Des mini-forêts à la poussée ultrarapide plantées un peu partout en Europe

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Ce procédé, inventé par le botaniste Akira Miyawaki, permettrait de restaurer la biodiversité et de lutter contre le réchauffement climatique, explique « The Guardian »
C'est une technique méconnue qui commence à faire son trou en Europe.
Pour lutter contre le réchauffement climatique et pour restaurer la biodiversité, des mini-forêts à la poussée ultrarapide sont plantées un peu partout en ville sur le Vieux Continent, comme le rapporte The Guardian. Grâce à une technique de pousse mise au point par Akira Miyawaki, des forêts pas plus grandes qu'un terrain de tennis présentent des caractéristiques bien supérieures en comparaison avec des plantations traditionnelles.

Ce botaniste japonais a planté plus d'un millier de forêts de ce type dans son pays, mais aussi en Malaisie et dans d'autres pays du monde.
Les partisans de cette méthode affirment que les forêts miniatures poussent dix fois plus vite et deviennent 30 fois plus denses qu'en utilisant la méthode traditionnelle. La biodiversité y serait même 100 fois plus importante. Des scientifiques estiment que les mini-forêts peuvent devenir un élément essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique. Elles seraient même capables de stocker 40 fois plus de carbone que les plantations dites « mono-spécifiques ».

Des mini-forêts plantées en France

Éric Dinerstein, un scientifique coauteur d'une récente étude appelant à ce que la moitié de la surface de la Terre soit protégée grâce à la conservation de la nature, estime que les mini-forêts pourraient même attirer des oiseaux chanteurs migrateurs. « Les oiseaux chanteurs se nourrissent de chenilles et d'insectes adultes, les mini-forêts pourraient ainsi devenir un site de restauration rapide nutritif pour les oiseaux affamés », explique le chercheur.
Une première mini-forêt a été plantée en France en 2018 à côté d'une route à quatre voies près de Paris. L'objectif était de filtrer la pollution engendrée par les automobilistes mais aussi de réduire le bruit des voitures. À Toulouse, 1 200 jeunes plants ont été installés sur un carré de 400 mètres carrés en mars. En Belgique, un naturaliste plante des mini-forêts depuis 2016, certaines ont déjà atteint la taille de 3 mètres de haut.

 

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Une forêt de 1 000m² bientôt plantée en plein Lyon !

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Exemple de bois planté selon la méthode Miyawaki

C'est la SACVL qui est à l'origine du projet.

Une forêt de 1 000m² va être prochainement plantée dans le 9e arrondissement de Lyon. Cela se fera dans le cadre du réaménagement du quartier de la Duchère en écoquartier solidaire et durable.

Jusqu'à 6 000 arbres seront plantés au pied de la résidence Plateau Sud, au Sud et Sud-est du bâtiment, sur l'espace vert en talus longeant le boulevard de la Duchère.

"Conçue au Japon par le botaniste Akira Miyawaki, cette méthode de plantation consiste à faire pousser une forêt native en un temps record sur des terrains urbanisés ou dégradés par l’homme, grâce à la sélection d’un grand nombre d’essences et d’espèces végétales. Grâce à sa forte densité (3 à 5 arbres au m²) et la richesse de sa biodiversité, elle stocke plus de CO² qu’une forêt classique. Et quelques soient les conditions du sol ou du climat, la forêt Miyawaki permet de développer un écosystème stable présentant notamment une très bonne résistance aux conditions météorologiques fortes, comme la canicule", explique la SAVCL dans un communiqué.

La plantation de cette forêt sera participative et collective. Les habitants du quartier de la Duchère seront invités à venir planter un arbre.

 

 

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Météo France anticipe un été 2020 plus chaud que la normale

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"La pluviométrie n'est pas le plus important, c'est vraiment l'évapotranspiration qui a explosé",  explique jeudi 11 juin sur franceinfo Christian Toussaint, référent pour l’eau au sein de l'association Indre Nature. Dans son bulletin mensuel sur la recharge des nappes phréatiques, le Bureau de recherches géologiques et minières indique que "les nappes de la plaine d'Alsace, des couloirs de la Saône et du Rhône et de l'est du Massif central affichent toujours des niveaux modérément bas à bas".

"L'inquiétude c'est toujours dans le versant nord du Massif central. Là, on n'a pas de réserves. Et ça va très vite", prévient Christian Toussaint. Il suffit de "15 jours de pluie pour qu'il y ait une chute drastique des débits", à cause de l'"élévation des températures et un coefficient radiatif du soleil qui est important".

Météo France anticipe un été 2020 plus chaud que la normale

L'hiver a été "extrêmement pluvieux avec un excédent de pluie", mais il a aussi été "extrêmement doux, à 2,5°C au-dessus des moyennes sur cinq mois". "Ce qui fait que les phénomènes évaporatoires sont toujours là. Heureusement depuis on a eu des orages, et ça a quand même rétabli la situation", explique-t-il.

On a l'impression que le positionnement des anticyclones a changé et on a de plus en plus de vents continentaux qui sont très forts et qui dessèchent les sols.Christian Toussaint, référent eau à Indre Naturesur franceinfo

Il estime par ailleurs que "la rose des vents a changé". Pour 2020, Météo France anticipe un été plus chaud que la normale, "très lié au réchauffement climatique", a indiqué Michèle Blanchard, de la direction des services climatiques. Des restrictions pour l'usage de l'eau sont déjà en vigueur dans 12 départements, essentiellement en Loire-Atlantique, Vendée, Côte-d'Or, Saône-et-Loire, dans l'Ain et la Drôme.

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Bayer: Un tribunal US bloque la commercialisation de l'herbicide dicamba

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Le groupe agrochimique allemand Bayer pourrait être empêché de vendre son herbicide dicamba aux États-Unis après le rejet mercredi par une cour d'appel de l'autorisation du régulateur fédéral pour ce produit.

La cour d'appel a estimé que l'agence américaine pour la protection de l'environnement (EPA) avait largement sous-estimé les risques liés à l'herbicide et n'avait pas tenu compte d'autres risques associés au produit.

Le tribunal a estimé également que l'EPA avait violé les réglementations fédérales et n'avait jamais déterminé si une prolongation de l'enregistrement de l'herbicide de deux ans supplémentaires pourrait conduire à un monopole ou un quasi-monopole.

Dans un communiqué, Bayer a expliqué que ce jugement porte sur la décision d'homologation de l'EPA de 2018, qui expire en décembre de cette année, et qu'il s'efforce d'obtenir une nouvelle homologation de l'EPA pour l'herbicide pour 2021 et au-delà.

"Sur la base des actions de l'EPA et si la décision est contestée avec succès, nous travaillerons rapidement pour minimiser l'impact sur nos clients cette saison", a déclaré le groupe allemand.

L'EPA avait imposé des restrictions sur l'usage du dicamba en novembre 2018, craignant des dommages éventuels aux cultures entourant les zones où le produit est appliqué.

En février, Bayer a annoncé faire appel de la décision de justice lui imposant de payer, avec BASF, 265 millions de dollars de dommages-intérêts à un agriculteur du Missouri qui avait attribué au dicamba la destruction de ses pêchers.

 

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