La Faune des Maures

Publié le par Gerome

Avec près de 70% de son territoire recouvert de forêts, le Var est le second département le plus boisé de France, après les Landes et le premier par la diversité de ses essences. Le Massif des Maures s'étale sur 150000 hectares, il est de ce fait le plus important espace forestier du Var. Son sol issu de roches schisteuses, nourrit le chêne liège. La tranquilité de ses vallons sauvages permet à la tortue d'Hermann une survie très relative.
Cet écosystème demeure très fragile, quiconque rentre dans cet espace doit le protéger. Il faut agir avec ce massif comme dans sa propre maison.


Le massif et la plaine des Maures sont réputés pour abriter nombre d'espèces animales. Outre le sanglier et le renard qui sont les symboles de la Forêt, on compte 5 espèces de chauve-souris :
-Grand Murin (Myotis myotis)
-Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersi)
-Petit Murin (Myotis blythii)
-Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros)
-Vespertilion de Bechstein (Myotis bechsteini)

On rencontre, mais plus rarement des blaireaux, des martres, des genettes, et des lièvres.
Les oiseaux et rapaces ne sont pas en reste avec le circaète Jean-le-Blanc, les rapaces nocturnes comme la chouette chevêche, la chouette hulotte ou le hibou grand-duc dont le cri mélancolique accompagne au soir le randonneur qui redescend des crêtes.

L'ensemble des sites littoraux accueille de nombreuses espèces d'oiseaux nicheurs, hivernants ou migrateurs. Beaucoup de ces espèces sont rares ou menacées :
Martinets, choucas et autres espèces nichent dans les falaises rocheuses hantées par le faucon pèlerin mais surtout par le goéland leucophée dont les effectifs sont en pleine expansion (ce qui n'est pas sans poser des problèmes d'environnement). Les îles d'Hyères abritent des colonies d'oiseaux migrateurs qui s'y reproduisent, comme le puffin cendré, espèce menacée par des prédateurs introduits par l'homme, comme les chats harets (ex-chats domestiques redevenus sauvages).
Les zones humides sont des sites de passage ou de nidification pour de nombreuses espèces : mouette rieuse, busard des roseaux, butor étoilé dans les zones humides; flamant rose, sterne, chevalier gambette, avocette élégante, échasse blanche dans les zones salines.

couleuvre-a-collier.jpg
Voici une belle couleuvre à collier

Les reptiles sont aussi très présents :

- orvet, lézard vert et lézard ocellé, couleuvres (couleuvre d'Esculape, couleuvre vipérine, coronelle girondine)
- Tortue aquatique, la Cistude d'Europe et bien évidemment la Tortue d'Hermann, symbole et masquotte des Maures, masquotte bien malmenée depuis ces dernières années dont le nombre a dangereusement chuté.


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Immondices et compagnie

Publié le par Gerome

Une sortie dans le massif des Maures c'est tout d'abord des paysages somptueux, une biodiversité exeptionnelle, des chênes liège aux châtaigniers en passant par les eucalyptus et autres figuiers de barbarie.
Au détour d'un sentier on peut avoir la chance de croiser des marcassins, des renards, de belles couleuvres ou des tortues d'Herman...
Par moment aussi on peut tomber sur ça :





















ou encore sur ça :





















Je vous épargne les autres photos car j'en ai beaucoup trop (peut-être devrais-je créer un blog sur les plus belles poubelles des forêts de france). C'est ironique.
Vu que nous vivons dans une société qui cherche des coupables pour tout et pour rien, il serait judicieux de s'intéresser aux coupables de ces immondices à ciel ouvert... Ca ne va pas faire plaisir à tout le monde mais je tiens à accuser principalement deux catégories de personnes :

- Les chasseurs (ha! il recommence avec les chasseurs!!!) : je suis conscient que la chasse est une tradition en plus d'être une discipline mais je suis aussi conscient de l'impact écologique indirect des chasseurs sur la flore!!!! Lorsqu'un chasseur s'installe dans un poste d'observation, il y reste bien souvent plusieurs heures et au moment de casser la croûte les déchets vont rester sur place au lieu d'être emportés!!!!
Tiens! Quelle curieuse tradition?! Quel message veut faire passer l'homme dans ce comportement? Son ascendance face à la Nature? Veut-il nous prouver qu'il est le plus fort car son empreinte est plus grosse que celle des autres animaux?
Les déchets les plus courants trouvés dans les postes d'observation sont :
* bouteilles de vin et de bière, boîtes de maqueraux, cartouches vides, emballage plastique, conserves de raviolis etc.... La liste n'est pas exhaustive.

- Et une deuxième catégorie de personnes est celle que j'appelle, les promeneurs du dimanche qui par manque d'éducation et de civisme vont jeter leurs mégots et leurs paquets de biscuit en pleine Nature. Alors bien souvent ce sont des citadins de Toulon et des autres grandes villes de la côte qui viennent se sortir de leurs cités disproportionnées pour s'aérer dans les Maures.
Alors lorsque je vois ça et que je ramasse ces ordures je me pose toujours cette même question :
QUE SE PASSE T-IL DANS LEURS CERVEAUX POUR AGIR AINSI???? QUE SE DISENT-ILS AU MOMENT OU ILS JETTENT LEURS DETRITUS????
C'est visiblement un probleme de conscience.


Pour info : à chaque sortie dans la plaine et le massif je ramasse des détritus, mon record a été de 30 kg sur la route de Collobrières où avec l'aide de mon meilleur ami nous avons ramassé une centaine de bouteilles en verre et en plastique, de la feraille et..........un chien mort dans un sac!!!!
Si la Montagne pouvait pleurer.

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A L'agonie

Publié le par Gerome

A L'AGONIE


Si les Montagnes pouvaient pleurer,
elles nous noieraient sous leur chagrin,
engloutis par le raz-de-marée,
de leurs souffrances sans fin.
Les plaines de notre vanité,
baigneraient dans leurs pleurs,
l'arrogance de nos années,
noyées dans les profondeurs.
N'entendez-vous pas leurs lamentations?
Ne voyez-vous pas leur tristesse?
Quel humain peut vivre sans compassion
à leur égard, ni même tendresse?
Si les Montagnes pouvaient pleurer,
elles enfanteraient de nouvelles mers,
submergeant notre futilité,
écrasant nos vies éphémères.
Monstres d'égoïsme et de violence,
nous sommes l'enfant qui assassine la mère,
portons haut l'étendart de la démence,
qui nous fait juges et bourreaux de la Terre.



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Une ôde à l'Automne

Publié le par Gerome

Une ôde à l'Automne

Les feuilles tombent une à une lentement, virevoltant portées par la brise, recouvrant nos chemins et nos champs d'un parterre flamboyant tel un tapis rouge honorant nos pas.
Le froid s'installe peu à peu éclipsant l'été et ses fortes chaleurs, dans nos bois, même les odeurs sont automnales, comment expliquer par de simples mots cette sensation fabuleuse de sentir l'Automne au plus profond de nous, au plus profond de nos Forêts et de nos campagnes? La Terre dégage des senteurs subtiles d'humidité, de racines, de bois, la mousse recouvrant les arbres se fait encore plus belle et elle aussi plus odorante....
Par moment une légère pluie vient caresser notre peau comme pour nous dire que l'arrière saison est bien arrivée. Quel honneur et quelle joie de déambuler ainsi au coeur de l'Automne, quelle saison incroyable, quel pouvoir de transformation!
Soudain, je sens la mélancolie s'immicer en moi, un subtil mélange d'euphorie, d'extase, de béatitude et de tristesse.... les larmes coulent sur mon visage sans que je puisse les retenir. Des sensations et des sentiments inexplicables se bousculent en moi et la muse de la froide saison vient me voir le temps de donner au papier ce que je ne peux donner le reste du temps...
Automne, douce mère de mes songes et de mon imagination, muse éternelle et maîtresse d'ambiguité. Tu portes la Mort comme symbole, transformation de nos êtres et de nos contrées....Lorsque je te sens, lorsque je t'entreperçois sur les arbres et les feuilles, je me sens chavirer, happé par la main glaciale et voluptieuse de la Mort, mon coeur est alors pris dans la tourmente du paradoxe et devient le siège d'une lutte intérieure entre le désir de vivre et l'envie de s'abandonner, de fermer les yeux.
Tu ouvres les portes de Royaumes Interdits où l'espace d'une nuit les morts viennent danser avec les vivants, je les vois traversant d'immenses portes en fer, jouant du violon et de la flûte, prêts à se divertir et à retrouver ceux qui sont encore sur Terre.
Pour t'honorer les hommes creusent les citrouilles, les corbeaux se font plus nombreux, les tombes fleurissent et nos pleurs accompagnent dignement ta présence.
Mais quelle folie de croire que des mots pourraient expliquer toutes ces subtilités, l'Automne ne se raconte pas, il se vit et se ressent, mais je ne pouvais taire le feu ardent qui consume mon coeur et mon âme à l'approche de l'Equinoxe.
Je le sens arriver galopant sur le dos du brouillard, chevauchant les nuages gris, sautant sur les gouttes d'eau de pluie, envahissant mes pensées et stimulant mon imagination....

Bénit soit l'Automne, loués soient ses enfants, que son règne survive aux hommes.
(A Odin, père de la poésie et du savoir, mon inspiration).

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