13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 11:30
Les requins du Groënland pourraient vivre jusqu'à 400 ans, un record

 

400 ans. C’est l’âge que seraient capables d’atteindre les requins du Groenland, faisant d’eux les vertébrés ayant la plus longue espérance de vie.

Une étude, publiée jeudi dans le magazine Science, attribue cette exceptionnelle longévité à un lent développement : ce poisson, le plus gros à voir le jour dans les eaux froides de l’Arctique, ne grandit que d’environ un centimètre par an. Et il n’atteint sa maturité qu’au bout de 150 ans.

 

Né au milieu du règne de Louis XIII

 

Les scientifiques se sont basés sur des analyses au carbone 14 effectuées sur le cristallin de l’œil de 28 femelles pêchées par accident. En trouvant des traces de radiations atomiques dans leurs tissus, résultant des tests nucléaires menés depuis les années 1950, les chercheurs ont pu obtenir des éléments sur l’âge des créatures marines.

Ainsi, selon les spécialistes, les deux plus longs requins étudiés (4,93 mètres et 5,02 mètres) étaient âgés « d’environ 335 ans et 392 ans respectivement ». Concrètement, la plus vieille femelle pêchée accidentellement avait donc vu le jour au milieu du règne de Louis XIII !

 

Battus par la praire d’Islande

 

Plus généralement, les scientifiques ont estimé la durée de vie moyenne des requins du Groenland à 272 ans. Les plaçant ainsi devant les tortues des Galapagos ou les baleines du Groenland.

Seule une espèce au monde est connue pour avoir une espérance de vie plus longue, selon l’étude : la praire d’Islande, un coquillage qui peut vivre jusqu’à 507 ans.

 

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 07:14
Economie contre écologie
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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 18:40
Planète Terre : le « jour du dépassement » est arrivé

 

Quoi de neuf ce lundi 8 août ? Juste que la planète est en état de faillite environnementale. À ce jour, la planète a consommé, depuis le 1er janvier, toutes les ressources naturelles renouvelables dont elle aurait besoin sur une année. 

 

C’est comme un ménage qui aurait dépensé en vingt-neuf semaines douze mois de revenus. Une analogie qui n’est, hélas, pas si invraisemblable, et dont la conséquence est le surendettement puisqu’il faut bien emprunter pour tenir jusqu’au bout.

 

En matière d’environnement, le surendettement c’est puiser dans les réserves de la planète en reportant aux générations futures les conséquences de la dilapidation du patrimoine naturel.

L’expression « générations futures » n’est d’ailleurs plus de mise. L’impact est déjà à l’échelle de nos vies. Et ça ne date pas de cette année, même si en 2015 on a enregistré, du fait de l’activité humaine, l’année la plus chaude depuis… 1861, selon le rapport annuel de l’agence américaine (NOAA) qui observe en permanence l’atmosphère et les océans.

Les effets ne sont pas seulement des sécheresses de plus en plus longues, mais la montée du niveau des mers, la multiplication d’événements climatiques extrêmes (inondations, incendies, tempêtes…) et un air vicié par les émissions de dioxyde de carbone, pour ne citer que les phénomènes les plus perceptibles.

 

Alors il ne faut pas s’étonner que l’on batte encore cette année le triste record de la date la plus précoce où l’homme consomme la nature à crédit. L’étude qui situe chaque année cette échéance sur le calendrier provient des travaux d’un institut international d’experts, le Global Footprint Network, qui s’appuie sur les données fournies par les Nations unies. Elle ne garantit pas sa « date » au jour près. Mais depuis une vingtaine d’années, le « jour du dépassement » n’a cessé d’être avancé, en retenant les mêmes critères, de trois jours par an en moyenne ; en 2015, c’était même le… 13 août.

 

Dans le contexte du moment, il est probable que l’on retiendra plus dans l’opinion l’annulation de la braderie de Lille, la plus grande brocante d’Europe, pour cause de risque terroriste, ce terrorisme qui a encore frappé en Belgique avec l’agression à la machette de deux policières par un suppôt de Daech. Il n’y a bien sûr aucune mesure comparable du niveau de peur diffuse des tueurs fanatiques et du degré d’angoisse face à nos désordres climatiques, mais si un lien doit être quand même établi, c’est que ceci et cela nous renvoie à cette question devenue fondamentale : mais dans quelle société allons-nous et voulons-nous vivre ?

 

La présidentielle se jouera-t-elle autour de cet enjeu ? C’est ce que François Hollande veut croire, comme il l’a confié à des journalistes au retour de Rio. Vaste programme, comme disait l’autre.

, la république des Pyrénées

 

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 07:17

 

Coquelicots, camomille ou bleuets, où sont passées les fleurs sauvages qui poussaient naturellement dans les champs ? Elles ont disparu à cause des pesticides.

 

À perte de vue, une magnifique palette de fleurs des champs qu'on a bien failli ne plus revoir. Elles portent un nom savant : les messicoles, des fleurs qui poussent au milieu des champs. Certains ont décidé de les faire renaître et pas seulement pour l'esthétique. Frédéric Lamblin, maraîcher dans l'Eure, explique que certaines ont des propriétés médicinales ; comme le bleuet qui sert à soigner les problèmes aux yeux.

 

Au temps de Claude Monet

 

Ce maraîcher est un passionné, depuis quatre ans il remet en culture ces fleurs sauvages. La récolte des graines de coquelicots se fait en été, elle est manuelle. Au temps de Claude Monet, des champs d'avoine parsemés de coquelicots, de camomille ou de nielle des blés, il les avait peints en 1873. Les graines récoltées sont mises en sachet et commercialisées. Frederic Lamblin s'est donné une mission : sauver les plantes messicoles.

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