23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 14:00

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Située dans le désert de Mojave en Californie, la centrale solaire d’Ivanpah doit permettre de couvrir la consommation de 140 000 foyers grâce à ses 173 000 miroirs héliostats. Elle ouvre la voie à la production à grande échelle d’électricité dans des centrales solaires thermiques de nouvelle génération.


La centrale est constituée de 3 tours de 140 mètres de hauteur vers lesquelles les miroirs héliostats contrôlés par ordinateur concentrent l’énergie solaire, chauffant ainsi à 538°c l’eau située dans les chaudières. L’eau se transforme en vapeur et fait tourner de puissantes turbines qui produisent de l’électricité.

Grâce à son système, la centrale d’Ivanpah utilise moins de surface que les autres technologies solaires photovoltaïques ou thermiques pour produire la même puissance électrique. De plus, l’eau utilisée dans le cycle thermodynamique est en circuit fermé, la seule consommation est celle nécessaire pour le nettoyage des miroirs.


Après avoir produit ses premiers kWh lors d’un test de synchronisation au réseau en septembre dernier, la centrale détenue par NRG, Google, et BrightSource Energy a annoncé dans un communiqué sa mise en service. « Le système de nouvelle génération Ivanpah Solar Electric est maintenant opérationnel et va fournir de l’électricité solaire pour les clients de la Californie. À pleine capacité, les trois tours de 140 mètres de haut produiront un total brut de 392 mégawatts d’énergie solaire, soit suffisamment d’électricité pour fournir 140 000 foyers en Californie avec une énergie propre. Cela revient à éviter de relâcher 400 000 tonnes de dioxyde de carbone par an, ou à retirer 72 000 véhicules de la route. »


Le site d’Ivanpah représenterait désormais près de 30 pour cent de toute l’énergie solaire thermique produite aux États-Unis. Sa construction a permis d’employer à son apogée jusqu’à 3000 personnes. 232 centrales solaires seraient actuellement en construction dans le pays, une véritable « ruée vers l’or des énergies renouvelables » estime Fong Wan, vice-président senior pour les marchés de l’énergie au Pacific Gas and Electric.

 

Citizen post


22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 08:16

Un litre d’eau potable sur cinq est perdu dans des fuites de canalisations en France, soit un total impressionnant de 1 300 milliards de litres d’eau ou 430 000 piscines olympiques par an, affirme une enquête de 60 Millions de consommateurs publiée jeudi 20 mars.

 

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Selon cette étude menée avec la Fondation France Libertés, le taux de fuite est en moyenne en France de 3 400 litres par jour pour chacun des 850 000 kilomètres de canalisations d’eau qui parcourent le pays.
 

« Les fuites sont nombreuses et chaque année, 1,3 milliard de mètres cubes d’eau traités par les usines n’arrivent jamais au robinet. Soit 20 % des volumes perdus, mais payés par les consommateurs, même si c’est invisible sur les factures », souligne l’enquête.


L’OBJECTIF GRENELLE II NON-ATTEINT


Selon 60 millions de consommateurs, pour éviter ce « grand gaspillage », il faudrait engager 1,5 à 2 milliards d’euros par an pour réaliser les travaux nécessaires, « soit le double du rythme actuel ».


Quoi que globalement méconnue du grand public, l’ampleur des fuites est un phénomène identifié. Selon le ministère de l’écologie, elles proviennent en « grande majorité » des fuites de branchements, qui doivent souvent faire l’objet de recherches poussées dans des secteurs « douteux » afin d’être identifiées.

Sur la base des données de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), l’organisation de défense des consommateurs a dressé un palmarès des fuites dans les 101 villes préfectures de métropole et des DOM. Celui-ci montre que deux de ces villes sur trois « n’atteignent pas l’objectif national fixé par la loi Grenelle II de 2010, visant à limiter le taux de fuites à 15 % de l’eau produite ».

  • Dans un quart des préfectures, le taux dépasse les 25 % : le taux est de 54 % à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), 48 % à Bar-le-Duc (Meuse), 46 % à Saint-Denis de la Réunion, 41 % à Fort-de-France (Martinique), ou encore 37 % à Nîmes (Gard) et 36 % à Tulle (Corrèze) et Evreux (Eure).
  • Dans les meilleurs élèves, 33 préfectures oscillent entre 4 et 15% de taux de fuites : en tête, Le Mans (Sarthe) et Rennes (Ille-et-Vilaine) avec 4 %, devant les 5  % de Blois (Loir-et-Cher) et les 7 % d’Orléans (Loiret) et Moulins (Allier).
  • Côté grandes villes, Paris intra-muros est à 8,3% de taux de fuites, Lyon 17,8%, Marseille 15%, Toulouse 11%, Lille 18%, Bordeaux 15,7% et Nice 19%.

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 10:21

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L'étude publiée par la NASA dans le Elsevier Journal Ecological Economics révèle que notre civilisation (ou tout du moins celle que nous connaissons) pourrait disparaître dans les prochaines décennies. Les principales causes d'un tel effondrement ? Une mauvaise gestion des ressources naturelles et une répartition des richesses trop inégale.


La décadence de notre société ?

L'étude se base sur un nouvel outil d'analyse, dénommé HANDY (Human And Nature DYnamical), qui applique des travaux mathématiques aux sciences humaines. La recherche a été faite par une équipe comprenant des scientifiques venant de différentes disciplines, et menée par le mathématicien Safa Motesharrei.

En se basant sur de grandes civilisations aujourd'hui disparues, telles que l'Empire Romain, la dynastie des Han et de nombreux empires Mésopotamiens, pour n'en citer que quelques-uns, cette équipe cherchait à trouver des facteurs communs à la chute de ces civilisations. Et le résultat est maintenant public.


Selon l'étude, cinq facteurs jouent un rôle important dans la chute ou la survie d'une civilisation "avancée" ou "complexe" : la population, le climat, l'eau, l'agriculture et l'énergie. C'est lorsque ces différents facteurs connaissent une crise simultanée qu'une civilisation à le plus de chances de s'effondrer.

Les élites au cœur de l'effondrement des civilisations


Rien qu'avec cela, on peut déjà craindre pour notre civilisation. Trop nombreux sur Terre, réchauffement climatique, de moins en moins d'eau à disposition, l'agriculture atteint ses limites et l'énergie commence à manquer (décidément...). Mais si il ne s'agissait que de ces facteurs, cela ferait déjà quelques années que notre civilisation aurait disparue.

 

La véritable raison de l'effondrement des civilisations est la convergence de ces facteurs en crise, résultant du changement de la société. Deux scénarios seraient donc possibles pour notre civilisation.


Le premier scénario prédit la disparition de la civilisation due à la surconsommation des ressources. La population, manquant de ressources, finirait par décliner, à commencer par les plus pauvres. Les plus riches disparaîtraient un peu plus tard, à cause du manque de travailleurs.

Le second scénario repose sur une telle différence économique entre les élites et le reste de la population, une famine finira par se propager, causant la mort de la majorité de la population et ne laissant pas assez de travailleurs pour continuer à faire fonctionner la société. (Noter ici que les ressources sont encore disponibles).

 

L'étude précise également que dans de nombreuses civilisations disparues, l'aveuglement des élites face à la situation et leur refus de réformer le système pour ne pas perdre leurs avantages à court terme étaient l'une des causes les plus importantes de l'effondrement de la civilisation.

Bien que ces scénarios semblent difficiles à éviter au vu des similarités avec notre société actuelle, l'équipe à l'origine de l'étude insiste sur le fait que ces scénarios peuvent être évités à condition de réformer rapidement notre société, à commencer par la réduction des inégalités économiques et de la consommation des ressources, au profit de ressources renouvelables.

 

 


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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 07:58

Interview réalisée par Atlantico

 

Des chercheurs de l'université de Harvard ont calculé que 41 millions de points de QI ont été collectivement perdus par les Américains en raison de l’exposition aux plomb, mercure et autres pesticides. Décryptage avec un membre de l'équipe, Philippe Grandjean.

 

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Atlantico : Quelles sont les substances nocives pour notre cerveau ? Où se trouvent-elles, et y sommes-nous exposés dans la vie de tous les jours ?

Philippe Grandjean : Nous avons jusqu'ici recensé 12 substances entraînant ce que je qualifierais de "fuite chimique des cerveaux" chez les enfants. Il peut s'agir de métal, de pesticides ou des solvants, mais elles sont toutes différentes. Leurs mécanismes diffèrent, tout comme les sources d'exposition. Notre conclusion est la suivante : si des fuites chimiques de cerveau se produisent ce n'est pas à cause de substances isolées, mais parce que le cerveau humain, pendant son développement prénatal et les mois qui suivent, est sensible uniquement aux produits chimiques toxiques.

Dans quelles conditions notre cerveau est-il touché ? Cela se fait-il seulement pendant la grossesse, ou également tout au long de l'existence ?

Le cerveau connaît un développement extrêmement rapide et complexe avant la naissance, tout spécialement au cours des trois derniers mois de grossesse, mais des processus compliqués perdurent pendant l'enfance. Le cerveau n'est pas totalement mature jusqu'à l'âge de 18-20 ans. La vulnérabilité est donc à son paroxysme juste avant et après la naissance, pour ensuite diminuer.

Quelles sont les conséquences sur les capacités intellectuelles et sur la santé en général ? Quels sont les cas extrêmes ?

Dans des cas d'empoisonnement congénital grave, la mère peut s'en tirer indemne, alors que le fœtus peut mourir ou être affecté de paralysie motrice et autres symptômes apparents. Les cas les moins graves ne donneront pas lieu à un diagnostic médical, mais l'enfant pourra être retardé, obtiendra des résultats scolaires médiocres, se comportera étrangement, voire tombera dans la délinquance. On sait déjà que de telles anormalités ou tendances sont liées à une exposition au plomb ou à l'alcool lorsque le bébé est à l'état de fœtus. Les données sur les autres poisons qui affectent le cerveau manquent encore.


Comment se prémunir contre les toxines ? Manger bio, cela sert-il à quelque chose ?

Comme nous n'avons pas encore connaissance de toutes les substances qui empoisonnent le cerveau, il est difficile de délivrer des conseils précis… Nous avons quoi qu'il en soit intérêt à éviter le plomb – toujours présent dans de vieillies peintures et des canalisations, notamment en France. Le mercure est présent dans de gros poissons comme le thon. Une femme enceinte a intérêt à manger des fruits de mer (des crevettes, de préférence), des sardines, du maquereau, du saumon, etc. Ils ont de bons apports nutritionnels et leur teneur en mercure est faible. Je recommande à toute femme enceinte de manger des fruits et légumes bio, afin de se prémunir contre les pesticides.

Dans des cas d'empoisonnement congénital grave, la mère peut s'en tirer indemne, alors que le fœtus peut mourir ou être affecté de paralysie motrice et autres symptômes apparents. Les cas les moins graves ne donneront pas lieu à un diagnostic médical, mais l'enfant pourra être retardé, obtiendra des résultats scolaires médiocres, se comportera étrangement, voire tombera dans la délinquance. On sait déjà que de telles anormalités ou tendances sont liées à une exposition au plomb ou à l'alcool lorsque le bébé est à l'état de fœtus. Les données sur les autres poisons qui affectent le cerveau manquent encore.

Comment se prémunir contre les toxines ? Manger bio, cela sert-il à quelque chose ?

Comme nous n'avons pas encore connaissance de toutes les substances qui empoisonnent le cerveau, il est difficile de délivrer des conseils précis… Nous avons quoi qu'il en soit intérêt à éviter le plomb – toujours présent dans de vieillies peintures et des canalisations, notamment en France. Le mercure est présent dans de gros poissons comme le thon. Une femme enceinte a intérêt à manger des fruits de mer (des crevettes, de préférence), des sardines, du maquereau, du saumon, etc. Ils ont de bons apports nutritionnels et leur teneur en mercure est faible. Je recommande à toute femme enceinte de manger des fruits et légumes bio, afin de se prémunir contre les pesticides.


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