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La Thaïlande démarre 2020 avec l’interdiction des sacs en plastique

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La Thaïlande a commencé l’année avec une interdiction des sacs en plastique à usage unique dans les principaux magasins, poursuivant une campagne lancée par le gouvernement et les détaillants vers une interdiction complète en 2021 pour réduire les déchets et les débris dans la mer.

La sensibilisation du public aux risques pour les animaux et l’environnement a été soulevée l’année dernière lors d’une série d’incidents où des animaux, dont un cerf et un bébé dugong, ont été retrouvés morts avec du plastique dans leur système digestif.

« La Thaïlande a été classée sixième parmi les principaux pays du monde qui déversent des déchets dans la mer » … « Au cours des cinq derniers mois, nous étions en 10e position … grâce à la coopération du peuple thaïlandais. », a déclaré mercredi 1er janvier le ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement, Varawut Silpa-Archa, aux journalistes après avoir distribué des sacs réutilisables au public.

Le ministère affirme que le pays a réduit l’utilisation des sacs en plastique de 2 milliards, soit environ 5 765 tonnes durant l’année 2019, dans cette première phase d’une campagne pour encourager la population à refuser volontairement les sacs en plastique dans les magasins.

« Au début, je n’y étais pas habitué parce que parfois j’oubliais et je venais sans. », a expliqué un client, Supanee Burut-string.

Varawut a déclaré que la partie la plus difficile sera de faire disparaître les sacs utilisés dans les marchés et dans les zones rurales (qui représenteraient 40% du total).

« Il ne sera pas facile de changer la façon de penser et le comportement de ces personnes », a-t-il déclaré.

 

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Glyphosate : 36 produits ne seront pas réautorisés en France

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Ces produits représentaient, en 2018, entre la moitié et les trois quarts des tonnages de pesticides à base de glyphosate vendus en France.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a annoncé, lundi 9 décembre, que 36 produits phytosanitaires à base de glyphosate ne seraient pas ré-autorisés. Passé un délai de grâce de quelques mois, ils ne pourront plus être utilisés en France à compter de fin 2020, précise l’agence dans un communiqué. L’Anses ajoute qu’elle n’a pas accordé leur première autorisation de mise sur le marché à quatre autres produits contenant la célèbre molécule herbicide.

Au total, en France, 69 produits à base de glyphosate ont dû soumettre à l’Anses une demande de ré-autorisation en 2017, consécutivement à la réhomologation pour cinq ans de la substance active, décidée au niveau européen. « Les 36 qui ne seront pas ré-autorisés représentaient en 2018 entre la moitié et les trois quarts des tonnages de produits à base de glyphosate utilisés en France, explique Caroline Semaille, directrice générale déléguée de l’Anses, chargée des autorisations de mise sur le marché des produits phytosanitaires. Cependant, tous les autres ne seront pas nécessairement ré-autorisés : les données fournies par leurs fabricants sont encore examinées. »*

L’agence de Maisons-Alfort précise que les fabricants des 36 produits rejetés n’ont pas fourni les données expérimentales suffisantes pour exclure un risque génotoxique de leurs produits – c’est-à-dire un risque de toxicité pour l’ADN. « Cela ne signifie pas que ce risque a été identifié, mais que les données transmises n’ont pas permis à l’agence de l’évaluer correctement », précise Mme Semaille. Quatre des onze nouveaux produits à base de glyphosate, en lice pour une première autorisation de mise sur le marché, n’ont pas été acceptés pour les mêmes raisons. Les sept autres ont été soit autorisés, soit sont toujours en cours d’examen.

Doutes sur la génotoxicité

Dans le système européen d’homologation des pesticides, les substances actives (en l’occurrence le glyphosate) sont autorisées au niveau communautaire, tandis que les produits formulés – contenant aussi des adjuvants destinés à potentialiser l’action des substances actives – sont évalués et autorisés au niveau national. « En 2017, à l’issue de la ré-autorisation du glyphosate pour cinq ans en Europe, la Commission a recommandé aux Etats-membres de veiller particulièrement à l’évaluation du risque génotoxique des produits contenant cette substance », poursuit Mme Semaille.

Contrairement aux apparences, la décision de l’Anses est disjointe de la controverse sur le glyphosate : en l’espèce, ce sont plus des doutes sur la génotoxicité de mélanges de produits contenant du glyphosate, que des doutes sur la génotoxicité de la substance isolée. Celle-ci a été considérée comme ne présentant pas de potentiel génotoxique par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) : l’Anses dit s’en tenir, pour l’heure, à cette opinion. L’Agence a toutefois lancé un appel à projet pour mobiliser des laboratoires de recherche sur ce sujet précis et évaluer la génotoxicité du glyphosate.
De son côté, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’agence de l’Organisation mondiale de la santé chargée d’inventorier et de classer les agents cancérogènes, estime que le glyphosate est bel et bien génotoxique ; le CIRC a classé le glyphosate comme « cancérogène probable » pour l’homme en mars 2015. La controverse sur la génotoxicité de l’herbicide repose largement sur les sources scientifiques mobilisées pour l’évaluation. Des travaux publiés en janvier dans la revue Environmental Sciences Europe ont montré qu’environ 70 % des études publiées dans la littérature scientifique attribuent un potentiel génotoxique au glyphosate ou à des produits contenant du glyphosate, tandis que 99 % des études industrielles, transmises par les fabricants aux agences réglementaires, ne trouvent pas à l’herbicide de telles propriétés.

La controverse n’est non seulement pas finie, mais devrait repartir de plus belle dans les prochains mois avec le lancement de la réévaluation européenne de l’herbicide, en vue de sa ré-autorisation, en 2022. En France, Emmanuel Macron s’était engagé en 2018 à une sortie du glyphosate à l’horizon 2021, avant d’affirmer, un an plus tard, que cet objectif n’était « pas faisable » à 100 %.

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Après un second vote, les députés français retirent ENFIN l'huile de palme de la liste des biocarburants

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VICTOIRE!

Face à la colère des écologistes et à l'embarras d'une partie de sa majorité, le Premier ministre avait lui-même demandé un second vote après l'imbroglio de jeudi soir.

Une seconde délibération qui rectifie le tir. Les députés ont fait marche arrière, vendredi 15 novembre, en votant finalement l'exclusion de l'huile de palme de la liste des biocarburants. Une annulation à une écrasante majorité (58 voix à 2). "Sentiment très agréable d'avoir remis les choses dans le bon sens", a réagi sur Twitter la députée de la majorité Barbara Pompili.
L'élue fait référence au premier vote qui a eu lieu jeudi soir. En plein examen du budget 2020, les députés avaient alors voté un report à 2026 de l'effacement de l'huile de palme de la liste des biocarburants, qui bénéficient d'un régime fiscal favorable. L'affaire s'était jouée en quelques secondes, sans discussion.

Un second vote "pour nourrir un débat"

La décision avait aussitôt été dénoncée par les associations écologistes, qui dénonçaient la déforestation provoquée par la production de cette huile. Elles fustigeaient aussi "le lobbying éhonté de Total" qui allait se voir offrir un "cadeau fiscal évalué entre 70 et 80 millions d'euros".

Après le tollé suscité par ce premier vote, le Premier ministre Edouard Philippe avait lui-même demandé une nouvelle délibération, "constatant l'absence d'un débat suffisant sur un sujet aussi important". La seconde délibération devait permettre "aux parlementaires de nourrir un débat à la hauteur de l'enjeu", expliquait alors l'entourage du Premier ministre.

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La justice valide deux arrêtés anti-pesticides au nom du « danger grave » pour la population

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Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté vendredi la demande de suspension de deux arrêtés anti-pesticides pris par les mairies de Gennevilliers et Sceaux, au nom du « danger grave pour les populations exposées » à ces produits.

pesticides

«Il ne saurait être sérieusement contesté que les produits dont l'utilisation est interdite par l'arrêté en litige (...) constituent un danger grave pour les populations exposées», peut-on lire dans l'ordonnance du tribunal. Si les décisions concernant l'utilisation des produits phytopharmaceutiques relèvent du ministère de l'Agriculture, le maire a pu en l'espèce «à bon droit» y déroger et prendre cet arrêté, selon la décision.

Une «première» en France

Il s'agit d'une «première» en France, s'est félicité auprès de l'AFP le maire de Gennevilliers, Patrice Leclerc. «C'est un encouragement pour celles et ceux qui luttent pour la santé des agriculteurs et de la population», a-t-il réagi, ajoutant cependant que «le combat n'est pas fini».

Se réjouissant de cette décision, Florence Presson, adjointe au maire de Sceaux, a estimé que cette décision «permet de faire jurisprudence, cela veut dire que toutes les villes qui ont pris ces arrêtés vont en bénéficier».

Le 25 octobre, le tribunal administratif de Rennes a annoncé l'annulation de l'arrêté du 18 mai pris par le maire de Langouët, qui interdisait l'usage des pesticides de synthèse à moins de 150 m des habitations de cette commune bretonne.

Pour justifier sa décision, le juge avait rappelé que le «ministre de l'Agriculture est chargé de la police administrative des produits phytopharmaceutiques» et que «le maire d'une commune ne peut en aucun cas s'immiscer dans l'exercice de cette police spéciale par l'édiction d'une réglementation locale».
Débat sur l'usage des pesticides

L'arrêté du maire breton a lancé un vaste débat sur l'usage des pesticides près des habitations. Selon l'association Ragster  qui épaule les communes, 104 d'entre elles, ont pris des arrêtés similaires, dont Paris, Nantes et Lille.

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Bonne nouvelle! L'ONF abandonne l'usage des pesticides en forêt publique

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Ce vendredi 18 octobre, l'Office national des forêts (ONF) a annoncé avoir décidé l'abandon total de toute prescription et usage d'herbicides, insecticides et fongicides pour la gestion des forêts domaniales de l'État et des forêts communales. « Entérinée par une note de service diffusée par la direction à l'ensemble du personnel, cette décision "zéro traitement phytopharmaceutique" est entrée en vigueur le 14 octobre », précise l'ONF, qui avait déjà abandonné en 2018 l'usage du glyphosate. Cette décision a été prise en lien avec la Fédération nationale des communes forestières.

Certains des traitements auxquels renonce l'ONF sont encore autorisés par la réglementation. Mais dorénavant, l'Office aura recours à des alternatives mécanisées ou à des techniques de bio-contrôle des parasites.

En mars dernier, plusieurs associations environnementales ont publié un manifeste et une pétition demandant l'arrêt de l'usage des phytosanitaires dans les zones non-agricoles. La loi Labbé, qui a interdit leur utilisation aux collectivités depuis 2017, et aux particuliers depuis le 1er janvier 2019, permettait l'usage de certains pesticides dans les zones non-agricoles, dont les forêts.

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