<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.notreterre.org/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Notre Terre (Nature et spiritualité)]]></title>
    <link>http://www.notreterre.org/categorie-10232809.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Nature et spiritualité&quot; du blog &quot;Notre Terre&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/39/55/67/avatar-blog-3399012-tmpphpkRfnaY.gif</url>
        <title><![CDATA[Notre Terre (Nature et spiritualité)]]></title>
        <link>http://www.notreterre.org/categorie-10232809.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Tue, 14 Feb 2012 09:19:40 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 14 Feb 2012 09:19:40 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.notreterre.org</copyright>            <category>Nature et spiritualité</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[La spiritualité et la protection de l'environnement font-ils bon ménage?]]></title>
        <link>http://www.notreterre.org/article-la-spiritualite-et-la-protection-de-l-environnement-font-ils-bon-menage-85488763.html</link>        <description><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff9900;"><em><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;">La religion est un sujet qui soulève bien des polémiques. Et pourtant, sans langue de bois,
    les représentants des cinq plus grandes religions de France (catholique, musulmane, juive, protestante, bouddhiste) ont échangé le lundi 26 septembre à la Global Conference des Ateliers de la
    Terre sur le thème «Spiritualité et développement durable»...</span></em></span>
  </h2>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ff9900;"><em><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/39/55/67/images-4/images-5/spiritualite.jpg" class=
    "CtreTexte" alt="spiritualite.jpg" height="440" width="315"><br></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ff9900;"><em><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt;"><br></span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;"><strong>Guides spirituels et experts en développement durable, même combat?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Avant d’entrer dans le vif du sujet, le Grand rabbin de Strasbourg René Gutman rappelle qu’il est important de
    distinguer la religion de la spiritualité. «<em>Alors que la première est délimitée par des frontières dogmatiques, la seconde est universelle et tente de résoudre les problèmes d’altérité.</em>»
    Dit autrement par Mohammed Moussaoui, <em>président du Conseil Français du Culte Musulman</em> (<em>CFCM)</em><em>,</em> «<em>l’essence même de la spiritualité sont des valeurs qui ont permis à
    des hommes de lutter ensemble pour la liberté, l’égalité et la fraternité.»</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;"><em><br></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la question de la spiritualité et du développement durable est
    abordée lors de rencontres internationales. <strong>En novembre 2009</strong>,&nbsp;près de 200 représentants de communautés religieuses et des experts environnementaux se sont réunis au Château
    de Windsor pour apporter des solutions concrètes au changement climatique. L’évènement était parrainé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l'Alliance des Religions
    et de la Conservation (ARC), une organisation fondée en 1995 par le Prince Philip, mari de la reine Elizabeth II. Et pas plus tard que le 25 juillet dernier, <strong>plusieurs responsables
    religieux se sont rassemblés à</strong> l’American Colony Hotel de Jérusalem pour déterminer, face à l’urgence du changement climatique, &nbsp;des meilleures solutions de
    collaboration.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;"><strong>Parallèlement, des figures emblématiques pour la protection de la planète sensibilisent l’opinion
    publique à la place de la spiritualité dans le développement durable. Dans un</strong> article du <em>Monde</em> du 15 avril 2011, <strong>Nicolas Hulot explique que</strong> «<em>la spiritualité
    est le chemin que l’on cherche pour nous relier, parce que l’homme n’est pas le Tout, il est la fraction d’un Tout</em>.» Même son de cloche chez Daniel Richard, ancien président de WWF-France,
    selon qui «<em>en travaillant avec les traditions religieuses, c’est la nature même de la relation de l’homme à la nature que nous pouvons revisiter, afin de restaurer un équilibre plus
    harmonieux entre l’homme et l’écosystème dont il est partie intégrante</em>.»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;"><strong>Crises économiques et environnementales: symptômes de la crise spirituelle</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Autant de déclarations et d’actions qui incitent à se questionner sur les motifs expliquant un tel regain de
    spiritualité. Car «<em>si elle était très présente en 1972 lors du Sommet</em> <em>mondial pour le développement durable</em> à <em>Stockholm, ce n’était pas le cas aux Sommets de Johannesburg en
    2002 et de Rio en 1992</em>», rappelle lors d’une conférence de presse Bettina Lavigne, directrice du comité d’orientation des Ateliers de la terre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Pour l’évêque de Troyes, Mgr. <strong>Marc Stenger,</strong>&nbsp;l’engouement <strong>pour la
    spiritualité</strong> n’est pas anodin: «<em>il s’explique par le fait que le</em> <strong>monde va mal.»</strong> Raison pour laquelle Tampalawela Dhammaratana, vice-président de l'Organisation
    Mondiale des Bouddhistes, invite chacun d’entre nous à se mobiliser pour la planète: «<em>Nous sommes tous responsables des catastrophes environnementales. Nous devons donc tous contribuer à
    préserver la nature.</em><strong>»</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Aussi grave et pénible que soit la crise, cette période est positive pour Mohammed Moussaoui «<strong>car elle
    permet d’extraire le beurre du lait.»</strong> L’enseignement principal se lit donc dans la crise&nbsp;elle-même: «<strong>elle nous aide à nous secouer et à réfléchir sur ce que nous allons
    laisser à nos enfant.»</strong> <strong><em>Pour Jacques Varet, &nbsp;</em></strong>membre de la Commission Eglise et Société de la Fédération Protestante de France, «<strong>cette période est
    l’occasion de promouvoir de nouvelles valeurs morales.»</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;"><strong>Entre entreprenariat et solidarité faut-il choisir?&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Dans un monde où les crises environnementales, économiques et sociales se succèdent, <strong>une solution pour
    Mgr. Stenger serait de «développer une spiritualité de la frugalité». Pour lui,</strong> «<strong>l’enjeu de la spiritualité est de faire découvrir à l’humain sa vocation de solidarité et de
    responsabilité»</strong>. Le rabbin René Gutman pousse plus loin le raisonnement en expliquant que <strong>«si l’homme est un être solidaire, il est aussi un entrepreneur. Rejeter l’une ou
    l’autre de ces facettes c’est rejeter une partie de nous-même<em>s</em>. Il faut savoir osciller entre la solidarité et le sentiment d’entreprise et d’exploration.»</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;"><strong><br></strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Sep 2011 09:23:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a9b910f41168461450abd14a298d0fb3</guid>
                <category>Nature et spiritualité</category>        <comments>http://www.notreterre.org/article-la-spiritualite-et-la-protection-de-l-environnement-font-ils-bon-menage-85488763-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'hypothèse Gaïa]]></title>
        <link>http://www.notreterre.org/article-l-hypothese-gaia-83978868.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'hypothèse Gaïa, appelée également hypothèse biogéochimique[2], est une hypothèse scientifique controversée,
    initialement avancée par l'écologiste anglais James Lovelock en 1970, mais également évoquée par d'autres scientifiques avant lui, selon laquelle la Terre serait « un système physiologique
    dynamique qui inclut la biosphère et maintient notre planète depuis plus de trois milliards d'années, en harmonie avec la vie »[3]. L'ensemble des êtres vivants sur Terre serait ainsi comme un
    vaste organisme — appelé « Gaïa », d'après le nom de la déesse de la mythologie grecque personnifiant la Terre — réalisant l'autorégulation de ses composants pour favoriser la vie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Un exemple cité par Lovelock à l'appui de son hypothèse est la composition de l'atmosphère, qui aurait été
    régulée au cours du temps de manière à permettre le développement et le maintien de la vie. L'hypothèse Gaïa repose sur un modèle scientifique qui se fonde sur plusieurs constatations
    écologiques, climatologiques, géologiques ou encore biologiques (à travers la notion d'éco-évolution notamment) et appelé Earth system science[4]. Il en résulte un pronostic alarmiste quant à
    l'avenir de la biosphère, face au défi du changement climatique notamment[5].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'hypothèse Gaïa est développée par James Lovelock dans plusieurs ouvrages : Les Âges de Gaïa (1990), La Terre
    est un être vivant, l’hypothèse Gaïa (1999), Gaïa. Une médecine pour la planète (2001) et enfin La Revanche de Gaïa (2006) qui dresse le tableau d'une planète devenue inhabitable pour l'homme.
    D'autres scientifiques comme Lynn Margulis reprennent l'hypothèse Gaïa, qui depuis les travaux de Lovelock a fait l'objet d'une abondante littérature, tant scientifique que philosophique[note 1].
    Du modèle géobiochimique est née la géophysiologie qui, dans la continuité de l'hypothèse Gaïa, propose d'étudier toutes les interactions existant au sein du système-Terre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Définition et champ épistémologique</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Expériences et constatations ayant conduit à Gaïa</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le modèle de Lovelock est né d'une multitude de constatations scientifiques, de toutes disciplines,
    s'échelonnant de 1965 à 2000 principalement[6] et dont l'ensemble constitue ce que Mitchell Rambler, René Fester et Lynn Margulis ont nommé l'« écologie globale » Global Ecology[note 2]. Des
    recherches sont encore menées au sein de divers centres d'étude comme le Centre for Ecology and Hydrology, le Hadley Centre for Climate Prediction and Research et la Edinburgh Research Station
    par exemple. Dans ses divers ouvrages James Lovelock cite un corpus d'expériences appuyant son modèle gaïen, parmi lesquelles :</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Dès 1968 Lynn Margulis écrit un article intitulé The Origin of Mitosing Eukaryotic Cells[7] qui fondera plus
    tard la théorie endosymbiotique. Elle fait alors dans cet article et plus tard dans son ouvrage le lien entre la physiologie et les régulations à l’échelle terrestre ; en 1971 elle s'associe à
    Lovelock[8] et, en 1976 les deux scientifiques écrivent « Is Mars a Spaceship, Too? » qui propose une lecture gaïenne de l'atmosphère martienne[9].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">En 1972, James Lovelock entreprend un voyage scientifique sur le navire le Shackleton ; son but est de mesurer
    la teneur atmosphérique en Sulfure de diméthyle (DMS)[10],[11] en des points différents du Globe. Il conclut que les organismes marins ont un rôle de régulation dans la diffusion des DMS et
    publie la même année le premier article évoquant le mécanisme gaïen : « Gaia as seen through the atmosphere »[12]. Avec d'autres scientifiques — Robert Charlson, Meinrat Andrea et Stephen
    Warren[13] — Lovelock émet l'hypothèse « CLAW » (acronyme des noms des auteurs) qui postule que les émissions de DMS produit par le plancton marin modifient l'absorption de lumière de la planète
    et sont impliquées dans la régulation climatique, via un processus similaire à celui de l'albédo[10],[14]. L'hypothèse CLAW est confirmée expérimentalement par M. O. Andreae en
    1978[10].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Richard Betts du Hadley Centre for Climate Prediction and Research a montré dans quelle mesure les forêts
    tropicales ont surmonté la limitation en eau en s'adaptant à un milieu chaud, par un recyclage de celle-ci. Betts et son collègue, Peter Cox, postulent qu'une élévation de 4 °C de la température
    suffirait à mettre la forêt amazonienne hors d'état d'assurer ce mécanisme de refroidissement[15]. Andrew Watson et Tim Lenton ont montré le maintien d'une composition chimique stable dans le
    mélange atmosphérique, et notamment le rôle joué par le phosphore[16]. Enfin, Peter Liss a expliqué en quoi les océans sont les sources biologiques des éléments essentiels à la chimie de la
    biosphère (soufre, sélénium et iode principalement)[17].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Un nouveau point de vue sur la vie</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Plus qu'une explication géologique, l'hypothèse Gaïa est selon ses partisans une vision particulière de la vie,
    une réponse scientifique à la question du vivant, concept protéiforme selon la discipline concernée, voire ignorée par les communautés scientifiques pour James Lovelock : « Je lus beaucoup,
    espérant découvrir dans la littérature scientifique une définition complète de la vie considérée comme un processus physique, sur laquelle il serait possible de fonder le principe des expériences
    visant à la détecter. (…)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">On avait accumulé des tonnes de données sur tous les aspects imaginables des espèces vivantes, des parties les
    plus extérieures aux plus intérieures. Mais dans la vaste encyclopédie de faits qui se trouvait à notre disposition, le cœur du sujet (la vie elle-même) avait été quasiment ignoré. »[18]. En ce
    sens la conception gaïenne tient de celles d'Alfred James Lotka et d'Erwin Schrödinger (dans What is Life?, 1944)[19]. L'hypothèse permet de dépasser le cadre dichotomique habituel du biotique -
    abiotique[note 3] en montrant que les espèces participent à l'histoire du milieu, qui, en retour, a pour finalité le développement de la biosphère :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">« La vie ne s’est pas adaptée à un monde inerte déterminé par la main morte de la chimie et de la physique. Nous
    vivons dans un monde qui a été construit par nos ancêtres, anciens et modernes, entretenu en permanence par le biote actuel dans sa totalité. » D'un point de vue philosophique, le modèle gaïen —
    que Jacques Grinevald nomme la Biosphère-Gaïa — s'apparente à une nouvelle philosophie des Lumières[19].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Il ajoute que les espèces également obéissent à une autorégulation vers plus de stabilité : « Si, dans le monde
    réel, l’activité d’un organisme modifie son environnement matériel dans un sens qui le favorise, et que par conséquent, il a une descendance plus abondante, alors l’espèce et la modification vont
    croître l’une et l’autre jusqu’à ce qu’un nouvel état stable soit atteint. ». Enfin, au final, « à une échelle locale, l’adaptation est le moyen par lequel les organismes peuvent survivre dans
    des environnements défavorables, mais à l’échelle planétaire, l’association entre la vie et son environnement est tellement étroite que la notion tautologique d’« adaptation » est proprement
    évacuée. »[20]</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">En ce sens, le modèle gaïen est une réponse au darwinisme strict qui voit dans la vie un accident n'ayant aucune
    espèce de relation à l'environnement selon Lynn Margulis[21]. Philippe Bertrand, dans Les Attracteurs de Gaïa (2008) décrit l'évolution du système-Terre comme la mise en place d'une complexité
    croissante créant et faisant interagir différents niveaux de régulation (les « attracteurs »), biologiques et non biologiques, depuis les cellules jusqu'au cadre global, chimique, biogéochimique,
    climatique et gravitationnel, et où l'évolution par sélection naturelle joue toutefois pleinement son rôle.</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'hypothèse d'une Terre animée (même si Lovelock ne lui attribue jamais d'intelligence ou d'émotions) est un
    thème récurrent dans l'imaginaire humain, que cela soit dans la littérature ou dans les théories scientifiques. Si cependant aucun modèle n'a été aussi précis et argumenté que celui de Lovelock,
    qui est un « scientifique sans affiliation »[22], d'autres auteurs ont proposé une vision assez proche de celle de l'écologiste. La personnification du concept n'est donc au final qu'une
    métaphore heuristique qui remplit un but avant tout didactique :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">« Dans cet ouvrage, je parle souvent de l’écosystème planétaire, Gaïa, comme vivant, (…). Lorsque je fais cela,
    je ne me cache pas que le terme « vivant » relève de la métaphore et que la Terre n’est pas vivante comme vous et moi ou même une bactérie. Dans le même temps, j’insiste sur le fait que la
    théorie Gaïa elle-même est véritablement de la science et non une simple métaphore. J’utilise le terme « vivant » comme un ingénieur disant qu’un système mécanique est vivant, pour distinguer son
    comportement lorsqu’il est mis en marche ou arrêté, ou au point mort » explique son créateur[23].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Néanmoins, ce point de vue est celui de Lovelock au début de son hypothèse, au moment où il doit ménager son
    image au sein de la communauté scientifique. Depuis, il l'a largement personnifiée, jusqu'à élargir le modèle à une dimension mystique voire religieuse, mais sans jamais en faire une entité
    consciente ou une sorte de dieu vivant. Les théories Gaïa par contre, se réclamant de ses assertions, ont développé à sa suite l'idée que la Terre aurait une « conscience »[24], voire qu'elle
    serait une sorte de divinité, dans la tradition du mouvement New Age[25].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Gaïa — Gaya, Gaiya, Gæa ou Gè — est en effet dans la mythologie grecque la déesse de la Terre, mère des dieux,
    liée au culte de la fécondité, et aussi l'une des plus anciennes représentations théistes de l'histoire humaine puisqu'on retrouve des statues de la terre-mère (Grande Déesse) à l'époque
    préhistorique (Mohenjo-daro et Harappa). Le nom de l'hypothèse a été choisi par Lovelock sur l'avis de l'écrivain et ami William Golding[26] ; l'universalité du nom, permis par la diffusion de la
    mythologie grecque d'une part, le fait que le nom par ailleurs véhicule une idée de protection et de maternalisme, procure à l'hypothèse une métaphore adéquate[27]. Lovelock fut dès le début
    conscient de l'importance de fournir une métaphore universelle et immédiate, et ce afin d'en rendre le contenu vulgarisable, et afin de rivaliser avec les autres modèles reconnus. Par opposition
    à cet aspect positif, Lovelock parle aussi de Kâlî, déesse qui représente l'aspect destructeur divin dans l'hindouisme, aspect négatif de la Terre si elle venait à expulser l'homme[28]</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Gaïa et le darwinisme</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Lovelock conserve la théorie de Darwin sur l'évolution des espèces au sein de leurs milieux[29]. L'hypothèse
    Gaïa intègre donc les conclusions de la sélection naturelle, en dépit d'une critique du généticien anglais Richard Dawkins au début des exposés de Lovelock. Ce dernier considère qu'on ne peut
    attribuer à la Terre un rôle dans l'évolution[30]. Lovelock réfute cet argument et intègre même la « théorie du gène égoïste » de Dawkins[note 4] à son modèle. L'hypothèse Gaïa n'est selon lui
    aucunement en contradiction avec les conclusions du darwinisme, qui a pour objet épistémologique le Vivant[31]. En réalité, Lovelock retient du néo-darwinisme l'idée que la génétique a pour rôle
    d'adapter au mieux les espèces à leurs milieux. Il développe ainsi un concept mixte, celui d'éco-évolution qui définit le Vivant comme une propriété émergente de l'écosystème : alors que chaque
    espèce poursuit son intérêt propre, la combinaison de leurs actions tend à contrebalancer les effets du changement environnemental[32].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Or, Darwin stipule que le milieu même modifie les espèces, non l'inverse, et c'est la raison pour laquelle
    Richard Dawkins s'oppose à Lovelock. Tout en reconnaissant le côté autorégulateur de la planète, il met l'accent sur le fait que Lovelock a oublié la condition essentielle nécessaire à définir un
    être vivant et son évolution, qui est « l'opposition permanente à un milieu extérieur (proies et prédateurs), seule susceptible de le faire évoluer au fil du temps par le mécanisme bien connu de
    l'évolution naturelle ».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Or la Terre ne possède pas de prédateur ou même n'évolue dans aucun milieu permettant la compétition, il
    s'ensuit que l'hypothèse Gaïa est un abus du modèle de la sélection naturelle, ce que Lovelock reconnaît pourtant. Néanmoins, avec son modèle de simulation informatique Daisyworld, Lovelock
    intègre à sa théorie la vision de Darwin, qui n'est plus incompatible avec ses postulats : « Daisyworld a été imaginé pour montrer que la théorie darwinienne de l'évolution par la sélection
    naturelle n'est pas en contradiction avec la théorie Gaïa, mais en fait partie intégrante »[33].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le débat s'est poursuivi avec le soutien à Lovelock de l'entomologiste Edward Osborne Wilson, qui le rejoint dès
    2002, avec son ouvrage The Future of the life. Wilson est également un proche de Dawkins. Fondateur de la sociobiologie, Wilson permet d'adapter le modèle écologiste de Lovelock avec celui,
    phylogénétique, de Darwin[note 5]. Si Wilson dit partir des espèces pour deviner un écosystème intelligent, Lovelock part lui de l'écosystème pour aboutir à définir des espèces y contribuant mais
    selon Wilson tous deux se rejoignent[34]. Néanmoins des zones de conflits existent toujours, entre le modèle gaïen et la théorie de la sélection naturelle. La principale concerne l'absence de
    capacité de reproduction, capacité qui est le propre des espèces, et qui n'appartient pas au genre de Gaïa[35].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Gaïa et la systémique</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le modèle de Lovelock s'enracine précisément dans la systémique, théorie elle-même née de la cybernétique de
    Wiener, et exposée notamment par Joël de Rosnay dans Le Macroscope[note 6]. Gaïa répond ainsi à toutes les propriétés inhérentes à la définition d'un système. Lovelock et ses partisans n'ont en
    effet de cesse dans leurs ouvrages de faire de la Terre, du climat et de ses processus, des systèmes ouverts suivant les conclusions de la cybernétique[36], même « si » certains processus ne sont
    pas reconnus comme systémiques par certains détracteurs comme Richard Dawkins. Le système-Terre possède en effet trois caractéristiques cybernétiques :</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp; 1. L’« interaction », qui renvoie à l’idée d’une causalité non-linéaire et qui entre dans les
    phénomènes d'éco-évolution et de symbiose en biologie. L'interaction (qui se confond avec le concept de « finalité ») se manifeste dans la recherche constante d'états stables, en interaction avec
    la biosphère ;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp; 2. La « totalité » qui postule que si un système est d’abord un ensemble d’éléments, il ne s’y
    réduit pas, idée reprise dans la formule consacrée : « le tout est plus que la somme de ses parties ». La Terre se comporte ainsi comme un tout cohérent en boucle fermée : « Par la théorie Gaïa,
    je vois la Terre et la vie qu’elle porte comme un système, système qui a la faculté de réguler la température et la composition de la surface de la Terre et de la maintenir propice à l’existence
    des organismes vivants. L’autorégulation de ce système est un processus actif fonctionnant grâce à l’énergie fournie sans contre partie par le rayonnement solaire. »[37] ;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp; 3. L’« organisation » est le concept central pour comprendre ce qu’est un système. L’organisation
    est l’agencement d’une totalité en fonction de la répartition de ses éléments en niveaux hiérarchiques. Une interaction avec des systèmes dynamiques subordonnés est partie intégrante de Gaïa : «
    La majorité des géochimistes considéraient l’atmosphère comme un produit final de l’émission de gaz planétaire et étaient convaincus que les réactions subséquentes par processus abiologiques
    avaient déterminé son état actuel. (…) La vie empruntait simplement les gaz à l’atmosphère et les lui renvoyait non modifiés »[38]. Cette propriété est démontrée par le modèle de simulation
    Daisyworld[39].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'hypothèse Gaïa devient ainsi, après sa reconnaissance en 2001 lors du Congrès d'Amsterdam, un pilier fondateur
    du modèle interdisciplinaire écologique nommé Earth system science[40], qui réunit de nombreuses disciplines scientifiques autour d'une volonté commune : comprendre, modéliser et prévoir les
    soubresauts de la Terre, dans une approche systémique[41].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Précédents théoriques</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Précédents philosophiques</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Dès l'Antiquité, les stoïciens conçoivent l'Univers comme un tout ordonné (le cosmos) dans lequel tout a une
    cause, de sorte qu'un événement quel qu'il soit entraîne nécessairement un événement futur déterminé. La raison est la faculté qui nous permet de saisir ces relations de cause à effet, pour les
    Grecs. Parallèlement, les stoïciens appellent Raison (le logos) cet ordonnancement universel de la Nature, qui forme un tout qualifié de « divin »[42],[43].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Johannes Kepler, dès le XVIIe siècle, est le premier scientifique à émettre l'idée que la Terre serait comme un
    organisme rond et unique[44]. Léonard de Vinci fait ensuite une comparaison entre le fonctionnement interne du corps humain et le mécanisme de la Terre. Par ailleurs, la pensée de Lovelock se
    rapproche de celle de Ralph Waldo Emerson, philosophe américain, qui a voulu replacer la Nature dans le débat métaphysique. Pour Emerson, dans son ouvrage Nature (1836), l’homme est devenu un
    demi-homme, qui utilise la nature par son entendement seul, par le travail pénible des forces matérielles, parce qu’il a perdu ses forces spirituelles. Enfin, l'écologie littéraire d'Henry David
    Thoreau, pionnier de la conscience environnementale selon Donald Worster, propose une vision spirituelle de la Terre proche de celle de Gaïa. Thoreau dit ainsi en 1851 que « la terre que je foule
    aux pieds n'est pas une masse inerte et morte, elle est un corps, elle possède un esprit, elle est organisée et perméable à l'influence de son esprit ainsi qu'à la parcelle de cet esprit qui est
    en moi » ; il parle par ailleurs de « terre vivante » et de « grande créature »[45].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Précédents scientifiques</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Les métaphores scientifiques assimilant la Terre à un organisme vivant sont nombreuses avant Lovelock[46].
    Friedrich Ratzel est l'un des premiers scientifiques à parler d'« organisme terrestre », concept central de ce qu'il nomme la biogéographie[47]. Jean-Baptiste Lamarck, partisan d'une théorie
    parallèle à celle de Charles Darwin, avait déjà développé l'idée que la Terre serait un tout organisé et interdépendant. Le géologue James Hutton, dans son ouvrage fondateur pour cette
    discipline, The Theory of the Earth explique en 1785 : « I consider the Earth to be a super organism and that its proper study should by physiology » (« Je considère la Terre comme un super
    organisme et sa physiologie devrait être étudiée »)[48].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Thomas Henry Huxley, un partisan de Darwin, pense, dès 1877, que la Terre s'autorégule. Le mathématicien Alfred
    Lotka fonde ensuite une approche de la dynamique des populations biologiques qui luttent pour la maîtrise des ressources énergétiques, jusqu'à modeler et influencer leur milieu — idée qui sera
    reprise par James Lovelock à travers le concept d'éco-évolution. En 1924, le paléontologiste et géologue Teilhard de Chardin forge, en lien avec Vernadsky et le philosophe Édouard Le Roy, le
    concept de « noosphère »[49], que reprend Vernadsky : il s'agit de l'ensemble formé par les interactions de consciences à la surface de la planète, jusqu'à ne former plus qu'une seule entité.
    Lewis Thomas, quant à lui, envisage la Terre comme une cellule unique[50],[51]. Par ailleurs, en 1960, le biologiste Eugène Odum voit dans les écosystèmes des entités autorégulées[52].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Ce sont surtout les théories de Vladimir Vernadsky et de Walter Cannon qui ont influencé l'hypothèse
    Gaïa.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Vernadsky et les couches écologiques</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">La notion de « biosphère » énoncée par Vladimir Vernadsky (1863-1945) en 1924 est le précédent conceptuel
    fondamental[note 7],[53] de l'image d'un système clôt sur lui-même et tendant à l'autorégulation optimale. Fondateur de la géochimie moderne, Vernadsky postule que la vie s'exprime comme une
    force géologique et constitue un phénomène cosmique. C'est en effet le concept de biosphère qui a, selon Eileen Crist et H. Bruce Rinker, préfiguré le modèle biogéochimique[54]. Le modèle gaïen
    qu'il propose pour la planète se compose de différentes couches en interaction : la lithosphère, noyau de roche et d'eau ; l'atmosphère, enveloppe gazeuse constituant l'air ; la biosphère
    constituée par la vie ; la technosphère résultant de l'activité humaine et enfin la noosphère ou sphère de la pensée. L'ambition de l'Earth system science est de comprendre en quoi la Terre est
    un système dans lequel chacune de ces couches participe à la mécanique générale. Vernadsky considère que la compréhension de ce phénomène global ne peut se faire sans prendre en compte l'action
    du Vivant — idée que Lovelock reprend à travers l'éco-évolution[19].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Walter Cannon et le concept d'homéostasie</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Évoqué par le médecin français Claude Bernard[55], le concept biologique d'« homéostasie », forgé par Walter
    Cannon (1871-1945), puis précisé par William Ross Ashby, à partir de deux mots grecs : stasis (« état », « position ») et homoios (« égal », « semblable à ») définit la stabilisation des états
    qui permettent les processus biologiques de la vie. Dans son ouvrage fondateur, The Wisdom of the Body, Cannon définit ainsi l'homéostasie : « Les êtres vivants supérieurs constituent un système
    ouvert présentant de nombreuses relations avec l'environnement. Les modifications de l'environnement déclenchent des réactions dans le système ou l'affectent directement, aboutissant à des
    perturbations internes du système. De telles perturbations sont normalement maintenues dans des limites étroites parce que des ajustements automatiques, à l'intérieur du système, entrent en
    action et que de cette façon sont évitées des oscillations amples, les conditions internes étant maintenues à peu près constantes »[56].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">De biologique, le concept en est venu à désigner toute recherche d'un état d'équilibre, au sein d'un système
    cybernétique. Cette autorégulation peut être appliquée à l'écologie, au climat et même aux cycles géochimiques et naît des multiples interactions des différents constituants du système concerné.
    La « propriété émergente » traduit le concept d'homéostasie dans le domaine cybernétique[57] et est reprise par le modèle biogéochimique comme étant la capacité, pour le système-Terre, à
    maintenir une température stable et favorable à la vie.</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Genèse et actualité de l'hypothèse Gaïa</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'article « James Lovelock » est un complément à cette section</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">De Mars à la Terre</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">En 1970, Lovelock fonde sa théorie Gaïa, faisant partie du modèle plus vaste de l'« Earth system science », issu
    des recherches de la NASA dans les années 80, et développé par David Wilkinson, biologiste au département Biological and Earth Sciences[58]. Cette hypothèse — que l'écologiste affine peu à peu et
    d'abord seul puis à travers un collectif de scientifique de tous horizons — relève d'une démarche géonomique (même si ses auteurs n'ont pas utilisé ce terme, encore peu connu en 1969).</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le cœur de l'hypothèse de Lovelock est que la biomasse modifie les conditions de vie de la planète dans un sens
    qui les rapproche de ses propres besoins, rendant ainsi la planète plus « hospitalière ». L'hypothèse Gaïa relie cette notion d'« hospitalité » à l'homéostasie. Cette approche lui est venue dans
    les années 60, alors qu'il est sous contrat avec la NASA[59], pour mettre au point des instruments chargés de recueillir des traces de vie, lors des missions d'exploration des planètes du système
    solaire par des sondes[60]. Lovelock se demande comment un extraterrestre saurait qu’il y a de la vie sur terre et il conclut que l'atmosphère est ce qui peut le mieux renseigner sur la présence
    d'une biosphère.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Il propose alors l'analyse de l'atmosphère de Mars comme moyen de repérer la vie, soutenant s'il y en avait une,
    « il lui faudrait utiliser l'atmosphère pour y puiser des matières premières et évacuer ses déchets ; cela aboutirait à en modifier la composition »[61]. Son premier article Life Detection by
    Atmospheric Analysis, avec D. R. Hitchcock, paraît en 1967 dans la revue de Carl Sagan, Icarus[62]. Ses conclusions sont sans appel : Mars n'a pu abriter la vie puisque son atmosphère ne montre
    aucune trace de régulation provenant d'organismes. Cette conception lui valut un certain ostracisme dans le milieu scientifique de la NASA.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">La conception de Lovelock influence les protocoles suivis dans le domaine de l'exobiologie. Plusieurs
    prédictions de la théorie Gaïa ont en effet conduit à des « découvertes planétaires significatives »[63].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Lovelock s'intéresse ensuite, personnellement, à la question de la continuité de la vie. En effet, celle-ci
    s'est maintenue en dépit d'une augmentation de 30 % de la luminosité solaire depuis la formation de la Terre. La température globale n’a donc pas beaucoup variée et ce en raison d'une régulation
    qui reste à expliquer : « ces réflexions m'ont conduit à conjecturer que les êtres vivants régulent dans leur intérêt le climat et la chimie de l'atmosphère »[64]. Lovelock travaille par la suite
    avec l'éminente biologiste américaine Lynn Margulis ; tous deux écrivent ensemble un premier article scientifique, en 1974, fondateur du modèle géobiochimique intitulé « Biological modulation of
    the Earth’s atmosphere »[65]. Dans cet article, ils étudient l’idée selon laquelle la composition de l’atmosphère terrestre, sa température et son pH sont régulés par les organismes vivants dans
    le but d'optimiser leurs reproductions. Ils y montrent que la Terre est un système de contrôle actif capable de maintenir la planète en homéostasie[66].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">James Lovelock porte ensuite ses recherches sur la géobiochimie ; dans le cadre d'un programme d'étude
    océanologique, duquel émerge l'hypothèse CLAW, il découvre les porteurs moléculaires naturels des éléments soufre et iode : le sulfure de diméthyle (DMS) et l’iodure de méthyle, qui deviennent
    une brique fondamentale de sa théorie[67].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Enfin, dans une série d'articles, il examine en quoi l'hypothèse Gaïa est compatible avec les conclusions de la
    sélection naturelle. Seuls quelques spécialistes lui font alors bon accueil et Lovelock affronte Richard Dawkins, défenseur international de la théorie de l'évolution darwinienne. Il finit
    néanmoins par s'accorder avec le biologiste de la sélection naturelle quant à l'incompatibilité de son modèle avec les canons darwiniens. « Comme je ne doutais pas de Darwin, quelque chose devait
    clocher dans l'hypothèse Gaïa »[68] dit-il, revenant du même coup sur son hypothèse de travail. En 1981, Lovelock rompt avec les modèles antérieurs (excepté celui de Vernadsky) qui considèrent
    que la biosphère seule s'autorégule et met en conformité son hypothèse avec les postulats darwiniens, en recourant à la simulation informatique de Daisyworld.</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Du sulfure de diméthyle au modèle informatique Daisyworld</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'hypothèse de travail de Lovelock peut se résumer de la façon suivante : l'ensemble du système (géologique et
    biologique) se régule, via un complexe réseau d'interactions et de rétroactions. La subtilité d'un tel réseau laisse entendre une multitude de paramètres chimiques.</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Schéma du cycle du diméthylsulfure (DMS) dans les océans selon l'hypothèse</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">En 1986, à Seattle, Lovelock, Robert Charlson, M. O. Andreae et Steven Warren découvrent que la formation des
    nuages et, par voie de conséquence, le climat, dépendent du diméthylsulfure — DMS en anglais — engendré par les algues Coccolithophores du phytoplancton des océans. Ces algues participent
    elles-mêmes au cycle du carbone. Le sulfure de diméthyle produit par ces algues s'oxyde dans l'atmosphère et constitue les noyaux de condensation des nuages. Le sulfure de diméthyle a donc un
    rôle fondamental dans la formation de la couverture nuageuse des régions situées au-dessus des océans et, au-delà, dans l'équilibrage thermique. Il en va de même pour
    l'Iodométhane[69].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Lovelock y voit alors l'un des mécanismes de régulation de Gaïa, la rétroaction par laquelle les algues et les
    nuages sont liés ; pour cette découverte, il reçoit en 1988 le prix Norbert Gerbier de la communauté des climatologues[70]. C'est ce mécanisme qui va lui donner l'idée de reproduire un modèle
    élémentaire de Gaïa, au moyen d'une simulation informatique basée tenant en quelques paramètres rudimentaires. Lovelock écrit un premier article à dimension épistémologique concernant l'hypothèse
    Gaïa en 1989 sous le titre Geophysiology, the science of Gaia[71] mais a besoin de prouver expérimentalement son modèle.</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Il réalise donc, avec le géochimiste américain Andrew Watson, en 1983 un modèle informatisé destiné à prouver un
    mécanisme autorégulateur simple : celui de la température terrestre, faisant intervenir les végétaux. Ses conclusions sont publiées ensuite la même année dans la revue Telus[72]. Ce modèle
    numérique, baptisé Daisyworld (« monde de pâquerettes » en anglais), utilise un système simple faisant intervenir trois variables : la luminosité solaire et les superficies recouvertes par deux
    populations de pâquerettes, l'une noire et l'autre blanche, et qui prospèrent au-dessus d’une température de 5 °C et ne peuvent plus croître au-delà de 40 °C.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Il montre que l'équilibre entre populations de pâquerettes, qui détermine l'albédo, tend à maintenir la
    température constante lorsque la luminosité solaire varie : la biosphère y sert d'agent homéostatique[73]. Dans une seconde version du modèle, Lovelock et Lee Kump[74], en 1993 puis en 1994,
    prouvent que le darwinisme est compatible avec leur modèle numérique[74] puisque la population des pâquerettes est régie par les lois de la sélection naturelle. Une autre simulation, baptisée
    Damworld (« le monde du barrage »), permet ainsi à W. D Hamilton et à Peter Henderson, en 1999, de mettre en jeu trois espèces animales[75].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Grâce à Daisyworld, les recherches progressent et de nombreuses versions logicielles ont vu le jour[note 9].
    Deux biologistes : John Maynard Smith et William Hamilton confirment en effet par la suite les conclusions de Tim Lenton[76] lorsque celui-ci publie dans la revue Nature en 1998 un article
    intitulé « Gaïa and natural selection »[77] dans lequel il ajoute, avec succès, des facteurs chimiques (oxygène et phosphate) et des variables d'adaptation selon la sélection naturelle[78].
    William Hamilton co-écrit ensuite avec Tim Lenton un article : « Spores and Gaïa » qui fait un lien entre l'océan, les algues et le climat. Selon les auteurs, le modèle de simulation de Lovelock
    est une véritable révolution et Hamilton pose à ce moment le débat dans lequel l'hypothèse Gaïa s'inscrit : lors d'une émission télévisée, en 1999, il explique en effet : « De même que les
    observations de Copernic avaient besoin d'un Newton pour les expliquer, nous avons besoin d'un autre Newton pour expliquer comment l'évolution darwinienne aboutit à une planète habitable
    »[79].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'écologiste Stephan Harding[80] vient renforcer la simulation de Lovelock et Watson, en modélisant des
    écosystèmes entiers, plus complexes, et en tenant compte entre autres des chaînes alimentaires. Ses conclusions sont publiées dans son article « Food web complexity enhances community stability
    and climate regulation in a geophysiological model »[81]. Harding considère que la biosphère tente par tous les moyens de s'autoréguler[82], en usant de la sélection naturelle, thèse qui forme le
    centre de son argumentation dans Animate earth: science, intuition and Gaia (2006).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">La consécration internationale : les conférences</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">C'est lors des deux conférences Chapman, sous l'égide de l'American Geophysical Union (AGU), que Lovelock expose
    publiquement, auprès de la communauté scientifique concernée, son hypothèse[83]. Dans la conférence de 1988, à San Diego, une définition de l'hypothèse est proposée[84] ; par ailleurs James
    Kirchner propose sa division épistémologique. Selon lui on peut distinguer cinq « sous-théories » : Gaïa influente, coévolutionnaire, homéostatique, téléologique, optimisante, qu'il réunit en
    deux Gaïa : weak Gaïa et strong Gaïa[85]. Beaucoup de conférenciers, et même des critiques ont alors reconnu « l'ingéniosité du nouveau regard sur la planète que constitue le modèle de Gaïa »[86]
    et la dénomination de « théorie Gaïa » remplace celle d'« hypothèse Gaïa ».</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Une seconde conférence Chapman est organisée les 19 et 23 juin 2000 à Valence en Espagne. Les trois thématiques
    abordées sont destinées à consolider l'hypothèse. Il est examiné : « Gaia dans le temps », « Le rôle du vivant dans la régulation des cycles biogéochimiques et du climat » et « Comment gérer la
    complexité et les mécanismes de rétroaction du système terre ». L'ouvrage Scientists debate Gaia (2004), sous la direction de Stephen Schneider, réunit toutes les interventions.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">C'est en juillet 2001, lors de la conférence d'Amsterdam, intitulée « Challenges of a Changing Earth: Global
    Change Open Science Conference », à laquelle participent les quatre principales organisations de recherche sur le Changement Global, que la théorie de Lovelock se voit consacrée dans le milieu
    scientifique[87]. En effet plus d'un millier de délégués signent alors une déclaration commune dont l'article principal énonce :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">« le système Terre se comporte comme un système unique autorégulé, composé d'éléments physiques, chimiques,
    biologiques et humains »[88]. L'hypothèse Gaïa « s'émancipe » ainsi, explique Lovelock dans La Revanche de Gaïa. Biologistes et géologues s'accordent sur l'essentiel et les délégués concluent sur
    la nécessité de fusionner les disciplines en une approche unique et cohérente, un nouveau système pour une science globale de l'environnement[88] : l'« Earth system science » que Lovelock
    appelait de ses vœux dès le début de ses travaux.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Une quatrième conférence, qui s'est tenue en octobre 2006 à Arlington, présidée par Lynn Margulis, intitulée :
    Gaia Theory : Model and Metaphor for the XXe Century, sur le campus de l'université George Mason a réuni nombre de spécialistes : Tyler Volk, Dr Donald Aitken, Dr Thomas Lovejoy, Robert Correll,
    J. Baird Callicott. L'axe de réflexion principal est surtout l'apport de l'hypothèse Gaïa à la compréhension du phénomène de réchauffement climatique[89],[90].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">La géophysiologie</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Fondée en 1996 à Oxford par Peter Westbroek, la Société de géophysiologie prolonge le modèle biogéochimique,
    sous un autre nom que celui de « Gaïa » et constitue « le champ d'études des interactions entre la vie et le reste de la Terre »[91]. Selon Westbroek la « géophysiologie » « est un autre mot pour
    l'idée de Gaia lancée par James Lovelock, mais on a éliminé le mot Gaia, parce qu'il a été accaparé par le new age, et qu'il est contaminé pour la science »[92]. Inventée par James Hutton au XIXe
    siècle, cette discipline combine diverses approches : la génétique, la biologie, la systémique, la climatologie, la géologie, la biogéochimie également et a pour but, entre autres, de lutter
    contre le cloisonnement scientifique, mais aussi contre le dogmatisme et l'obscurantisme[93]. Le rôle d'agent géophysiologique de l'algue Emiliania huxleyi, par exemple, est révélateur d'un
    système complexe, du « plus grand organisme vivant existant »[94].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Les recherches en géophysiologie sont nombreuses et regroupent des spécialistes ayant déjà travaillé avec
    Lovelock ou de nouveaux experts[95] : Tyler Volk et D. Schwartzman pour l'approche bioastronomique (à travers la notion d'habitabilité), A.S. McMenamin Mark et L.S Diane McMenamin pour l'étude de
    la vie marine, Michael Woodley pour le lien sélection naturelle-écosystème, Axel Kleidon pour la relation homéostase-entropie au sein du couple biote-climat, ou encore G. Evelyn Hutchison pour
    les processus de régulation du biota.</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Lovelock est, dès le début, conscient de la dimension non scientifique du nom donné à l'hypothèse d'une
    autorégulation au niveau global. Néanmoins son but est avant tout pédagogique métaphore heuristique[96],[97] : « C'est seulement en considérant notre planète comme une entité vivante que nous
    pouvons comprendre (peut être pour la première fois) pourquoi l'agriculture a un effet abrasif sur le tissu vivant de son épiderme et pourquoi la pollution l'empoisonne tout autant que nous.
    »[98]</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le modèle de Lovelock est heuristique car il appelle à une fusion des disciplines, jusqu'alors cloisonnées (la
    biologie d'un côté, la géologie de l'autre) et à l'annexion également d'autres sciences plus nouvelles comme la génétique ou l'écologie, et même la politique[99]. Lovelock voit ainsi dans la
    conférence d'Amsterdam de 2001 un premier pas positif vers une synthèse des sciences de la Terre et de la vie, centré sur la planète comme système autorégulé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Une analogie spiritualiste</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">La métaphore d'une Terre autorégulée peut conduire à des dérives religieuses, voire à la naïveté scientifique,
    notamment à propos de la question du nucléaire civil duquel Lovelock est partisan[100]. En effet l'analogie utilisée par Lovelock ancre sa conception dans un paradigme spiritualiste et la
    simplicité de l'image a souvent donné lieu à une critique de méthode[101]. Mais c'est surtout Anne Primavesi qui a, dans Gaia's Gift[note 10], montré le lien qui existe entre foi et écologie
    gaïenne, lien que Lovelock appelle de ses vœux et qu'il applique lui-même, dans sa façon de vivre, chez lui en Angleterre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Ce qu'il cherche, c'est un renouveau du sentiment mystique de la Terre-Mère, par opposition aux croyances
    actuelles matérialistes, reposant selon lui sur « un même socle de croyances religieuses et humanistes : la Terre est destinée à être exploitée pour le bien de l'humanité »[102], et que la
    culture judéo-chrétienne[note 11] a encouragé.</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Un constat de société</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Un renouveau philosophique</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le modèle biogéochimique est une volonté scientifique de fusionner les disciplines en vue de cerner le
    système-Terre, mais c'est aussi un constat et un pronostic pour la civilisation mondiale : « Notre civilisation se trouve dans la situation de celui que la drogue tuera, qu'il continue ou cesse
    brusquement d'en consommer »[103] explique Lovelock. Il considère en effet la nature humaine comme étant « schizoïde », à l'instar du duo M. Hyde et Dr Jekyll de Stevenson. Le modèle de Lovelock,
    de scientifique, devient militant puisqu'il donne une nouvelle impulsion au mouvement de l'écologie profonde, qui appelle à un renouveau spirituel, mais aussi rationnel, vis-à-vis de
    l'environnement[104].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Les références philosophiques sont nombreuses dans les travaux de Lovelock. Ce dernier cite John Gray qui, dans
    Straw Dogs : Thoughts on Humans and Other Animals (2003), analyse les conséquences de la démographie comme étant le facteur premier de la tendance autodestructive de l'humanité. Lovelock cite
    également la philosophe Mary Midgley, qui, dans Science and Poetry (2001)[note 12], met en garde contre le réductionnisme de la pensée scientifique, modèle opposé à l'hypothèse Gaïa. La
    séparation de l'esprit et du corps, amorcée dès René Descartes, a conduit selon lui à une vision réductionniste du monde et, de là, à son exploitation.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Or, pour Lovelock, il est urgent de repenser le sens de l'homme dans la Nature, sans quoi celle-ci pourrait nous
    détruire, en réaction à notre activité destructrice. La « passion de la ville » est ainsi une absurdité ayant conduit l'homme à oublier son milieu. Les réformes et plans écologiques mondiaux sont
    également des pis-aller : le mythe du développement durable et les énergies alternatives sont des idéologies qui permettent de repousser le problème selon Lovelock et Margulis, problème qui
    demeure notre capacité d'adaptation de nos besoins à notre milieu, et non d'assujettissement du milieu à nos besoins. Reconnaître cette menace est la seule chose qui puisse mobiliser l'homme : «
    Tant qu'un danger réel et immédiat n'est pas perçu, la tribu n'agit pas à l'unisson »[18] explique-t-il.</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">La déforestation détruit les mécanismes naturels de régulation.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le principal problème est, pour Lovelock — et a contrario de la pensée commune — la démographie, cause de la
    pollution et de la surexploitation des ressources naturelles[105] : « Les choses que nous faisons à la planète ne sont pas agressives et ne représentent pas non plus une menace géophysiologique,
    tant que nous ne les faisons pas à grande échelle. S’il n’y avait sur Terre que 500 millions d’humains, pratiquement rien de ce que nous faisons actuellement à l’environnement ne perturberait
    Gaïa. […] Ce n’est pas une simple question de surpopulation ; une forte densité de population causerait moins de perturbations dans les régions tempérées de l’hémisphère Nord que dans les
    tropiques humides[106]. »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'anthropisation peut, au final, se résumer à la surpopulation qui détruit les mécanismes naturels de
    rétroaction négative, conduisant au dérèglement de la Terre : « Un slogan comme « la seule pollution, c’est la population » désigne une implacable réalité. La pollution est toujours affaire de
    quantité. Dans l’état naturel, il n’y a pas de pollution. […] Aucune des atteintes écologiques auxquelles nous sommes actuellement confrontés — la destruction des forêts tropicales, la
    dégradation des terres et des océans, la menace imminente d’un réchauffement de la planète, la diminution de la couche d’ozone et les pluies acides — ne constituerait un problème perceptible si
    la population humaine du globe était de 500 millions[107]. » Ses détracteurs ont ainsi taxé Lovelock de néo-malthusianisme car il propose de revenir à des moyens de lutte démographique ou de
    régulation des naissances[108], sans toutefois ne jamais cautionner l'eugénisme[109].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Une critique de l'écologie politique</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le modèle Gaïa s'oppose radicalement aux courants écologistes politiques actuels : « Les militants écologistes,
    les Églises, les politiciens et les scientifiques s’inquiètent tous des dégâts causés à l’environnement. Mais s’ils sont inquiets, c’est pour le bien de l’humanité » explique Lovelock qui
    vilipende souvent dans ses écrits les mouvements écologistes, accusés de perpétuer un anthropocentrisme naïf[110],[111]. Lovelock les accuse de ne pas prendre le problème dans sa juste dimension
    scientifique, et de soutenir des points de vue sans fondements rationnels telle la pollution par la radioactivité, l'efficacité des énergies renouvelables, la place du nucléaire civil enfin. «
    L'idéologie des écologistes nuit à la santé de la Terre » dit-il[105]. Plus que tout, Lovelock taxe l'écologie politique de continuer à placer l'homme au centre des préoccupations liées au
    problème du réchauffement climatique. La position de Lovelock et de ses partisans a permis à des mouvements écologistes pro-nucléaires, comme le collectif Environmentalists For Nuclear Energy,
    d'asseoir leurs actions sur une base scientifique[112].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le fonctionnement de Gaïa</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Existence de contraintes physiques</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Lovelock précise qu'avant même de comprendre le « fonctionnement » du système-gaïen, il est impératif de saisir
    le fait que la Terre est soumise à un ensemble de contraintes ou de limitations purement physiques.</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Par exemple, les populations biologiques obéissent à des règles limitatives sans lesquelles la vie aurait eu une
    croissance exponentielle empêchant toute régulation homéostatique. Il en est de même au niveau des cycles géochimiques et des autres « agents gaïens ». Lovelock parle de « paramètres globaux »,
    et cite : le climat, la composition de l'atmosphère et celle des océans, la luminosité solaire, les propriétés de l'eau, la force géothermique etc. Néanmoins, ces contraintes environnementales
    dépendent de la tolérance des organismes eux-mêmes ; il existe par exemple une température minimale, maximale, et optimale pour la multiplication de tous les êtres vivants (hors quelques espèces
    extrêmophiles).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Ce constat vaut également pour l'acidité, la salinité et la concentration de l'oxygène dans l'air et dans l'eau.
    « En conséquence, les organismes doivent vivre à l'intérieur des limites fixées par les propriétés de leur milieu »[114]. En réalité, Lovelock démontre que pour l'essentiel la vie prospère entre
    25 et 35 °C.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">La formation de la couche de surface est également une forte contrainte sur la vie océanique ; les propriétés de
    l'eau limitent la multiplication des espèces au-delà d'une certaine densité. La salinité de l'eau est aussi un paramètre contraignant[115] : un taux supérieur en sel de 8 % entraîne la mort de
    l'organisme. En somme, ces contraintes physiques imposées par les propriétés de l'eau ont un effet sur la croissance du vivant et déterminent le rapport entre cette croissance, la température, et
    la répartition de la vie sur Terre[116]. Le contrôle par le système de la température, au moyen de quatre processus identifiés, est pour lui la preuve première d'une recherche d'un équilibre
    favorable à la vie[117].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Mais le maintien d'une composition chimique stable est aussi important. Les conclusions d'Andrew Watson et de
    Tim Lenton ont montré les mécanismes régulant l'oxygène atmosphérique, permis par le rôle du phosphore[118]. Les rôles du sélénium, du soufre et de l'iode sont également fondamentaux pour cerner
    la question. L'ouvrage de Lee Kump, James Kasting et Robert Crane, The Earth System, fournit l'état des connaissances actuelles sur les liens complexes qui unissent les algues, la production de
    soufre gazeux, la chimie atmosphérique, la physique des nuages et le climat[note 13].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Les rétroactions positives</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le modèle informatique Daisyworld permet à Lovelock et Lee Kump de mettre en avant un phénomène de régulation
    automatique, et délicat à cerner : les rétroactions positives (positive feedback loop en anglais). Le modèle montre en effet que dans un scénario où l'écosystème propre aux algues subit une
    agression, les fluctuations s'amplifient sous l'effet d'une rétroaction positive — une augmentation soudaine, de la température moyenne le cas échéant. Lovelock pense alors que tout apport de
    chaleur, quelle qu'en soit la source, sera amplifié, sans qu'aucune résistance ne s'y oppose ; la température joue donc un rôle dynamique fondamental, en plus de permettre un diagnostic de l'état
    du système global. Les rétroactions positives empirent un système, en empêchant une stabilisation en retour, au contraire des rétroactions négatives, qui conduisent à contrebalancer les
    premières.</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Lovelock énumère six rétroactions positives, ou rétroactions anti-gaïennes selon la terminologie de James
    Kirchner[119] à l'œuvre sur le globe[120] :</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp; 1. l'albédo de la glace : la fonte de la couverture neigeuse entraîne à son tour un réchauffement
    qui accélère le processus. Lovelock cite ainsi l’effet Budyko, du nom du géophysicien russe Mikhail Budyko[note 14] qui en découvrit la propriété. Tyler Volk a étudié le rôle des couches de glace
    dans le processus de refroidissement planétaire ;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp; 2. la vitesse d'absorption du dioxyde de carbone et la génération des stratus marins, nuages blancs
    océaniques à fort pourvoir réflecteur. Toute augmentation sans compensation conduit à une impossibilité de réguler le système</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp; 3. la disparition des surfaces de forêts tropicales, due à l'augmentation de température globale,
    et qui met à mal le mécanisme de refroidissement des terres ;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp; 4. l'augmentation des surfaces des forêts boréales de Sibérie et du Canada qui, au contraire,
    absorbent la chaleur en raison de leur couleur sombre ;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp; 5. la libération du dioxyde de carbone (Tyler Volk[121]) et du méthane (Keith A. Kvenvolden et
    Bruce W. Rogers[122]) dans l'atmosphère après la disparition des écosystèmes propres aux forêts et aux algues ;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp; 6. la libération des stocks de méthane (gaz à effet de serre vingt fois plus puissant que le gaz
    carbonique) enfermés dans les clathrates des cristaux de glace enfin.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Il en existe d'autres ; Lovelock pense également que certains mécanismes de rétroaction positive restent à
    découvrir. La vitesse de réchauffement planétaire est actuellement la démonstration d'une rétroaction positive. Il existe aussi à l'état naturel des « puits de dioxyde de carbone » qui dissolvent
    le CO2 dans l'eau de pluie, mais le processus peut aboutir à une rétroaction positive dangereuse ; Lovelock cite aussi les tempêtes tropicales qui permettent aux algues de prospérer.</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">La biosphère : le résultat d'une éco-évolution</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le régulateur à boules de James Watt démontre, selon Lovelock, la simplicité des mécanismes de
    régulation.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Lovelock insiste constamment sur le fait que le mécanisme de régulation possède deux faces complémentaires et
    indissociables : d'une part l'évolution géophysique et d'autre part l'évolution biologique. La régulation est ainsi le fruit de cette double évolution, ou « éco-évolution ». Le cas de l'azote est
    exemplaire selon Philippe Bertrand[123], ainsi que celui de la diversité des concentrations du dioxyde de carbone dans l'atmosphère, véritable « respiration de la Terre » découverte par le modèle
    géobiochimique[19]. Afin de prendre en compte les deux domaines, le géologique et le biologique, Lovelock préfère expliquer que ce sont les niches écologiques qui évoluent, et que les organismes
    vivants négocient leur occupation de celles-ci.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Par ailleurs, un tel mécanisme échappe souvent à l'expérience scientifique : seule l'intuition permet de
    l'appréhender. Si on peut mettre en lumière des fonctionnements globaux, on ne peut, explique Lovelock — mais aussi Joël De Rosnay, l'un des théoriciens de la systémique — en attendre une image
    précise, en raison du fait que le système évolue et redistribue les mécanismes, qu'il en est une propriété émergente. Lovelock prend en exemple le régulateur de vitesse de James Watt : une étude
    causaliste de celui-ci n'aboutirait qu'à n'en comprendre qu'en partie le mécanisme.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Un tel mécanisme ne se fonde pas sur le modèle classique cause-effet, a fortiori lorsque ce modèle est à
    l'échelle de la planète[124]. L'écologue prend ainsi comme acquis que le modèle holistique explique des phénomènes que la science linéraire ne peut appréhender ; en cela, l'hypothèse Gaïa s'ancre
    dans un courant de pensée controversé, au sens où ses axiomes épistémologiques ne font pas consensus au sein de la communauté scientifique.</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Biographie rapide de Gaïa</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Pour comprendre le mécanisme de régulation de Gaïa, Lovelock prend en exemple la biographie de la Terre,
    révélatrice à plus d'un titre. L'état des connaissances géologiques et phylogénétiques est tel que l'on peut restituer précisément le lent développement d'une intention stabilisatrice de la part
    de l'écosphère, et ce tout au long de l'histoire de la planète. Les mécanismes gaïens proposés concernent surtout la période paléoclimatologique de l'Archéen (-3800 millions d’années) et
    concernent la régulation du soufre, de l'oxygène, celle du méthane et du dioxyde de carbone[125].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Dans Les Âges de Gaïa (1988) Lovelock postule qu'à l'origine c'est l'incroyable chaleur qui a permis l'émergence
    de la vie, via le rôle des organismes méthanogènes, premiers agents gaïens qu'utilise la Terre pour réguler la teneur en gaz[126]. Il remarque que cette idée tend aujourd'hui à s'imposer parmi
    les géochimistes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">La Terre a ensuite modifié l'atmosphère dans laquelle le dioxyde de carbone a remplacé le méthane comme élément
    dominant — elle a ainsi cherché à évoluer vers un état stable. L'apparition de l'oxygène ensuite (sorte de puberté de la Terre) a permis l'éclosion de la vie, sous la forme des eucaryotes ; par
    ailleurs ce gaz a permis de conserver les océans en empêchant la fuite de l'hydrogène dans l'espace. La planète a ensuite vu une alternance de périodes chaudes et froides, sorte de succession
    d'expériences destinées à stabiliser définitivement l'atmosphère propice à la vie. La Terre a donc fait preuve d'auto-régulation (self-regulation en anglais) et ce depuis ses
    débuts[127].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Plancton marin</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Les premiers organismes ont contribué à constituer l'atmosphère dans les premiers âges de la vie de la
    Terre.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Dès lors la phylogénèse multiplie, via la sélection naturelle et les niches écologiques, les espèces vivantes.
    Les grands cycles naturels permettent de réguler cet état d'équilibre, notamment en participant au processus capital de refroidissement. Le but de Gaïa est principalement de réguler la chaleur
    solaire, néfaste à la vie à partir d'un certain seuil, afin de permettre l'épanouissement du Vivant, par les nuages, par les calottes polaires et glaciers, par l'océan et les forêts
    enfin.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Néanmoins, récemment dans son histoire, la Terre est confrontée à une augmentation de 0,5 °C de la chaleur du
    Soleil. La période géologique du pléistocène, faite d'une alternance de glaciations, témoigne d'un ultime effort de sa part pour réguler cette température[128]. Lovelock et Michael Whitfield ont
    ainsi calculé en 1981 que dans moins de cent millions d'années, la chaleur solaire sera trop forte pour le système de régulation terrestre, et celui-ci tombera fatalement en panne[129],[130].
    Forcée d'évoluer vers un état plus chaud, elle abritera une autre forme de biosphère.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'homme accélère ainsi le processus, qui n'est pas de son seul fait, en détruisant les forêts en en relâchant
    des gaz à effet de serre. Lovelock conclut que « Gaïa est en train d'évoluer, conformément à ses règles propres, vers un nouvel état dans lequel nous ne serons plus les bienvenus.
    »[131]</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Perspectives et solution selon l'hypothèse Gaïa</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Vers une Terre aride</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le danger auquel la civilisation s'expose est multiple selon le modèle biogéochimique : toutes les activités
    humaines tendent à empirer la situation, et en premier lieu l'agriculture, véritable agression de la croûte terrestre et aux répercussions profondes : « Les écosystèmes naturels ne sont pas
    seulement là pour être transformés en exploitations agricoles ; ils servent également à préserver le climat et l'équilibre chimique de la planète. »[38],[132] La déforestation est en second lieu
    l'enjeu fondamental posé par l'écologie gaïenne.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">En effet, la forêt régule la chaleur ; la déforestation, en plus de libérer d'énormes quantités de CO2 (par la
    combustion de zones forestières) perturbe le système de régulation thermique mondial[133]. Pour appréhender cette réalité, Lovelock propose de « (...) chiffrer la valeur des forêts comme
    climatiseurs en évaluant le coût annuel de l’énergie nécessaire pour obtenir mécaniquement un refroidissement comparable »[134],[135].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Les conséquences de ces deux mécanismes anthropiques est une Terre aride, qui pourrait culminer à une
    température de +4 °C à +5 °C d'ici la fin du siècle[105]. Le point de non-retour étant dépassé pour Lovelock[136], seule l'inertie du réchauffement produit peut être gérée, notamment par un «
    repli durable » (sustainable retreat en anglais), vers une civilisation basée uniquement sur l'énergie nucléaire[137].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">La question de l'énergie</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Les énergies alternatives étant gourmandes en matières premières (et donc polluantes en CO2 à la fabrication),
    Lovelock recommande comme solution immédiate, contre les revendications écologistes politiques, de se tourner vers le nucléaire civil, seule source énergétique stable, non polluante et capable de
    donner à la civilisation le temps de repenser sa conduite[138]. L'énergie nucléaire provenant de la fission émet certes des déchets mais ne rejette aucun polluant. La fusion serait davantage
    préférable car alors il n'y aurait plus de déchets radioactifs, puisque ceux-ci sont recyclés comme combustibles pour le réacteur thermonucléaire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Lovelock prend ainsi la France comme modèle de société et qui a su très tôt se tourner vers cette énergie. La
    France développe par ailleurs les premiers réacteurs à fission de génération III (ou EPR) : « Le cas de la France est exemplaire : le nucléaire subvient à une partie importante de ses besoins
    énergétiques. »[139],[105]</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">James Lovelock considère que cette source d'énergie est suffisamment fiable, peu coûteuse en regard de
    l'installation des énergies renouvelables, et qui permettraient de disposer du temps nécessaire pour développer une autre façon de vivre. Par ailleurs, une technologie propre non nucléaire reste
    un produit économique, qui nécessite plusieurs années avant d'être démocratisée et accessible à tous, or la sécurité de la civilisation requiert un plan d'urgence efficace. Lovelock y voit donc «
    un moindre mal », qui permettrait par ailleurs de continuer à soutenir notre économie et notre industrie, très dépendante de l'énergie électrique[105].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le nucléaire, quelle que soit sa forme, permet d'entamer le « repli durable », que le scientifique oppose au «
    développement durable », concept erroné selon lui car politique et non-scientifique, anthropocentrique également : « il est beaucoup trop tard pour le « développement durable » ; nous devons
    opter au contraire pour un repli durable »[131]. Le but immédiat est de stabiliser l'inertie issue du réchauffement climatique, en repensant notre façon de vivre : « Nous ne sommes pas obligés de
    devenir des saints, mais seulement de parvenir à un état d’égoïsme éclairé. »[110]. Néanmoins le débat reste ouvert, et vif, entre scientifiques partisans du nucléaire civil seul et généralisé,
    et scientifiques partisans des énergies renouvellables[100].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Protéger la civilisation et « guérir la Terre »</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Nombre de critiques, comme Richard Dawkins ou de responsables politiques écologistes, ont pointé du doigt la
    misanthropie du modèle gaïen, qui ne cesse d'appeler à la réduction démographique, voire, sous certains côtés, à la disparition de l'homme. Cependant, Lovelock, s'il reconnaît vouloir endiguer
    les masses, souhaite au final protéger la civilisation : « l'espèce humaine est une sorte de maladie planétaire. Mais la civilisation, elle, est en danger. Et c'est la civilisation qui nous
    rachète et fait de nous un atout précieux pour la Terre. »[140].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Selon lui, il nous faut « bouleverser nos dispositions de cœur et d'esprit ». Son ouvrage Gaïa. Une médecine
    pour la planète se veut destiné à fonder une civilisation future, plus responsable et davantage en harmonie voire en symbiose technologique avec son milieu : « Dans cet ouvrage médical d’un genre
    nouveau, c’est la Terre qui est le patient. Oublions l’homme, ses droits, ses inquiétudes et ses souffrances, et préoccupons-nous plutôt de notre planète, qui est peut-être malade. Nous sommes
    partie intégrante de cette Terre et ne pouvons donc pas envisager nos problèmes séparément. Nous sommes tellement liés à la Terre que ses rhumes et ses fièvres sont aussi les nôtres. »[141],
    conception également développée par Lynn Margulis dans Symbiotic</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">James Lovelock et Chris Rapley ont proposé diverses solutions pour agir sur la déstabilisation des cycles de
    régulation. La principale est à l'échelle du Globe et consiste à fertiliser le plancton de l’océan supérieur en faisant remonter les eaux riches en nutriments des profondeurs par des tubes grâce
    au mouvement des vagues[143],[144].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Dans un article pionnier, intitulé « A geophysiologist's thoughts on geoengineering » (2008) Lovelock suggère
    une nouvelle discipline scientifique, issue du modèle biogéochimique[145] : la géo-ingénierie et qui consiste à modifier globalement certaines rétroactions. La première action doit selon lui
    porter sur l'albédo planétaire mais la synthèse alimentaire est aussi un axe à privilégier[146].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">James Kirchner, d'abord partisan de Lovelock, va s'évertuer, dès 1988, à démontrer l’inconsistance implicite et
    la polysémie de l'analogie gaïenne, qui souffre de l'absence d'une hypothèse de travail claire[96]. Kirchner souhaite repositionner le modèle biogéochimique au sein de l'Earth system science ;
    Lovelock a décrit selon lui une métaphore séduisante à ses débuts mais qui a des limites. Il publie ainsi, répondant à chaque fois aux ouvrages de Lovelock, l'article « The Gaia hypotheses: are
    they testable? Are they useful? » et un écrit au ton pamphlétaire, édité dans Reviews of Geophysics et titré « The Gaia Hypotheses, Can it be tested? »[147].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Par ailleurs, d'après lui, Lovelock pèche surtout dans son incapacité à définir clairement un cadre
    épistémologique ; il lui reproche en somme un manque de rigueur scientifique qu'il résume dans une lettre à la revue Nature[96] en disant : « Si nous discutons de la théorie de Gaïa sans préciser
    de quelle hypothèse nous parlons, nous pouvons créer pas mal de confusion ». Le modèle ne repose en effet pas sur des postulats réfutables au sens de Karl Popper[148],[149].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">D'autres scientifiques ont cependant récusé le recours à la méthode de Popper, qui ne prouve rien dans le
    domaine biologique[150]. Lors de la première conférence Chapman de l'Union géophysique américaine, en 1988, Kirchner décompose l'hypothèse en cinq domaines de précision ou non, qu'il réunit
    ensuite en deux catégories épistémologiques : les hypothèses faibles (« weak Gaia ») : Gaïa influente, Gaïa coévolutionnaire, Gaïa homéostatique, et les hypothèses fortes (« strong Gaia ») : Gaïa
    téléologique, Gaïa optimisante[151]. Il s'attaque ainsi aux cinq sous-hypothèses fondant le modèle Gaïa et en démontre l'inconsistance scientifique au plan expérimental comme au plan
    épistémologique.</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">La stérilité de Mars, en dépit de l'existence de mécanismes d'autorégulation, tend à contre-argumenter
    l'hypothèse de Gaïa.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Les opposants à ce point de vue indiquent que les êtres vivants dans le passé ont eu des effets majeurs
    d'évolution plutôt qu'un effet stabilisant : par exemple la conversion de l'atmosphère terrestre depuis un milieu réducteur en un milieu riche en oxygène. Des réactions d'autorégulation du même
    type ont été observées sur Mars par deux des trois expériences de la sonde Viking alors qu'il n'a pas été possible de conclure à la présence de vie sur Mars. Par conséquent, une régulation
    globale peut exister sans l'intervention de la biosphère.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Pour le néo-darwiniste W. Ford Doolittle, dans son article « Is Nature really motherly? » (1981)[152], Lovelock
    échoue à expliquer pourquoi les conditions de la planète Terre sont drastiquement différentes de celle d’autres planètes comme Mars et, en cela, il commet une erreur dans son approche du
    processus de régulation[153]. Selon Doolittle, rien dans le génome des organismes ne peut fournir des mécanismes de rétroaction profitable au système-Terre, critique reprise par Richard Dawkins
    dans son ouvrage The Blind Watchmaker qui explique : « there was no way for evolution by natural selection to lead to altruism on a Global scale » (« il ne peut, au sein de la sélection
    naturelle, y avoir une évolution menant à un altruisme sur une échelle globale »)[154].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Il conclut : « J. Lovelock ideas are inconsistent with everything we now think we know about the evolutionnary
    process »[155]. En 1982, Richard Dawkins et W. Ford Doolittle avancent l’idée, par opposition à la notion d'éco-évolution, que rien dans la sélection naturelle puisse permettre de dire qu'il
    existe un altruisme à grande échelle des espèces, sentiment qui expliquerait selon Lovelock la participation de la biosphère aux processus globaux. Enfin Doolittle explique que la métaphore
    utilisée par Lovelock est avant tout écologique et non liée à la sélection naturelle[156].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le conflit épistémologique majeur concerne le néo-darwinisme. Plusieurs biologistes accepteraient le type
    d'homéostasie du monde virtuel Daisyworld, mais ne considèreraient pas la biosphère comme ayant les caractéristiques d'un véritable organisme. Les détracteurs du modèle, pour le paradigme
    concernant la théorie de l'évolution, sont principalement le généticien Richard Dawkins et le paléontologue Stephen Jay Gould[157].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Richard Dawkins, dans The Selfish Gene (traduit en français : Le Gène égoïste), The Blind Watchmaker, et dans
    The Extended Phenotype[30], insiste sur le fait que la planète n'a que peu de ressemblances avec un organisme vivant, et qu'il lui manque en particulier les notions de « compétition », de «
    prédation » et de « pression de sélection » pour en faire un organisme au sens de la sélection naturelle[158].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Il la voit plutôt comme un système vaguement homéostatique, sans aucun des réglages fins et efficaces qui
    caractérisent les organismes vivants du monde biologique, et qui sont issus de la compétition cumulée sur plusieurs générations. Pour lui, ce sont les gènes qui contrôlent l’évolution de la vie
    et non pas le système gaïen. Les gènes seraient regroupés ensemble dans une molécule plus générale : le réplicateur[159]. La critique principale de Dawkins tient sur le fait que le modèle gaïen
    se rapproche d'une pseudo-science se fondant sur une vision téléologique[160], d'inspiration religieuse.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Stephen Jay Gould et ses successeurs ont développé l'idée que la biomasse initiale (bactérienne et virale) ne
    rende pas la planète plus « hospitalière » pour elle-même, mais crée, en émettant des gaz issus de sa physiologie et en proliférant, les conditions qui à leur tour permettent l'apparition de
    formes de vie moins simples et moins résistantes (eucaryotes, pluri-cellulaires, etc.) qui à leur tour constituent et modifient les milieux dans un sens qui permet l'apparition de nouvelles
    formes de vie de plus en plus complexes et fragiles. Jusqu'à ce qu'un événement endogène (tectonique, volcanique, biochimique, etc.) ou exogène (astronomique, météoritique, solaire) vienne
    recréer des conditions plus rudes, dans lesquelles seules survivent les espèces extrêmophiles (en grande majorité unicellulaires) : ce sont les phases d'extinction de masse décrites dans la
    théorie des « équilibres ponctués »[161],[162].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Dans cette théorie, la prolifération d'une seule espèce au détriment des autres peut être un facteur endogène
    d'extinction[163]. Enfin, l'hypothèse n'est pour lui qu'une nouvelle façon de représenter la théorie biogéochimique réductionniste[164] telle qu'elle existait au XIXe siècle.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Développement du modèle Gaïa en écologie</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Sur les pratiques écologiques</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le postulat gaïen de la coévolution a permis l'apparition de nouvelles pratiques environnementales et
    agronomiques dans lesquelles le biote et le milieu sont considérés en interaction.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Bill Mollison, fondateur de la permaculture considère que la pratique d'une agriculture adaptée et respectueuse
    de son milieu[note 15] repose sur la compréhension du phénomène d'éco-évolution. L'apport de l'hypothèse Gaïa y est surtout éthique[165].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'agriculture et pisciculture Gaïa se basent sur l'hypothèse de James Lovelock et sur l'agriculture Naturelle de
    Masanobu Fukuoka. Elle « permet une hyper productivité alimentaire afin de supporter la croissance démographique des 9 milliards d'êtres humains en 2050 ». L'objectif du projet Gaïa est de créer
    et/ou recréer la couche arable pour une agriculture saine et naturelle[166].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Il existe également un écovillage nommé The Lovelock Village près d'Amarillo, au Texas[167].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">En écologie profonde</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Le modèle de Lovelock a un puissant retentissement sur la discipline de l'écologie ; elle a surtout permis le
    renouveau de l'écologie profonde (« deep ecology » en anglais) selon Arne Naess, principale théoricienne du courant[168],[105], courant fondé sur une spiritualité prônant la communion avec la
    nature, et sur une modification profonde des modes d'action sur les milieux. Un étudiant de Lovelock, Stephan Harding, a contribué à étudier dans son livre Animate Earth: Science, Intuition, and
    Gaia les rapports entre l'écologie profonde et les apports scientifiques du modèle gaïen. Cette proximité est extrêmement forte d'après Anne Barbeau Gardiner[169].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Une plage souillée de pétrole</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Les mouvements de l'écologie profonde prennent assise sur le sentiment religieux permis par l'hypothèse
    Gaïa.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'hypothèse permet également une nouvelle approche de l'écologie politique. Ainsi, Tim Flannery, en 2007, dans
    Les Faiseurs de pluie. Comprendre et préserver l'équilibre climatique[170] établit un bilan du problème planétaire du changement climatique au niveau des divers domaines écologiques, économiques
    ou politiques. Flannery se réfère, dès le premier chapitre, « Les outils de Gaïa », à l'hypothèse de Lovelock et conclut comme lui que le danger pour la civilisation est sous-estimé, notamment
    par le GIEC. Lovelock salue ce livre (« le rapport de référence pour les années à venir » dit-il), également recommandé par Al Gore.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'hypothèse Médée</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L’« hypothèse Médée » du paléontologiste américain Peter Ward s'oppose à l'hypothèse Gaïa. L'ouvrage The Medea
    Hypothesis: Is Life on Earth Ultimately Self-Destructive? (2009) constitue une réfutation en règle du modèle de Lovelock[171] ; pour Ward au lieu de tendre vers la stabilité, la vie serait en
    quelque sorte suicidaire (comme Médée dans la mythologie grecque). La biosphère tendrait à redevenir le domaine des organismes microbiens et unicellulaires, dénué de complexité. Ward se fonde sur
    les nombreuses extinctions de masse, en démontrant qu'à chaque fois la vie est retournée à une forme simple.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Par ailleurs, pour Ward « Life is toxic »[172], et elle cause la majorité des problèmes à la Terre. On parle à
    propos de l'hypothèse Médée d'une théorie « anti-Gaïa »[173].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Hypothèse Gaïa et culture</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Spiritualité</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Les théories Gaïa constituent un ensemble de croyances qui font suite au modèle de Lovelock. Celui-ci s'en est
    du moins désolidarisé dès le début. Ces croyances s'appuient sur le renouveau de l'image d'une Nature divinisée, au travers d'un paganisme empreint d'un esprit de communauté[174]. Combinant
    l'émergentisme et l'holisme, ces conceptions considèrent que les organismes vivant sur Terre ont modifié sa composition et que l'apparition d'une atmosphère contenant une forte concentration
    d'oxygène (au début, simple déchet des algues bleues, puis à son tour moteur d'un autre type de vie, la « vie aérobie ») en est un exemple typique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">De plus, une position intermédiaire consiste à considérer la Terre comme un organisme auto-organisé, qui
    fonctionne de telle façon que le système conserve un équilibre favorable à l'apparition de la vie et de l'intelligence. Certains émettent l'hypothèse que le système « manipulerait » consciemment
    le climat afin de maintenir les conditions les plus favorables à la vie, en d'autres termes que le mécanisme serait de type « intentionnel » et non de type « causal ». L'approche spiritualiste de
    l'hypothèse Gaïa forme une abondante littérature[note 16].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Depuis 1998, le Professeur en psychologie expérimentale Roger D. Nelson, de par son Global Consciousness
    Project, étudie, au sein de l'Université de Princeton, l'hypothèse d'un état de conscience globale planétaire, par l'utilisation de la technique de Générateur d'Evènements Aléatoires (GEA - ou
    Générateur de Nombres Aléatoires (GNA))[175].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Nombreux sont les ouvrages mêlant l'idée d'une Terre vivante et divine au féminisme également[note
    17].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Au XXe siècle le spécialiste des mythes, Joseph Campbell, considère l'actualité de la conception d'une Terre
    vivante dans les mentalités modernes comme un besoin de retour au sens de la vie[176]. Carl Sagan, qui a édité le premier article de Lovelock sur Gaïa, en 1989, dans sa revue Icarus, a perçu la
    vertu salvatrice pour la civilisation de la théorie Gaïa[177].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Hors de la science, les idées de Lovelock ont, en raison de leur originalité, une forte répercussion sur les
    courants spiritualistes comme le New Age. Un partisan de Lovelock, le géologue néerlandais Peter Westbroek, dénonce « une ingérence intolérable » des spiritualités au sein du modèle gaïen, dans
    son article « Let’s reclaim Gaia for science » (2000)[178],[92].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'association Gaïa (pour Global Action in the Interest of the Animals[179]) s'inspire de la théorie de Lovelock,
    qui, pourtant, ne prend pas en compte les droits des animaux.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Fritjof Capra, dans The Web of Life, utilise l'analogie de Gaïa pour expliquer l'émergence de la sphère
    virtuelle inhérente au Web. Il se fonde surtout sur les recherches de Lynn Margulis : « The basic pattern of life is a network. Whenever you see life, you see networks. The whole planet, what we
    can term 'Gaia' is a network of processes involving feedback tubes. And the world of bacteria is critical to the details of these feedback processes, because bacteria play a crucial role in the
    regulation of the whole Gaian system »[180].</span><br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Musique</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Un oratorio, du compositeur américain Nathan Currier, intitulé Gaian Variations fut joué lors du Jour de la
    Terre en 2004 au Lincoln Center, par le Brooklyn Philharmonic[181]. Des textes de James Lovelock, Loren Eiseley et de Lewis Thomas y furent lus.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Un groupe de Heavy Metal et de Folk Rock appelé Mago de Oz a composé deux chansons : Gaia et La Vengaza de Gaia,
    qui évoquent les conclusions de Lovelock. Le groupe The Disco Biscuits de Philadelphie mentionne Gaïa plusieurs fois dans sa chanson Jigsaw Earth de leur album de 2002 Senor</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">Certains films catastrophes exploitent l'idée de Lovelock : Alerte ! de Wolfgang Petersen décrit ainsi la
    contamination de l'humanité par un virus que la Nature produit pour se débarrasser de l'homme, intrigue également utilisée dans Phénomènes de M. Night Shyamalan[182]. Le film Final Fantasy : Les
    Créatures de l'esprit exploite le concept également. Dans le film Avatar de James Cameron, sur la planète Pandora toutes les races sont reliées entre elles et à la nature[183].</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; color: #333399; font-size: 14pt;">L'hypothèse de Lovelock étant de plus en plus connue pour le grand public, les documentaires destinés à
    sensibiliser les consciences se multiplient. David Attenborough a ainsi produit, en deux volets, La Planète vivante[note 18]. James Lovelock apparaît plusieurs fois dans le documentaire
    écologique de Pierre Barougier, Nous resterons sur Terre (2007).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 11 Sep 2011 19:29:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">dbed529befa7ba3d3345b10e0f064772</guid>
                <category>Nature et spiritualité</category>        <comments>http://www.notreterre.org/article-l-hypothese-gaia-83978868-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les cycles de l’humanité sont les miroirs des cycles de catastrophes naturelles]]></title>
        <link>http://www.notreterre.org/article-les-cycles-de-l-humanite-sont-les-miroirs-des-cycles-de-catastrophes-naturelles-80118948.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">À l’heure actuelle, été 2011, les signes abondent et il serait difficile de ne pas les voir. L’augmentation
    rapide du nombre et de la magnitude des tremblements de terre, le décuplement des épisodes de sécheresse causant pertes de récoltes et famines et, à l’inverse, de pluies torrentielles causant
    inondations et glissements de terrain… Le terme « tsunami » s’est désormais bien ancré dans notre vocabulaire et les températures ne cessent de battre des records tant à la hausse qu’à la baisse,
    et ce, aux quatre coins du globe… L’accroissement du nombre de tornades à travers le monde, les chutes de neige dans certains pays tropicaux… Bref, l’intensification des bouleversements
    climatiques en tout genre est au menu et tout indique qu’elle y est pour rester. Ajoutons à la liste le nombre incroyable d’hécatombes animales jonchant la planète dont la cadence ne fait que
    s’accélérer et nous nous retrouvons face à un phénomène dont l’ampleur et les conséquences donnent froid dans le dos.</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;Les cycles de l’humanité sont les miroirs des cycles de catastrophes naturelles…</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;Peut-être avons-nous aussi remarqué, en parallèle, la course effrénée et inarrêtable à la globalisation
    qui, sous une fausse trame de fond humanitaire, pille sans vergogne tout territoire possédant des ressources naturelles, exploite les humains de tout pays confondus et écarte avec violence et
    sans remords quiconque s’oppose à son expansion.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Peut-être aussi avons-nous conscience de la marche totalitaire des corps policiers et militaires qui foulent la
    planète entière de leurs bottes ensanglantées. La liste des pays en guerre s’allonge tous les mois et on ne se gêne plus pour nous informer à l’avance du pays qui sera la cible de la prochaine
    intervention armée. Au nom de la paix, bien entendu. Et comme la paix demande la sécurité – dans une optique orwélienne du moins –, peut-être aussi nous sommes-nous rendu compte de l’augmentation
    rapide des corps policiers ainsi que du nombre impressionnant de « gardes de sécurité » systématiquement mis en place dans tous les commerces et événements publics. Peut-être avons-nous remarqué
    aussi avec quelle brutalité et manque d’humanité ils agissent, comme si le peuple était désormais l’ennemi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Ou encore, peut-être sommes-nous atteints, comme un nombre sans cesse croissant d’individus, de troubles
    anxieux, de dépression ou de troubles sévères de l’humeur. À moins que ce ne soit d’une maladie chronique quelconque de laquelle de plus en plus de gens de notre entourage souffrent. Peut-être le
    voyons-nous clairement : la grande majorité de la population (tout âge, toute race et tout sexe confondus) est en piètre état de santé : les cancers, les troubles neurologiques et les
    intolérances alimentaires se répandent à toute vitesse. Le cartel pharmaceutique de pair avec les instances gouvernementales (main dans la main avec les Monsanto de ce monde), qui décident ce qui
    est bénéfique ou non pour notre bien-être, semblent avoir gagné beaucoup de terrain en peu de temps et l’état de santé général de l’humanité place celle-ci dans une situation très
    précaire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Peut-être aussi voyons-nous à quel point les dépravations en tout genre, l’intolérance, l’individualisme, la
    débauche, l’avarice et l’égocentrisme trouvent un terreau fertile dans le matérialisme consumériste de nos sociétés dites civilisées. Le sexisme est partout, les guerres de religion fleurissent
    comme sur un tas de fumier et nous ne savons plus quoi inventer comme perversions sexuelles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;Mais, surtout, peut-être ne somme-nous pas assez à avoir conscience de tout cela.</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;Les cycles de l’humanité sont les miroirs des cycles de catastrophes naturelles… et la Terre en bénéficie
    sous forme de nettoyage périodique.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Bien que la majeure partie des bouleversements climatiques actuels ne soient pas le fruit de l’activité humaine,
    la pollution systématique de toutes les couches de la biosphère, elle, l’est. De la pollution de notre air, nos eaux et nos sols par tous les rejets industriels, les sites d’enfouissement des
    ordures et des déchets radioactifs en passant par les centaines de bombes nucléaires que nous avons fait exploser à titre de tests (ou afin de modifier la ceinture Van Allen pour une meilleure
    communication militaire outre-mer, pourquoi pas?) jusqu’à l’épandage de produits chimiques tel que l’Agent Orange dans nombre de pays, notre planète est devenue, disons-le sans détour, une
    poubelle radioactive.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Nos champs agricoles, tout comme notre cour arrière, sont remplis de pesticides, d’herbicides, d’insecticides et
    d’engrais chimiques. Nous répandons des organismes génétiquement modifiés à tout vent et nous testons des technologies de contrôle climatique sur des pays « ennemis » afin de pouvoir leur venir
    en aide par la suite. Nous utilisons des technologies de contrôle mental à la HAARP, implantons des réseaux WiFi et des ondes cellulaires (clairement dommageables pour toutes cellules vivantes) à
    la grandeur du globe. Uranium appauvri et phosphore jonchent les terrains de jeux du complexe militaro-industriel mondial et le nombre de produits hautement toxiques utilisés dans tous les
    appareils technologiques (ordinateurs, GPS, téléphones cellulaires, etc.) est impressionnant : même les ampoules à basse consommation sont désormais remplies de mercure.</span><br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;…et la Terre en bénéficie sous forme de nettoyage périodique.</span><br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">À l’heure actuelle, été 2011, les signes abondent et il serait difficile de ne pas les voir. Depuis plusieurs
    années, ils sont nombreux à tirer la sonnette d’alarme : le nombre de météores passant près de la Terre est en rapide augmentation tout comme le nombre de météorites, c’est-à-dire ceux qui
    touchent notre sol. Ils sont aussi nombreux à pointer du doigt les dérèglements et les sautes d’humeur de notre soleil qui causent des perturbations climatiques terrestres importantes. Les pôles
    magnétiques sont en route pour une inversion cyclique, les supervolcans montrent des signes de reprise d’activité et…&nbsp; la Terre en bénéficiera sous forme de nettoyage périodique.</span><br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;Je ne suis pourtant pas du type alarmiste, ni du type sensationnaliste et je n’écris pas ces lignes afin
    d’apeurer qui que ce soit. Je tente simplement de voir ce qui est plutôt que ce que je voudrais voir ou encore que ce qu’on me dit de voir. Et bien que je n’apprécie pas plus que n’importe qui ce
    que constitue la réalité par-delà l’illusion de l’affairement quotidien, je dois me rendre à l’évidence. Et au nom de tous ceux qui désirent la vérité avant tout, je me sens le devoir de
    communiquer ce qui me semble juste, réel et objectif.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;L’image n’est pas des plus jolies, j’en conviens, car une des conclusions claires qui s’en dégagent est
    que rien ne pourra arrêter ce train et que ce train fonce tout droit vers le cataclysme à grande échelle. Et quoi que nous tentions, nous n’en altérerons pas la course.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;Alors, qu’en fait-on?</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;À quoi bon dénoncer la psychopathie et ses incidences sur notre monde et notre psyché, chercher la vérité
    en tout sens et tenter de s’éveiller et d’éveiller notre voisin et nos proches si de toute façon nous finirons comme le prévoient les enseignements traditionnels, c’est-à-dire dans un « déluge de
    feu »?</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;À quoi bon redécorer la chambre, repeindre la maison et réparer le balcon puisque tout ceci disparaîtra
    lors d’un cataclysme régional ou global?</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;On dit que la vie n’est que leçons et dans ce cas l’état actuel du monde est toute une école! Mais la
    question demeure : qu’en fait-on?</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;À quoi bon tout ce que nous entreprenons si le tout part en fumée à la première météorite venue? Tout ce
    que nous bâtissons n’est-il pas que châteaux de cartes en comparaison à la puissance de la nature? Et surtout une nature d’ordre astronomique. Même tout notre savoir, en tant que société, est
    désormais consigné sur des supports magnétiques d’une surprenante fragilité. Qu’en restera-t-il? Est-il censé en rester quelque chose ou est-ce que la race humaine aussi en « bénéficiera sous
    forme de nettoyage périodique »?</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Spéculations mises de côté, je crois que tout ceci nous offre, en réalité, une grande opportunité : celle de
    faire la différence entre le futile et l’important. À mon humble avis, c’est un gigantesque appel à l’essentiel car c’est uniquement lorsque nous prenons conscience que notre existence, telle que
    nous la connaissons, a une fin, que nous cherchons réellement à en faire quelque chose qui vaille, quelque chose de réel, de tangible. Au même titre que nous replaçons rapidement les priorités
    dans notre vie à l’annonce d’un cancer, voyons-nous alors plus clairement la futilité de nos occupations quotidiennes et de nos vaines identifications à l’ego à la lumière d’une « fin imminente
    ».</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;Il est de mon avis que les « choses » du Grand Tout doivent appartenir à un continuum de nécessité. Et par
    nécessité j’entends que le fait d’exister, d’être et de vivre s’inscrit dans un continuum et que par nature il n’est pas vain. Nul besoin ici de croire à la réincarnation ou au karma pour en
    saisir le concept et la portée. Dit simplement : chaque chose existe pour une raison.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Mais cette raison, que nous cherchons habituellement à appréhender de façon anthropomorphique, est en réalité
    basée sur unenécessité existentielle. La Création, au sens le plus absolu, ne crée pas par « plaisir » ou par « expérimentation », mais bien par besoin. Voyons-le comme un besoin « d’équilibre
    dans le mouvement » pour assurer sa continuité. La Création EST, et être n’est pas quelque chose de passif, bien au contraire. Chaque « mouvement » de la Création en est donc un de nécessité afin
    de maintenir le continuum de l’éternité, afin d’être.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Dans cet ordre d’idée, même si nous croyons n’être qu’un spectateur de « la fin du monde » sur Terre, nous
    jouons un rôle – consciemment ou non – dans la Balance Universelle, dans la Conscience Universelle.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Certes, il m’est très difficile d’exprimer ici quelque chose qui se vit et dont les mots sont inadéquats à
    transmettre l’expérience, mais je pourrais le résumer ainsi : c’est en liant le macrocosme au microcosme que nous découvrirons toute la richesse de notre existence présente, et ce, malgré son
    apparence « négative ».&nbsp; Peut-être assistons-nous notre demeure naturelle, la Terre, dans sa « nuit noire de l’âme » en vivant cette période trouble.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">&nbsp;« Dans la douleur nous enfanterons. » Et croyez-moi, ce n’est pas un châtiment, mais une nécessité
    existentielle.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: 14pt; color: #333399;">Tirons-en profit.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 24 Jul 2011 18:05:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9f0de43dde60e3d3ce30fce395e64b31</guid>
                <category>Nature et spiritualité</category>        <comments>http://www.notreterre.org/article-les-cycles-de-l-humanite-sont-les-miroirs-des-cycles-de-catastrophes-naturelles-80118948-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ecologie et spiritualité : deux notions complémentaires.]]></title>
        <link>http://www.notreterre.org/article-ecologie-et-spiritualite-deux-notions-complementaires-67805951.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 14pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&nbsp;</span></span><span style=
    "font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">Les grandes religions monothéistes d'antan n'avaient cure de la protection de la planète. Le christianisme pour ne citer
    qu'elle, était une religion gourmande en ressources naturelles et versé dans le matérialisme : grandes cathédrales richement décorées, campagnes de déboisement pour satisfaire les besoins de
    l'expansion urbaine, de l'agriculture, de l'armée etc....</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">Dans ses efforts pour convertir les païens au Dieu unique, elle s'est evertuée à détruire tout les symboles
    religieux de ces peuples, les arbres et les Forêts, considérés comme des lieux de culte, furent les premières victimes des guerres de religion.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">Avant l'expansion chrétienne sur le vieux continent, puis sur le nouveau monde, existaient des croyances
    anciennes (dites primitives ou primaires). Ces croyances ancestrales étaient en fait la première religion de cette humanité naissante. Les premiers hommes croyaient en plusieurs Dieux, ils
    croyaient aux Ancêtres et reportaient leurs sentiments les plus communs en des personnages mythiques, créant ainsi une base mythologique ou chaque homme se retrouvait.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">Il existe plusieurs termes pour parler des religions primaires : animisme, paganisme ( du latin paganus qui
    signifie paysan), les chrétiens les appelaient également les gentils ou encore les innocents.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">Quelques précisions sur le paganisme :</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">c'est une philosophie religieuse et mystique qui vit au rythme de la nature en fêtant les saisons, les pleine
    lune, les récoltes. Les hommes sont en contact direct avec la Nature, de ce contact rapproché, de cette intimité avec la Terre, naît la compréhension et le respect de cette dernière. Le paganisme
    peut être celte, nordique, sibérien, amérindien, grec, wiccan…</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">Pour les Païens la nature est régie par des âmes ou esprits, analogues à la volonté humaine : les
    pierres<a href="/w/index.php?title=Pierre_%28pierre%29&amp;action=edit"><span style="text-decoration: none;">&nbsp;</span></a>, le vent<a href="/wiki/Vent"><span style=
    "text-decoration: none;">&nbsp;</span></a>, les animaux<a href="/wiki/Animal"><span style="text-decoration: none;">&nbsp;</span></a>. Il se rencontre surtout chez les sociétés
    traditionnelles<a href="/w/index.php?title=Soci%C3%A9t%C3%A9_traditionnelle&amp;action=edit"><span style="text-decoration: none;">&nbsp;</span></a> comme en Afrique, en Amérique du Sud ou en
    Océanie, mais aussi chez les enfants<a href="/wiki/Enfant"><span style="text-decoration: none;">&nbsp;</span></a>. Le biologiste Geoffroy Miller<a href=
    "/w/index.php?title=Geoffrey_Miller&amp;action=edit"><span style="text-decoration: none;">&nbsp;</span></a> a montré que les chances de survie des humains étaient grandement augmentées s’ils
    développaient un mécanisme permettant de projeter des <em>intentions</em> sur les objets de leur milieu (en particulier bien entendu autres humains et animaux divers) pour prédire leurs
    réactions.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/39/55/67/images-4/images-5/yggdrasil3154a7f5.jpg" class="CtreTexte" alt=
    "yggdrasil3154a7f5.jpg" width="542" height="734"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Yggdrasil, l'arbre monde
    dans la cosmogonie scandinave</em><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">Cette disposition a donc été favorisée par la séléction naturelle<a href=
    "/wiki/S%C3%A9lection_naturelle"><span style="text-decoration: none;">&nbsp;</span></a> et l’animisme pourrait en constituer une conséquence. Dans les pays scandinaves, il existe un fond animiste
    en parallèle au christianisme. Les sociétés animistes peuvent être monothéistes<a href="/wiki/Monoth%C3%A9isme"><span style="text-decoration: none;">&nbsp;</span></a> ou polythéistes<a href=
    "/wiki/Polyth%C3%A9isme"></a>. En effet, on peut considérer qu’il y a une âme dans chaque objet et croire en un dieu créateur unique. Le fait de croire que tout est énèrgie et vibration donne à
    ces peuples le respect de tout ce qui vit et de tout ce qui est inerte. La rivière vit, la pierre, l'arbre, la plante, le vent, la montagne. On n'est pas si loin de la philosophie boudhiste qui
    prône le respect inconditionnel de la vie.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">Quelques exemples :</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">les anciens Mayas lorsqu'ils coupaient un arbre en replantaient trois juste après, ils avaient compris que la
    Forêt était vitale pour eux et ne voulaient pas la détruire, ils se servaient des ressources naturelles avec toute la conscience possible. D'ailleurs ils avaient shématisé leur monde à partir
    d'un arbre : les branches étaient le ciel, le monde des Dieux, le tronc était le monde terrestre, et les branches étaient l'inframonde, le monde des démons.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">Certaines tribus germaniques contemporaines à Charlemagne vénéraient l'Irminsul, un arbre gigantesque considéré
    comme le pilier du monde, ces gens avaient fait des Forêts leurs sanctuaires et les protégeaient comme leur propre demeure.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/39/55/67/images-4/images-5/Irminsul.jpg" class="CtreTexte" alt=
    "Irminsul.jpg" width="283" height="425"></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    L'Irminsul, arbre vénéré par les germains</em><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">On constate que les « religions » d'autrefois ont toute rendu un culte à l’Arbre sacré en hommage au plus
    important : l'arbre cosmique. Il est le lien entre l'homme et le Divin la Nature et le sacré.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">Il a toujours été la colonne centrale, l’axe du monde(axis mundi) autour duquel s’ordonnançait l’Univers, la
    Nature, le physique, comme la métaphysique et la spiritualité.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">L'arbre est une symbolique ancestrale ; il évoque l’élévation et l’amélioration des deux corps principaux : le
    physique et le spirituel.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">L’ arbre hisse ses racines du sol, mais ses branches s'étirent vers le supérieur, vers le firmament.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">Suite à ces constats on est en droit de se poser une question existentielle : comment serait notre monde si les
    religions animistes avaient survécues? Je sais qu'avec des si on pourrait mettre Paris en bouteille mais je suis très curieux de savoir dans quel état serait notre Terre actuellement. En d'autres
    termes, aurait-on basé notre société sur le respect de la Nature comme le préconisaient si justement nos Ancêtres? Là est la question. Les religions monothéistes nous ont apporté leurs lots de
    guerres, de génocides, d'intolérance, de massacre, d'irrespect face à la Nature, aujourd'hui encore elles n'arrivent pas à se positionner.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">Des centaines de millions d'individus dépendent des 3 grandes religions, pourquoi les prêtres, les imams et les
    rabins ne parlent pas plus d'écologie à leurs fidèles? On pourrait espérer qu'ils écoutent et appliquent les prédications de leurs chefs spirituels...</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">Quoiqu'il en soit je suis très heureux d'assister au renouveau spirituel; de nombreuses religions autrefois
    disparues reviennent à nous. Le renouveau celtique, l'Asatrù, l'Odinisme, le Druidisme, la Chamanisme, la Wicca, toutes ces religions plongent leurs racines dans l'aube des temps et avec elles,
    un fabuleux message : RESPECTONS LA TERRE!!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: book antiqua,palatino; color: #333399;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 22 Feb 2011 11:13:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6743680c0ed07950e0f060a399753019</guid>
                <category>Nature et spiritualité</category>        <comments>http://www.notreterre.org/article-ecologie-et-spiritualite-deux-notions-complementaires-67805951-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les signaux de Gaïa]]></title>
        <link>http://www.notreterre.org/article-les-signaux-de-gaia-45804881.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">A l'heure où l'on entend de plus en plus parler de 2012, date butoir fixé par le calendrier Maya, il est temps de s'interroger sur nous et sur la
    Terre.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">Depuis de longues années, j'affirme avec beaucoup de force et de conviction que la Terre est un organisme vivant au même titre que nous. Gaïa est en réalité
    un super organisme accueillent la vie depuis 5 milliards d'année.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">&nbsp;</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">Je fais faire une comparaison avec le corps humain :</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">&nbsp;</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">lorsque nous sommes malades, attaqués par divers virus ou microbes, le corps se défend déclenchant des anticorps pour nous protéger, c'est très bien fait le
    corps humain... Si la Terre est malade, elle fera de même :</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">&nbsp;</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">- partant du postulat que nous sommes des organismes vivant grâce et au sein de la Terre, si nous devenons défaillants et que cette défaillance entraîne une
    dangerosité, la Terre devra se défendre et mettre en place des anticorps pour se soigner.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">L'humanité, à bien des égards ressemble à des cellules cancéreuses, des cellules autonomes, électrons libres qui ont décidé de ne travailler que pour
    elles-mêmes et ainsi se couper du super organisme, Gaïa.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">Cette défaillance trouve son point de départ pendant l'ère industrielle il y a 200 ans, bien que des signes avant coureurs se soient fait sentir par&nbsp;le
    passé; à titre d'exemple la Rome impériale qui dévasta des milliers d'hectares de forêts pour subvenir à l'expansion de ses territoires et soutenir l'effort de
    guerre.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">&nbsp;</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">Partant du principe que nous sommes des cellules cancéreuses pour la Terre, défaillantes et dangereuses, il est&nbsp;légitime&nbsp;pour Gaïa de se protéger
    de nous. Quels sont ces anticorps?</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">Les séismes</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">Les tsunamis</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">Les éruptions volcaniques</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">Les pandémies</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">Les ouragans</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">Les inondations</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">&nbsp;</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">Alors là bien sûr, certains en lisant cela, vont faire des bonds devant leur écran mais j'assume totalement mes propos et je peux même les étayer, pour cela
    je n'utiliserai pas la rigueur scientifique qui doit être de mise lorsqu'on aborde ce genre de sujets.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 12pt; text-align: justify;">
    <span class="apple-style-span"><span style="color: black; font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Verdana;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "color: #333399;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;">On va me rétorquer que ces phénomènes naturels n'ont pas attendu que l'humain déraille pour se manifester. En réponse à cet
    argument tout à fait crédible je&nbsp;dirais simplement que la Terre se sert de ce qu'elle a à disposition pour se protéger. Mais donner une conscience à la Terre c'est déjà de l'hérésie et non
    scientifique.</span></span></span></span></span><span style="color: black; font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Verdana;"><br>
    <span class="apple-style-span"><em><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">"Prouvez-moi monsieur que la Terre est consciente!"</span></span></span></span></em></span><em><span style="text-decoration: underline;"><br>
    <span class="apple-style-span"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;">"Prouvez-moi monsieur le scientifique que la Terre
    n'est pas consciente"</span></span></span></span></span></em><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span class="apple-style-span">Les 2 théories ne sont
    absolument pas démontrables scientifiquement, c'est donc le statut quo!&nbsp;</span><br>
    <span class="apple-style-span">Je pars du principe que si l'homme a une conscience pourquoi la Terre n'en aurait pas une?</span><br>
    <br>
    <span class="apple-style-span">Au fait pourquoi j'ai décidé d'écrire un article sur notre Mère la Terre? Ce matin, en me levant j'ai lu les infos sur internet et j'ai constaté qu'il y a de plus
    en plus de catastrophes naturelles depuis le début de l'année :</span><span class="apple-converted-space">&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span class="apple-style-span">en janvier : séisme en Haiti&nbsp;</span><br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 14.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="mso-bidi-font-family: Arial;">en février
    : inondations meurtrières sur l'ile de Madère&nbsp;</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 14.4pt; text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "color: #333399;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;">&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; inondations à
    Thaiti&nbsp;</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 14.4pt; text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "color: #333399;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;">Avant-hier : séisme au Japon magnitude 8</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 14.4pt; text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "color: #333399;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;">hier : séisme dans le pacifique magnitude 8.8 et tsunami au chili alerte aux tsunamis dans d'autres pays du
    pacifique</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 14.4pt; text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "color: #333399;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;">toujours hier : séisme au Pakistan et en Afghanistan</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span class="apple-style-span"><span style="color: black; font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Verdana;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "color: #333399;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;">cette nuit : tempête sur une bonne partie de la France&nbsp;</span></span></span></span></span><span style=
    "color: black; font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Verdana;"><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span class="apple-style-span">depuis plusieurs mois
    : grave sécheresse dans le sud-ouest de la Chine, 7.5 millions de personnes touchées. &nbsp;</span><br>
    <span class="apple-style-span">etc... la liste n'est pas exhaustive on pourrait parler de bien d'autres pays touchés par des catastrophes naturelles comme par exemple l'Australie qui elle aussi
    doit faire face à la pire sécheresse de son histoire&nbsp;</span></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span class="apple-style-span"><span style="color: black; font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Verdana;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "color: #333399;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;">&nbsp;</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span class="apple-style-span"><span style="color: black; font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Verdana;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "color: #333399;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;">Notre belle planète est en train de muter, de se purifier et nous devons l'accompagner dans ce processus sans crainte et dans
    l'Amour. Ces "catastrophes naturelles" vont s'intensifier dans le futur, ce que nous vivons en ce moment ce sont les prémices, beaucoup d'entre nous périrons mais c'est une phase importante et
    nécessaire pour l'évolution de</span></span></span> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;">la Terre.<br>
    On efface tout et on recommence.</span></span></span></span></span></span><span style="color: black; font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-family: Verdana;"><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333399;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span class="apple-style-span">................Reste
    &nbsp;à savoir si nous avions été autrement, est-ce que Gaïa aurait quand même procédé au grand nettoyage....</span><br></span></span></span><br>
    <span class="apple-style-span">&nbsp;</span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 28 Feb 2010 14:03:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">166534b331b9d73fbba7fcfbe9f11cba</guid>
                <category>Nature et spiritualité</category>        <comments>http://www.notreterre.org/article-les-signaux-de-gaia-45804881-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ma Terre saigne]]></title>
        <link>http://www.notreterre.org/article-18350278.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <div style="text-align: center;">
      <div>
        <img  src="http://idata.over-blog.com/0/39/55/67/Images-bis/EARTH-is-bleeding.jpg" class="CtreTexte" height="600" width="454">
      </div><br>
    </div><span style="color: #000080; font-family: verdana; font-size: 12pt;"><br>
    Avant d'être une Terre porteuse, elle est une mère porteuse. La première mère de l'humanité, elle qui nous a enfanté avant même nos aïeux. Elle qui nous a nourrit grâce à ses nombreuses
    créatures, elle qui nous a soigné grâce à sa multitude de plantes, elle qui nous a abrité grâce à ses pierres, à ses Forêts, à ses métaux précieux enfouis en son sol.<br>
    <br>
    Ensuite, après nous avoir nourri, logé, vêti, nous avons puiser son sang pour faire marcher nos machines...Alors que le soleil, l'eau et le vent étaient là pour nous aider dans nos vies, nous
    avons choisi les solutions les plus détestables qui soient, nous avons choisi de meurtrir la Terre porteuse de Vie.<br>
    <br>
    L'ingratitude est le propre de l'homme et s'assoir quelques instants sous un arbre pour lui rendre grâce nous paraît fou ou tout du moins "folklorique". Chaque jour qui passe devrait être
    consacré à notre Mère la Terre, chaque jour devrait être un hommage pour celle qui nous a tant donné et à qui nous avons tant volé.<br>
    <br>
    Nous lui avons tout pris : nous avons vidé ses océans, rasé ses Forêts, volé son sang, salli son air, meurtri son sol. Tous ces actes qui furent pérpétré à son encontre n'avaient qu'un seul but :
    nous rendre plus heureux. Et aujourd'hui en 2008 qu'en est-il? Sommes nous plus heureux? Est-ce que notre confort matériel bâti sur les souffrances de la Terre et des autres êtres vivants a fait
    de nous des gens plus heureux? Posez-vous la question et demandez vous si notre bonheur doit passer par le matérialisme et le saccage de notre belle planète.<br>
    <br>
    Nous pensons que la Terre est notre propriété, que nous pouvons en disposer comme bon nous semble, mais ne nous trompons pas, nous sommes juste des locataires vaniteux et un peu trop
    gourmands.<br>
    Considérons-là avec le respect qui lui est dû.<br>
    <br>
    <br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Apr 2008 16:31:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">85b523e2924e4cf5ecdedaf6b40d425a</guid>
                <category>Nature et spiritualité</category>        <comments>http://www.notreterre.org/article-18350278-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sagesse indienne]]></title>
        <link>http://www.notreterre.org/article-14706199.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify">
    <div align="center">
      <font size="3" face="Verdana" color="#003366"><img width="319" height="499" alt="sioux-chief-800.jpg" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/39/55/67//sioux-chief-800.jpg"></font>
    </div>
    <p style="font-size: 14px;">
      <font size="3" face="Verdana" color="#003366">Les indiens d'Amérique du Nord furent les témoins de leur chute, les spectateurs de la décadence, les victimes de l'occident et de ses sbires.
      Aujourd'hui vivant dans des parcs tels des animaux, ils étaient autrefois les maîtres et les protecteurs de leur Terre, respectant et sacralisant la vie. Leur enseignement est plein de sagesse
      et 200 ans plus tard, il est hélàs toujours d'actualité.<br>
      Lisez plutôt :<br>
      <br>
      "Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l'ours. Lorsque nous, Indiens, cherchons les racines, nous faisons de petits trous. Lorsque nous édifions nos tipis, nous faisons de petits
      trous. Nous n'utilisons que le bois mort.</font>
    </p>
    <p style="font-size: 14px;">
      <font size="3" face="Verdana" color="#003366">L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit «&nbsp;Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal&nbsp;». Mais il
      l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors
      que l'homme blanc démolit tout. Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit «&nbsp;Arrête, tu me fais mal&nbsp;». Mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand
      les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu... Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc?... Partout où il la touche, il y
      laisse une plaie."</font>
    </p>
    <p style="font-size: 12px;">
      <font size="3" face="Verdana" color="#003366"><em>Vieille sage Wintu (Indiens de Californie)</em></font>
    </p>
    <p style="font-size: 14px;">
      <font size="3" face="Verdana" color="#003366">&nbsp;<br>
      "Je peux me rappeler l'époque où les bisons étaient si nombreux qu'on ne pouvait les compter, mais les Wasichus (hommes blancs) les ont tués tant et tant qu'il ne reste que des carcasses là où
      ils venaient paître auparavant. Les Wasichus ne les tuaient pas pour manger; ils les tuaient pour le métal qui les rend fous et ils ne gardaient que la peau pour la vendre. Parfois ils ne les
      dépeçaient même pas. Ils ne prenaient que les langues et j'ai entendu parler de bateaux-de-feu descendant le Missouri chargés de langues de bison séchées. Parfois ils ne prenaient même pas les
      langues; ils les tuaient simplement pour le plaisir de tuer. Ceux qui ont fait cela étaient des fous. Quand nous chassions le bison, nous ne le faisions que selon nos besoins."</font>
    </p>
    <p style="font-size: 12px;">
      <font size="3" face="Verdana" color="#003366"><em>Hehaka Sapa, grand chef Sioux<br>
      <br></em></font> <font size="3" face="Verdana" color="#003366">"Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux qui serpentent en méandres compliqués n'étaient pas
      «&nbsp;sauvages&nbsp;» à nos yeux. Seul l'homme blanc trouvait la nature sauvage, et pour lui seul la terre était «&nbsp;infestée&nbsp;» d'animaux «&nbsp;sauvages&nbsp;» et de peuplades
      «&nbsp;sauvages&nbsp;». A nous, la terre paraissait douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère. Elle ne nous devint hostile qu'à l'arrivée de l'homme barbu de l'Est qui nous
      accable d'injustices insensées et brutales."</font>
    </p>
    <p style="font-size: 12px;">
      <font size="3" face="Verdana" color="#003366"><em>Standing Bear, chef Lakota (Sioux)<br>
      <br></em></font>
    </p>
    <div align="center">
      <font size="3" face="Verdana" color="#003366"><em><img width="400" height="268" alt="Indiens-400x268.jpg" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/39/55/67//Indiens-400x268.jpg"><br>
      <br></em></font>
      <div align="justify">
        &nbsp;
      </div>
      <div align="left">
        <div align="justify">
          <font size="3" face="Verdana" color="#003366">"Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre, et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibier. Mais vous êtes venus et
          vous m'avez volé ma terre. Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre.</font><br>
          <font size="3" face="Verdana" color="#003366">Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la
          chasse.</font>
        </div>
        <div align="justify">
          <font size="3" face="Verdana" color="#003366">Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez. Nous ne vous gênons nullement. Mais à nouveau vous nous dites
          «&nbsp;pourquoi ne devenez-vous pas civilisés?&nbsp;» Nous ne voulons pas de votre civilisation&nbsp;! Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères et leurs pères avant eux."</font>
        </div>
        <p style="font-size: 14px;">
          &nbsp;
        </p>
        <p style="font-size: 12px;">
          <font size="3" face="Verdana" color="#003366"><em>Crazy Horse, grand chef Sioux du clan Oglalas<br>
          <br>
          A méditer.....<br>
          <br>
          <br>
          <br></em></font>
        </p>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 18 Dec 2007 09:55:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2940d88ce7c42ffba744086d17de1e6d</guid>
                <category>Nature et spiritualité</category>        <comments>http://www.notreterre.org/article-14706199-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Nature et spiritualité]]></title>
        <link>http://www.notreterre.org/article-14295245.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify">
    <font size="3" face="Verdana" color="#003366">Et voilà! La catégorie "Nature et spiritualité" est née. Après avoir délaissé trop longtemps ce sujet phare au profit de l'actualité
    environnementale, je me suis décidé à reprendre les choses en main. Dans cette catégorie, je m'efforcerai tout au long de mes articles à mettre en évidence les interactions entre les croyances et
    la Nature. Pendant longtemps et aujourd'hui encore, nombres des actions de l'homme sont conditionnées par les croyances religieuses. Parfois en faveur de l'environnement et d'autres fois en sa
    défaveur. J'aborderai très largement les cultes animistes d'Europe et d'Amérique du Nord car ce sont ceux qui m'intéressent le plus mais aussi ceux d'Afrique, d'Australie, d'Amérique du Sud
    etc.... Le but étant d'établir un lien entre leur foi et leur rapport à la Nature.<br>
    Et puis je tenterai de répondre à cette question qui pour moi me semble existentielle mais en même temps futile car on ne peut pas changer le passé<br>
    <br>
    comment serait notre monde si les croyances païennes d'Europe avaient survécu jusqu'à nos jours?<br>
    <br></font>
    <div align="center">
      <font size="3" face="Verdana" color="#003366"><img width="286" height="422" src="http://idata.over-blog.com/0/39/55/67//my0101.gif" class="CtreTexte"  alt=
      "my0101.gif"><br></font>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 02 Dec 2007 13:09:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">dd4d769f5e56e343aca596e749486a13</guid>
                <category>Nature et spiritualité</category>        <comments>http://www.notreterre.org/article-14295245-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[De l'immortalité des animaux]]></title>
        <link>http://www.notreterre.org/article-14292216.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify">
    <font size="3" face="Verdana" color="#003366">L'anthropocentrisme chrétien<br>
    <br>
    La théologie chrétienne (dans l'héritage de l'anthropocentrisme de l'image biblique du monde et de l'homme) a reprit la doctrine platonicienne de l'immortalité de l'âme dans sa lutte contre la
    gnose et pour se démarquer de la doctrine pythagoricienne; mais elle reprit Platon de telle sorte que seul l'homme fut dit immortel alors que les animaux "non raisonnables" ne furent plus
    considérés que comme des êtres éphèmères. (...) La doctrine chrétienne a ainsi fondé l'estime absolue qu'elle a de l'homme sur une mésestime relative de toutes les autres créatures; elle a rompu
    de cette façon, idéologiquement, le lien commun de la vie qui relie entre eux les hommes et les animaux. Comme toute doctrine qui est trop étroite pour rendre justice à la réalité, elle se fit
    cruelle dans sa mise en application dans la vie réelle. (...)<br>
    <br></font>
    <div align="center">
      <font size="3" face="Verdana" color="#003366"><img width="313" height="275" src="http://idata.over-blog.com/0/39/55/67//phoques10.jpg" class="CtreTexte" alt="phoques10.jpg"></font>
    </div><font size="3" face="Verdana" color="#003366">Selon cette image chrétienne du monde, il est absurde d'ériger pour des raisons religieuses, à l'exemple des hindous et des bouddhistes, une
    interdiction absolue de tuer les animaux et d'appeler à renoncer à toute espèce de viande et à pratiquer un végétarisme motivé par des raisons religieuses. Non ! D'après la représentation
    courante du christianisme jusqu'à présent, toute la création doit servir l'homme auquel le Seigneur Dieu lui-même a donné les animaux en nourriture; et même si l'on en croit la dogmatique
    chrétienne, la destination théologique des saumons, des perdrix et des lièvres, c'est d'être mangés par l'homme. Face à la dignité infinie de l'être humain, il n'y a aucune souffrance qu'il
    serait interdit de causer aux animaux, dès l'instant qu'elle est judicieuse et "nécessaire" pour certaines finalités humaines. (...)<br>
    <br>
    Toute théologie chrétienne, aujourd'hui encore, semble nécessairement reposer sur ce présupposé: nous précisément, les représentants de l'espèce homo sapiens sapiens, représentons le sommet
    'indépassable' de toutes les possibilités de développement de l'évolution. Et pour quelle raison ? Parce que le Christ est apparu seulement dans la figure de cette espèce. Les mêmes théologiens,
    qui retirent de la résurrection du Christ les plus grandioses visions sur le destin d'une humanité à venir, ne semblent pas remarquer que dans tous leurs fantasmes, qu'ils nomment 'promesses' et
    qu'ils confondent avec la foi, qu'ils ne font que fixer par écrit de façon purement statique l'image actuelle de l'évolution.<br>
    <br></font>
    <div align="center">
      <font size="3" face="Verdana" color="#003366"><img width="278" height="400" src="http://idata.over-blog.com/0/39/55/67//renard-copie-1.jpg" class="CtreTexte" alt="renard-copie-1.jpg"></font>
    </div><font size="3" face="Verdana" color="#003366">Que serons-nous dans deux millions d'années, si nous devions entre-temps nous donner nous même le coup de grâce ? Au rythme actuel du
    développement historique c'est une question à laquelle on ne peut pas répondre, mais une question absolument nécessaire ! Une seule chose est sûre : en l'état actuel de l'évolution, nous sommes
    bien plus près des animaux que du pressentiment de l'humain que nous portons déjà en nous. "Le chaînon humain entre le singe et l'être humain c'est nous-même" disait déjà Konrad Lorenz avec
    raison.<br>
    (De l'immortalité des animaux - Eugen Drewermann)<br>
    <br>
    <em>(A noter : les photos ci dessus servent à illustrer la cruauté de l'homme envers les animaux, en aucun cas elles ne sont à associer avec le contenu de l'article. L'anthropocentrisme chrétien
    est normalement révolu, cet article a pour seul but de démontrer la folie destructrice des hommes en s'appuyant sur des bases historiques. Ne faisons pas d'amalgames. Ces photos ne sont pas le
    fait de chrétiens elles sont le fait d'hommes ayant perdu la raison et le sens commun. Il faut être honnête et ne pas leur attribuer tous les maux, bien que leur passé aussi lourd soit-il,
    pourrait faire penser le contraire).<br>
    <br></em><br>
    <br>
    <br>
    <br></font>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 02 Dec 2007 11:24:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">50d45eeaa151d71056f74538e2a164a9</guid>
                <category>Nature et spiritualité</category>        <comments>http://www.notreterre.org/article-14292216-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Et Dieu dit à l'homme...]]></title>
        <link>http://www.notreterre.org/article-14290405.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify">
    <font size="3" face="Verdana" color="#003366">..."Et Dieu créa l'homme à son image. Il l'a créé à l'image de Dieu. Il les a créés mâle et femelle. Et Dieu les bénit, et Dieu leur dit :
    <font color="#FF0000">Fructifiez et multipliez et remplissez la terre et soumettez-la, et assujettissez-vous les poissons de la mer et les oiseaux des cieux et tout animal qui se meut sur la
    terre.</font>" Génese- Ancien Testament.<br>
    <br>
    Voici une des réponses possible à la dégradation de l'environnement et peut-être l'origine de notre anthropocentrisme. En d'autres termes Dieu dit à l'homme " c'est toi le patron et tu fais ce
    que tu veux. J'ai crée les autres êtres vivants pour que tu en disposes à ta convenance.<br>
    <br>
    L'anthropocentrisme est la doctrine selon laquelle tout se rapporte à l'homme, qui est en fait le centre de l'univers. Voilà pour la définition officielle. Au delà du fait que l'homme pense que
    tout doit tourner autour de son nombril, je vois l'anthropocentrisme comme une maladie de l'esprit qui a pour but de faire enfler l'égo. Car ne nous trompons pas : la dégradation systématique des
    lieux où l'homme s'installe relève de la prétention dûe à sa bipédie. C'est le manque d'humilité et notre prétendue croyance en notre "divinité" qui fait que nous en sommes là aujourd'hui.<br>
    <br></font>
    <div align="center">
      <font size="3" face="Verdana" color="#003366"><img width="362" height="499" src="http://idata.over-blog.com/0/39/55/67//anthropocentrisme.jpg" class="CtreTexte" alt=
      "anthropocentrisme.jpg"></font>
    </div><font size="3" face="Verdana" color="#003366">Alors je dirais que la Bible relayée ensuite par l'église catholique romaine ont posé les fondements d'une humanité orgueuilleuse et
    "pousse-toi-de-là-que-je-m'y-mette"! En somme, les actes de destruction que nous avons pu commettre à l'encontre de la Nature ont été légitimés par cette phrase. Aujourd'hui il en est autrement;
    comme pour exorciser son passé, l'église s'est donné une&nbsp; dimension sociale et depuis peu elle s'inquiète de l'état de la planète, chose improbable il y a ne serait-ce que trente ans en
    arrière.<br>
    Bien qu'il y ait encore beaucoup à dire je terminerais cet article&nbsp; par une citation de Théodore Monod.<br>
    <em>Le christianisme est "la religion la plus anthropocentrique que le monde ait connue", son attitude envers la nature est proprement "arrogante"<br></em><br></font> <font size="3" face=
    "Verdana" color="#003366">Le débat reste ouvert.<br>
    <br></font>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 02 Dec 2007 10:16:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5c1567c1f685dee30cda31409fa7d304</guid>
                <category>Nature et spiritualité</category>        <comments>http://www.notreterre.org/article-14290405-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
