De l’Himalaya à la forêt vierge, là où la planète brûle déjà

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Le monde tremble devant le covid? Il devrait frémir d'effroi face aux chaudrons de l'enfer qui sont en train de se déverser sur la planète. Le covid ressemble à un dessin animé de Walt Disney en comparaison de cette fin du monde programmée.
 
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Si le monde entier avait lutté contre les bouleversements climatiques avec le même zèle contre l'épidémie de covid, nous serions sauvés. Depuis la seconde guerre mondiale, nous n'avions jamais vu le monde uni et en ordre de bataille pour se débarrasser du virus. Les états ont rivalisé de prouesses technologiques, médicales et logistiques; et des sommes colossales ont été levées pour mettre au point des vaccins.

La menace climatique est devant nous, elle est palpable et d'une grande brutalité. Il y a un risque sérieux pour le devenir de l'humanité et 2050 est souvent annoncée comme date probable de fin de la civilisation humaine. En d'autres termes, nos enfants et petits-enfants vivront des temps très difficiles où la nourriture viendra à manquer faute de récoltes abondantes, l'eau deviendra un sujet de guerre entre pays mais entre régions d'un même pays, le stress migratoire sera à son paroxysme car l'Afrique sera devenue une terre inhospitalière et l'Europe, un nouveau refuge pour les migrants climatiques.
 
L'Europe aura une obligation morale d’accueillir ses frères venus d'Afrique : continent meurtri par le colonialisme et l'esclavage, meurtri par le néo-colonialisme et meurtri par les bouleversements climatiques engendrés par les pays du Nord.
Le covidisme, c'est à dire le nouveau dogme sanitaire lié à la maladie du coronavirus, aura permis d'éviter soigneusement de traiter le problème de l'urgence climatique. Certains ont même profité des confinements pour raser des forêts et placer des pylônes 5G.
Les dirigeants et les médias, en se focalisant sur un sujet unique depuis deux ans ont orienté les préoccupations des populations et dans le même temps éclipsé la menace n°1 qui est le dérèglement climatique. A l'aube des élections présidentielles françaises la presse nous raconte que la préoccupation majeure des français est le pouvoir d'achat, quelle ironie lorsqu'on pense que le réchauffement climatique fera bientôt écrouler ce pourquoi les gens s'inquiètent, leur pouvoir d'achat!
Le podcast de france culture et les trois articles ci contre donnent un état des lieux assez réaliste de la situation planétaire.
.... et là il n'y aura pas de vaccin pour nous sauver.
 
 
 
 

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Extinction de la biodiversité : et si c'était au tour des humains ?

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Le réchauffement climatique entraîne une réduction de la biodiversité. L'extinction des espèces connaît un emballement sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Dans le pire des scénarios, le genre humain, lui aussi, est menacé.

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Il y a urgence, car tout ce qui constitue la vie sur Terre est menacé. Selon le sixième rapport d'évaluation du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), durant les années 2011-2020, la température à la surface du monde a été plus élevée de 1,09 °C que lors des années 1850-1900, qui servent de référence préindustrielle.

Ce réchauffement climatique d'origine humaine s'est accompagné d'une hausse du niveau de la mer de 20 centimètres entre 1901 et 2018 . Il devrait également entraîner une intensification des cyclones tropicaux et des tempêtes . Or, dans le même temps, le réchauffement de l'eau fragilise les barrières de corail qui protègent les côtes. La mort du corail dans certaines îles du Pacifique a ainsi doublé la puissance des vagues sur le littoral…
Melomys rubicola, petit rongeur disparu

En 2019, Melomys rubicola, un petit rongeur qui ne vivait que sur Bramble Cay, une langue de sable de 200 mètres de large, entourée d'une barrière de corail, entre l'Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, a été déclaré officiellement éteint. Il s'agirait de la première espèce de mammifère victime du réchauffement. Bramble Cay, régulièrement inondée, s'était transformée en piège. Et Melomys rubicola n'avait pas d'autre endroit où aller.
« Dans toutes les espèces, des individus quittent leur population par erreur et s'installent ailleurs. Avant le changement climatique, si un individu allait accidentellement au-delà de l'endroit où son espèce vivait normalement, il mourait tout simplement. Mais, avec le changement climatique, ces individus peuvent rencontrer de bonnes conditions de vie et de reproduction dans des endroits en dehors de leur aire de répartition historique : ils peuvent survivre et créer une nouvelle population dans des zones situées plus au nord ou à une altitude plus élevée », explique Camille Parmesan, écologue spécialiste des conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité, professeur à la Sete (Station d'écologie théorique et expérimentale).

Mais si, au Nord de l'habitat d'origine, il n'y a qu'une zone non propice à la relocalisation, comme l'immense étendue d'eau du Pacifique, l'aire urbaine de Paris ou une monoculture, alors l'espèce reste sur place, diminue en nombre, dégénère sous l'effet de l'endogamie, disparaît…
La sixième extinction

Bienvenue dans la sixième extinction, encore appelée « entrée dans l'anthropocène ». « On estime que, depuis le début du XVIe siècle, 705 espèces de vertébrés - mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons - et 571 espèces de plantes connues se sont éteintes, déplore Sandra Lavorel, directrice de recherche CNRS au Leca (Laboratoire d'écologie alpine) à Grenoble et membre de l'Ipbes (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services), le 'GIEC de la biodiversité'. Ceci correspond à 10.000, voire 100.000 fois plus que le taux de base avant que les humains ne deviennent un facteur majeur d'impact sur la planète », poursuit la chercheuse.
« Normalement, chaque million d'années, quelque 20 % des espèces disparaissent et sont remplacées, précise Bruno David, président du MNHN (Muséum national d'histoire naturelle). Mais nous sommes aujourd'hui sur une trajectoire qui, extrapolée sur 1 million d'années, aboutirait au chiffre de 8.000 % pour les mammifères : cela signifie qu'au cours des 40, 50 ou 60 prochaines années 500.000 à 1 million d'espèces animales ou végétales pourraient disparaître. »

Soit 5 à 10 % du nombre estimé d'espèces constituant la vie sur Terre. Ce pourcentage peut paraître faible, mais les scientifiques sont incapables de préciser à partir de quel seuil l'extinction risque éventuellement de s'emballer et de provoquer un effondrement de tout notre écosystème.
Effondrement des ressources halieutiques

Déjà, il semblerait que plusieurs espèces - comme la morue au large de Terre-Neuve - aient dépassé le point de non-retour. « A certains endroits, la chaîne du vivant est en train de s'effondrer : il y a une accélération sans précédent de l'extinction de la biodiversité et celle-ci est d'origine anthropique, insiste Pierre Dubreuil, directeur général de l'OFB (Office français de la biodiversité), le bras armé de l'Etat français pour la préservation de la biodiversité. Si la trajectoire actuelle se poursuit, la Terre survivra, mais peut-être pas l'homme… ».

« Au-delà de 2 °C de réchauffement climatique à la fin du siècle, nous perdrons tous les récifs coralliens, affirme Karl Burkart, l'un des coauteurs de Global Deal for Nature, un plan d'urgence pour sauver la diversité de la vie sur Terre. Il y aura alors un effondrement des ressources halieutiques ; or 3 milliards de personnes dépendent de la pêche pour se nourrir. »
« Repenser le modèle de consommation »

Que faire ? « D'abord, il faut bien comprendre que les sujets 'lutte contre le réchauffement climatique' et 'préservation de la biodiversité' sont intrinsèquement liés et cela pour plusieurs raisons, prévient Alexandra Deprez, chercheuse sur la gouvernance internationale du climat à l'Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales). Premièrement, le changement climatique a un impact sur la biodiversité ; ensuite maintenir des écosystèmes - qui, par exemple, stockent du carbone - aide à réguler le climat ; changement climatique et réduction de la biodiversité partagent des causes communes comme la surexploitation des ressources … Et pour résoudre ces deux problèmes, il faut notamment repenser notre modèle de consommation non-durable et accélérer la décarbonation de nos économies. »

Enfin, il faut être conscient que certaines solutions envisagées pour lutter contre le réchauffement, comme les technologies de séquestration du dioxyde de carbone, peuvent mettre à mal la biodiversité et se retourner contre l'homme.

Ainsi, selon les dernières estimations, pour atteindre les objectifs fixés pour la fin de ce siècle lors de la COP de Paris, il faudrait consacrer entre 300 et 700 millions d'hectares de terre à la seule BECSC (Bioénergie avec captage et stockage de dioxyde de carbone : extraire la bioénergie de la biomasse et capturer et stocker le carbone qu'elle contient). Soit la taille de l'Inde ou de l'Australie. Certains scénarios avancent alors un doublement du prix de la nourriture…

Quelles zones protéger en priorité ?

Wilfried Thuiller, directeur de recherche CNRS au LECA (Laboratoire d'Ecologie Alpine), à Grenoble, le reconnaît : « C'est vrai, on ne pourra pas tout sauver, on ne pourra pas protéger toute la surface de la planète, mais on peut protéger un maximum d'espèces dans des endroits clés, notamment les espèces qui sont menacées ou endémiques. » Avec sept collègues européens, il a publié une étude intitulée « Equilibrer les priorités de conservation pour la nature et pour les personnes en Europe ». Ses auteurs y affirment que « bien choisir les 5 % de terres supplémentaires à protéger en Europe peut doubler le potentiel de conservation de la biodiversité. »

Aux Etats-Unis, deux chercheurs de l'Université d'Arizona, John J. Wiens et Cristian Román-Palacios ont montré que les espèces vivant sous les tropiques sont les plus menacées : « sous les tropiques, à basse altitude, le climat est chaud tout au long de l'année ; à haute altitude, le climat est frais toute l'année. Alors que dans la zone tempérée, toutes les espèces doivent survivre à une large gamme de températures chaque année. Les espèces tropicales sont, elles, adaptées à une plage de températures plus étroite et pourraient donc ne pas être en mesure de survivre à l'augmentation des températures les plus élevées due au réchauffement climatique », explique John J. Wiens.

J. H.

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En Indonésie, de violentes inondations causées par la déforestation

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Inondations-Indonésie

Depuis le vendredi 31 décembre, des pluies torrentielles s’abattent sur le nord de Sumatra, rapporte l’AFP. Conséquences : les cours d’eau débordent et certaines zones résidentielles sont noyées sous près de trois mètres d’eau. Le 4 janvier, les autorités indonésiennes ont annoncé l’évacuation de 24 000 personnes, et déploré la mort de deux enfants.

Les dégâts sont d’ores et déjà importants : des bâtiments publics, des infrastructures et des zones agricoles ont été détruites, et les autorités de la province du nord d’Aceh ont déclaré l’état d’urgence. Si la zone est régulièrement le théâtre d’inondations, « au moins 5 à 8 par an à Pirak Timur », explique à l’AFP un habitant de la région, celle-ci est « parmi les pires ».

Pour expliquer la fréquence du phénomène, les défenseurs de l’environnement pointent du doigt la déforestation massive associée à l’implantation de cultures d’huile de palme dans la région. Car la destruction du couvert végétal laisse les habitations construites en contrebas exposées au ruissellement des pluies durant la saison des pluies. L’ONG Human Rights Watch l’a notamment démontré dans un rapport publié en juin 2021.

Le mois dernier, la Malaisie était elle aussi touchée par des inondations exceptionnelles. Cinquante personnes ont perdu la vie, et 70 000 autres ont été évacuées.

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Le chauffage au bois n'est absolument pas écologique

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Les besoins croissants en combustibles et en matériaux entraînent des coupes trop rapides dans les forêts, alertent les scientifiques. Le reboisement ne peut pas suivre.

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Les propriétaires de poêle à granulés peuvent souffler : grâce un effort des producteurs, les petits cylindres qui leur servent de combustibles ne devraient pas être en rupture de stock cet hiver. Mais, de leur côté, les scientifiques s'alarment. Car le développement effréné de la filière bois n'est pas vraiment bon pour le climat.  

Les poêles eux-mêmes ne sont pas en cause. Ils permettent aux Français de faire des économies. Par ailleurs, ils rejettent moins de CO2 et de particules fines que les feux de cheminée. Mais, depuis quelques années, nos besoins en bûches, planches, troncs ou granulés progressent rapidement. Le bois sert ainsi à construire des bâtiments, à fabriquer des palettes pour le transport... Il alimente aussi des centrales à biomasse servant à produire de l'électricité. "Toutes ces filières sont en compétition pour la même ressource. Nous sommes dans une situation délicate. Dans le futur, notre bilan carbone pourrait vite se détériorer si on ne fait pas les bons choix", craint Thomas Lauvaux, chercheur au laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE-IPSL).  

Depuis 2019, l'EASAC (European Academies' Science Advisory Council), un groupement formé par les académies nationales des sciences des Etats membres de l'Union européenne, tire la sonnette d'alarme. "L'industrie du bois reçoit de multiples subventions car ce matériau est considéré comme une ressource renouvelable. Résultat, le marché des granulés déplace chaque année des millions de tonnes de combustible sur plusieurs milliers de kilomètres. Dans les forêts, la progression des coupes est trop rapide par rapport au reboisement. De fait, nous aggravons à court terme notre bilan carbone à un moment crucial", dénonce Michael Norton, directeur du programme environnemental de l'organisation. 

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Landes: des hectares de forêt rasés pour faire place à des panneaux photovoltaïques

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C'est un phénomène qui interroge dans les Landes. Pour installer des panneaux solaires, écologiques, on détruit la forêt. Car le département investit massivement dans le solaire. On assiste ainsi à une déforestation, toute à fait légale mais qui révulse associations et riverains.

À Rion-des-Landes, à 30 kilomètres de Dax, la maison de Philippe est désormais entourée de panneaux photovoltaïques à perte de vue: "Avant il y avait la forêt tout autour de la maison. En deux semaines, ils ont tout bouffé. On ne voit même pas la façade, on voit le cul des panneaux".

À quelques dizaines de mètres de sa maison où il vit en famille depuis 33 ans, 70 hectares de panneaux ont été installés en deux mois, sans qu'on leur demande leur avis: "Si il y a 33 ans il y avait déjà les panneaux, on ne serait surement pas venus ici. On nous a dit que si ça nous plaisait pas, on avait qu'à aller voir ailleurs". Et quand on lui demande s'il a reçu une compensation, il préfère en rire: "Qu'ils me paient au moins l'électricité avec tout ce qu'ils produisent".

En janvier dernier, des inondations ont eu lieu dans cette zone et selon Françoise Géraud, présidente de l’association Rion-Environnement, c'est la déforestation qui en est la cause:

"Aucun arbre n'est là par hasard. Depuis toujours il y a eu des pins dans les Landes et c'était des petites forêts de régénération naturelle, puisant dans les sols l'eau en surplus", assure-t-elle à RMC.

Face à ces accusations la mairie à un argument massue. Ce site permet de fournir en électricité 8400 foyers en France.
0,16% de la forêt déracinée

Et ce n'est pas le seul projet en cours dans les Landes. Le département en 10 ans, est devenu le second producteur d’énergie solaire en France après la Gironde, voisine. Et cela se fait en majorité sur des forêts, reconnaît la préfecture. L’équivalent de 1200 terrains de foot auraient déjà été arrachés dans les forêts et plus d'une dizaine de nouveaux projets sont en cours actuellement.

Entre Dax et Mont-de-Marsan, des grands champs de panneaux solaires scintillent au milieu des forêts. C’est une aberration pour Jean Dupouy, le président de la SEPANSO, une association de protection de la nature des Landes:

"Ils sont en train de couper les arbres pour pouvoir poser des panneaux. Il en arrive de partout, ils sollicitent communes et propriétaires, ça rapporte des sommes énormes. On devrait respecter la nature, elle nous a toujours accompagnés".

Pour lutter, son association conteste les autorisations de construction, plaidant pour l'installation de ces parcs de panneaux solaires dans d'autres zones.

Mais pour la préfecture, il n'y a aucun risque sur l'environnement. Ces projets ont déraciné seulement 0,16% de la forêt landaise. Et en plus, pour chaque arbre arraché, 2 arbres doivent être replantés. Mais le phénomène ne va pas s’arrêter tout de suite. Car se doter de panneaux solaires, est très alléchant pour les petites communes. À Rion-des-Landes, la mairie reçoit 160.000 euros par an, grâce aux panneaux, la cantine est devenu gratuite pour les enfants! Et le département pousse à installer encore plus de panneaux avec comme objectif, 100% énergie renouvelable en 2033.

Lueur d'espoir pour les écologistes, la récente prise de conscience du département qui a annoncé vendredi vouloir mieux encadrer ce phénomène, mais aucune sanction n'est pour l'instant prévue.

 

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