécessitent d'énormes investissements qui peuvent coûter des millions. C'est là que la startup Avant Garde Innovations apporte une solution : « Une éolienne classique qui génère 1 kW d'énergie coûte entre 3 et 700 000 roupies indiennes (soit entre 4 et 9000 €). « En comparaison, nous projetons de vendre notre éolienne à bas coûts pour moins de 50 000 roupies (665 €), explique Arun dans une interview du Times of India. « De plus, une fois que nos éoliennes seront produites à grande échelle, les prix continueront à diminuer. ».

C'est en début d'année, dans une église de la ville de Thiruvananthapuram (capitale de l'état du Kerala), que la startup a posé sa première éolienne. Selon Arun, l'autre avantage de leur prototype d'éolienne à taille réduite est sa capacité particulièrement variable, qui peut s'adapter aux réseaux ayant une capacité de 300 kW ou plus. « Notre plus grand désir est de pouvoir offrir des solutions novatrices, durables et accessibles à tous. « Nous voulons pousser l'autosuffisance en énergies renouvelables à un niveau supérieur, et ce à travers un réseau décentralisé et largement déployé comme on n'a jamais vu auparavant » explique Avant Garde Innovations.

 

Ce produit révolutionnaire lui a déjà fait gagner une place dans le Top 20 des Innovations en Technologies Vertes en Inde. La startup figure également dans le Top 10 indien des Entreprises à Énergie Propre, organisé par l'Initiative Énergie durable pour tous, un projet d'investissement de plus d'un milliard de dollars en énergie propre dirigé par les Nations unies. Selon le Global Wind Energy Council (Conseil global d'énergie éolienne), l'Inde occupe la 4ème place en termes de capacité éolienne en exploitation, derrière la Chine, les États-Unis et l'Allemagne. Espérons que les ambitions d'Avant Garde Innovations rencontreront le succès, et que ces nouvelles éoliennes contribueront à préserver l'écosystème des chutes d'Athirappilly.

 

 



 

 

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 13:51

Dénoncer les dérives de nos sociétés sur fond d’humour poignant, l’émission Cash Investigation en a fait son cheval de bataille. Une bande-annonce est apparue sur la toile, présentant le prochain reportage portant sur l’industrie agro-alimentaire et l’image que cette dernière se donne auprès des consommateurs.

 

« Imaginez un monde où les industriels de l’agroalimentaire nous diraient la vérité », une annonce faite au tout début de la bande-annonce relative à la prochaine émission de Cash Investigation qui sera diffusée le mardi 13 septembre sur France 2.

 

Le titre de cette prochaine émission est Industrie agroalimentaire : business contre santé. Il s’agit d’un titre évocateur pour une industrie qui suscite encore énormément de questionnements, alors que les nouvelles apparaissant dans les médias sont rarement bonnes. Il est notamment question de la santé des consommateurs (et de leur manipulation), de la qualité des produits industriels, de la guerre qui oppose à la fois les politiques, les industriels et les scientifiques dans laquelle le consommateur est l’otage. Le sujet appelle également à s’intéresser aux impacts environnementaux et sociétaux  que les activités de l’industrie agro-alimentaire sont capable de causer.

 

Il s’agit donc d’une tentaculaire thématique à laquelle l’équipe de Cash Investigation, menée par la journaliste Élise Lucet, s’est attaquée. Mais ce programme est coutumier de ce genre de questions épineuses après plusieurs dizaines de reportages déjà effectués, où les questions posées (et les faits démontrés) sont particulièrement « gênants » pour les grands acteurs économiques de notre monde. Dans le cadre de la prochaine émission traitant de l’industrie agro-alimentaire, la production a élaboré une bande-annonce géniale.

 

Et si nous savions (enfin) ce que nous mangeons réellement, et si l’industrie était honnête avec les consommateurs, que verrions nous dans les publicités ? Et si la vérité apparaissait sur les emballages desquels nous retirons les aliments qui nous nourrissent au quotidien ?

 

 

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