14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 12:37
 
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L'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé 2008 Année internationale de la planète Terre pour sensibiliser le public à l'importance pour le développement durable “Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants” Antoine de Saint-Exupéry. L'Année Internationale de la Planète Terre, a pour but d'assurer une compréhension plus efficace par l'Homme des connaissances accumulées par les 400.000
"géoscientifiques" dans le Monde.  L'“Année” bénéficie aujourd'hui du soutien de 191 pays appartenant aux Nations Unies.
En France, l'Année Internationale de la Planète Terre, qui prendra son essor principalement en 2008, est organisée sous l'égide de l'Académie des Sciences par les cinq comités nationaux des unions scientifiques internationales en géosciences représentées au Conseil International des Unions Scientifiques (ICSU) :
CNFGG : Comité National Français de Géodésie et Géophysique
CNFG : Comité National Français de Géographie
AFES : Association Française pour l'Etude des Sols
CNFG : Comité National Français de Géologie
CNF-INQUA : Comité National Français pour l'étude du Quaternaire
L'Année Internationale de la Planète Terre est une occasion majeure d'oeuvrer pour la valorisation de la connaissance de notre planète dans les domaines d'activité où le besoin s'en fait le plus sentir : l'environnement, la santé, la gestion des ressources, la qualité de vie.


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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 09:05
GM-Volt-2007-2.gifLe nouvel hybride VOLT de general motors

General Motors souhaite passer à la vitesse supérieure pour fabriquer une pile à combustible suffisamment puissante et abordable. Grâce à une récente trouvaille pour les catalyseurs, un élément cher de la pile à combustible, GM estime qu'il pourrait concevoir une pile qui coûterait environ 50 dollars le kilowatt de puissance (soit presque l'équivalent du coût de fabrication d'un moteur à essence conventionnel) et qui serait prête à l'horizon 2009. En juin 2007, GM a annoncé que 500 ingénieurs affectés au projet et qui travaillaient jusqu'à présent dans ses laboratoires de recherche iraient dans le service de la production des nouveaux véhicules. 400 de ces ingénieurs appartiendront à la division des groupes motopropulseurs. Les 100 autres essaieront d'élaborer des piles à combustible compatibles avec les futurs véhicules du constructeur.

Le démonstrateur technologique de General Motors, le Sequel à pile à combustible, est le premier véhicule à avoir parcouru 300 miles (482 km) sur un seul plein d'hydrogène. D'après GM, l'exploit est d'importance car l'autonomie du Sequel se rapproche de celle d'un véhicule à essence actuel. Le constructeur a souhaité réinventer l'automobile. Le Sequel est la réponse apportée par GM pour que le monde puisse bénéficier d'un véhicule plus propre, non dépendant du pétrole et qui apporte un progrès dans quasiment tous les domaines. Selon GM, le Sequel démontre parfaitement que sa conception du futur de l'automobile est réaliste et compatible avec l'environnement.

Le Sequel avait été présenté en 2005 au Salon de Détroit. Il s'agit du premier véhicule au monde à réunir un système de propulsion par pile à combustible et toute une série de technologies très en avance, telles que le freinage ou la direction électrique, les moteurs dans les roues, les batteries lithium-ion ou encore une structure tout en aluminium. Il fonctionne avec un carburant propre, l'hydrogène, obtenu par des méthodes renouvelables, et ne rejette que de la vapeur d'eau.

gm1.gifLe sequel

Larry Burns, vice-président de GM chargé de la recherche et du développement et du planning stratégique, a expliqué : "Le Sequel bouleverse fondamentalement le patrimoine génétique de l'automobile actuelle... Il échange son moteur à combustion interne, le pétrole et les systèmes mécaniques contre une propulsion par pile à combustible, l'hydrogène et les systèmes électriques. Avec le Sequel, GM a donné naissance à un véritable véhicule, capable de plaire au public mais aussi de conduire à des moyens de transports automobiles compatibles à long terme avec notre environnement. Le Sequel est un véhicule qui apporte un progrès dans quasiment tous les domaines : il est plus rapide, tient mieux la route, il est plus facile à conduire, plus beau, tout en étant en même temps sûr et ne rejetant que de la vapeur d'eau. Il y a quatre ans, notre président-directeur général, Rick Wagoner, nous avait mis au défi de repenser complètement l'automobile. Avec la Sequel, nous avons relevé le défi de Rick en réinventant l'automobile et en lui donnant une réalité. Nous avons prouvé qu'une nouvelle génétique automobile est possible pour demain."

Par rapport aux autres véhicules à pile à combustible, le Chevrolet Sequel dispose d'une autonomie encore jamais atteinte entre chaque plein, ainsi que de belles accélérations, puisqu'il est capable de parcourir le 0 à 100 km/h en environ 10 secondes. Le Sequel dispose également de toutes les qualités que l'on peut atteindre d'un SUV crossover cinq places de luxe : ligne élégante, intérieur spacieux, structure et carrosserie conçues pour répondre à toutes les normes Federal Motor Vehicle Safety. Il dispose d'une plate-forme technique peu épaisse ressemblant à une planche de skateboard, et qui abrite tous les systèmes essentiels de propulsion, de freinage et de suspension.

14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 08:38
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences

Pour la première fois, une étude, menée sur des images prises par satellite, démontre un lien entre croissance urbaine et climat. Un second travail, également basé sur des images spatiales, conduit à penser que les traités sur la protection de l’environnement sont d’une faible efficacité…

 

Karen Seto travaille à l’Institut de l’environnement Woods à l’université de Stanford mais elle est née à Hong-Kong. C’est l’endroit qu’elle a choisi pour étudier l’effet de la croissance urbaine sur l’environnement. Au nord de la cité, dans le delta de la Rivière des Perles, la Chine a créé en 1980 une zone d’activités autour de Shenzhen.

 

La chercheuse et ses collègues ont utilisé des données recueillies par le satellite américain Landsat pour suivre ce secteur dans les décennies qui ont suivi. Entre 1988 et 1996, la surface urbanisée autour de Shenzen a augmenté de 300 %. Dans le Journal of Climate, les auteurs de l’étude détaillent les changements observés durant la même période par seize stations météorologiques. La corrélation est nette : à mesure que la zone urbaine s’étendait, les précipitations hivernales se réduisaient.

 

« Essentiellement, cet effet est dû à la transformation d’un couvert végétal en surfaces asphaltées et en bâtiments, explique Karen Seto. Les sols ont alors une moindre capacité à absorber l’eau. Durant les mois d’hiver, l’humidité est moins élevée ce qui conduit à une réduction des précipitations. On n’observe pas le même impact en été, en partie à cause de la mousson, qui masque l’effet de l’urbanisation. » Bien sûr, cet assèchement n’a rien de surprenant et ne constitue pas une découverte scientifique… Mais c’est la première fois qu’on le mesure de façon précise. Karen Seto ajoute qu’un tel effet ne s’observe pas du tout avec les petites villes mais uniquement avec les grandes zones urbaines.

 

Aquaculture envahissante

 

La même chercheuse est co-auteur d’une autre étude, publiée dans Global Environmental Change et également basée sur l’analyse d’images prises par satellite. Cette fois, la scène se passe au Vietnam, dans le delta de la Rivière rouge, au nord du pays. Dans les années 1980, face au développement incontrôlé de l’aquaculture qui détruisait progressivement les mangroves, le gouvernement a voulu protéger une partie de la côte en créant une réserve dans la région de Xuan Thuy.

 

Depuis 1988, elle est gérée en respectant la convention Ramsar, un accord international pour la préservation des zones humides signé en 1971 (dans la ville iranienne de Ramsar).

 

Cette protection est-elle efficace ? Pour le savoir, Karen Seto et ses collègues ont simplement comparé les images prises par satellite de la réserve de Xuan Thuy et d’une autre réserve, non concernée par la convention Ramsar. Résultat cruel : les berges colonisées par les exploitations aquacoles, avec bien sûr destruction de la mangrove, se développent plus rapidement dans le secteur censément protégé par la convention…

RedRiverDelta.jpgDelta de la Rivière rouge, Vitenam. Sur l’image de droite, on remarque que les exploitations aquacoles dans la réserve gérée selon la convention Ramsar (zone cerclée en bas) sont plus étendues que dans la zone non protégée (en haut).

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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 11:13
Il y a depuis toujours et partout des personnes qui veulent absolument faire briller leur ville, leur région, leur pays et sont prêts aux pires folies, pour que leur patelin passe enfin au JT de 20h00 (pas celui de 13h00, il est trop pourri). Les Hautes-Alpes, département de montagne et de caractère où la Nature préservée attire touristes , sportifs et entrepreneurs du bâtiment est la cible de multiples conquêtes démesurées et dangereuses tant pour la population locale que pour notre territoire.

On a eu david douillet et son projet de complexe sportif à Vars pour les sportifs de haut niveau, la croisière blanche ( qui l'année dernière était plutôt la croisière marron : plus de boue que de neige) où les 4x4 ont une fois de plus défigurés nos chemins et stressés à mort les animaux, l'autoroute A51 qui doit relier Gap à Grenoble (voir mon article à ce sujet dans la rubrique Hautes-Alpes) et qui pose un sérieux problème d'utilité publique et donc de légitimité, le plan local d'urbanisme à Saint Véran (plus haute commune de france) qui prévoit la construction de 170 logements supplémentaires pour que le touriste lambda vienne se distraire, les courses de trial, bref tous les sports mécaniques qui se font en zones naturelles et massivement appuyés par les communes, la liste est très longue, je vous cite pour le moment les faits les plus marquants.

Et aujourd'hui nous avons des politiciens mégalos, soucieux de la notoriété de leur ville qui souhaitent acceuillir les jeux olympiques de 2018 à Gap, capitale douce.
Pourquoi un tel projet chez nous? Nous avons déjà quelques éléments de réponse : la première est bien entendu le désir de notoriété, de ce désir découle d'autres ambitions avouées et d'autres pas. La ville de Gap souhaiterait que les JO aient la même récpercussion que les JO de Grenoble en 1968. En effet à partir de cette période, cette petite ville d'Isère s'agrandit de façon exponentielle grâce aux retombées économiques de ces jeux. Des retombées économiques naissent de nouveaux logements, immeubles, lotissements, extensions des banlieues....pour arriver au final à une connurbation reliant Grenoble, Pont de Claix et Jarrie, une grosse fourmilière vivant sous d'épais nuages de pollution.

Si ce projet aboutit, Gap perdra inévitablement son statut de capitale douce, où il fait bon vivre et où les parisiens asmathiques viennent se ressourcer grâce à notre air pur. Les répercussions de ces jeux olympiques seraient dramatiques, Gap qui acceuille aujourd'hui un habitant en plus par jour et qui est sans cesse en construction devra là loger des dizaines de milliers de personnes venant du monde entier, l'impact des transports défigurera notre Nature car il faudra construire de nouvelles routes, en agrandir d'autres, en détruire, il faudra pour cela raser des Forêts et construire dans les champs, Gap devra construire sans relâche des barres et des barres d'immeubles, des hôtels pour les visiteurs, mais aussi des hôtels de luxe pour les sportifs et les riches, les villages avoisinants qui sont Chorges, Tallard, Jarjayes, Saint Bonnet et d'autres ne perdont pas l'occasion de faire de même. Et qui construira tout ça? Des ouvriers du coin? Non. Des ouvriers bon marché qui travaillent vite, bien et pour pas cher, on en trouve de partout de ceux là, surtout en Indonésie. Il faudra probablement créer un aéroport et donc agrandir l'aérodrome de Gap-tallard.

Et la gestion des déchets générés par cet afflux massif? Lorsque toutes les poubelles et les déchetteries seront pleines, où iront nos immondices? Dans la rue? Ha non! On a une image à respecter, on mettra le surplus dans des ravins qu'on bênera ensuite de terre pour masquer la misère.
Et la nourriture? Qui se chargera de la fournir? Mac do, quick, flunch, pizza hut? Les gens auront besoin de se nourrir vite et sans attendre, les restos rapides fleuriront un peu partout car très faciles à construire.
Grands Dieux!! Est-ce qu'un tel scénario est possible? Est-ce qu'en 2018, l'humanité sera comme maintenant? Est-ce que les gens vénéreront toujours autant le profit et le pouvoir de l'argent au détriment de la Nature?
Car ne nous trompons pas : le côté sportif des Jeux Olympiques est secondaire, nos décideurs se moquent du sport, pour eux c'est un moyen supplémentaire pour faire du fric. Pour résumer les JO sont une extraordinaire machine à fabriquer du profit. Le fric, la religion universelle et millénaire guide l'humanité, tel un berger corrompu qui aurait troqué son bâton contre un sceptre en or.

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Dans notre département, notre gage de qualité, notre signature, c'est la Nature. Sans Nature pas de futur (économique), car pas de tourisme et donc pas de travail, c'est aussi simple que ça. Il faut bien garder à l'esprit que si les gens viennent chez nous c'est avant tout pour être dans la Nature et se changer les idées avant de retourner dans leurs grosses villes. Si le département se bétonnise et s'urbanise, et que les villages avoisinants mettent l'accent sur l'acceuil touristique de masse, notre territoire n'aura plus aucun intérêt. Il ne restera plus rien de nos Montagnes et ces pollueurs de touristes partiront et iront ailleurs et là où ils iront la même chose se reproduira. Si des élus locaux me lisent, j'espère qu'ils entendront mon message et qu'ils comprendront que sur le moyen terme l'expansion touristique et les JO de 2018 déclencheront un cataclysme écologique.

Ensuite, certaines raisons me font espérer et croire que les JO ne se feront pas chez nous : le réchauffement climatique ne fera pas tomber la neige en 2018. Chaque année le département accuse de gros déficits en neige et si le réchauffement climatique continue sur cette lancée, ils iront skier au Pôle Nord, sur des bouts d'iceberg en dérive. Le contexte géo-politique mondial est des plus catastrophiques et il est possible qu'en 2018 la Terre ne soit qu'un bout d'astéroïde voguant dans l'univers à cause d'une guerre nucléaire entre occidentaux et orientaux. J'en vois certains qui sourient devant leur écran, la situation actuelle ne nous laisse pas présager un avenir heureux, je m'écarte un peu mais c'est nécessaire.

Et puis troisièmement Gap devra également affronter la candidature d'autres villes du monde se trouvant dans l'hémisphère Nord des villes enregistrant un taux d'enneigement largement supérieur au nôtre; je pense au Canada, à l'Alaska, aux Etats-Unis, à la Norvège, la Finlande etc...

Il est à espérer que ce dernier facteur hôtera toutes les chances de succés à la candidature gapençaise.

Trento05.jpgTrento, en Italie

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Extension de la station de ski de Formigal dans le Val Tena avec un possible raccordement à la station d'Astun derrière le col du Somport. Ce projet jouxte la frontière française et le Parc National des Pyrénées. Cela nous donne un aperçu de ce qui pourrait se passer.

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