Survivrons-nous à nous-même ?

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ours polaire

Le rechauffement climatique c'est :


 - 1 milliard de déplacés climatiques d'ici 2050
- La 6e extinction des espèces animales
 - La mort des oceans, 1er producteurs d'oxygène
- 3/4 de l'humanite menacée de mort d'ici 2100 etc...


 Survivrons-nous à nous-même ?

Publié dans Nature, Pollution, Habitat

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Le monde entier marche pour le climat

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rise of cliamate
En Australie, les organisateurs ont fait entrer dans le port de Sydney, face à son emblématique opéra, un bateau portant la bannière « Rise for climate »

 

Plus d'un millier de rassemblements étaient organisés ce samedi dans une centaine de pays à travers le monde, de l'Australie aux États-Unis en passant par la France. Leur mot d'ordre : « Rise for Climate », « Debout pour le climat » ! L'objectif de ces marches : exiger des gouvernements, avant la COP24 dans trois mois, qu'ils agissent enfin sérieusement contre le dérèglement climatique.

Dans le cadre de l'appel baptisé « Rise for climate » (Debout pour le climat), des dizaines de milliers de personnes ont participé à des marches, organisées ce samedi dans une centaine de pays. Les manifestations en Australie et en Asie ont été suivies de rassemblements en Europe, notamment à Paris et Bruxelles, avant les États-Unis avec San Francisco en point d'orgue.

A San Francisco, des milliers de personnes ont défilé dans une ambiance festive mais aussi très politique, avec des pancartes s'en prenant au président Donald Trump qui a retiré les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat et s'efforce d'annuler les normes environnementales de l'ère Obama.

En France, les marches organisée à Paris et dans les principales villes du pays ont entraîné une mobilisation jamais vue en matière de défense de l'environnement, l'ONG 350.org revendiquant 115 000 participants, dont 50 000 à Paris, où la préfecture de police a comptabilisé de son côté 18.500 personnes.


En France, une centaine de rassemblements

Des milliers de personnes ont entamé dans l'après-midi une marche citoyenne au cœur de Paris : 18 500 personnes selon la police, 50 000 selon l'organisation non-gouvernementale 350.org. Une mobilisation citoyenne, en réponse à l'appel lancé sur les réseaux sociaux par un jeune homme de 27 ans, Maxime Lelong, journaliste de formation et futur papa, après la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qui s'étaint plaint d'un manque de soutien populaire pour l'environnement.

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« Je vais être papa (d'un fils) en décembre, je veux qu'il ait une planète vivable, qu'il ait un endroit où habiter, qu'il puisse avoir des petits-enfants », a expliqué le jeune initiateur de cette marche.
Une centaine de marches étaient organisées dans l'ensemble de la France. Dans l'Ouest, les enjeux climatiques ont beaucoup mobilisé à Rennes avec environ 4 000 personnes, mais aussi à Nantes avec environ 2 000 personnes rassemblées place Royale. Des rassemblements avaient lieu également à Caen, Rouen, Le Havre, Quimper, avec plusieurs centaines de manifestants...

Plusieurs milliers de personnes ont également parcouru 3 km à Bordeaux jusqu'au site où se tient le festival Climax, dédié à l'éco-mobilisation. Quelque 10 000 personnes, selon les organisateurs et la préfecture, ont défilé samedi après-midi à Lyon. À Marseille, ce sont environ 2 500 personnes qui ont défilé selon les organisateurs (700 selon la police), en présence notamment de Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise.

À Strasbourg, 3 800 personnes (selon la police) ont défilé à partir de 15h. La manifestation était aussi celle des opposants au Grand contournement Ouest (GCO) de Strasbourg, projet de rocade autoroutière auquel la préfecture vient de donner son feu vert.

En outre, 700 scientifiques français ont lancé ce samedi un appel, publié par le journal Libération, aux dirigeants politiques pour qu'ils passent « de l'incantation aux actes pour enfin se diriger vers une société sans carbone ».

Devant le Parlement européen

À Bruxelles, un rassemblement organisé devant le Parlement européen a réuni environ un millier de personnes selon les organisateurs (Greenpeace et la Coalition Climat, collectif d'associations et d'organisations non-gouvernementales (ONG) de la société civile belge).

« L'idée était d'interpeller les élus et les gouvernements à partir de la capitale européenne. Il y a beaucoup de lobbies ici et on se rend compte que les ONG ne font pas forcément le poids face à eux. En tant que citoyens on veut montrer qu'on peut organiser des campagnes pour les interpeller », a déclaré à Kim Le Quang, un professeur participant au rassemblement.
Point d'orgue à San Francisco

Cette journée d'action est censée culminer avec une grande manifestation à San Francisco, où se tiendra à partir du 12 septembre le Sommet mondial des villes et entreprises pour le climat, organisé par le gouverneur de Californie en réponse à la politique anti-écologique de Trump.
Mobilisation plus faible en Asie

En Asie, c'est à Manille, la capitale des Philippines, que la mobilisation a été la plus forte, avec 800 manifestants. L'un d'eux, habillé en dinosaure, tenait une pancarte « Go Fossil-free »  (Finissons-en avec les énergies fossiles). Les Philippines sont en effet très dépendantes des centrales à charbon.

À Bangkok, la capitale de la Thaïlande, près de 200 manifestants se sont réunis devant le siège régional de l'Onu où est organisée jusqu'à dimanche une réunion de préparation du prochain sommet sur le climat, dit COP24, prévu en Pologne dans trois mois. Certains dénonçaient l'arrêt de la contribution des États-Unis décidée par Donald Trump, un manifestant portant un masque du président américain.

« Nous condamnons le président Trump qui s'est retiré des accords de Paris », a dénoncé parmi les manifestants à Bangkok Lidy Nacpil, représentante de l'Asian People's movement in Debt and Developpement, un mouvement asiatique réclamant plus d'implication des pays riches, notamment de Washington.
Rôle de sape de Washington

Des participants à cette réunion préparatoire de Bangkok ont dénoncé samedi le rôle de sape joué par les USA. « Les États-Unis ne sont plus dans le jeu, mais c'est toujours eux qui imposent les règles », a critiqué un négociateur de premier plan, pointant du doigt une délégation américaine venue pour « empoisonner » les débats. Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans un premier temps côté américain.

En Australie, les organisateurs ont fait entrer dans le port de Sydney, face à son emblématique opéra, un bateau portant la bannière « Rise for climate ». Et des centaines de manifestants se sont réunis devant les bureaux du Premier ministre Scott Morrison en l'appelant à « sortir le charbon de la politique ».

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Lutter contre le changement climatique créerait 65 millions d'emplois

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développement durable

Les citoyens descendent dans la rue pour réclamer plus d'actions politiques en faveur du climat. En plus d'être populaires, des décisions pro-climat ambitieuses pourraient rapporter 26.000 milliards de dollars d'ici à 2030, selon un rapport de la Commission mondiale sur l'économie et le climat.

Un argument de plus pour les défenseurs du climat. Alors que des citoyens se mobilisent ce samedi pour demander aux gouvernements de prendre soin de la planète, un rapport évalue à 65 millions le nombre d'emplois créés par des politiques environnementales ambitieuses, selon un rapport de la Commission mondiale sur l'économie et le climat.

À l'annonce fracassante de sa démission, Nicolas Hulot avait dénoncé un «modèle économique marchand qui est la cause de tous les désordres». Un rapport d'experts internationaux - aussi bien des scientifiques, d'anciens chefs d'État ou encore des patrons de grandes entreprises - estime pour sa part que la transformation de notre modèle vers une économie peu émettrice de CO2 «recèle de nombreuses opportunités».

Grâce à l'émergence de villes moins polluées, le développement d'une énergie propre, d'infrastructures et d'une agriculture plus compatibles avec l'environnement, «nous obtiendrons une productivité plus élevée, des économies et une plus grande inclusion sociale», concluent les auteurs du rapport. Selon eux, les bénéfices d'un changement de modèle pourraient représenter 26.000 milliards de dollars de gains économiques supplémentaires d'ici à 2030, et générer 65 millions d'emplois en plus par rapport à la tendance actuelle.
 

Les États pourraient également engranger 2800 milliards de dollars de recettes par an en 2030 (soit le PIB actuel de l'Inde) en supprimant les subventions aux énergies fossiles d'ici à 2025 et en mettant en place un prix du carbone efficace, entre 40 et 80 dollars la tonne en 2020, alors qu'il est beaucoup plus faible actuellement dans les différents mécanismes mis en place ou envisagés par 70 États ou juridictions.

Ces montants pourraient notamment être réinvestis dans les infrastructures durables (réseau d'énergie, de transports, d'eau, bâtiments).

Pour ce faire, les experts recommandent aux banques multilatérales et de développement de multiplier par deux leurs investissements, à 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020. Quant aux entreprises privées, elles devraient aligner leurs stratégies avec l'impératif climatique et être encore plus encouragées à innover en faveur du climat, à l'image du soutien public qui a permis l'essor des énergies renouvelables ces dernières années, recommande le rapport.

«Nous commençons à observer des changements réels, ce qui nous prouve que nous sommes définitivement sur la bonne voie. Mais il est indispensable d'accélérer les choses», indique Helen Mountford, co-auteure de l'étude. Toutefois, «le rythme de ces transformations n'est pas assez soutenu» par rapport à l'enjeu, estiment les auteurs de l'étude, dans la lignée du discours de nombreux scientifiques. «Nous sommes à un moment charnière décisif. Les responsables politiques devraient lever le pied du frein et donner un signal clair», affirme l'ancienne ministre des Finances du Nigeria Ngozi Okonjo-Iweala, co-présidente de la Commission mondiale sur l'économie et le climat, aux côtés du PDG d'Unilever Paul Polman et de l'ancien vice-président de la Banque mondiale Nicholas Stern.

Le rapport de la Commission mondiale sur l'économie et le climat n'est pas le premier à presser les gouvernements à prendre rapidement des mesures en faveur du climat pour en tirer les bienfaits. L'Organisation internationale du travail (OIT) a récemment évalué à 18 millions d'emplois crées dans le monde d'ici 2030, grâce à la lutte pour réduire les émissions de CO2. L'organisation a dressé une liste de recommandations pour contenir le réchauffement climatique en dessous des 2 °C, tel que le préconise l'accord de Paris conclu le 12 décembre 2015. Dans son étude publiée en mai, l'agence des Nations unies recommandait ainsi aux États de développer des «politiques appropriées». Mobilisés ce samedi, les citoyens pourraient rappeler ces conseils à leurs dirigeants.

Source : le figaro.fr

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« Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité » : l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète

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the lie we live

D’Alain Delon à Patti Smith, tous ont répondu à l’appel de Juliette Binoche et de l’astrophysicien Aurélien Barrau pour une action politique « ferme et immédiate » face au changement climatique.

Tribune. Quelques jours après la démission de Nicolas Hulot, nous lançons cet appel : face au plus grand défi de l’histoire de l’humanité, le pouvoir politique doit agir fermement et immédiatement. Il est temps d’être sérieux.

Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l’eau et de l’air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien. Les humains et la plupart des espèces vivantes sont en situation critique.
Pas trop tard pour éviter le pire

Il est trop tard pour que rien ne se soit passé : l’effondrement est en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans précédent. Mais il n’est pas trop tard pour éviter le pire.

Nous considérons donc que toute action politique qui ne ferait pas de la lutte contre ce cataclysme sa priorité concrète, annoncée et assumée, ne serait plus crédible.

Nous considérons qu’un gouvernement qui ne ferait pas du sauvetage de ce qui peut encore l’être son objectif premier et revendiqué ne saurait être pris au sérieux.

Nous proposons le choix du politique – loin des lobbys – et des mesures potentiellement impopulaires qui en résulteront.

C’est une question de survie. Elle ne peut, par essence, pas être considérée comme secondaire.

De très nombreux autres combats sont légitimes. Mais si celui-ci est perdu, aucun ne pourra plus être mené.
Isabelle Adjani, actrice ; Laure Adler, journaliste ; Pedro Almodovar, cinéaste ; Laurie Anderson, artiste ; Charles Aznavour, chanteur ; Santiago Amigorena, écrivain ; Pierre Arditi, acteur ; Niels Arestrup, acteur ; Ariane Ascaride, actrice ; Olivier Assayas, cinéaste ; Yvan Attal, acteur, cinéaste ; Josiane Balasko, actrice ; Aurélien Barrau, astrophysicien (Institut universitaire de France) ; Nathalie Baye, actrice ; Emmanuelle Béart, actrice ; Xavier Beauvois, cinéaste ; Alain Benoit, physicien (Académie des sciences) ; Jane Birkin, chanteuse, actrice ; Juliette Binoche, actrice ; Benjamin Biolay, chanteur ; Dominique Blanc, actrice ; Gilles Boeuf, biologiste ; Mathieu Boogaerts, chanteur ; John Boorman, cinéaste ; Romane Bohringer, actrice ; Carole Bouquet, actrice ; Stéphane Braunschweig, metteur en scène ; Zabou Breitman, actrice, metteuse en scène ; Nicolas Briançon, acteur, metteur en scène ; Irina Brook, metteuse en scène ; Valeria Bruni Tedeschi, actrice, cinéaste ; Florence Burgat, philosophe ; Gabriel Byrne, acteur ; Cali, chanteur ; Sophie Calle, artiste ; Jane Campion, cinéaste ; Isabelle Carré, actrice ; Emmanuel Carrère, écrivain ; Anne Carson, auteure et professeure ; Michel Cassé, astrophysicien ; Laetitia Casta, actrice ; Bernard Castaing, physicien (Académie des sciences) ; Antoine de Caunes, journaliste, cinéaste ; Alain Chamfort, chanteur ; Boris Charmatz, chorégraphe ; Christiane Chauviré, philosophe ; Jeanne Cherhal, chanteuse ; François Civil, acteur ; Hélène Cixous, écrivaine ; Isabel Coixet, cinéaste ; Françoise Combes, astrophysicienne (Collège de France) ; François Cluzet, acteur ; Gregory Colbert, photographe, cinéaste ; Bradley Cooper, acteur ; Brady Corbet, acteur ; Béatrice Copper-Royer, psychologue ; Marion Cotillard, actrice ; Denis Couvet, écologue ; Camille Cottin, actrice ; Clotilde Courau, actrice ; Franck Courchamp, écologue (Académie européenne des sciences) ; Nicole Croisille, chanteuse ; David Cronenberg, cinéaste ; Alfonso Cuaro, cinéaste ; Willem Dafoe, acteur ; Philippe Decouflé, chorégraphe ; Sébastien Delage, musicien ; Vincent Delerm, chanteur ; Alain Delon, acteur ; Catherine Deneuve, actrice ; Claire Denis, cinéaste ; Philippe Descola, anthropologue (Collège de France) ; Alexandre Desplat, compositeur ; Manu Dibango, musicien ; Hervé Dole, astrophysicien (Institut universitaire de France) ; Valérie Dréville, actrice ; Diane Dufresne, chanteuse ; Sandrine Dumas, actrice, metteuse en scène ; Romain Duris, acteur ; Lars Eidinger, acteur ; Marianne Faithfull, chanteuse ; Pierre Fayet, physicien (Académie des sciences) ; Ralph Fiennes, acteur ; Frah (Shaka Ponk), chanteur ; Cécile de France, actrice ; Stéphane Freiss, acteur ; Thierry Frémaux, directeur de festival ; Jean-Michel Frodon, critique, professeur ; Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile ; Pierre-Henri Gouyon, biologiste ; Julien Grain, astrophysicien ; Anouk Grinberg, actrice ; Mikhaïl Gromov, mathématicien (Académie des sciences) ; Sylvie Guillem, danseuse étoile ; Arthur H, chanteur ; Ethan Hawke, acteur ; Christopher Hampton, scénariste ; Nora Hamzawi, actrice ; Ivo Van Hove, metteur en scène ; Isabelle Huppert, actrice ; Agnès Jaoui, actrice, cinéaste ; Michel Jonasz, chanteur ; Camelia Jordana, chanteuse ; Jean Jouzel, climatologue (Académie des sciences) ; Juliette, chanteuse ; Anish Kapoor, sculpteur, peintre ; Mathieu Kassovitz, acteur ; Angélique Kidjo, chanteuse ; Cédric Klapisch, cinéaste ; Thierry Klifa, cinéaste ; Panos H. Koutras, cinéaste ; Lou de Laâge, actrice ; Ludovic Lagarde, metteur en scène ; Laurent Lafitte, acteur ; Laurent Lamarca, chanteur ; Maxence Laperouse, comédien ; Camille Laurens, écrivaine ; Bernard Lavilliers, chanteur ; Sandra Lavorel, écologue (Académie des sciences) ; Jude Law, acteur; Patrice Leconte, cinéaste ; Roland Lehoucq, astrophysicien ; Gérard Lefort, journaliste ; Nolwenn Leroy, chanteuse ; Peter Lindbergh, photographe ; Louane, chanteuse ; Luce, chanteuse ; Ibrahim Maalouf, musicien ; Vincent Macaigne, metteur en scène, acteur ; Benoît Magimel, acteur ; Yvon Le Maho, écologue (Académie des sciences) ; Andreï Makine, écrivain de l’Académie Française ; Abd al Malik, rappeur ; Sophie Marceau, actrice ; Virginie Maris, philosophe ; André Markowicz, traducteur ; Nicolas Martin, journaliste ; Vincent Message, écrivain ; Wajdi Mouawad, metteur en scène ; Nana Mouskouri, chanteuse ; Jean-Luc Nancy, philosophe ; Arthur Nauzyciel, metteur en scène ; Safy Nebbou, cinéaste ; Pierre Niney, acteur ; Helena Noguerra, chanteuse ; Claude Nuridsany, cinéaste ; Michael Ondaatje, écrivain ; Thomas Ostermeier, metteur en scène ; Clive Owen, acteur ; Corine Pelluchon, philosophe ; Laurent Pelly, metteur en scène ; Raphaël Personnaz, acteur ; Dominique Pitoiset, metteur en scène ; Denis Podalydès, acteur ; Pomme, chanteuse ; Martin Provost, cinéaste ; Olivier Py, metteur en scène ; Susheela Raman, chanteuse ; Charlotte Rampling, actrice ; Raphaël, chanteur ; Régine, chanteuse ; Cécile Renault, astrophysicienne ; Robin Renucci, acteur ; Jean-Michel Ribes, metteur en scène ; Tim Robbins, acteur ; Muriel Robin, actrice ; Isabella Rossellini, actrice ; Brigitte Roüan, actrice, cinéaste ; Carlo Rovelli, physicien (Institut universitaire de France) ; Eric Ruf, directeur de la Comédie-Française ; Céline Sallette, actrice ; Rodrigo Santoro, acteur ; Marjane Satrapi, cinéaste ; Kristin Scott Thomas, actrice ; Albin de la Simone, musicien ; Abderrahmane Sissako, cinéaste ; Marianne Slot, productrice ; Patti Smith, chanteuse, écrivaine ; Sabrina Speich, géoscientifique ; Marion Stalens, réalisatrice ; Kristen Stewart, actrice ; Tom Stoppard, dramaturge ; Peter Suschitzky, chef opérateur ; Malgorzata Szumowska, cinéaste ; Béla Tarr, cinéaste ; Gilles Taurand, scénariste ; Alexandre Tharaud, musicien ; James Thierrée, danseur, chorégraphe ; Mélanie Thierry, actrice ; Danièle Thompson, cinéaste ; Melita Toscan du Plantier, attachée de presse ; Jean-Louis Trintignant, acteur ; John Turturro, acteur ; Hélène Tysman, pianiste ; Pierre Vanhove, physicien ; Karin Viard, actrice ; Polydoros Vogiatzis, acteur ; Rufus Wainwright, chanteur ; Régis Wargnier, cinéaste ; Jacques Weber, acteur ; Wim Wenders, cinéaste ; Sonia Wieder-Atherton, musicienne ; Bob Wilson, metteur en scène ; Lambert Wilson, acteur ; Jia Zhang-ke, cinéaste ; Elsa Zylberstein, actrice

 

Source : le monde

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«Si le nucléaire était une si bonne affaire, EDF aurait gagné des milliards…»

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edf nucléaire

Pascal Canfin n’a pas été nommé ministre de la Transition Energétique, mais ce proche de Nicolas Hulot enfonce le clou sur le nucléaire. Pour lui, c’est sûr, il faut en sortir.

Son nom a circulé tout le week-end parmi les favoris à la succession de Nicolas Hulot au poste de ministre de la Transition écologique. C’est finalement François de Rugy qui y a été nommé. Pascal Canfin reste finalement directeur général de WWF France, l’une des plus grosses ONG écologistes mondiales. À ce titre, l’ex-ministre délégué au développement de François Hollande propose une solution radicale pour sauver le soldat EDF : en finir avec le tout nucléaire au profit du renouvelable.

Que vous inspire la nomination de François de Rugy au ministère de l’Écologie ?

PASCAL CANFIN. Ce qui nous intéresse, c’est de savoir si le gouvernement va ou non tirer les leçons de la démission de Nicolas Hulot, et comprendre enfin qu’il faut véritablement changer d’échelle en matière de transition écologique. C’est le seul moyen d’éviter la catastrophe climatique que les scientifiques prédisent, et mener à bien la réduction de la part du nucléaire au profit des énergies renouvelables.

Nicolas Hulot semble avoir perdu ses arbitrages sur la baisse de la part du nucléaire. François de Rugy peut-il de son côté réussir ?

Sur un tel sujet, ce n’est pas une décision qui est prise par le ministre de l’Environnement, mais par le Premier ministre et le président de la République. Hulot était en train de se battre sur un calendrier. Il voulait obtenir la fermeture d’un peu plus d’un réacteur par an, soit 16 réacteurs entre 2022 et 2035. Et évidemment ne pas lancer la construction de nouveaux EPR. Je ne peux pas imaginer que François de Rugy soit en dessous de cette position.

Un rapport commandé par le ministre de l’Économie préconise pourtant la construction de nouveaux EPR en France…

Ce serait un suicide industriel. D’ailleurs, une partie très significative des salariés de l’entreprise, y compris au sein de la direction, considère qu’il faut absolument se diversifier. Emmanuel Macron lui-même, qui était pourtant historiquement plutôt favorable au nucléaire, constate aujourd’hui que l’on n’est toujours pas capable de construire correctement un EPR à Flamanville. Le projet a considérablement dérapé en termes de délais et de coût pour le contribuable.

Dans l’étude que vous publiez (lire en dessous de l’interview), vous suggérez même qu’EDF sorte du tout nucléaire…

Nous nous sommes appuyés sur des analyses et expertises qui viennent entre autres d’EDF. La stratégie consistant à mettre tous ses œufs dans le même panier est rarement la bonne. Par ailleurs, quand on regarde la situation financière d’EDF, on voit bien que si le nucléaire était une si bonne affaire que ça, EDF aurait gagné des milliards d'euros. La réalité est toute autre.

Cela fait onze ans que l’entreprise ne dégage pas assez d’argent pour rembourser ses dettes. EDF vendrait des carottes ou des choux-fleurs, elle aurait fait faillite depuis longtemps. Mais comme c’est une entreprise stratégique, l’État vient régulièrement remettre au pot. Résultat, EDF est en permanence sous perfusion de l’État. Et sa situation financière se trouve aujourd’hui dans une impasse.

Vous préconisez pourtant de la soutenir financièrement encore davantage. Les contribuables n’ont-ils pas déjà suffisamment payé ?

Malheureusement, la situation est tellement dégradée qu’il sera très difficile pour l’État de ne pas intervenir du tout. En revanche, il serait totalement absurde de colmater les brèches sans remettre en cause ce qui les a ouvertes.

Au moment de son départ, Nicolas Hulot a parlé du poids des lobbys dans les politiques gouvernementales. Est-ce l’État a le pouvoir de faire infléchir EDF, qui reste l’un des plus gros lobbies de France ?

Il est évident qu’EDF est un État dans l’État. Nicolas Hulot s’y est confronté quasiment chaque jour. Mais la réalité d’EDF est que cette entreprise est fracturée en son sein. Nous avons discuté avec des acteurs à l’intérieur du groupe qui nous disent qu’un scénario où on repousserait en permanence la diversification de l’entreprise serait un scénario suicidaire. On est à un moment où la position historique d’EDF est suffisamment remise en cause en interne pour que le gouvernement en tire les leçons.

Vous suggérez d’arrêter 23 réacteurs d’ici à 2030. Problème, 10 000 salariés d’EDF, ainsi que 18 000 sous traitants, pourraient être directement impactés. Ne va-t-on pas vers une catastrophe sociale ?

Elle peut être évitée si EDF met en route sa propre transition vers le renouvelable. Cela permettrait de rediriger ces mêmes personnes vers de nouveaux emplois. Prenez une entreprise comme Engie. Elle a désinvesti 15 milliards d’euros dans les énergies fossiles pour les réinvestir dans les énergies vertes. Pourquoi EDF ne serait pas en capacité de mener à bien sa propre transition elle aussi ?

Qu’avez-vous pensé de la démission de Nicolas Hulot ?

Évidemment je fais partie des personnes qui ont regretté son départ. Mais il a pris sa décision et on ne va pas refaire l’histoire. Les positions qu’il défendait étaient loin d’être extrêmes. C’était des compromis, conformes à l’intérêt de l’environnement, celui des Français, et même celui d’EDF.

Et vous, vous a-t-on proposé son poste ?

C’est normal que vous posiez la question. Mais je ne suis pas obligé d’y répondre (rires). J’ai eu évidemment des échanges avec Emmanuel Macron et le Premier ministre sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (NDLR : PPE), sur le nucléaire, ainsi que sur bien d’autres sujets. J’espère que ces échanges seront utiles à la prise de certaines décisions dans les prochaines semaines.
ET SI EDF SORTAIT DU «TOUT NUCLÉAIRE» POUR SURVIVRE
Il faut sauver le soldat EDF. Dans un rapport qu’elle publie ce jeudi, et que nous avons pu consulter en exclusivité, l’antenne française de WWF, dont Pascal Canfin est le président, donne ses solutions pour détourner l’électricien français du mur dans lequel il serait en train de se précipiter.

Que préconise-t-elle ?

Qu’EDF engage elle aussi, et le plus rapidement possible, sa propre transition énergétique. Soit : une réduction de la part du nucléaire au profit des énergies renouvelables. Un scénario pas au goût de la direction d’EDF. Il y a encore deux ans, celle-ci n’hésitait pas à affirmer qu’elle construirait une trentaine de nouveaux EPR en France.


Une dette abyssale pour EDF

Depuis, elle a revu ses ambitions à la baisse, mais milite toujours pour la construction dans l’Hexagone de nouveaux réacteurs. L’enjeu est considérable. Car, comme le souligne le rapport dans son introduction : « EDF n’est pas une entreprise comme les autres. » « Premier producteur d’électricité en Europe », sa chute pourrait avoir des conséquences dévastatrices sur l’ensemble du secteur de l’énergie. Et par effet boule de neige, sur toute l’industrie et l’économie du pays.

Or, tous les voyants sont au rouge. EDF fait en effet face à une dette abyssale (43 milliards d’euros), conséquence d’investissements hasardeux à l’étranger, et d’un parc nucléaire (58 réacteurs, dans 19 centrales) vieillissant. L’entreprise doit également affronter un mur d’investissement vertigineux (estimé à 150 milliards d’euros pour les dix années à venir).
Un soutien de l’État… et du contribuable

Le tout s’inscrivant dans un contexte global compliqué, marqué par des prix du marché de gros de l’électricité en chute. De 60 euros le mégawattheure (€/MWh) en 2009, ils sont passés sous de la barre des 35 €/MWh en 2017. Une fatalité ? Pas forcément, répond le rapport, qui propose là encore des solutions concrètes. À commencer par une grande campagne de cessions d’actifs.

À l’image des 49,9 % de RTE, sa filiale de transport de l’électricité, vendus l’année dernière à la Caisse des dépôts et à CNP Assurances. Dans la ligne de mire du rapport : une partie d’Enedis (sa filiale distribution), mais également la branche nucléaire britannique, la filiale italienne Edison ou encore de plus petites entités comme Dalkia. Seul problème : une telle vente des bijoux de famille est nécessaire, mais pas suffisante, au vu de la situation économique de l’entreprise.

« Se posera la question du soutien de l’État », avance donc le rapport. Et donc des contribuables que nous sommes. « Ce soutien financier supplémentaire devra impérativement être conditionné à un engagement total du groupe dans la transition énergétique du pays. » Traduction : ok pour mettre au pot, mais à la condition d’un réel engagement dans le renouvelable. Un bouleversement culturel qu’EDF sera bien obligé, tôt ou tard, d’affronter.

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