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Municipales : Anne Hidalgo veut planter 170.000 arbres à Paris

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La maire PS de Paris, candidate à sa réélection, dévoile dans les colonnes du "Journal du dimanche" ses propositions sur l'écologie. Et prône une "végétalisation massive" de la capitale.

Elle veut placer l'écologie comme "socle" de son programme. Candidate à un deuxième mandat lors des prochaines élections municipales, la maire de Paris Anne Hidalgo doit présenter l'intégralité de ses propositions le 6 février. Dans les colonnes du Journal du dimanche, elle développe ses propositions en matière environnementale, affirmant notamment vouloir planter 170.000 arbres dans les rues de la capitale lors d'une éventuelle prochaine mandature.

"Je veux que la nature reprenne ses droits en ville", déclare d'entrée la socialiste, défendant un "changement de culture ­radical". Anne Hidalgo, qui prône une "végétalisation massive", propose ainsi de créer "des dizaines de rues végétales et 100 % piétonnes, dans tous les arrondissements (...) désimperméabilisées et enherbées", préservées de toute circulation automobile. Ces rues, ajoute-t-elle, " formeront un grand parcours vert parisien (...) et chaque Parisien habitera ainsi à moins de 200 mètres de cette trame verte".

Planter des "forêts urbaines"

Celle qui avait succédé en 2014 à Bertrand Delanoë promet aussi de planter des "forêts urbaines". Trois projets ont déjà été annoncés : "derrière l’Opéra, sur le parvis de l’hôtel de ville et devant la gare de Lyon". "Nous créerons une quatrième forêt urbaine au pied de la tour Montparnasse", dit encore la maire de Paris, annonçant également la création "d'une centaine de mini-forêts urbaines – une trentaine d’arbres et de la pelouse – sur des petites parcelles de 200 mètres carrés, dans chaque arrondissement".

Ambitieuse, Anne Hidalgo veut également planter "environ 170.000 arbres en six ans" dans les rues de Paris. "À chaque fois qu’un enfant parisien naîtra, nous organiserons la plantation d’un jeune arbre par les parents, avec parrainage", ajoute-t-elle, avant de détailler ses projets de nouveaux parcs. La candidate souhaite "débitumer et végétaliser une bonne moitié des huit hectares des quais de Seine". Par ailleurs, l’actuel héliport de Paris, dans le 15e arrondissement "sera reconfiguré en un vaste espace vert de 6 hectares". Autres propositions : la création d'un parc de la tour Eiffel et du Trocadéro, "comprenant le pont d’Iéna", d’ici à 2024, ou encore l'aménagement d'un parc à Bercy-Charenton, "qui reliera celui de Bercy au bois de Vincennes".

Et créer des grands potagers urbains

En matière d'agriculture urbaine, la concurrente de Benjamin Griveaux, de Cédric Villani, ou encore de Rachida Dati, propose la création de deux grands potagers urbains : "l’un à la Ferme de Paris, dans le bois de Vincennes, l’autre dans le bois de Boulogne". Anne Hidalgo veut aussi développer l’agriculture urbaine "dans les copropriétés, sur les balcons, les toitures ou dans les cours d’immeubles", et propose que "chaque permis de construire, à partir de 200 m² de toiture, devra obligatoirement intégrer des projets d’agriculture urbaine".

Enfin, pour favoriser la préservation de la biodiversité, la maire de Paris imagine la création d'une "'trame nocturne', pour réduire la pollution lumineuse", ainsi qu'une "refonte du système d’éclairage des jardins et de certaines rues". "On peut imaginer un éclairage qui s’active la nuit lors du passage d’un piéton", détaille-t-elle.

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L’ONU propose de protéger 30 % de la planète d’ici à 2030

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La COP15 sur la diversité biologique prévue en octobre devrait aboutir sur des accords mondiaux pour sauver la biodiversité. Une première ébauche de texte prévoit la protection d’un tiers de la surface de la Terre.

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Enrayer l’érosion de la biodiversité, gérer les ressources de manière durable et restaurer les écosystèmes. Telles sont les missions de la 15e Conférence des parties (COP15) de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB), programmée en octobre à Kunming, en Chine, sur le modèle des conférences climat. Des négociations internationales doivent y aboutir à l’adoption d’une feuille de route mondiale pour sauver l’ensemble des écosystèmes.

Pour amorcer ces négociations, la CDB a publié, lundi 13 janvier, une première ébauche de texte comprenant 17 objectifs, parmi lesquels une proposition ambitieuse : protéger au moins 30 % de la planète – terre et mer – d’ici à 2030. « L’objectif est de stabiliser le taux de perte de biodiversité d’ici à 2030, puis de faire en sorte que cette biodiversité augmente de nouveau d’ici à 2050 en laissant les écosystèmes se régénérer », explique Aleksandar Rankovic, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales, chargé du dossier COP15.
Le texte reprend des conclusions du Groupe international d’experts sur la biodiversité de l’ONU. Dans un vaste rapport publié en mai 2019, ils soulignaient le rôle de l’agriculture, de la déforestation, de la pêche, de la chasse, du changement climatique, des pollutions et des espèces invasives dans la dégradation accélérée de la nature.

Un million d’espèces menacées d’extinction

Selon ce rapport, 75 % de l’environnement terrestre a été « gravement altéré » par les activités humaines et 66 % de l’environnement marin est également touché. Résultat : environ un million d’espèces animales et végétales sur les quelque 8 millions estimées sur Terre sont menacées d’extinction, dont « beaucoup dans les prochaines décennies ». Près de 23 % des oiseaux, 25 % des plantes, 33 % des récifs coralliens, 40 % des amphibiens, 10 % des insectes et plus d’un tiers des mammifères marins sont menacés.

Pour enrayer ce déclin rapide de biodiversité, le groupe de travail du CDB a proposé d’amener à 30 % le taux d’aires terrestres protégées et au même nombre celui des aires marines protégées. Aujourd’hui, les zones protégées représentent 17 % des surfaces terrestres, soit environ 20 millions de kilomètres carrés (un peu plus de la superficie du Canada et des Etats-Unis réunis) et 10 % des zones maritimes. A titre d’exemple, le Brésil possède le plus grand système d’aires protégées terrestres au monde, avec 2,47 millions de kilomètres carrés (km2). A l’inverse, le Moyen-Orient a le taux de protection terrestre le moins élevé, environ 3 %, ce qui équivaut à environ 119 000 km2.

« Le chiffre de 30 % de surfaces protégées est ambitieux, mais il ne sort pas de nulle part, explique David Ainsworth, porte-parole de la Convention sur la diversité biologique. En un an, le groupe de travail du CDB a regroupé les demandes des gouvernements, les conseils des scientifiques et les consultations de la société civile. Ce chiffre a été discuté et un consensus a été trouvé. » Dans ces 30 %, 10 % des zones protégées devraient être en état de « protection stricte », « c’est-à-dire qu’aucune activité humaine, comme la pêche ou l’agriculture, même réglementées, ne peut y avoir lieu », poursuit le porte-parole.

Objectifs ambitieux

Autre objectif de la COP15 : relier climat et biodiversité. En effet, l’érosion de cette dernière a beau être flagrante, elle peine à sortir de l’ombre que lui fait la crise climatique.

« Aujourd’hui il y a une déconnexion entre le climat et la biodiversité, aussi bien de manière locale qu’internationale, confirme le chercheur français Aleksandar Rankovic. La CDB propose des moyens pour rapprocher les deux conventions et ainsi lier les accords sur la biodiversité aux accords de Paris sur le climat. » Carlos Manuel Rodriguez, le ministre de l’énergie et de l’environnement du Costa Rica, très impliqué dans les discussions, a insisté sur ce lien en s’exprimant sur le document rendu public le 13 janvier : « Nature et climat sont les deux faces d’une même médaille et nous devons affronter les deux crises de manière agressive, dans tous les secteurs et avec le même objectif. »

Parmi les autres points abordés dans l’ébauche de texte figurent une réduction d’au moins 50 % de la pollution causée par l’excès de pesticides, de déchets plastiques et d’autres sources de pollution, une utilisation durable de toutes les ressources d’ici à 2030 ou encore la préservation ou l’augmentation de la diversité pour 90 % des espèces d’ici à 2050.

Autant d’objectifs ambitieux, selon les observateurs. Mais « jusqu’au coup de marteau final de la COP rien n’est joué, prévient Aleksandar Rankovic. D’ici aux négociations, il faut alerter sur ces textes pour que les discussions ne se limitent pas à la convention et que l’ensemble des populations se manifestent ».

Enfin, le rendez-vous de Kunming pourrait acter de l’échec de la stratégie biodiversité menée ces dix dernières années. En 2010, lors de la COP10 au Japon, la CDB avait adopté des accords dits « objectifs d’Aïchi », qui établissaient vingt points à atteindre pour 2020. Dix ans plus tard, le constat est amer : la plupart des objectifs, notamment le fait de diviser par deux le taux de perte des habitats naturels, n’ont pas été atteints. « Nous aurons les résultats exacts au terme de la période 2011-2020, mais nous savons déjà que beaucoup ne seront pas réalisés », admet David Ainsworth.

« Rendre des comptes »

« Les accords précédents, bien qu’ambitieux, ressemblaient plutôt à une liste de vœux pieux, souligne Aleksandar Rankovic. Il y avait beaucoup d’engagements mais très peu de chiffres. L’ébauche publiée aujourd’hui propose des objectifs précis, chiffrés, ainsi que des modalités de suivi et de moyens mieux pensés. Elle crée également un cadre dans lequel les pays vont devoir se rendre des comptes. »

Des ONG regroupées dans la coalition Campaign for Nature s’inquiètent cependant que « le texte n’inclue pas certains concepts-clés comme la gestion des zones protégées, ou l’équité entre les populations, qui sont essentiels à une protection et une conservation efficaces ». Elles poussaient depuis un an pour que le chiffre de 30 % soit inscrit dans le texte en débat.

« Des scientifiques, des centaines d’organisations et des millions de personnes dans le monde ont appelé les nations à se rassembler et à s’engager à protéger au moins 30 % de la planète d’ici à 2030, confirme Brian O’Donnell, directeur de Campaign for Nature. Le projet d’aujourd’hui montre que les pays sont à l’écoute et qu’ils reconnaissent l’importance croissante du rôle de la protection des terres et des eaux. Il s’agit d’une première étape très encourageante. Mais il reste encore beaucoup à faire dans les prochains mois. »

Plusieurs sessions de discussions vont se dérouler d’ici à la COP15. Certains pays devraient être moteurs des négociations, parmi lesquels l’Union européenne mais aussi le Costa Rica, la Colombie et le Mexique. « La Chine, qui va accueillir la COP, espère également les résultats les plus ambitieux, concrets et crédibles possibles », observe Aleksandar Rankovic.

A l’inverse, de grands acteurs, comme le Brésil, restent pour l’instant en situation de blocage dans les discussions préliminaires. Quant aux Etats-Unis, ils sont le seul pays, avec le Vatican, à n’avoir pas ratifié la Convention sur la diversité biologique – « un problème de moins dans les négociations », aux yeux de certains observateurs. « Les objectifs de ce texte assument une ambition forte, souligne Aleksandar Rankovic. Il faudra désormais qu’ils résistent au test à l’acide des négociations avant et pendant la COP15. »

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La Thaïlande démarre 2020 avec l’interdiction des sacs en plastique

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La Thaïlande a commencé l’année avec une interdiction des sacs en plastique à usage unique dans les principaux magasins, poursuivant une campagne lancée par le gouvernement et les détaillants vers une interdiction complète en 2021 pour réduire les déchets et les débris dans la mer.

La sensibilisation du public aux risques pour les animaux et l’environnement a été soulevée l’année dernière lors d’une série d’incidents où des animaux, dont un cerf et un bébé dugong, ont été retrouvés morts avec du plastique dans leur système digestif.

« La Thaïlande a été classée sixième parmi les principaux pays du monde qui déversent des déchets dans la mer » … « Au cours des cinq derniers mois, nous étions en 10e position … grâce à la coopération du peuple thaïlandais. », a déclaré mercredi 1er janvier le ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement, Varawut Silpa-Archa, aux journalistes après avoir distribué des sacs réutilisables au public.

Le ministère affirme que le pays a réduit l’utilisation des sacs en plastique de 2 milliards, soit environ 5 765 tonnes durant l’année 2019, dans cette première phase d’une campagne pour encourager la population à refuser volontairement les sacs en plastique dans les magasins.

« Au début, je n’y étais pas habitué parce que parfois j’oubliais et je venais sans. », a expliqué un client, Supanee Burut-string.

Varawut a déclaré que la partie la plus difficile sera de faire disparaître les sacs utilisés dans les marchés et dans les zones rurales (qui représenteraient 40% du total).

« Il ne sera pas facile de changer la façon de penser et le comportement de ces personnes », a-t-il déclaré.

 

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Glyphosate : 36 produits ne seront pas réautorisés en France

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Ces produits représentaient, en 2018, entre la moitié et les trois quarts des tonnages de pesticides à base de glyphosate vendus en France.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a annoncé, lundi 9 décembre, que 36 produits phytosanitaires à base de glyphosate ne seraient pas ré-autorisés. Passé un délai de grâce de quelques mois, ils ne pourront plus être utilisés en France à compter de fin 2020, précise l’agence dans un communiqué. L’Anses ajoute qu’elle n’a pas accordé leur première autorisation de mise sur le marché à quatre autres produits contenant la célèbre molécule herbicide.

Au total, en France, 69 produits à base de glyphosate ont dû soumettre à l’Anses une demande de ré-autorisation en 2017, consécutivement à la réhomologation pour cinq ans de la substance active, décidée au niveau européen. « Les 36 qui ne seront pas ré-autorisés représentaient en 2018 entre la moitié et les trois quarts des tonnages de produits à base de glyphosate utilisés en France, explique Caroline Semaille, directrice générale déléguée de l’Anses, chargée des autorisations de mise sur le marché des produits phytosanitaires. Cependant, tous les autres ne seront pas nécessairement ré-autorisés : les données fournies par leurs fabricants sont encore examinées. »*

L’agence de Maisons-Alfort précise que les fabricants des 36 produits rejetés n’ont pas fourni les données expérimentales suffisantes pour exclure un risque génotoxique de leurs produits – c’est-à-dire un risque de toxicité pour l’ADN. « Cela ne signifie pas que ce risque a été identifié, mais que les données transmises n’ont pas permis à l’agence de l’évaluer correctement », précise Mme Semaille. Quatre des onze nouveaux produits à base de glyphosate, en lice pour une première autorisation de mise sur le marché, n’ont pas été acceptés pour les mêmes raisons. Les sept autres ont été soit autorisés, soit sont toujours en cours d’examen.

Doutes sur la génotoxicité

Dans le système européen d’homologation des pesticides, les substances actives (en l’occurrence le glyphosate) sont autorisées au niveau communautaire, tandis que les produits formulés – contenant aussi des adjuvants destinés à potentialiser l’action des substances actives – sont évalués et autorisés au niveau national. « En 2017, à l’issue de la ré-autorisation du glyphosate pour cinq ans en Europe, la Commission a recommandé aux Etats-membres de veiller particulièrement à l’évaluation du risque génotoxique des produits contenant cette substance », poursuit Mme Semaille.

Contrairement aux apparences, la décision de l’Anses est disjointe de la controverse sur le glyphosate : en l’espèce, ce sont plus des doutes sur la génotoxicité de mélanges de produits contenant du glyphosate, que des doutes sur la génotoxicité de la substance isolée. Celle-ci a été considérée comme ne présentant pas de potentiel génotoxique par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) : l’Anses dit s’en tenir, pour l’heure, à cette opinion. L’Agence a toutefois lancé un appel à projet pour mobiliser des laboratoires de recherche sur ce sujet précis et évaluer la génotoxicité du glyphosate.
De son côté, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’agence de l’Organisation mondiale de la santé chargée d’inventorier et de classer les agents cancérogènes, estime que le glyphosate est bel et bien génotoxique ; le CIRC a classé le glyphosate comme « cancérogène probable » pour l’homme en mars 2015. La controverse sur la génotoxicité de l’herbicide repose largement sur les sources scientifiques mobilisées pour l’évaluation. Des travaux publiés en janvier dans la revue Environmental Sciences Europe ont montré qu’environ 70 % des études publiées dans la littérature scientifique attribuent un potentiel génotoxique au glyphosate ou à des produits contenant du glyphosate, tandis que 99 % des études industrielles, transmises par les fabricants aux agences réglementaires, ne trouvent pas à l’herbicide de telles propriétés.

La controverse n’est non seulement pas finie, mais devrait repartir de plus belle dans les prochains mois avec le lancement de la réévaluation européenne de l’herbicide, en vue de sa ré-autorisation, en 2022. En France, Emmanuel Macron s’était engagé en 2018 à une sortie du glyphosate à l’horizon 2021, avant d’affirmer, un an plus tard, que cet objectif n’était « pas faisable » à 100 %.

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Après un second vote, les députés français retirent ENFIN l'huile de palme de la liste des biocarburants

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VICTOIRE!

Face à la colère des écologistes et à l'embarras d'une partie de sa majorité, le Premier ministre avait lui-même demandé un second vote après l'imbroglio de jeudi soir.

Une seconde délibération qui rectifie le tir. Les députés ont fait marche arrière, vendredi 15 novembre, en votant finalement l'exclusion de l'huile de palme de la liste des biocarburants. Une annulation à une écrasante majorité (58 voix à 2). "Sentiment très agréable d'avoir remis les choses dans le bon sens", a réagi sur Twitter la députée de la majorité Barbara Pompili.
L'élue fait référence au premier vote qui a eu lieu jeudi soir. En plein examen du budget 2020, les députés avaient alors voté un report à 2026 de l'effacement de l'huile de palme de la liste des biocarburants, qui bénéficient d'un régime fiscal favorable. L'affaire s'était jouée en quelques secondes, sans discussion.

Un second vote "pour nourrir un débat"

La décision avait aussitôt été dénoncée par les associations écologistes, qui dénonçaient la déforestation provoquée par la production de cette huile. Elles fustigeaient aussi "le lobbying éhonté de Total" qui allait se voir offrir un "cadeau fiscal évalué entre 70 et 80 millions d'euros".

Après le tollé suscité par ce premier vote, le Premier ministre Edouard Philippe avait lui-même demandé une nouvelle délibération, "constatant l'absence d'un débat suffisant sur un sujet aussi important". La seconde délibération devait permettre "aux parlementaires de nourrir un débat à la hauteur de l'enjeu", expliquait alors l'entourage du Premier ministre.

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