Climat : la moitié des animaux et des plantes pourraient disparaître

Publié le par Notre Terre

animaux en danger

Si rien n'est entrepris pour lutter contre le réchauffement climatique, la hausse des températures pourrait atteindre 4,5°C en 2080, entraînant la disparition de près de la moitié des espèces.

Si les hommes sont concernés au premier chef par le réchauffement climatique, ils ne sont pas les seuls. Les plantes et les animaux, qu'ils nagent volent ou rampent, sont également sous la menace de la hausse du thermomètre. C'est pour essayer d'imaginer ce qui pourrait leur arriver dans les différentes régions du monde que le WWF, des chercheurs de l'université d'East Anglia (Grande-Bretagne) et du centre pour la biodiversité tropicale et le changement climatique de l'université de Townsville en Australie ont effectué des projections d'ici la fin du siècle, publiées dans la revue Climatic change.

Et les résultats sont plutôt impressionnants. Même si l'on respecte les engagements de l'accord de Paris à savoir une hausse maximale des températures de 2°C, «le nombre d'espèces qui vivent dans les régions les plus riches en biodiversité diminuerait de 25% d'ici 2080», précise le WWF. Et dans le cas où l'on ne ferait rien pour lutter contre le changement climatique, la hausse moyenne des températures pourrait atteindre 4,5°C, «et près de 50% des espèces seraient menacées d'extinction» (voir diaporama ci-dessus)


Les risques varient en fonction des régions

Pour effectuer leurs travaux qui sont synthétisés par l'ONG dans un document (La nature face au choc climatique ), les chercheurs se sont appuyés sur des modélisations concernant les plantes, les oiseaux, les mammifères, les amphibiens et les reptiles et leurs habitats dans 35 régions caractéristiques à travers le monde. «De l'Amazonie au désert de Namibie, de l'Himalaya à la Méditerranée, chacune de ces régions est unique tandis qu'ensemble elles offrent le reflet même de l'étendue et de la diversité de la vie sur Terre», souligne le document.

Suivant les régions et les espèces, les risques liés au climat varient énormément. Si des mammifères ou des oiseaux peuvent éventuellement s'adapter en gagnant en altitude, ce sera beaucoup plus difficile pour des reptiles et pire, pour des amphibiens. «On a identifié des zones que l'on considère comme des refuges dès lors qu'elles peuvent abriter 75% des espèces d'un groupe», explique Pierre Canet responsable du programme Climat au WWF.

Cependant «disposer de la possibilité de se déplacer vers une nouvelle zone n'est pas la même chose que de la rejoindre de manière effective. Cela dépend de l'existence de corridors écologiques», rappelle l'étude. Il faut également que les habitats soient capables de résister tant au changement du climat qu'à la pression qui peut être exercée par les hommes: création d'infrastructures, extension des zones agricoles, augmentation de la population.

En regardant plus en détail les régions présentées dans l'étude, la Méditerranée «est vulnérable même à un changement climatique de faible niveau: si l'augmentation reste dans la limite des 2°C, près de 30% de la plupart des groupes d'espèces sont en danger et plus d'un tiers de l'ensemble des espèces de plantes». Si l'on prend l'exemple des tortues marines, espèces emblématiques de cette région, les changements climatiques peuvent les affecter de deux façons.

«La température du sable où les tortues pondent leurs œufs détermine le sexe des petites tortues. Ainsi les mâles proviennent d'œufs venant de la partie du nid la plus profonde et la plus fraîche, des températures plus élevées pourraient conduire à la naissance uniquement de femelles» explique le rapport. «De plus le changement climatique provoque l'augmentation du niveau des mers, des marées plus hautes des phénomènes météorologiques extrêmes» ce qui à terme peut conduire à la destruction des sites de nidifications «déjà rares et fragiles».

Ailleurs dans le monde, les travaux des chercheurs montrent par exemple qu'avec seulement une hausse de 2°C, quatre plantes sur dix pourraient disparaître en Amazonie et le double si l'on passait à 4,5°C. En Australie, avec le pire des scénarios (4,5°C), ce sont 80% des espèces de mammifères qui sont menacées, Dans les forêts du Miombo qui s'étendent dans une grande partie du centre et du sud de l'Afrique, les projections hautes «s'avèrent désastreuses pour tous les groupes d'espèces» avec un point clé qui concernera la gestion de l'eau.

Quoiqu'il arrive, le changement climatique affectera la biodiversité souligne le WWF, «ce qui est moins certain c'est l'ampleur des préjudices». L'organisme plaide, au-delà de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour des actions au niveau régional (mise en place de corridors écologiques, de zones protégées...) et pour et un développement de la recherche. «Qu'attendons-nous pour cesser de détruire les espèces et les espaces qui composent la nature alors que nous savons pertinemment que nous ne pourrons pas vivre sur une planète morte?» interroge Pascal Canfin, directeur général du WWF France.

Source : lefigaro.fr

Partager cet article

L'image du jour : Macron, Go Back!

Publié le par Notre Terre

Macron en Inde : tout le monde en parle.

Derrière les images de propagande dont nous abreuve son service de communication se cache un projet de nucléarisation de l'Inde totalement insensé.

Macron, tel qu'il voudrait qu'on le voit

Macron, tel qu'il voudrait qu'on le voit

 

Comme est perçue la venue de Macron en Inde, par le peuple (et non par les élites)

Comment est perçue la venue de Macron en Inde, par le peuple (et non par les élites)

Même en Inde le jeune prétentieux ne fait pas l’unanimité: Macron vient de vendre 6 réacteurs nucléaires afin que soit construit la plus grande centrale du monde à Jaitapur, "en zone SISMIQUE" et ce malgré l'opposition de la population locale ! Une catastrophe pour notre terre !

(Propos repris à Hélène Jacquelyne sur twitter)&

Partager cet article

Crimes contre l'environnement : la justice chinoise met les bouchées doubles

Publié le par Notre Terre

Selon la plus haute juridiction du pays, alors que la Chine n'épargne aucun effort pour lutter contre la pollution ces dernières années, les tribunaux du pays ont géré un nombre croissant de procès liés à l'environnement au cours des cinq dernières années.

Dans son rapport de travail publié vendredi, la Cour populaire suprême a annoncé que le nombre d'affaires pénales en matière d'environnement entendues par les tribunaux à l'échelle nationale entre 2013 et 2017 a été multiplié par 65,6 par rapport à la période de 2008 à 2012. Le rapport a été remis par Zhou Qiang, président de la Cour populaire suprême, et soumis pour discussion à la première session de la 13e Assemblée populaire nationale. Bien que le chiffre exact n'ait pas été dévoilé, les données antérieures de la Cour supérieure indiquent également cette forte hausse. En 2014, par exemple, les tribunaux avaient déposé 1 188 affaires pénales liées à l'environnement, alors qu'en 2016, elles ont conclu 19 000 affaires pénales liées aux dommages environnementaux et écologiques, en hausse de 18,8% d’une année sur l’autre.

« Nous avons fait de plus gros efforts pour protéger l'environnement et l'écologie, contribuant à la construction d'une belle Chine », a déclaré M. Zhou.Par ailleurs, selon le rapport de travail du Parquet populaire suprême, qui a également été délivré vendredi, le nombre de personnes ayant fait l’objet d’enquêtes pour crimes liés à l'environnement a aussi augmenté.

Ainsi, a précisé Cao Jianming, procureur général du Parquet populaire suprême, quelque 137 000 personnes ont été accusées au cours des cinq dernières années d'infractions liées à la pollution de l'air, de l'eau ou du sol et d'importation de déchets étrangers ainsi que d'occupation illégale de terres agricoles, d'exploitations minières destructrices et d'abattage illégal.

Les experts estiment quant à eux qu'une législation plus forte et l'application de la loi dans le secteur de l'environnement sont derrière cette forte augmentation des chiffres. Par exemple, la loi révisée sur la protection de l'environnement, entrée en vigueur en 2015, dispose que les pollueurs encourent une amende pouvant aller jusqu'à 100 000 yuans (12 820 euros) par jour s'ils n'arrêtent pas leurs émissions.

Zhou Guangquan, député à l'APN, s'est félicité des progrès réalisés, se déclarant heureux de voir la loi sur l’environnement appliquée de façon plus stricte ces dernières années.

Partager cet article

NUCLEAIRE : en visite en Inde, Macron fait le commercial d'EDF

Publié le par Notre Terre

Le développement du solaire était présenté comme le premier objectif de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron en Inde, ce week-end. Mais samedi, à la veille du sommet de l’Alliance solaire internationale, c’est l’atome qui a tenu la vedette dans la villa Hyberabad, le Matignon indien. Tout sourire, le Premier ministre Narendra Modi et son invité ont annoncé, au milieu d’une petite cinquantaine de partenariats commerciaux et non-commerciaux, la signature d’un accord industriel par EDF pour la livraison de six réacteurs nucléaires EPR à Jaitapur, petite ville côtière connue pour ses vergers de mangues et de noix de coco, et située entre les plages de Goa et Bombay, dans le sud-ouest de l’Inde.

Neuf ans après le premier protocole d’accord, signé à l’époque par Areva, le dossier a fait «une avancée très significative», selon les mots d’un conseiller de l’Elysée, qui affirme qu’il n’y a «pas de retour en arrière possible» et que l’objectif est de signer «un accord définitif d’ici la fin 2018». Si le projet aboutit, le site de Jaitapur deviendra «la plus grande centrale nucléaire du monde avec une capacité totale de 9,6 GW, et devra permettre à l’Inde d’atteindre son objectif de 40% d’énergie non fossile d’ici à 2030», s’enthousiasme le communiqué conjoint.

Un quart d’habitants sans électricité

Alors que toute la journée, la délégation française s’est félicitée des initiatives de l’Inde en matière de solaire, comme la signature pour la construction d’une centrale flottante par une PME française, voilà donc le nucléaire propulsé dans les rangs des énergies renouvelables dans un pays qui dépend encore très largement des énergies fossiles polluantes. En juillet, un think tank proche du gouvernement indien affirmait que l’Inde, déjà quatrième émettrice mondiale de CO2, serait dans l’obligation de construire une centaine de nouvelles centrales à charbon, contrairement à ses promesses, et ce pour répondre aux besoins de développement des 1,3 milliard d’habitants, dont près d’un quart n’a toujours pas accès à l’électricité. Alors que chaque matin, New Delhi, comme beaucoup de villes du pays, est noyé dans une brume de pollution, que les activités commerciales et de service sont handicapées par des coupures de courant à répétition, la construction des EPR pourrait changer la donne.

Les deux parties semblent s’être entendues sur la mise en œuvre de la loi indienne sur la responsabilité nucléaire qui expose le fournisseur au paiement de dommages et intérêts en cas d’accident, ce qui a longtemps freiné les constructeurs. Mais le dossier est encore loin d’être abouti. Depuis le premier achat de mille hectares de terres en 2008, les paysans et pêcheurs locaux enchaînent manifestations et pétitions, dénoncent des pressions pour la vente de leurs terrains et les futures atteintes à l’environnement. Et même si les protestations des habitants semblent s’essouffler avec le versement d’indemnisations, le projet devra être encore validé par la Cour suprême, véritable instance de pouvoir en Inde.

Une énergie chère et risquée

Par ailleurs, le montant de la transaction reste encore à négocier, et les Indiens voient avec inquiétude les années de retard et les surcoûts phénoménaux des premiers chantiers, comme à Flamanville et en Finlande. Le nucléaire ne représente pour l’instant que 2% du mix énergétique indien, et le coût de revient de cette énergie n’est plus si compétitif par rapport au solaire, dont les prix ont baissé spectaculairement durant les deux dernières décennies. Emmanuel Macron inaugurera d’ailleurs lundi la plus grande centrale solaire de l’Uttar Pradesh construite par Engie à Mirzapur, près de Bénarès.

Enfin, la technologie EPR à eau pressurisée n’a toujours pas été testée en conditions réelles, ce qui alarme particulièrement les associations antinucléaires. Nul ne sait comment la future centrale de fabrication française, posée sur les bords de la mer d’Arabie, résisterait à un tremblement de terre ou un tsunami. Comme celui qui a frappé la centrale de Fukushima, au Japon, il y a sept ans, jour pour jour.

 

Source : libération.fr

Partager cet article

Les effets nocifs des smartphones sur l'environnement révélés

Publié le par Notre Terre

Les smartphones et les centres de données pourraient devenir les technologies de l'information et de la communication les plus nuisibles à l'environnement d'ici à 2040, annonce une étude.

Des chercheurs de l'Université canadienne McMaster ont étudié l'empreinte carbone d'appareils tels que les portables, les ordinateurs, les tablettes, ainsi que des centres de données et des réseaux de communication existant depuis 2005.
Ils ont découvert que les logiciels poussent à la consommation des technologies de l'information et de la communication (TIC).Par ailleurs, ils ont constaté que les TIC ont un impact plus important sur les émissions de gaz à effet de serre qu'on ne le pensait et que la plupart de ces émissions proviennent de leur production et de leur exploitation.

Lotfi Belkhir, professeur associé à l'Université McMaster, a déclaré que pour envoyer et recevoir des SMS et des appels téléphoniques, que pour mettre en ligne ou télécharger des vidéos, il faut des centres de données.
«Les réseaux de télécommunications et les centres de données consomment beaucoup d'énergie pour vous servir et la plupart des centres de données continuent d'être alimentés par l'électricité produite par des combustibles fossiles. C'est la consommation d'énergie que nous ne voyons pas», a-t-il ajouté.   
L'étude, publiée dans le Journal of Cleaner Production, suggère que d'ici à 2020, les appareils les plus nuisibles à l'environnement seront les smartphones. S'ils sont peu gourmands en énergie, leur fabrication est responsable de 85% des impacts qu'ils ont sur les émissions de gaz à effet de serre.

Les smartphones ont également une courte durée de vie, rappelle Science Daily.  
«Tout le monde peut s'acheter un smartphone et les sociétés de télécommunications permettent aux gens de s'en acheter un nouveau tous les deux ans», a déclaré M. Belkhir, qui prédit que, d'ici à 2020, la consommation d'énergie d'un smartphone sera supérieure à celle des PC et des ordinateurs portables.

«Tout le monde peut s'acheter un smartphone et les sociétés de télécommunications permettent aux gens de s'en acheter un nouveau tous les deux ans», a déclaré M. Belkhir, qui prédit que, d'ici à 2020, la consommation d'énergie d'un smartphone sera supérieure à celle des PC et des ordinateurs portables.
Au cours de l'année 2017, près de 1,5 milliard de smartphones ont été vendus à travers la planète.

Source : sputniknews.com

Partager cet article