29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 08:30

Un colloque portant sur les effets du réchauffement climatique en Arctique est organisé ce samedi à la Cité des sciences. Parmi les sujets évoqués, le cas de la reproduction des ours bruns et des ours polaires, favorisée par la fonte de la banquise.


Officiellement, il n'y en a que cinq dans le monde mais ils pourraient devenir de plus en plus nombreux au fil des années. Ils, ce sont les "grolars" ou "pizzlies", ces hybrides nés de l'accouplement entre un ours brun et un ours polaire. Une table ronde leur est consacrés ce samedi à la Cité des sciences de Paris, en marge d'un colloque dédié à l'environnement arctique.


Pour les scientifiques, l'existence de ces bêtes est le fait du réchauffement climatique. "La fonte de la banquise entraîne des changements d'alimentation des espèces", observe Rémy Marion, photographe animalier et organisateur de l'évènement. "Les ours bruns ou grizzlys mâles se dirigent vers l'Arctique pour chercher de la nourriture et se reproduisent avec les ours polaires femelles qui descendent vers la terre ferme."

Tous les individus recensés ont pour l'heure été découverts sur les îles Victoria et Banks, au nord du Canada. Mais le premier cas observé remonte à il y a près de 40 ans au zoo de Thoiry (Yvelines), lorsque deux ours se sont croisés, rapporte Le Figaro.

 

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Une proximité génétique qui permet la reproduction


Au niveau physique, les "grolars" ne sont pas exceptionnels: ils sont de couleur blanche et possèdent quelques nuances de brun sur le pelage. En revanche, là où ils sont surprenants, c'est qu'ils peuvent se reproduire. Ce qui n'est pas le cas de la plupart des hybrides, comme le mulet, en raison de l'impossibilité des chromosomes des parents à s'apparier.

 

En 2010, les scientifiques ont eu la surprise de découvrir le cas d'un ours hybride de la seconde génération. Une journaliste de Slate.com l'expliquait alors par la proximité génétique des deux espèces: "Les ours bruns et polaires [...] ont divergé de leur ancêtre commun voici seulement 150 000 ans environ et n'ont pas développé de différences génétiques majeures."  

Une chance pour la survie des espèces?

Reste à savoir si les "grolars" sont une bonne chose pour la biodiversité. Et les scientifiques divergent à ce sujet. Une étude publiée en 2010 dans la revue Nature met en garde contre la prolifération des hybrides, qui pourrait mettre en péril la survie de l'ours blanc. Car à force de croisements, leur patrimoine génétique se dilue. Or, contrairement aux ours bruns, les ours polaires sont peu nombreux - entre 20 000 et 25 000 dans le monde - et sont répertoriés comme "vulnérables" par l'Union internationale pour la conservation de la nature.  

"Les hybrides ne sont pas un danger. On peut s'en servir comme réservoir génétique. C'est une évolution", défend de son côté, Rémy Marion. "De toutes façons, ils sont trop peu nombreux pour constituer une espèce à part entière. On ne peut pas parler de prolifération." Le gros problème des "grolars" réside dans leur adaptation au climat: en s'hybridant, ils perdent leur résistance au froid et pourraient ne pas survivre dans le grand Nord. Un désavantage qui pourrait néanmoins être effacé si le réchauffement climatique se poursuit. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/des-ours-hybrides-nes-du-rechauffement-climatique_1504215.html#I3ZpiUzYHwciq3x8.99

En 2010, les scientifiques ont eu la surprise de découvrir le cas d'un ours hybride de la seconde génération. Une journaliste de Slate.com l'expliquait alors par la proximité génétique des deux espèces: "Les ours bruns et polaires [...] ont divergé de leur ancêtre commun voici seulement 150 000 ans environ et n'ont pas développé de différences génétiques majeures." 


Une chance pour la survie des espèces?

Reste à savoir si les "grolars" sont une bonne chose pour la biodiversité. Et les scientifiques divergent à ce sujet. Une étude publiée en 2010 dans la revue Nature met en garde contre la prolifération des hybrides, qui pourrait mettre en péril la survie de l'ours blanc. Car à force de croisements, leur patrimoine génétique se dilue. Or, contrairement aux ours bruns, les ours polaires sont peu nombreux - entre 20 000 et 25 000 dans le monde - et sont répertoriés comme "vulnérables" par l'Union internationale pour la conservation de la nature. 

"Les hybrides ne sont pas un danger. On peut s'en servir comme réservoir génétique. C'est une évolution", défend de son côté, Rémy Marion. "De toutes façons, ils sont trop peu nombreux pour constituer une espèce à part entière. On ne peut pas parler de prolifération." Le gros problème des "grolars" réside dans leur adaptation au climat: en s'hybridant, ils perdent leur résistance au froid et pourraient ne pas survivre dans le grand Nord. Un désavantage qui pourrait néanmoins être effacé si le réchauffement climatique se poursuit.

En 2010, les scientifiques ont eu la surprise de découvrir le cas d'un ours hybride de la seconde génération. Une journaliste de Slate.com l'expliquait alors par la proximité génétique des deux espèces: "Les ours bruns et polaires [...] ont divergé de leur ancêtre commun voici seulement 150 000 ans environ et n'ont pas développé de différences génétiques majeures."  

Une chance pour la survie des espèces?

Reste à savoir si les "grolars" sont une bonne chose pour la biodiversité. Et les scientifiques divergent à ce sujet. Une étude publiée en 2010 dans la revue Nature met en garde contre la prolifération des hybrides, qui pourrait mettre en péril la survie de l'ours blanc. Car à force de croisements, leur patrimoine génétique se dilue. Or, contrairement aux ours bruns, les ours polaires sont peu nombreux - entre 20 000 et 25 000 dans le monde - et sont répertoriés comme "vulnérables" par l'Union internationale pour la conservation de la nature.  

"Les hybrides ne sont pas un danger. On peut s'en servir comme réservoir génétique. C'est une évolution", défend de son côté, Rémy Marion. "De toutes façons, ils sont trop peu nombreux pour constituer une espèce à part entière. On ne peut pas parler de prolifération." Le gros problème des "grolars" réside dans leur adaptation au climat: en s'hybridant, ils perdent leur résistance au froid et pourraient ne pas survivre dans le grand Nord. Un désavantage qui pourrait néanmoins être effacé si le réchauffement climatique se poursuit. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/des-ours-hybrides-nes-du-rechauffement-climatique_1504215.html#I3ZpiUzYHwciq3x8.99
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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 07:28

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Les autorités chinoises comptent délocaliser certaines administrations ainsi que des centres de recherche et de santé en dehors de la capitale, afin d'alléger le fardeau de Pékin, souvent engorgé par les embouteillages et recouvert d'un épais smog, rapportent jeudi les médias chinois.


La lutte contre la pollution est devenue l'une des priorités à Pékin, sur fond d'inquiétude grandissante de l'opinion publique face au smog urbain, à la diminution des réserves en eau potable et à la contamination croissante des terres agricoles.


Avec plus de 21 millions d'habitants et plus de cinq millions de véhicules dans ses rues, la capitale est congestionnée et subit une forte pollution.

Baoding, ville industrielle de plus de 11 millions d'habitants à 160 km au sud-ouest de Pékin, va accueillir certaines administrations, de même que des universités, des instituts de recherche et des centres de soin jusqu'alors dans la capitale, rapporte l'agence Chine nouvelle.

 


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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 07:50

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Un climat et un parc immobilier très diversifié... Il est normal que les Français, selon qu'ils habitent le nord, le sud, l'est ou l'ouest du pays, n'aient pas du tout la même consommation d'énergie. Le hic, c'est qu'il en va de même pour les montants de certaines aides aux travaux de rénovation énergétique, différentes d'une région à une autre. C'est le cas de la prime énergie délivrée par les fournisseurs en échange de certificats d'économie d'énergie (CEE).

 

Selon une étude que notre journal s'est procurée, si cette prime est en moyenne de 374 € sur l'ensemble du territoire, elle atteint 576 € en Franche-Comté et n'est que de 91 € en Corse ! « La prime énergie est versée à un particulier qui a effectué des travaux de rénovation énergétique, explique Nicolas Moulin, le fondateur du site Primesenergie.fr, le tout grâce au système des CEE. » Un dispositif mis en place depuis huit ans, et qui oblige les fournisseurs d'énergie (EDF, GDF Suez, etc.), sous peine d'amendes, à inciter leurs clients à réaliser des économies d'énergie, lesquelles sont quantifiables en CEE.

 

Chauffage dans le Nord, isolation dans le Sud

 

Le site Primesenergie.fr fait le lien entre ces fournisseurs, qui ont besoin de racheter des certificats d'économie d'énergie, et les particuliers, ce qui lui a permis d'analyser 50 000 demandes de travaux de rénovation énergétique qui lui ont été adressées l'an dernier. Le constat ? A travaux équivalents, une grande disparité régionale est relevée dans le montant des primes énergie reversées. « En toute logique, les régions de la partie nord du pays privilégient le chauffage, détaille Nicolas Moulin, quand celles du sud vont plutôt s'orienter vers l'isolation de combles ou de toitures, avec quelques régions qui privilégient la pose de fenêtres isolées, comme le Limousin ou la Basse-Normandie. » Une volonté du gouvernement, selon l'expert. Et ce afin de favoriser les types de travaux en fonction des besoins liés au climat. Versée pour l'installation d'une chaudière, cette prime sera donc plus importante à Lille qu'à Marseille, tandis que l'installation d'un chauffe-eau solaire donnera lieu à une prime plus grande à Nice qu'à Brest.

Globalement, ces primes énergie permettent de financer 20 % des investissements de rénovation énergétiques des particuliers et jusqu'à 70 % pour les entreprises. Ainsi, une chaudière à condensation coûte environ 4 000 €. Un particulier obtiendra là-dessus 1 000 € de crédit d'impôt et 500 € de prime énergie. Il lui restera donc à payer 2 500 €, qu'il pourra financer par un écoprêt, un écoPTZ (écoprêt à taux zéro) ou par des subventions de l'Agence nationale de l'habitat (Anah). L'Ademe* fournit toutes les informations sur les aides nationales et régionales.

 

 


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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:30

Plusieurs associations ont interpellé mardi la grande distribution pour qu'elle bannisse de ses rayons de fruits et légumes les pesticides perturbateurs endocriniens et mette en place des étiquetages pour mieux informer leurs clients.

 

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Vêtus de masques à gaz et de combinaisons de protection, une dizaine de militants ont manifesté devant l'entrée d'un hypermarché de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) à l'occasion de la «semaine des alternatives aux pesticides» organisée en France jusqu'au 30 mars, a constaté un journaliste de l'AFP. Des vigiles les ont toutefois empêchés de se rendre aux rayons de fruits et légumes où ces militants souhaitaient mettre les étals «en quarantaine».

«Aujourd'hui, quand un client entre dans un supermarché pour acheter des fruits et légumes, il est quasiment certain d'y retrouver des résidus de pesticides quand ils ne sont pas bio», souligne Nadine Lauverjat, membre de l'association Générations futures, à l'origine de cette opération avec le Réseau environnement santé et Agir pour l'environnement.


En janvier, un appel signé par 1.200 médecins de France métropolitaine et des Antilles avait mis en garde contre la dangerosité des pesticides. Certains sont des perturbateurs endocriniens (PE) dont l'effet sur la santé humaine ne dépend pas de la dose mais de la durée et la fréquence de l'exposition. Les PE sont soupçonnés d'être une des cause de la recrudescence de certains troubles comme l'infertilité, l'obésité, les pubertés précoces.


Pour Générations futures, la grande distribution a «un pouvoir important pour agir», par exemple en prévoyant dans «ses cahiers des charges à destination des producteurs qu'ils s'engagent à ne pas utiliser des pesticides» suspectés d'être perturbateurs endocriniens ou en mettant en place des étiquetages dans les rayons pour prévenir les populations vulnérables (femmes enceintes, enfants).

L'association regrette que la «Stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens», promise en 2014 par le gouvernement, soit «au point mort».

 

 


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