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La Caisse d'Epargne finance 1000 projets pour l'environnement

Publié le par Gerome

Vous avez un projet ?

Vous animez un projet visant à protéger l’environnement, ou dont l’une des composantes favorise le développement durable ? Ce projet porte sur la pédagogie environnementale, la valorisation des déchets, la protection des espaces naturels ou encore l’agriculture biologique ? Votre projet est initié par une association ou tout autre organisme à but non-lucratif, il favorise l’insertion ou la cohésion sociale ?

La caisse d’Epargne peut vous aider !

Dans le cadre de son programme Bénéfices Futur, la Caisse d’Epargne met en place des actions précises, concrètes et innovantes qui ont pour objectif de mieux répondre aux nouveaux besoins de la société. A ce titre, elle s’est notamment engagée à financer 1 000 projets pour l’environnement. Cet appel à projet débute le 1er avril 2008 à l’occasion de la Semaine du Développement Durable, et court jusqu’au 30 septembre 2008.

Cet appel à projets touche tous les projets répondant aux critères PELS qu’ils aient pour finalité première et essentielle la protection de l’environnement, ou qu’ils intègrent une dimension environnementale tout en poursuivant une finalité autre (la satisfaction des besoins fondamentaux, la recherche d’autonomie…)

Tous les projets de grande proximité seront étudiés, quelle que soit leur taille : petits, moyens, ou plus importants. Le montant unitaire dédié à chaque projet n’est pas fixé, ni en plancher, ni en plafond. Il fera l’objet d’un arbitrage lors du dépouillement des projets.
Peuvent être présentés dans le cadre de cet appel à projets, toutes les initiatives en faveur de l’environnement.

En savoir plus : link




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Invention d'un nouveau matériau plus performant pour stocker le C02

Publié le par Gerome

Des chercheurs français et étrangers ont mis au point un matériau deux fois plus efficace que ceux actuellement commercialisés pour stocker le dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, a annoncé lundi le Centre national (français) de la recherche scientifique (CNRS).

Un mètre cube de ce matériau, une poudre nommée MIL-101, est capable de retenir 400 mètres cubes de C02 grâce à des pores d'une taille de 3,5 nanomètres (un milliardième de mètre), contre une taille maximale de 2,2 nanomètres pour les produits actuellement commercialisés, précise le CNRS dans un communiqué.


Cette poudre pourrait notamment servir dans les filtres pour réduire les émissions des véhicules, a expliqué Gérard Férey, qui dirige en France les travaux dans ce domaine à l'Institut Lavoisier.

L'augmentation de la concentration de CO2 dans l'atmosphère laisse présager une accélération du réchauffement climatique, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour les écosystèmes de la planète. La possibilité de créer des puits de carbone artificiels, en plus des océans et de la végétation dont les capacités arrivent à saturation, est une piste pour réduire les émissions polluantes.


Les travaux de l'équipe de M. Férey ont de plus "permis de comprendre, expérimentalement et théoriquement, le mécanisme de fixation du CO2 dans les pores" du MIL-101, selon le communiqué.

Les solides dits hybrides (à la fois organiques et inorganiques), inventés à partir de la fin des années 90, permettent de piéger ou d'emmagasiner transitoirement des gaz ou des liquides.


Outre leur utilisation pour piéger le C02, ces matériaux peuvent trouver de nombreuses applications, pour des électrodes ou encore en médecine.

"Certains de ces solides adsorbent (stockent en surface) de grandes quantités de médicaments, mais surtout les restituent linéairement pendant des durées pouvant aller jusqu'à trois semaines", selon la présentation d'une conférence que M. Férey doit faire mardi à l'Académie des Sciences.

Les travaux de M. Férey et de ses collègues doivent être prochainement publiés dans la revue scientifique Langmuir.



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Le baril de pétrole à 108$ est une aubaine pour la Nature

Publié le par Gerome

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Nouveau record historique pour le baril de brut. Il atteignait hier
108,21 dollars à New York et 104, 16 dollars à Londres, poursuivant une hausse inintérompue dûe à l'affaiblissement du dollar, la politique défensive de l'Opep et les tensions géopolitiques.
La conséquence directe de cette hausse se retouve bien entendu dans nos portefeuilles et lorsqu'on fait le plein d'essence partout c'est le défilé des grimaces et la cacophonie des grincements de dents!

Ce problème se rajoute à la hausse des prix de l'alimentaire et aux loyers exhorbitants, partout on est étranglé.
Par contre si on essaye d'avoir un peu de recul et d'analyser cette situation sous un autre angle, on s'apperçoit que la hausse du baril de pétrole peut-être une aubaine si on sait attraper la balle au vol; surtout que d'ici 5 à 10 ans le baril pourrait exploser à 150$ et conduire deviendrait alors un plaisir réservé aux riches.

On commence déjà à anticiper l'après pétrole, un peu partout dans le monde naissent des idées nouvelles, des concepts porteurs d'espoir et de renouveau; je pense à la voiture à air comprimé, à la voiture éléctrique, à la voiture à hydrogène, au ramassage des ordures par des chevaux comme ça se fait actuellement dans un village de Sicile dont le nom m'échappe.
Mais je pense aussi aux transports en commun qui ont encore de beaux jours devant eux : l'AGV, les bus roulant à l'hydrogène, le tramway qui revient en force dans notre pays.

Mais on peut aussi extrapoler encore plus loin : la hausse de l'essence permettra aux commerces de proximité de se réinstaller dans les villages. Combien de boucheries, de boulangeries, de bureaux de poste ont disparu à cause des zones commerciales et industrielles?
Le co-voiturage deviendra une chose normale et banale et sûrement que les habitants se cotiseront pour acheter des petits véhicules de tansport collectif que chacun pourra disposer.
Encore un rêve utopique? Je ne sais pas, mais en tout cas c'est comme ça que je vois ls choses évoluer.
Peut-être nous dirigeons nous vers une société plus humaine et plus équilibrée?
Alors avant de crier et de se plaindre de la hausse de l'essence essayons de voir un peu plus loin et de comprendre les répercussions positives que cela aurait dans nos vies.


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L' AGV

Publié le par Gerome

Quand on parle d'Alstom on pense aux centrales à charbon, au gaz et aux centrales nucléaires. Bref, rien de très reluisant. Mais depuis peu le géant industriel a développé l'AGV (Automotrice à Grande Vitesse) qui devrait succéder au légendaire TGV. L'AGV est un train extrêmement rapide qui atteint les 360km/h et surtout très peu polluant. Comme quoi même dans l'antichambre de l'enfer on trouve un peu de lumière.

Emissions de dioxyde de carbone par kilomètre parcouru et par passager.
AGV.jpg
On voit sur cette image que l'AGV se place en tête mais le TGV où même le TER occuperait également la première place. La protection de l'environnement est indéniablement un sacré coup de pub.

Ce qui fait la force de ce train c'est sa capacité à moduler la longueur des rames
(de 7 à 14 voitures et de 250 à 650 places). Un nombre important de passagers pourront voyager dans le respect de l'environnement, la vitesse et le confort. C'est plutôt une bonne nouvelle.


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Pénurie et fin progressive de l'uranium

Publié le par Gerome

Une pénurie mondiale d'uranium se produira dès 2015, la production d'uranium atteindra son maximum en 2025 avant de diminuer, entraînant la diminution de la production d'électricité nucléaire. Aucune autre technologie nucléaire ne sera disponible avant 2040. Le prix de l'uranium a été multiplié par dix en quatre ans et le coût du combustible nucléaire prend une importance croissante dans le coût de l'électricité nucléaire.

L'uranium est une ressource limitée dont le maximum de production mondiale se situe vers 2025 (hypothèse la plus probable).

Des réserves d'uranium limitées et aléatoires

L'Agence pour l'énergie nucléaire publie un état des réserves et ressources d'uranium selon différents niveaux de coût et de certitude. La confusion est cependant fréquente entre réserves (des ressources certaines) et ressources (qui sont supposées ou très éventuelles). Les réserves "prouvées" annoncées par la l'AEN peuvent cependant augmenter ou diminuer de façon considérable selon les années. L'AEN (Agence pour l'Energie Nucléaire) s'appelle aussi NEA ( Nuclear Energy Agency).


Réserves et ressources d'uranium en 2006
Coût du kg d'uranium
Milliers de tonnes (kt U)
Cumul en kt U
RAR : Ressources raisonnablement assurées (Réserves)
< 40 $ / kg U
1 947
1 947
40 - 80 $ / kg U
696
2 643
80 - 130 $ / kg U
654
3 297
IR : Ressources supposées
(Inferred Resources)
< 40 $ / kg U
799
4 096
40 - 80 $ / kg U
362
4 458
80 - 130 $ / kg U
285
4 743
A découvrir, pronostiquées (probabilité faible)
< 80 $ / kg U
1 700
6 443
80 - 130 $ / kg U
819
7 262
A découvrir, spéculatives (très aléatoires)
< 130 $ / kg U
4 557
11 819
coût inconnu
2 979
14 798

Réserves et ressources d'uranium en 2006 selon l'Agence pour l'Energie Nucléaire



Mais les réserves "prouvées" (les ressources raisonnablement assurées), pour l'ensemble des catégories de coût (3.297 kilo tonnes d'uranium en 2006) sont très aléatoires si l'on en juge par une étude de l'OCDE sur quarante ans du "livre rouge" de l'AEN-NEA.
Ces réserves "prouvée" varient de façon considérable au fil des années, avec des valeurs très significatives par leur aspect aléatoire (réserves totales au coût le plus élevé). En milliers de tonnes d'uranium (kt U), nous avons :
- 1976 : 1 810 kt U
- 1979 : 2 580 kt U - augmentation de 42 % en trois ans
- 1980 : 2 000 kt U - diminution de 22 % en une année
- 1993 : 2 038 kt U
- 1995 : 2 951 kt U - augmentation de 45 % en deux ans
- 2001 : 2 853 kt U
- 2006 : 3 297 kt U - ( + 16 % ) sans nouvelles découvertes
Tout cela n'est pas sérieux et ces experts internationaux sont peu crédibles.

Des personnes abusées par des journalistes incompétents peuvent penser que nous avons des réserves d'uranium pour 50 ans et peut-être pour 70 ans puisque la consommation mondiale est de 67 000 tonnes par an. C'est croire avec beaucoup de naïveté à une stabilité de la consommation, à une production d'uranium toujours adaptée à la demande et à la disparition brusque de l'uranium après cette cinquantième année.

La notion de maximum de production d'une énergie fossile commence à être connue du grand public dans le cas du pétrole (peak oil). Cela est valable pour le pétrole, le gaz naturel, le charbon et aussi l'uranium et d'autres minerais. Au niveau d'un gisement, d'une mine ou au niveau mondial, la production d'une ressource atteint un maximum puis se met à diminuer. L'exploitation est alors arrêtée, soit lorsque la faible rentabilité économique se conjugue aux difficultés techniques, soit lorsque l'énergie consommée pour extraire la ressource devient égale à l'énergie produite.

La France possède des réserves de charbon et d'uranium (11.700 tonnes) mais les mines ont été fermées et ces réserves ne seront jamais utilisées.

Entre 1956 et 2002, 75.000 tonnes d'uranium ont été produites en France, avec un maximum de 3.400 tonnes en 1989. En 1985 les réserves annoncées (au coût maximum) étaient de 112.000 tonnes. Seize ans plus tard, 25.000 tonnes ont été produites et les réserves étaient de 11.700 tonnes, avec une disparition de 75.000 tonnes dans la nature. Curieux et instructif sur la fiabilité des réserves annoncées par les différents pays.

Une pénurie d'uranium en 2015

La consommation mondiale d'uranium est de 67.000 tonnes par an, la production est de 42.000 tonnes. La différence de 25.000 tonne provient des stocks civils et militaires qui seront épuisés en 2015.

Dans les années 1980, la production d'uranium a été très supérieure aux besoins civils des centrales électrique. Une grande partie a été utilisée pour des besoins militaires et pour des réserves stratégiques. A la suite de traités internationaux, une grande partie de l'uranium militaire (enrichi à 92%) est diluée dans l'uranium naturel pour obtenir un uranium enrichi à 3,5% mis sur le marché de l'uranium civil.

Depuis 1989, la consommation d'uranium est supérieure à la production. Tandis que la consommation continuait d'augmenter, la production a diminué avant de commencer à augmenter vers l'an 2000. Des stocks d'uranium civil et militaire (estimés à 200.000 tonnes en 2006) permettent de compléter la production pour satisfaire aux besoins des réacteurs nucléaires. Cependant , ces stocks seront épuisés en 2015.

D'un autre côté la production (42.000 tonnes) n'augmente pas assez pour atteindre le niveau de la consommation (67.000 tonnes). L'utilisation de combustible MOX (mélange d'uranium et de plutonium) dans certains réacteurs a une faible influence.

De nombreux gisements importants sont connus, parfois depuis vingt ans, mais la mise en exploitation de nouvelles mines prend beaucoup de retard. Par exemple, la mine de Cigar Lake au Canada, qui devait produire sept millions de tonnes d'uranium chaque année (10% de la production mondiale) n'a pu être mise en exploitation en 2007 à la suite d'inondations et de difficiles problèmes techniques. Dans le meilleur des cas, elle produira seulement en 2010 si les problèmes liés à un terrain gorgé d'eau ne remettent pas en cause les possibilités d'exploitation et après avoir doublé les investissements.

Autre difficulté, la mine de Ranger en Australie (10,2% de la production mondiale) a été inondée en mars 2007 et la production sera réduite de moitié pendant deux ans.

La prospection, chaque année plus intense depuis 2003, ne donne guère de résultats. La mise en exploitation d'une mine d'uranium prend de nombreuses années en études et préparatifs, souvent plus de dix ans. La capacité de production des nouvelles mines sera insuffisante pour augmenter la production de 25.000 tonnes d'ici 2015, sans compter la perte due aux mines en fin de vie et devant fermer au cours des prochaines années.

L'augmentation rapide du prix de l'uranium, dont le prix a été multiplié par dix en quatre ans et continue d'augmenter montre bien l'existence d'un sérieux problème d'adaptation des ressources minières aux besoins des centrales électriques nucléaires. Entre janvier 2003 et avril 2007, le prix du kilogramme d'oxyde d'uranium (U3O8 yellow cake) est passé de 22 dollars à 249 dollars.


Ce niveau de prix aura une incidence importante sur le coût de l'électricité nucléaire avec le renouvellement des contrats en cours. Si le prix de l'uranium comptait pour environ 5% du coût de l'électricité nucléaire avec de l'oxyde d'uranium à 20 ou 22 $/kg, il comptera pour plus de 35% avec les prochains contrats.

La pénurie et les coûts de l'uranium seront encore plus importants si de nouveaux réacteurs viennent s'ajouter aux 440 réacteurs actuels. Malgré l'arrêt de nombreux réacteurs au cours des dix prochaines années, ceux en construction ou en projet devraient augmenter la capacité totale installée et donc les besoins de combustible nucléaire.

Mais la pénurie d'uranium peut conduire à un arrêt plus rapide des anciens réacteurs et à une suspension des projets en cours.

D'autant plus que les coûts de production de l'électricité par les énergies renouvelables deviennent de plus en plus compétitifs et seront inférieurs aux coûts du nucléaire dès 2040 en plusieurs endroits d'Europe.

Une production maximale d'uranium vers 2025
Une étude fondée sur les documents de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE ou IEA International Energy Agency) montre les limites de la production d'uranium pour le siècle en cours. La production d'uranium va passer par un maximum :
- en 2015 avec 55.000 tonnes/an pour les réserves prouvées, dont la possibilité d'extraction est à peu près sûre,
- en 2025 avec 68.000 tonnes/an pour les réserves probables, qu'il sera peut-être possible d'extraire,
- en 2035 avec 82.000 tonnes/an pour les réserves possibles, très hypothétiques (5 à 10% de probabilité).
Dans chaque cas, la production serait diminuée de moitié environ 20 ans après la date du maximum.
fin_uranium.jpg
 
Production possible d'uranium (milliers de tonnes par an)
Source : "Uranium Resources and Nuclear Energy" du Energy Watch Group (2006-12)
RAR : Ressources raisonnablement assurées (Reasonably Assured Resources)
IR : Ressources supposées (Inferred Resources)

Un gisement n'est jamais exploité en totalité, par manque de rentabilité économique, même à un prix élevé de l'uranium, ou du fait d'un risque financier trop élevé compte tenu des difficultés rencontrées. Cependant, la principale limitation provient de la nature du gisement et des obstacles techniques à son exploitation, quel qu'en soit le coût.
Le manque d'uranium limitera ainsi l'utilisation d'une partie des centrales nucléaires entre 2015 et 2025. Puis la production d'uranium diminuera et avec elle la production d'électricité nucléaire.

Les nouvelles technologies nucléaires arriveront trop tard et ne sont pas souhaitables.
Avec une baisse constante de leur coût, les énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque ...) progressent rapidement, de 30 à 60% chaque année selon les pays (moyenne sur dix ans) et sont la seule solution réaliste avec les économies d'énergie. Les moyens de stockage en grande quantité de l'électricité se développent aussi.

Pas de nucléaire pour l'hydrogène

Une nouvelle mode venue avec la perspective d'un épuisement prochain du pétrole est de vanter les mérites supposés de l'hydrogène pour remplacer les carburants. Mais l'utilisation de l'hydrogène comme énergie pour les transports pose de nombreux problèmes dont celui du stockage, du faible rendement d'ensemble (production, stockage, utilisation) et de sa production.

L'hydrogène est pour l'essentiel produit par reformage (transformation chimique) du gaz naturel, mais celui-ci existe en quantité limitée et cette méthode n'a donc guère d'avenir. En effet, comme pour le pétrole vers 2007 ou 2008 (lire La fin progressive du pétrole), le gaz naturel aura son maximum de production vers 2020 et le charbon vers 2030, au niveau mondial, puis la production diminuera pour des raisons techniques.


Selon le rapport 2005 sur l'uranium de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), l'utilisation de l'hydrogène pour remplacer le carburant des véhicules à moteur aux Etats-Unis nécessiterait 136 millions de tonnes d'hydrogène chaque année. La production de cet hydrogène par électrolyse, à raison de 52.000 kWh par tonne d'hydrogène, demanderait 7.100 TWh (téra Watt heure, milliards de kWh) chaque année pour les transports. Cela entraînerait une consommation supplémentaire de 145.000 tonnes d'uranium par an, alors que la consommation mondiale actuelle est de 67.000 tonnes et celle des Etats-Unis de 17.600 tonnes.

Cela représente neuf fois la production d'électricité nucléaire aux Etats-Unis (787 TWh en 2006 avec une capacité installée de 99 GWe net). La construction de 900 réacteurs de 1.000 MWe serait nécessaire pour satisfaire cette demande d'hydrogène. Avec une autre technologie, non disponible avant 2030, l'AIEA (IAEA) indique 560 réacteurs spécialisés (procédé thermo-chimique à haute température) pour produire l'hydrogène.

Comme on le voit, sans même parler de l'énergie considérable nécessaire au stockage (compression ou liquéfaction) et à la distribution, cette idée de carburant hydrogène est illusoire, au niveau d'un pays comme au niveau mondial.

Sources :
- http://www.lbst.de/publications/studies__e/2006/EWG-paper_1-06_Uranium-Resources-Nuclear-Energy_03DEC2006.pdf
- Uranium 2005 : Ressources, production et demande (Agence pour l'énergie nucléaire)
- Ressources, production et demande de l'uranium : un bilan de quarante ans (AEN).



 

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