21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 16:19
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Le week-end dernier, une quarantaine de feux ont brûlé sur des sommets de tout l'espace alpin en guise de manifeste pour un avenir durable dans les Alpes. En Suisse, en Autriche, en Allemagne, en Italie ainsi qu'au Kirghizstan (Asie centrale), des feux ont été allumés le 11 août afin d'amener une meilleure qualité de vie dans l'espace alpin.
Depuis 1986, ces feux se font chaque année l'expression d'une solidarité internationale pour la sauvegarde du patrimoine naturel et culturel de l'espace alpin et contre la destruction de l'écosystème alpin. Un thème d'actualité est plus spécialement choisi chaque année. Cette année, les organisateurs et les organisatrices demandaient qu'on cesse de remettre à plus tard le transfert du trafic de transit sur le rail.
Des particuliers tout comme des associations et des initiatives citoyennes peuvent choisir de faire œuvre symbolique pour la protection des Alpes en allumant un feu sur un sommet de leur région. Plus de 200 personnes ont par exemple suivi l'appel de l'Initiative des Alpes suisse à allumer un feu au col de la Furka. En outre, 500 cyclistes ont profité de l'occasion d'emprunter la route du col de la Furka, libre de tout trafic automobile, durant la journée du samedi. En Autriche, un des feux les plus importants a brûlé sur le Dobratsch (Carinthie). Au cours des ans, le massif montagneux du Dobratsch, dominant Villach, est pour ainsi dire devenu le "centre" du mouvement autrichien de Feux dans les Alpes.
Feux dans les Alpes se veut aussi un gage de solidarité entre les pays et les régions alpines, entre les habitants des agglomérations urbaines et la population montagnarde. Cette initiative témoigne également de la disposition de la population alpine à prendre son avenir en main. Cette action, toujours organisée le deuxième week-end d'août, est coordonnée par CIPRA Suisse.
Sources : http://www.alpeninitiative.ch

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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 07:27
Par Joelle Penochet .

La « géoingénierie » est une nouvelle technologie, à l’origine étroitement liée au secteur militaire. Le physicien John Von Neumann commença à travailler sur les manipulations climatiques juste après la seconde guerre mondiale. À la fin des années quarante, le Département de la Défense américain investit dans ce domaine dans le cadre d’une « guerre de l’ombre » contre l’Empire soviétique, pour provoquer notamment des sécheresses susceptibles d’anéantir ses récoltes. En 1967, le projet « Popeye » appliqué au VietNam réussit à prolonger la saison des moussons en ensemençant les nuages avec de l’iodure d’argent pour détruire les cultures de l’ennemi, empêcher le mouvement de ses troupes et leur ravitaillement le long de la piste Ho Chi Min.

A la même époque, on commençait d’utiliser la même technique dans le secteur agricole pour augmenter localement les précipitations. Depuis les années cinquante, les sociétés privées de modifications du temps se sont multipliées (parmi les plus anciennes aux Etats-Unis : Atmospherics Inc., créée en 1960, ou TRC North American Weather Consultants). Plus d’un millier de projets ont été déposés aux Etats-unis et dans d’autres pays du monde depuis plusieurs décennies.
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Les Chinois, champions dans ce secteur, possèdent un Bureau de modification du Temps (dépendant de l’administration météorologique chinoise), dont la préoccupation actuelle est de garantir un temps idéal pour les Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Quant au président russe Poutine, il se vante de préparer un soleil radieux lors de chaque grande manifestation officielle.`Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), plus de cent projets de modification artificielle du temps sont mis en œuvre aujourd’hui par plusieurs dizaines de pays.

Mais ces manipulations climatiques semblent très anodines comparées à celles qui sont à l’étude au niveau planétaire. Les deux principales institutions impliquées dans ces programmes de géoingénierie sont le Lawrence Livermore National Laboratory et l’université de Stanford (Californie), dont Edward Teller, le père de la bombe H, considéré comme l’un des savants les plus brillants du XXe siècle, resta le directeur émérite jusqu’à sa récente disparition.
La Géoingénierie Globale ou la Manipulation Climatique à l’Echelle Planétaire « La politique actuelle sur le climat semble ne pas fonctionner. Nous ne disons pas que nous avons la baguette magique, mais c’est une situation désespérée et les gens devraient commencer à penser à des moyens non conventionnels. Des projets préventifs à grande échelle sont nécessaires ».

PR John Schellnhuber, responsable du principal groupe de scientifiques du climat britannique, cité in The Guardian 11 janvier 2004. C’est nous qui soulignons.
Les appels au recours aux technologies de modifications artificielles du climat se multiplient depuis plusieurs années. Ainsi, James Hansen estime que « Nous devons stabiliser les émissions de CO2 en moins de dix ans, sinon les températures augmenteront de plus de un degré. Elles seront plus élevées que celles que nous connaissons depuis cinq cent mille ans, et beaucoup de choses ne pourront plus être stoppées. Si nous voulons éviter cela, nous devons dès maintenant mettre en œuvre les nouvelles technologies (...) Il nous reste peu de temps pour agir » (c’est nous qui soulignons). Le PR Schellhuber pense que la géoingénierie offre des options beaucoup plus réalistes, plus efficaces et moins coûteuses que les mesures fixées par le protocole de Kyoto. (!!!!!!!!!!!!!)

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Dès 1997, dans un article du Wall Street Journal, Edward Teller, l’un des plus ardents défenseurs du projet « La guerre des étoiles » (et l’inspirateur du personnage du « Docteur Folamour » de Stanley Kubrick), préconisait d’utiliser les grands moyens pour refroidir la planète. Son « projet Manhattan pour la planète » consiste à créer autour de la terre un énorme bouclier chargé de détourner les rayons du soleil pour stabiliser le climat. Cet écran solaire géant coûterait moins d’un milliard de dollars par an - moins que les mesures imposées par le protocole de Kyoto. Selon les calculs de Teller, un million de tonnes de particules d’aluminium et de soufre feraient chuter l’insolation terrestre de 1%, contrebalançant ainsi l’effet de serre. Les climatologues russes de l’Institut du climat mondial et de l’Ecologie préconisent des mesures similaires.

Ces idées, déjà anciennes, ont été réactivées par les résultats d’études sur les conséquences de grosses éruptions volcaniques comme celles du El Chichon en 1982 : les particules de dioxyde de soufre (SO2) crachées par les volcans dans l’atmosphère font chuter significativement la température terrestre pendant quelques semaines, voire plusieurs années. Ainsi, l’éruption du Pinatubo (Indonésie, 1991) a fait baisser les températures au sol d’environ 0,5 °C en moyenne pendant plusieurs mois. Cela a correspondu en réalité à des refroidissements importants dans certaines régions, et des réchauffements dans d’autres, comme l’Europe du Nord. En 1992, l’Académie nationale des sciences américaines envisageait dans un article d’utiliser les avions de ligne pour combattre le réchauffement climatique (« Policy implications of Greenhouse Mitigation, Adaptation and the Science Base »).

L’utilisation de la géoingénierie est le moyen de permettre aux pays développés de ne rien changer à leur mode de vie. C’est ce que sous-entendait Colin Powell lors du Sommet sur le développement de 2002, au cours duquel il avait réitéré le refus des Etats-Unis de ratifier le protocole de Kyoto. Il avait alors révélé que les Etats-Unis étaient engagés « dans des actions pour satisfaire les défis environnementaux, y compris le changement climatique global, et pas seulement dans des rhétoriques", précisant qu’ils avaient déjà « des milliards de dollars dans des technologies de pointe » beaucoup plus efficaces que les mesures préconisées par ce protocole2. Le Centre national américain des recherches atmosphériques estime, lui aussi, que le moyen le plus efficace de réduction du réchauffement global est l’épandage par des avions de composés d’aérosols (particules en suspension dans l’air) réfléchissant une partie des rayons solaires dans l’atmosphère.

Le marché de la géoingénierie est un marché très prometteur. D’autant que le rapport Stern (octobre 2006) commandité par le chancelier de l’Echiquier britannique, a annoncé une récession économique ” d’une ampleur catastrophique" si rien n’était rapidement engagé à l’échelle planétaire contre l’effet de serre : le produit intérieur brut mondial (PIB) pourrait baisser de 5 à 20 % d’ici à 2100, entraînant un coût dépassant 5 500 milliards d’euros.
Roger Higman de Greenpeace, qui estime comme les autres spécialistes que « le changement climatique représente la plus grande menace environnementale que nous devons affronter », pense que les solutions technologiques ne doivent pas être utilisées comme excuse d’avoir failli dans la réduction des gaz à effet de serre.

Les risques de l’application de ces projets sur le système climatique et la santé des êtres vivants :
Hervé le Treut, directeur de recherche au CNRS, craint que « les aérosols modifient notre monde », et rappelle qu’ils génèrent des pluies acides. Le système climatique est très complexe et très fragile ; Il fait intervenir notamment l’atmosphère, les océans, les continents et la biosphère, via des processus chimiques, biologiques et physiques.

Le recours à l’injection d’aérosols perturberait « un phénomène naturel appelé oscillation arctique, ce qui provoquerait des réchauffements locaux en hiver dans certaines régions, le refroidissement se concentrant sur d’autres ». s’inquiète de son côté le climatologue Edouard Bard, PR au Collège de France, qui ajoute qu’avec « de tels dispositifs de géoingénierie globaux, ce n’est pas seulement l’atmosphère qui est en jeu, mais le système climatique dans son ensemble, c’est-à-dire un gigantesque jeu de dominos d’une grande complexité. Prévoir et évaluer les effets collatéraux à l’échelle mondiale requiert, avant tout, un travail scientifique considérable impliquant climatologues, océanographes, géologues, astronomes, biologistes, agronomes, etc. » (Le Monde du 30 octobre 2006). Ces manipulations ne sont soumises à aucune législation dans la plupart des pays.

Selon la NASA, le triméthylène d’aluminium et le baryum, métal qui a la propriété d’absorber le dioxyde de carbone (CO2), seraient parmi les produits chimiques les plus utilisés. La toxicité de l’aluminium est aujourd’hui reconnue comme facteur favorisant l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Henri Pezerat, éminent toxicologue, directeur de recherches au CNRS rapporte que plusieurs études épidémiologiques menées dans six pays différents ont toutes conclu « à une augmentation notable de l’incidence de la maladie d’Alzheimer en relation avec une concentration trop importante dans l’eau de boisson » (cette relation est niée par l’Institut de veille sanitaire qui refuse de prendre en compte les risques liés à ce métal lors du traitement des eaux).

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Le baryum est un élément dangereux. Les sels de baryum pénètrent l’organisme par voie pulmonaire et orale. Les sels insolubles inhalés peuvent se déposer et s’accumuler dans les poumons à la suite d’une l’exposition à long terme. Les sels solubles dans l’eau et les acides sont très toxiques lorsqu’ils sont ingérés. Le baryum entraîne des arythmies, des troubles digestifs, une asthénie intense et une hypertension artérielle. Les analyses de baryum sont très délicates et coûteuses. Les tests effectués au Canada auraient révélé la présence de ce métal à des taux anormalement élevés dans l’eau de pluie.

D’une manière générale, l’augmentation des aérosols en suspension dans l’air, d’origines diverses, pourrait contribuer à la multiplication des cas de maladies respiratoires, d’allergies, d’irritations oculaires, de migraines, de symptômes grippaux sans fièvre, de pertes de mémoire et de confusion mentale, d’insomnies et de dépressions. Les symptômes dépressifs dus à la baisse de la luminosité sont de plus en plus soignés par la luminothérapie, pratiquée jusqu’ici dans les seuls pays nordiques en hiver.

Des expérimentations sont-elles déjà en Cours ? Depuis quelques années, une polémique sévit sur Internet, au sujet d’expérimentations secrètes qui seraient déjà menées depuis plus d’une décennie pour atténuer le réchauffement climatique. Les tenants de la théorie des manipulations du climat justifient leur point de vue par les observations à travers le monde, depuis une décennie environ, de longues traces blanches persistantes laissées par des avions quadrillant le ciel. Les autorités interrogées répondent que ces tracés ne sont que des « contrails » (abréviation anglaise pour « tracés de condensation ») correspondant à la vapeur d’eau émise par les avions à très haute altitude, qui se transforme en cristaux de glace à des altitudes où la température de l’air est inférieure à -40°C. Ils insistent également sur l’intensification croissante du trafic aérien.

Les tenants de la théorie des « chemtrails » (« tracés chimiques ») leur rétorquent que les contrails disparaissent au bout de quelques minutes, alors que les « chemtrails » peuvent persister pendant des heures ; ils s’élargissent peu à peu pour former un voile laiteux, avant de se superposer et de se métamorphoser en nuages de plus en plus épais et foncés, qui finissent par former une chape de plomb au-dessus de nos têtes entre 24 et 36 h après ces épandages. Ils prétendent que de nombreux avions laissant des traces persistantes volent à des altitudes beaucoup trop basses pour que des contrails puissent se former, qu’ils volent souvent en dehors des couloirs aériens, et ont parfois des trajectoires anormales (comme des virages à 90°). En Amérique du Nord, des associations de lutte contre les « chemtrails », et quelques personnalités dénoncent vigoureusement ces pratiques et leur dangerosité, parfois avant de se rétracter, comme le sénateur américain démocrate de gauche Denis Kuccinich.

Que des expérimentations aient déjà commencé ou non, le grand battage médiatique sur le réchauffement climatique, qui s’intensifie depuis plusieurs années au niveau mondial pourrait préparer les esprits à l’inéluctabilité du recours à la géoingénierie. Ainsi, en mars 2005, le Sénat américain a voté en « fast track » une loi officialisant les manipulations climatiques (U.S. Senate Bill 517, et U.S. House Bill 2995).

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Les Applications Militaires de la Géoingénerie Comme toutes les nouvelles technologies (biotechnologies, nanotechnologies...), la géoingénierie est étroitement liée au secteur militaire. Dès 1970, le conseiller à la sécurité de la Maison Blanche Zbigniew Brzezinski avait prévu dans son ouvrage "Entre deux âges » que « la technologie donnera aux dirigeants des principales puissances les moyens de conduire des guerres secrètes mobilisant un minimum de forces de sécurité ». Ainsi, « les techniques de modification du climat pourront être utilisées pour produire des périodes prolongées de sécheresse ou d’orage ». En 1977, alors que les Américains dépensaient 2,8 millions de dollars par an dans des recherches militaires sur les modifications climatiques, les Nations Unies votèrent la convention « ENMOD qui interdit ces techniques à des fins « hostiles » (la France et la Chine ne font partie des quatre-vingt dix signataires) ;

Cependant, ni les Etats-Unis, qui ratifièrent le traité en 1978, ni l’Union soviétique n’ont jamais cessé leurs recherches, alors que d’autres pays comme la Chine les développaient à leur tour. Un rapport de 1996 commandité par l’Air Force montre que les Etats-Unis ont prévu d’avoir la contrôle total sur le temps en 2025 (« Le temps comme démultiplicateur de force : maîtriser les conditions météorologiques en 2025).
Le PR Chossudovsky, de l’université d’Ottawa (Canada), affirme, dans une série d’articles parus sur son site, que le changement climatique ne serait pas dû aux seuls gaz à effet de serre (GES), mais également aux manipulations effectuées par l’armée américaine à partir de sa base de Gacona (Alaska) [ Cette base est suspectée d’accueillir le dipositif HAARP]. Selon lui, il est en effet aisé de mettre sur le compte des seules GES les dégâts dus à ces expérimentations militaires clandestines.

En février 1998, la commission des Affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense du Parlement européen a tenu à Bruxelles une série d’auditions sur les effets néfastes possibles sur l’environnement des manipulations effectuées par ce centre. Elle a déploré le refus de l’administration américaine de répondre à ses questions, sans aller plus loin, afin d’éviter de créer des tensions avec Washington.

De leur côté, les Américains rendent régulièrement les Russes responsables de la multiplication des phénomènes extrêmes aux Etats-Unis, comme des ouragans de plus en plus dévastateurs. En 1997, William S. Cohen, Secrétaire à la Défense américaine de William Clinton, a accusé certaines groupes de « s’adonner à un terrorisme de type écologique qui aurait pour but "d’altérer le climat", et même de "déclencher des tremblements de terre et des éruptions volcaniques à distance par le biais et l’utilisation d’ondes électromagnétique. Luc Manpey chercheur au Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP, Bruxelles) indique que le concept de « guerre environnementale » fait bien partie du langage et des manuels militaires.

S’il est difficile de prouver que ces technologies sont déjà utilisées aujourd’hui, que ce soit à des fins pacifiques ou militaires, le sujet fait l’objet de nombreux articles depuis les années quatre-vingt-dix dans les grands media étrangers, notamment anglo-saxons (CBS, CNN, le New York Times, The Guardian...) et russes (la Pravda, Novye Izvestia). Pour l’hebdomadaire américain Business Week, « une technologie capable de contrôler les conditions atmosphériques serait une puissante arme militaire et politique".

C’est seulement depuis 2006 que la grande presse française se fait l’écho de ces débats (Cf. par exemple « La météo comme arme de guerre » dans Courrier International). Et le mot « géoingénierie » n’a fait son apparition dans le quotidien « Le Monde » qu’en octobre 2006.

www.planetenonviolence.org/Notre-Planete-Terre-Bientot-Climatisee-Joelle-Penochet_a1157.html



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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 07:05
Un vent frais et nouveau souffle sur l'ingénierie automobile. Dépassé le temps des gros 4x4 pollueurs roulant au pétrole!
Plus pratique et moins chère que la voiture électrique, la voiture à air comprimé conçue par Guy Nègre pourrait « assainir » nos routes à l'horizon 2009. Après dix-sept ans de recherches et 20 millions d'euros investis la petite société provençale, MDI touche enfin au but.
En février, un contrat de licence exclusive signé avec Tata Motors, leader indien de l'automobile, a apporté les fonds nécessaires à l'industrialisation de cette invention.
Par ailleurs, une carrosserie en résine 100 % végétale est actuellement à l'étude. Les premières sorties d'usine, prévues fin 2008, à Carros puis en Inde, permettront de lancer ces projets. De quoi faire rêver Guy Nègre et ses 26 salariés d'une belle revanche sur l'industrie automobile.
Le pétrole et les biocarburants n'ont qu'à bien se tenir!

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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 20:12
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A l'heure où nous faisons des progrés considérables en matières de piles à hydrogène, l'humanité en manque de soucis a décidé de mettre l'accent sur les biocarburants, pour faire face à l'après-pétrole. Cette technologie dite "verte" n'a que le nom de vert car d'un point de vue technique les biocarburants sont loin d'être écologiques. En comparaison au pétrole, le rejet de CO2 est nul, mais là où le bât blesse c'est la production et l'acheminement!
Le Brésil est le premier producteur mondial d'éthanol, un alcool issu de la betterave et de la canne à sucre. Pour se faire le pays à décupler ses champs et a commencé à raser des parcelles de la Forêt amazonienne. Jusqu'où ira t-on dans la folie?
Nous vivons dans un monde où la moitié de la planète a peine à se nourrir et où un quart n'a pas accès à l'eau potable; les cultures qui générent ces biocarburants sont gourmandes en eau, de plus par leur expansion elles mettent en danger l'agriculture traditionnelle, celle qui nous nourrit. Alors que ferons-nous lorsque l'espace viendra à manquer? Eh bien nous déboiserons.
Le paradoxe de tout ceci c'est que la pile à combustible pour les véhicules créee par General Motors est en bonne voie de finalisation, ensuite nos voitures peuvent rouler à l'eau, à l'éléctricité et à l'énergie solaire depuis longtemps et nous décidons de rouler avec des biocarburants qui au stade de la production ont de graves conséquences écologiques.
Au delà de la question de la limite de la disponibilité de l'eau, les experts craignent que la production à grande échelle des carburants "verts" entraîne une forte hausse du prix des denrées alimentaires de base.
On est en train de faire les même conneries qu'avec le pétrole.
Selon le SIWI (l'Institut international de l'eau à Stockholm), en 2050, la quantité d'eau nécessaire à la fabrication de biocarburants sera équivalente a celle requise par le secteur agricole pour nourrir l'ensemble de la population de la planète. Autrement dit il nous restera plus qu'à lécher la rosée du matin sur les cailloux.

Au delà du problème de l'eau réside  un autre problème celui des pesticides et des engrais chimiques qui sont utlisés dans les productions, car les légumes seront sujets aux maladies et il faudra alors les traiter......ou peut-être qu'ils créeront des betteraves OGM grosses comme des pastèques et qui résisteront aux maladies! ça n'aurait rien d'étonnant.
Je pense que les biocarburants ne doivent pas être vus comme LA solution mais comme une des solutions à l'après pétrole. Je ne dénigre pas son utilité mais si on ne choist que cette méthode on va droit dans le mur, il faut diversifier nos sources de carburants.


Par ailleurs en france, le gouvernement a lancé officiellement fin 2006 l'E85, un mélange de 85 % d'éthanol et de 15 % d'essence comme agrocarburant. Il devrait être disponible dans plusieurs centaines de stations de service d'ici la fin de l'année 2007.

Alors, boire ou produire il faut choisir!