Autopsie de la Forêt

Publié le par Gerome

Je m'adresse aux âmes sensibles. Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tiens à vous prévenir que certaines photos peuvent choquer la sensibilité des plus jeunes. Aujourd'hui, en allant photographier les décharges, j'ai trouvé un renard mort, accroché à un arbre, la tête explosée par ce qui me semble être une arme à feu.
Il faut savoir que nous avons dans les Hautes-Alpes des chasseurs maniaques de la gachette qui tuent pour le simple plaisir de tuer et de voir la vie quitter ces animaux.
Je dois l'admettre, la belle Forêt des Eméyères est en train de devenir le théâtre de scènes macabres où se mêlent les déchets des hommes et le sang d'innocentes créatures.

Pour voir les photos de la décharge sauvage allez sur la catégorie autopsie de la Forêt qui se trouve juste au dessous des sponsors.


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Et bien voilà. Vous avez maintenant un aperçu de ce qui se trame dans la Forêt des Eméyères.
Pour information, je compte alerter les autorités dès demain matin.
Si il y en a parmis vous qui connaissent des organismes ou des personnes à contacter dans le département et hors département, n'hésitez pas à me le faire savoir par e-mail.
Le crime de ce Renard et le saccage de cette Forêt doivent apparaître au grand jour et ne pas rester impunis, ce combat qui est le mien, je veux qu'il devienne le combat de tous.

Pour Gaïa.

Publié dans Hautes-Alpes

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La Forêt des Eméyères violée et salie

Publié le par Gerome

FLASH SPECIAL : DRAME ECOLOGIQUE DANS LA FORET DES EMEYERES


Chers lectrices et lecteurs.
C'est le coeur déchiré et les yeux pleins de larmes que je vous écris cet article. Le thème principal de ce blog est une sensibilisation au massif des Maures, mais la situation d'aujourd'hui nécessite de changer un tant soit peu sa ligne conductrice.

Je suis Haut-Alpin d'origine, je vis actuellement à Gap après avoir vécu 15 ans dans le hameau des Eméyères. Très souvent je retourne dans les lieux de mon enfance, pour ballader et me remémorer mon passé dans ce hameau si paisible.
J'ai pris l'habitude depuis quelques années de me munir de sacs poubelles lorsque je me promène en Forêt; l'expansion de l'habitat humain avec ces grosses villas démesurées, le lycée agricole qui se trouve un peu plus bas ont fait de la belle Forêt des Eméyères un lieu malpropre. Bouteilles de bierre par dizaines, paquets de biscuits, de ships, paquets de cigarettes, mégots de joins sont les témoins des nombreuses beuveries des jeunes du lycée.
Je me serais attendu à plus de respect de la part d'élèves étudiant dans un lycée agricole.
J'ai donc fait de la protection de cette Forêt une priorité.

En octobre 2005, après avoir découvert une décharge sauvage, je décide d'alerter les autorités. Après de nombreux entretiens, appels téléphonique, lettres, les services techniques de la ville de Gap  se décident enfin à réagir. Comme pour apaiser ma colère, ils installent un panneau avec inscrit dessus : " Lycée agricole Décharge interdite" et une ficelle attachée à 4 piquets.

Voici la lettre que je leur ai envoyé :

Moi                                                                                  Gap, le lundi 24 octobre 2005

05000 Gap

                                                                                              Madame X

                                                                                              Services Techniques,

                                                                                              Zone de la Justice

                                                                                              05000 Gap




Objet : décharge sauvage



Madame,


Suite à notre entretien téléphonique du mardi 18 octobre, je vous confirme par ce courrier la présence d'une décharge sauvage au lieu dit « Les Emeyeres ». Cette décharge se situe dans la forêt communale et n'a de cesse depuis trop longtemps déjà, d'accumuler des immondices.

On y trouve entre autre des machines à laver, des bidons, des parpaings, de la ferraille, des pneus, du plastique, sans compter les nombreux produits toxiques qui se trouvent encore dans certains récipients...La liste n'est pas exhaustive.

En accord avec la circulaire n°85-02 du 4 janvier 1985 relative à l'élimination des dépôts sauvages, je vous serai gré de bien vouloir faire disparaître cette décharge, soit par vos services techniques si le terrain est communal, soit par le propriétaire si le terrain est privé.

La forêt des Emeyeres reste encore un lieu relativement propre et préservé malgré les souillures humaines dont je suis un des rares à nettoyer durant mes temps libres.

Si vous souhaitez avoir de plus amples informations et connaître l'emplacement exact de cette décharge sauvage vous pouvez me contacter au : XX.XX.XX.XX.XX ou au XX.XX.XX.XX.XX


En espérant que ma requête ait été entendue, je vous prie d'agréer Madame X, mes plus respectueuses salutations.

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Voilà. Quelques semaines plus tard je déménage dans le Var et je m'éloigne de cette Forêt. Les peu de fois où je suis remonté à Gap j'allais inspecter la Forêt et il me semblait que ce panneau était finalement dissuasif. Je me suis lourdement trompé comme vous allez le constater par les photos que je vais diffuser.

 

Publié dans Hautes-Alpes

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Protégeons la Tortue d'Hermann!

Publié le par Gerome

DE L'INTERET DE PROTEGER LA TORTUE D'HERMANN


Je ne pourrais pas tenir des discours plus éclairés que ceux prononcés par les scientifiques et les passionnés s'occupant admirablement de cette espèce, je vais seulement rappeler quelques points qui me paraissent importants :

La Tortue d'Hermann est le baromètre de la Forêt, une sorte de témoin de sa bonne santé. Elle doit-être protégée, car en la protégeant, on sauvegarde également son espace naturel et par effet de dominos, les autres espèces animales et végétales.

Il faut savoir que l'homme est entièrement responsable de son dépeuplement : l'expansion de l'habitat humain qui morcelle son territoire, les gens peu scrupuleux qui la ramasse, qui volent sa précieuse liberté, le débrousaillage mécanique qui les réduit en charpie, les incendies de Forêt.
Tous ces facteurs réunis précipitent la fin ce cette espèce dans son milieu naturel. Je n'ai pas envie de voir des tortues d'hermann  chez des particuliers qui se vanteront d'avoir une des dernières tortues encore vivante ou dans des parcs animaliers car cela voudrait dire que nous aurons perdu et que la débilité de l'homme aura été la plus forte.

L'homme aura perdu complètement sa dignité. Faisons en sorte que ce futur n'arrive pas.

Publié dans Nature

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La Faune des Maures

Publié le par Gerome

Avec près de 70% de son territoire recouvert de forêts, le Var est le second département le plus boisé de France, après les Landes et le premier par la diversité de ses essences. Le Massif des Maures s'étale sur 150000 hectares, il est de ce fait le plus important espace forestier du Var. Son sol issu de roches schisteuses, nourrit le chêne liège. La tranquilité de ses vallons sauvages permet à la tortue d'Hermann une survie très relative.
Cet écosystème demeure très fragile, quiconque rentre dans cet espace doit le protéger. Il faut agir avec ce massif comme dans sa propre maison.


Le massif et la plaine des Maures sont réputés pour abriter nombre d'espèces animales. Outre le sanglier et le renard qui sont les symboles de la Forêt, on compte 5 espèces de chauve-souris :
-Grand Murin (Myotis myotis)
-Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersi)
-Petit Murin (Myotis blythii)
-Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros)
-Vespertilion de Bechstein (Myotis bechsteini)

On rencontre, mais plus rarement des blaireaux, des martres, des genettes, et des lièvres.
Les oiseaux et rapaces ne sont pas en reste avec le circaète Jean-le-Blanc, les rapaces nocturnes comme la chouette chevêche, la chouette hulotte ou le hibou grand-duc dont le cri mélancolique accompagne au soir le randonneur qui redescend des crêtes.

L'ensemble des sites littoraux accueille de nombreuses espèces d'oiseaux nicheurs, hivernants ou migrateurs. Beaucoup de ces espèces sont rares ou menacées :
Martinets, choucas et autres espèces nichent dans les falaises rocheuses hantées par le faucon pèlerin mais surtout par le goéland leucophée dont les effectifs sont en pleine expansion (ce qui n'est pas sans poser des problèmes d'environnement). Les îles d'Hyères abritent des colonies d'oiseaux migrateurs qui s'y reproduisent, comme le puffin cendré, espèce menacée par des prédateurs introduits par l'homme, comme les chats harets (ex-chats domestiques redevenus sauvages).
Les zones humides sont des sites de passage ou de nidification pour de nombreuses espèces : mouette rieuse, busard des roseaux, butor étoilé dans les zones humides; flamant rose, sterne, chevalier gambette, avocette élégante, échasse blanche dans les zones salines.

couleuvre-a-collier.jpg
Voici une belle couleuvre à collier

Les reptiles sont aussi très présents :

- orvet, lézard vert et lézard ocellé, couleuvres (couleuvre d'Esculape, couleuvre vipérine, coronelle girondine)
- Tortue aquatique, la Cistude d'Europe et bien évidemment la Tortue d'Hermann, symbole et masquotte des Maures, masquotte bien malmenée depuis ces dernières années dont le nombre a dangereusement chuté.


Publié dans Nature

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