23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 12:46

Les cultures de mais OGM là où elles sont faites, contaminent par leur pollen les récoltes faites par les abeilles qui vont naturellement butiner le maïs pour récolter du pollen.

Les cultures voisines de maïs sont également polluées et le taux de contamination ne peut que progresser d'années en années.

Cette situation risque de condamner les productions labéllisées ne voulant pas d'OGM. C'est ainsi une grave atteinte à la liberté d'entreprendre, pour ceux qui ne désirent pas avoir d'OGM dans leurs cultures.

Voir la vidéo :
  http://www.blip.tv/file/347281/

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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 12:03
La majeure partie du maïs OGM est cultivée dans le Sud Ouest, en région Aquitaine et Midi-Pyrénées. Les départements de Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne sont les plus touchés. Ils cultivent chacun plus de 2 000 hectares de maïs OGM, ce qui menace de contamination les productions de qualité sous label et d'agriculture biologique.
L'OGM cultivé dans les champs est le maïs MON810, de Monsanto, génétiquement modifié pour produire un insecticide et résister à la pyrale du maïs, un insecte ravageur.

Face aux dangers sanitaires et écologiques que représente cet OGM, de plus en plus de pays européens (récemment l'Allemagne) ont pris un moratoire sur sa culture. En France, 86 % des citoyens*  demandent une interdiction temporaire ou définitive des cultures en plein champ d'OGM. Pourtant, le gouvernement se refuse à prendre un moratoire sur le MON810.
En vue du Grenelle de l'environnement, Greenpeace demande donc au gouvernement d'agir fermement pour protéger l'environnement et l'alimentation des risques transgéniques en instaurant un moratoire immédiat sur la culture du maïs transgénique MON810 et en réalisant la récolte préventive des 20.000 ha déjà plantés.

« C'est la seule façon d'éviter la pollution génétique des cultures voisines et ce sera certainement moins onéreux que de faire face aux multiples contentieux de contamination des champs non OGM », selon Arnaud Apoteker (source : site Greenpeace France).

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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 09:51
De part la situation déplorable du monde, on peut s'imaginer quantité de scénarios catastrophes pour l'humanité. En gros, comment allons-nous nous détruire? Les films  et les romans de science fiction et d'anticipation peuvent nous donner un aperçu plus ou moins pertinent de ce que pourrait devenir notre monde dans un futur proche ou éloigné.
Je considère les auteurs de ces histoires comme des visionnaires du futur, un peu prophètes, un peu scientifiques, un peu la tête dans les nuages. 
Bref, on se demande un peu en ce moment à quelle sauce on va être mangé et les films d'anticipation ayant un rapport avec l'écologie enregistrent un grand intérêt de la part du public, curieux de connaître l'avis éclairé de tel ou tel réalisateur.
Si l'humanité est voué à disparaître, il est presque sûr que notre disparition sera liée à la dégradation exponentielle de l'environnement. Certains films ont vu le phénomène arriver tel que "le jour d'après" qui parle du refroidissement glacial de la planète à cause de l'arrêt du gulf stream, régulateur climatique de la planète, ou plus récemment "les fils de l'homme", un film fabuleux qui traite de la stérilité de l'humanité; dans le film notre race s'éteint à cause de l'infertilité généré par la malbouffe, la pollution, les OGM, les pesticides .....
Ca fait réfléchir...

La stérilité de l'humanité est un scénario plausible parmi une multitude: dans l'article ci dessous "les abeilles nous abandonnent", le scénario en plus d'être plausible est malheureusement en train de se réaliser et de manière très rapide. Le réchauffement climatique nous projette en 2020 ou en 2050 pour des conséquences catastrophiques et irréversibles; si les abeilles disparaissent toutes, il nous reste 4 ans à vivre! C'est du court terme. La stérilité de la race humaine se place sur du moyen terme. C'est un sujet qui reste relativement tabou mais qui doit-être abordé comme une conséquence des activités humaines qui dégradent l'environnement et notre sante.

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Depuis la fin de la dernière guerre, la stérilité masculine n'a cessé de baisser de façon régulière, une baisse inquiétante dont on connaît pourtant les causes et auxquelles l'on a les moyens de remédier. La médecine officielle considère cette déficience comme un fait établi et propose de plus en plus de méthodes artificielles de procréation assistée pour les substituer aux fonctions défaillantes de l'homme.
On sait qu'aujourd'hui les hommes ne produisent, en moyenne, que 40 % du nombre normal de spermatozoïdes de leurs ancêtres. Il y a donc une baisse significative dont la manifestation a débuté lors de l'immédiat après-guerre pour s'amplifier ensuite progressivement.

Ainsi, la moyenne d'une éjaculation est passée de 3,4 à 2,75 ml ; le nombre de spermatozoïdes dans un millilitre d'éjaculat est tombé en moyenne de 113 millions à 66.
Or, malgré que ces normes soient assez larges pour englober le maximum de mâles, 1 couple sur 6 d'après les statistiques ne peut concevoir et dans ces cas là, l'homme se trouve impliqué à 45%.

Quelles sont les causes de cette infertilité ? Elles sont nombreuses et nous en connaissons bon nombre avec certitude, mais le lien entre ces causes n'est pas toujours facile à établir. Néanmoins les raisons connues de cette stérilité appelée « hypofertilité » sont les suivantes ;

a) Alimentation carencée en vitamine C, E et certaines du groupe B, acides gras essentiels, zinc et sélénium. Une alimentation mal adaptée comportant trop d'acides gras saturés et pas assez de fibres alimentaires puisqu'on diminue l'absorption de fruits et légumes.

b) Les vêtements et sous-vêtements trop serrés, la varicocèle (varice de la veine testiculaire)

c) Le mode de vie intervient sur le système hormonal (stress,tabac, alcool, etc...)

d) La pollution – dans son livre « Guérir la ménopause » John LEE décrit le danger de certaines nuisances, notamment celles produites par la pétrochimie. « Le legs de cette pollution pour les créatures vivantes et les humains, est une véritable épidémie d'anomalies dans la fonction génitrice, parmi lesquels un nombre sans cesse croissant de cancers des glandes sexuelles, la stérilité, la baisse du taux des spermatozoïdes et la féminisation des hommes... Les conséquences potentielles sont bouleversantes surtout si l'on considère que l'une d'entre elles est la transmission des anomalies du système reproducteur à nos descendants »

C'est en premier lieu la
pétrochimie qui a propagé des molécules oestrogéniques qui ont progressivement envahi la planète sous une grande variété de formes. Ce qu'elles ont en commun avec les oestrogènes naturels de notre corps, c'est ce que l'on appelle le « cycle phénol » qui donne à ces molécules des propriétés oestrogèniques plus puissantes que celles des oestrogènes synthétisés par notre organisme.

Dans ce processus de pollution sont incriminés les solvants organiques, les pesticides, les métaux lourds (arsenic, plomb, mercure,....) le DDT, le PCB, la Dioxine, les organo phosphorés et organochlorés, les molécules de la pétrochimie que l'on retrouve dans les produits de ménage et d'hygiène, matières plastiques, lessives, parfums, savons, shampooings, crèmes, déodorants, insecticides et pesticides, rejets d'échappement automobile, fibres synthétiques des vêtements, médicaments,.... En fait partout où l'industrie par ses produits et ses déchets et ses retombées, a pollué l'environnement de l'homme. Tous ces éléments ont perturbé et déséquilibré le métabolisme humain, préparant le terrain non seulement à la stérilité, mais aussi à nombre de maladies (cancers,...) que l'on nomme pudiquement maladies de civilisation, sans plus...
Le plus grave dans tout ceci, ce sont les risques que l'humanité de demain encourt ; car nous transmettons ces nuisances et ces maladies à nos descendants.

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Des facteurs génétiques et environnementaux sont à l’origine d’un nouveau syndrome dont les symptômes multiples vont de l’infertilité masculine à l’augmentation des cancers des testicules et à l’anomalie des organes sexuels masculins. Selon les chercheurs de l’Université de Copenhague, toutes ces affections appartiennent à ce qu’il appelle Testicular Dysgenesis Syndrome (TDS – Syndrome de malformations testiculaires). Directeur de l’étude, le Pr. Skakkebaek estime que depuis les quatre ou cinq dernières décennies, les fonctions reproductrices masculines se sont détériorées. Ces TDS peuvent être causés par des facteurs génétiques et environnementaux ou une combinaison des deux. Son équipe pense que ces problèmes trouvent leur origine au niveau fœtal durant la formation des organes sexuels.

Il n’existe aujourd’hui aucune étude reliant directement de telles expositions à des problèmes de développement de l’appareil reproducteur de l’homme. Cependant, on a pu étudier que l’exposition à de tels composés in utero pouvait entraîner des symptômes proches des TDS. Ainsi, M. Skakkebaek demande que les prochaines études épidémiologiques sur les facultés reproductrices mâles ne se focalisent plus sur un symptôme mais prennent en compte tous les aspect des TDS. Il estime que dans le cas contraire, de nombreuses informations seraient perdues. Enfin, il appelle à une reconsidération de la toxicité des phtalates sur la reproduction humaine.

L’équipe du Dr Michele De Rosa a examiné la qualité du sperme de 85 hommes travaillant à des barrières de péage et donc exposés 6 heures par jour aux gaz d’échappement. En comparant ces échantillons à ceux des hommes vivant dans la même région, ils n’ont pas observé de différences concernant la quantité de spermatozoïdes, les taux de certaines hormones agissant sur la production de sperme ou des hormones sexuelles masculines. Mais les paramètres relatifs à la qualité du sperme étaient significativement moindres chez les employés des péages et même inférieurs aux normes définies par l’Organisation Mondiale de la santé. De plus amples analyses ont permis de montrer que les protoxydes d’azote et le plomb seraient les substances les plus dangereuses. Il existe ainsi une corrélation inverse entre le nombre de spermatozoïdes et la concentration de plomb dans le sang (plombémie), et les autres paramètres qualitatifs étaient inversement corrélés avec le taux de méthémoglobine, marqueur de la concentration en protoxydes d’azote.
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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 10:31
Les abeilles nous abandonnent
Par Jean Etienne, Futura-Sciences


Des millions de ruches, jadis occupées par des milliards d'abeilles, se sont mises à disparaître depuis quelques mois. L'épidémie, d'une rapidité et d'une ampleur quasi-explosive, pourrait très bien ébranler les bases de notre civilisation.
Le phénomène a débuté dans un seul élevage de Floride il y a à peine un an. Puis l'épidémie s'est répandue de ruche en ruche, jusqu'à s'étendre à l'ensemble des Etats américains et du Canada, avant d'atteindre l'Europe et même Taïwan en avril 2007.

L'aspect de cette catastrophe écologique est déroutant. Aucun cadavre d'abeille n'est retrouvé, et les ruches abandonnées sont vides d'occupants. On n'y découvre même pas les parasites d'habitude si prompts à les réoccuper ensuite. Tout se passe comme si les insectes quittaient leur habitat en masse pour une destination inconnue sans jamais y revenir. En France, où les apiculteurs se remettent à peine des ravages causés par le tristement célèbre "Gaucho", un pesticide jadis répandu dans les champs de maïs et  de tournesol, les disparitions ont repris en force. Les pertes sont estimées de 15 à 95 % selon les régions, tandis qu'en Espagne, dont les 2,3 millions de ruches représentent le quart de la production européenne, la moitié est touchée.

La sirène d'alarme

Ce n'est pas une sonnette d'alarme mais une sirène que les scientifiques actionnent… ou tentent d'actionner. Car 80 % des plantes ont absolument besoin des abeilles pour être fécondées, et sans elles, il n'y a plus de production de fruits ou de légumes possible. Rien qu'aux Etats-Unis, où le nombre de ruches en "vie" s'est effondré de 2,4 millions à 900 000, 90 plantes destinées à l'alimentation humaine sont exclusivement pollinisées par les butineuses, ce qui représente une valeur annuelle de 14 milliards de dollars.

Les scientifiques, qui ont donné le nom de "colony collapse disorder" à ce syndrome d'effondrement, tentent de trouver une explication. Suivant le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario, "Des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles". Selon lui, les insectes sont aussi directement ou indirectement victimes de l'efficacité sans cesse accrue des nouvelles générations de pesticides, censées protéger la nature mais dont l'effet se révèlerait particulièrement pernicieux. Il cite en exemple la pratique de plus en plus courante qui consiste à enrober les semences d'insecticide de façon à éviter l'épandage. Le produit est ainsi incorporé dans toute la plante, depuis les racines jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche en l'empoisonnant, ce qui explique aussi l'absence d'insectes "squatteurs" dans les ruches abandonnées: ils ne survivent pas.

Phénomène de cascade

L'emploi de ce type de pesticide à base d'imidaclopride, très contesté en France et aux Etats-Unis mais pourtant autorisé par l'Union Européenne, attaque le système immunitaire des abeilles qui deviennent vulnérables aux parasites. La preuve semble en être établie par la découverte d'une demi-douzaine de virus, microbes, mais aussi de champignons parasites dans les quelques abeilles survivantes de quantité de ruches agonisantes. Ce produit est distribué par Bayer sous plusieurs appellations : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage entre autres.

L'origine de ces champignons parasites n'est pas un mystère, puisqu'ils sont eux-mêmes incorporés dans certains pesticides chimiques pour combattre les criquets, la pyrale du maïs et certaines teignes.
Il s'agit là d'un véritable effet de cascade, des agents infectieux destinés à combattre certains parasites profitant de la brèche ouverte dans le système immunitaire des abeilles et ainsi changer de cible, avec pour conséquence la destruction des cultures que ce produit était censé protéger.

Mais selon Joe Cummins, cet effet de cascade jouerait aussi entre ces champignons parasites volontairement répandus et les biopesticides "naturellement" produits par les plantes OGM. Il vient en effet de démontrer expérimentalement que les larves de pyrale du maïs infectées par le champignon Nosema pyrausta sont 45 fois plus sensibles aux infections que les larves saines, une constatation qui est à mettre en parallèle avec l'effondrement du système immunitaire des abeilles. "Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs", ajoute-t-il en guise de conclusion.

L'importance des abeilles dans l'écosystème est telle qu'il y a un demi-siècle déjà, Albert Einstein avait estimé que si cet insecte venait à disparaître du globe, l'espèce humaine disparaîtrait au bout de quatre années. La sirène d'alarme pourrait se transformer en tocsin.!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


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