12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 20:37

Le puma de l'est américain a été déclaré mercredi officiellement éteint...

 

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Le puma, aussi appelé cougar aux Etats-Unis, était sur la liste des espèces menacées depuis 1973 mais sa disparition était suspectée depuis longtemps. Il a été déclaré mercredi officiellement éteint par les Etats-Unis, son extinction remontant probablement aux années 1930.

Les félins observés récemment ne sont pas des cougars

Les services américains de la pêche et de la faune (U.S. Fish and Wildlife Service) ont passé en revue toutes les informations disponibles et conclu mercredi que le puma de l'est américain était effectivement éteint. Ils ont recommandé que ses sous-espèces ne figurent plus sur la liste des animaux menacés d'extinction. Selon Mark McColough, le principal scientifique des services, l'extinction daterait probablement des années 1930.


«Nous reconnaissons que de nombreuses personnes disent avoir vu des cougars dans la nature ces dernières décennies mais nous ne pensons pas que ces félins soient des cougars de l'est américain et nous n'avons trouvé aucune information qui confirmerait son existence», a expliqué dans un communiqué Martin Miller, le responsable de la région nord-est du service des espèces menacées.

Les pumas sauvages observés par les différents témoins appartenaient à d'autres sous-espèces, souvent sud-américaines, qui étaient en captivité et se seraient échappées ou auraient été lâchées dans la nature. D'autres appartenaient à des sous-espèces de l'ouest américain et auraient migré à l'est et dans le Midwest, a ajouté Martin Miller.


La décision fédérale de déclarer le puma de l'est américain éteint n'affecte pas le statut de la panthère de Floride (sud-est), une autre sous-espèce de félins figurant sur la liste d'animaux menacés. Alors que cette panthère avait autrefois un habitat qui s'étendait à l'ensemble du sud-est, elle occupe désormais moins de 5% de son territoire historique. Sa population ne compte plus que 120 à 160 animaux dans le sud-ouest de la Floride, selon les services américains de la pêche et de la faune.

 

 


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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 07:35

Une bonne nouvelle, qui est la bienvenue dans le marasme environnemental actuel.

 

Au Mexique, comme dans de nombreux pays d’Amérique latine, les agriculteurs veulent conserver la diversité de leurs cultures traditionnelles et s’opposent à l’entrée des maïs transgéniques nord-américains. La justice mexicaine vient de trancher.

 

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Pour respecter le principe de précaution, un juge du tribunal de Mexico a ordonné jeudi 10 octobre la suspension des permis d’importation et de culture des maïs transgéniques. Le pouvoir judiciaire a accepté pour la première fois d’entrer dans le fond du débat sur les avantages et les inconvénients qu’apporteraient ces plantes génétiquement modifiées.

53 personnalités du monde scientifique ainsi que 22 ONG écologistes ont mené une action conjointe pour exiger le respect du droit des gens à la biodiversité. Le maïs est l’aliment de base du Mexique. Il est cultivé partout dans le pays depuis sept à huit mille ans et a été amélioré génétiquement au cours des siècles par de multiples croisements naturels. La culture de maïs transgénique ferait disparaitre à jamais ces variétés qui appartiennent au patrimoine de l’humanité.

 

Monsanto persiste


Si la première bataille juridique est gagnée, les multinationales comme Monsanto n’ont pas dit leur dernier mot. Elles sont décidées à faire plier le Mexique, faisant valoir que ce pays appartient à l’Organisation mondiale du commerce et a signé l’Accord de libre-échange nord-américain qui prévoit la libre circulation des produits agricoles.

 

 


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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 18:14

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Plusieurs dizaines de sénateurs américains vont se relayer toute la nuit jusqu'à mardi matin au Congrès pour parler du réchauffement climatique et pousser Washington à agir.


Cette session nocturne, à laquelle au moins 28 sénateurs démocrates participeront, doit s'achever mardi matin à 9H00 (13H00 GMT) et verra le chef de la majorité démocrate Harry Reid s'exprimer sur ce sujet qui reste polémique aux Etats-Unis. Pour preuve: aucun sénateur républicain n'a prévu de prendre la parole.

«Lundi, nous allons envoyer un message clair: le Congrès doit se réveiller et vraiment s'attaquer à ce sujet», a indiqué le sénateur Sheldon Whitehouse dans un communiqué.


Les démocrates accusent leurs adversaires républicains, qui ont la majorité à la Chambre des représentants, d'être à la solde des géants gaziers et pétroliers et de ne pas vouloir agir pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

A l'inverse, les conservateurs jugent que davantage de régulations en la matière mèneraient à la suppression de nombreux emplois.


En outre, nombre de républicains mettent ouvertement en doute le rôle de l'homme dans les changements climatiques en cours.

«Le changement climatique est une réalité, il est causé par l'homme et des solutions existent», a lancé le sénateur Brian Schatz. «Le Congrès doit agir».

 

 


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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 07:38

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Alors que le site Airparif publie des résultats inquiétant quant à la qualité de l'air, Ecologie sans frontière, Respire et Le rassemblement pour la Planète s'apprêtent à déposer mardi 11 mars, une plainte contre X pour "mise en danger d'autrui".  Le président de l'association Respire, Sébastien Vray, explique pourquoi.


Des associations écologistes ont déjà porté plainte plusieurs fois. Qu'est-ce qui est différent dans le cas présent ?


- Des plaintes ont déjà été déposées au tribunal administratif pour dénoncer les problèmes liés à la pollution de l'air. Nous, nous porterons plainte contre X au pénal, pour "mise en danger d'autrui". Ce qui change, c'est que nous affirmons qu'il y a culpabilité de la part de quelqu'un et nous voulons que la justice trouve qui c'est. En 1983, le rapport Roussel établissait déjà un lien entre l'exposition aux particules fines et l'augmentation du nombre de cancer. Depuis, le ministère de la Santé commande des études tous les ans qui ne font que confirmer ce rapport. Pourquoi en sommes nous là aujourd'hui, alors que nous sommes prévenus des conséquences de la pollution depuis des années ? Rien n'est fait, aucune mesure n'est prise.

 

Quelles pourraient être ces mesures ?

 

 

- Elle sont forcément compliquées à mettre en place dans l'immédiat, mais ces pics de pollution sont récurrents, on aurait du prévoir les choses en amont. A l'heure actuelle, on pourrait déjà proposer la gratuité des transports en commun les jours de forte pollution. Mais si on s'était organisé avant, on aurait pu mettre en place un système de chauffage au bois plus performant, respectueux de l'environnement et de notre santé, comme l'ont fait les Scandinaves. Et investir dans la recherche d'énergies, mettre en place des avantages fiscaux pour favoriser la mobilité douce (marche, vélo, trottinette etc). Ces mesures auraient aussi permis d'économiser de l'argent. On perd des milliards d'euros chaque année à cause des problèmes liés à la pollution. Les maladies qui en résultent coûtent entre 800 millions et 1,2 milliard d'euros par an à la Sécurité sociale. Sans parler des personnes qui souffrent… La pollution n'a pas seulement un coût matériel, elle fait des milliers de victimes.


Quels sont les dangers pour la santé, concrètement ?


- Des études ont prouvé que la pollution provoquait des cancers du poumon, des maladies cardiaques et de l'asthme. On sait également aujourd'hui qu'une personne exposée aux particules fines est plus facilement sujette à un infarctus. La pollution provoque également des maladies neurologiques. 


Les acheteurs de voitures diesel bénéficiaient pourtant de bonus ?


- Oui, c'est le seul pas qui ait été fait et il allait dans le mauvais sens. On bénéficie d'un bonus en achetant un véhicule diesel, or le moteur diesel, en termes de pollution, n'est pas du tout adapté à une circulation quotidienne en ville. Le filtre qui retient les particules fines est supposé se décrasser lorsque vous effectuez un long trajet et que la température du moteur est suffisante pour brûler ces particules, ce qui n'arrive jamais en agglomération. De plus, il génère du dioxyde d'azote (également toxique) en filtrant les particules, ce n'est donc pas une solution à long terme.


Qu'attendez-vous de cette plainte ? 


- Le dépôt d'une plainte au pénal signifie que nous en avons assez des symboles. Nous voulons agir. Nous attendons l'ouverture d'une enquête afin de déterminer qui est responsable de la négligence qui a causé tant de morts et de maladies durant toutes ces années. C'est une première étape juridique. On recommande aux gens de ne pas sortir de chez eux et parallèlement, on ne fait rien pour que les choses changent, c'est inadmissible. La réglementation n'est pas appliquée en matière de qualité de l'air. C'est sciemment qu'on commet des infractions réglementaires, c'est sciemment qu'on nous empoisonne et c'est sciemment qu'on nous tue. Il est donc normal que la justice soit saisie.

 

ropos recueillis par Clawdia Prolongeau - Le Nouvel Observateur

 

 


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