558 articles avec les bonnes nouvelles

Environnement : L'Etat devra payer 10 millions d'euros par semestre s'il ne réduit pas la pollution de l'air

Publié le par Notre Terre

 

grenoble-pollution-air

Le Conseil d’État a ordonné ce vendredi au gouvernement de prendre des mesures pour réduire la pollution de l’air dans plusieurs villes et régions, dans un délai de six mois.

En 1991, les Inconnus chantaient Pollution, je dis non, dans une parodie du journal régional de FR3 Bretagne. Près de 30 ans plus tard, le Conseil d’État met ces mots en application : il a ordonné ce vendredi au gouvernement de prendre des mesures pour réduire la pollution de l’air dans plusieurs villes et régions, sous peine d’une astreinte record de 10 millions d’euros par semestre de retard.

Cette astreinte est le montant « le plus élevé » jamais imposé « pour contraindre l’Etat à exécuter une décision prise par le juge administratif », a précisé le Conseil d’Etat.

Cette institution avait déjà jugé en 2017 que l’Etat ne respectait pas ses engagements contre la pollution de l’air responsable de près de 50.000 morts prématurées par an dans le pays. Lors de cette précédente décision du 12 juillet 2017, le Conseil d’État, saisi par l’ONG Les Amis de la Terre, avait enjoint à l’État de mettre en oeuvre des plans de réduction des niveaux de particules PM10 (diamètre inférieur ou égal à 10 microns) et/ou de dioxyde d’azote (NO2, polluant notamment associé au trafic routier) dans treize zones.
L’Etat n’a pas pris de « mesures suffisantes » depuis 2017

Mais « l’Etat ne peut être regardé comme ayant pris des mesures suffisantes propres à assurer l’exécution complète de cette décision » dans huit de ces zones, dont Paris, Lyon, Marseille, Grenoble ou Strasbourg, insiste la plus haute juridiction administrative dans sa nouvelle décision.

Eu égard au délai depuis la précédente décision, à l’importance du respect des règles européennes, « à la gravité des conséquences » en termes de santé publique et à « l’urgence qui en découle », le Conseil d’Etat a donc prononcé une astreinte de 10 millions d’euros par semestre. Le gouvernement a six mois pour prendre des mesures avant de devoir s’acquitter de cette somme.
L’astreinte pourrait être versée aux ONG ou à des agences publiques

Le cas échéant, le Conseil d’État précise que « pour la première fois » l’astreinte pourrait être versée aux ONG requérantes mais aussi à des personnes morales publiques « disposant d’une autonomie suffisante à l’égard de l’État » ou privées à but non lucratif, menant des actions dans ce domaine de la qualité de l’air. Lors de l’audience la semaine dernière, le rapporteur public, qui avait demandé cette astreinte, avait notamment évoqué l’Ademe (Agence de la transition écologique).

 

Partager cet article

L'Angleterre va planter 130 000 arbres dans ses villes pour lutter contre le réchauffement climatique

Publié le par Notre Terre

arbres-en-ville
Photo d'illustration : ici, une allée d'arbres en Californie

En Angleterre, dans les deux prochaines années, plus de 130 000 arbres vont être plantés pour lutter contre le réchauffement climatique.
L’Angleterre lancera le 23 mai prochain un nouveau projet intitulé le Urban Tree Challenge Fund. « Les arbres sont vitaux dans la lutte contre le réchauf­fe­ment clima­tique, c’est pourquoi nous devons augmen­ter le taux de plan­ta­tion très rapi­de­ment », a expliqué Michael Gove, le secré­taire d’État à l’En­vi­ron­ne­ment.
Les arbres captent l’émission de dioxyde de carbone, ce qui les rend essentiels dans la lutte contre le réchauffement climatique. Leur présence en ville absorbe le bruit, réduit les risques d’inondation et crée des espaces verts pour améliorer la santé et le bien-être.

« Nous avons besoin d’arbres qui bordent nos rues, non seulement pour les rendre vertes et ombragées, mais aussi pour nous assurer de rester connectés aux merveilles du monde naturel, c’est pourquoi nous devons aller plus loin et plus vite pour augmenter les taux de plantation », a rapporté Michael Gove.

« Nous sommes impatients de découvrir les nouvelles plantations cet automne », a ajouté quant à lui Harry Studholme, président de la Commission des Forêts.

Le programme, géré par la Commission des forêts, sera ouvert aux particuliers, aux autorités locales, aux organismes de bienfaisance et aux ONG. Les subventions d’un montant de 11,4 millions d’euros environ, couvriront la plantation d’arbres et les trois premières années de leur entretien.

Paul Nolan, président de la Communauté des Forêts en Angleterre a déclaré : « On comprend de mieux en mieux le rôle que jouent les arbres et les forêts pour aider à faire de nos villes et villages de meilleurs endroits où les gens et la nature peuvent s’épanouir ».

Un beau challenge susceptible d’apporter des avantages environnementaux et sociaux.

 

Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

La justice européenne a tranché : où qu'ils se trouvent, les loups doivent être protégés

Publié le par Notre Terre

meute-loups

C’est officiel, si un loup s’éloigne de son habitat naturel et se retrouve dans une zone habitée, alors, il continue d’être protégé. Voici les propos soutenus par la cour de justice de l’UE, ce jeudi 11 juin.

Ainsi, la protection de ces espèces ne comporte pas de limites ou de frontières, comme en témoigne ce texte retranscrit par RTL : La notion d’aire de répartition naturelle est plus vaste que l’espace géographique qui présente les éléments physiques ou biologiques essentiels à la vie ou à la reproduction. Cette zone s’étend dans le cadre de son comportement naturel. »

Ces précisions font suite à une récente affaire d’un loup situé en Roumanie, qui s’approchait fréquemment du lieu de résidence d’un villageois. La cour a également précisé que la capture et le transport d’un animal qui aurait trouvé refuge dans un village ne peuvent être autorisés que s’il existe une dérogation de l’autorité nationale compétente.

 

Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Des mini-forêts à la poussée ultrarapide plantées un peu partout en Europe

Publié le par Notre Terre

projet-silva

Ce procédé, inventé par le botaniste Akira Miyawaki, permettrait de restaurer la biodiversité et de lutter contre le réchauffement climatique, explique « The Guardian »
C'est une technique méconnue qui commence à faire son trou en Europe.
Pour lutter contre le réchauffement climatique et pour restaurer la biodiversité, des mini-forêts à la poussée ultrarapide sont plantées un peu partout en ville sur le Vieux Continent, comme le rapporte The Guardian. Grâce à une technique de pousse mise au point par Akira Miyawaki, des forêts pas plus grandes qu'un terrain de tennis présentent des caractéristiques bien supérieures en comparaison avec des plantations traditionnelles.

Ce botaniste japonais a planté plus d'un millier de forêts de ce type dans son pays, mais aussi en Malaisie et dans d'autres pays du monde.
Les partisans de cette méthode affirment que les forêts miniatures poussent dix fois plus vite et deviennent 30 fois plus denses qu'en utilisant la méthode traditionnelle. La biodiversité y serait même 100 fois plus importante. Des scientifiques estiment que les mini-forêts peuvent devenir un élément essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique. Elles seraient même capables de stocker 40 fois plus de carbone que les plantations dites « mono-spécifiques ».

Des mini-forêts plantées en France

Éric Dinerstein, un scientifique coauteur d'une récente étude appelant à ce que la moitié de la surface de la Terre soit protégée grâce à la conservation de la nature, estime que les mini-forêts pourraient même attirer des oiseaux chanteurs migrateurs. « Les oiseaux chanteurs se nourrissent de chenilles et d'insectes adultes, les mini-forêts pourraient ainsi devenir un site de restauration rapide nutritif pour les oiseaux affamés », explique le chercheur.
Une première mini-forêt a été plantée en France en 2018 à côté d'une route à quatre voies près de Paris. L'objectif était de filtrer la pollution engendrée par les automobilistes mais aussi de réduire le bruit des voitures. À Toulouse, 1 200 jeunes plants ont été installés sur un carré de 400 mètres carrés en mars. En Belgique, un naturaliste plante des mini-forêts depuis 2016, certaines ont déjà atteint la taille de 3 mètres de haut.

 

Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>