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"Chrysalis" : la machine qui transforme le plastique en diesel léger est enfin prête

Publié le par Notre Terre

Christopher-Costes-Chrysalis

L’an dernier, il n’avait présenté qu’un prototype. Il fallait alors une demi-heure pour fabriquer 650 g de diesel, 250 g d’essence et du gaz. « Avec cette nouvelle version de la machine, le rendement peut aller jusqu’à 120 l de diesel produit avec 160 kg de plastique en une seule journée ».
L’ingénieur azuréen Christopher Costes était à Nice ce week-end pour présenter sa « Chrysalis », dans une version bien plus aboutie. « On pourrait imaginer qu’elle puisse être utilisée en conditions réelles dans les deux prochaines années, notamment sur le continent africain », a-t-il expliqué à l’occasion du World cleanup day.

Dans des pays émergents

Cette solution, « protégée juridiquement », fait l’objet de brevets. Elle est portée par l’association Earthwake, présidée par Samuel Le Bihan et pourrait être exportée en premier en Tunisie, en Angola, au Sénégal et en Afrique du Sud notamment.

« L’idée est de pouvoir valoriser les déchets plastiques au lieu qu’ils soient envoyés en mer. On estime que huit millions de tonnes sont déversées chaque année, déplore l’acteur. Cette invention pourrait permettre de créer des emplois dans les pays émergents et de lancer une véritable microéconomie autour de la dépollution. »

La machine est directement alimentée par le processus

Concrètement, le procédé est aujourd’hui complètement au point. Christopher Costes utilise « le principe de la pyrolyse du plastique qui consiste à chauffer ce dernier à 450°C en l’absence d’oxygène, pour le ramener à l’état liquide et casser ses molécules », note l’association.

« Elles se transforment en des hydrocarbures plus légers, dont du gaz qui sert à alimenter directement la machine », précise l’inventeur.

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Jeremy Rifkin prédit la fin des énergies fossiles, du nucléaire et du contrôle des données par les Gafa

Publié le par Notre Terre

jeremy rifkin

Selon l'essayiste et économiste américain Jeremy Rifkin, la civilisation centrée sur les énergies fossiles va s'effondrer d'ici à 2028 pour être remplacée par une nouvelle économie basée sur le solaire, l'éolien, le numérique, et sans nucléaire.

"La civilisation des carburants fossiles, qui est à la base des deux premières révolutions industrielles, s'effondre en temps réel", annonce Jeremy Rifkin à l'occasion de la parution en français de son dernier ouvrage, "Le New Deal vert mondial" (éditions Les liens qui libèrent).

L'économiste américain, qui a conseillé des responsables européens et des dirigeants chinois, explique que ce constat repose sur le coût de ces énergies: "Le solaire et l'éolien deviennent si bon marché que leur coût moyen est désormais moindre que celui de l'énergie nucléaire, du pétrole, du charbon ou même du gaz naturel". Il prédit même que ce basculement aura lieu dès 2028.

"C'est un tournant majeur et nous commençons à voir des milliers de milliards de dollars d'actifs perdus dans le complexe mondial des énergies fossiles", souligne l'essayiste. "Les actifs perdus, ce sont les droits d'exploration (pétrolière et gazière) qui resteront inutilisés, tous les hydrocarbures qui ne seront jamais extraits, tous les pipelines qui seront abandonnés, les centrales électriques qui ne seront pas utilisées parce qu'elles ne seront jamais amorties."
Pour lui, le marché agit comme "une force puissante" dans cette évolution: "11.000 milliards de dollars se sont déjà rapidement détournés des énergies fossiles, les investisseurs ne voulant pas perdre leur mise", indique-t-il, relevant: la banque américaine "Citigroup estime que nous pourrions voir 100.000 milliards d'actif perdus. C'est la plus grosse bulle de l'histoire économique".

Le contrôle des données par Google, Facebook et Amazon

"Pas besoin de nouvelles taxes". Jeremy Rifkin est convaincu de l'avènement d'une nouvelle forme de capitalisme, c'est "la nature de l'infrastructure qui détermine la nature du système économique". Pour lui, le monde futur pourrait reposer sur trois grands types d'infrastructures, réunissant les populations au niveau local comme mondial dans ce qu'il appelle la "glocalisation": des réseaux de communication par smartphones; de l'énergie renouvelable, produite de manière décentralisée et distribuée par des réseaux intelligents; et enfin des transports électriques ou à pile à combustible, intégrés dans des chaînes logistiques intelligentes.

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Pour sauver la planète, un milliardaire donne 98 % de sa fortune pour des projets environnementaux

Publié le par Notre Terre

Jeremy-Grantham

On le sait tous, les milliardaires ou plus communément les riches ont tendance à être pingres dans le sens où ils ne jettent pas l’argent par les fenêtres, ils cherchent à investir dans tout ce qui pourrait leur apporter plus d’argent et peu, vraiment très peu d’entre eux, s’intéressent à la cause écologique. Positivr estime même que ces derniers sont environ 2 %. Heureusement, Jeremy Grantham en fait partie.

Jeremy Grantham est l’une des personnalités les plus emblématiques de Wall Street. A la tête du Grantham Mayo Van Otterloo (GMO), une société de placements gérant plus de 100 milliards de dollars d’actifs, cet homme est la bête noire des traders. Et pour cause, il sait anticiper les crises et protéger les actifs de ses clients. Justement, actuellement, c’est la crise écologique que le milliardaire flaire et c’est l’avenir de l’humanité qu’il cherche à protéger.
Une pointure de Wall Street conscient de l’enjeu environnemental

Vivant aux Etats-Unis depuis une quarantaine d’années, Jeremy Grantham est avant tout un visionnaire. Cet investisseur britannique déplore effectivement, dans une interview accordée au journal Les Echos Week-End du vendredi 23 août 2019, que « les hommes ont une capacité incroyable à s’autodétruire. (…) C’est impressionnant de voir à quel point les gens ne sont pas effrayés par les choses effrayantes qui risquent de leur arriver. »

Par cela, le milliardaire fait référence à la crise écologique qui pointe le bout de son nez. Car Jeremy Grantham en est sûr et certain, « le risque environnemental est le seul qui a 100 % de chance d’arriver. Et c’est paradoxalement le seul dont Wall Street se fiche ! » Pour illustrer ses propos, le milliardaire ne cache pas, dans ses propos cités par Positivr, que « pour mettre son nom sur le fronton d’un musée ou d’une école, il y a du monde ! (…) Quand il s’agit de financer des projets verts, en revanche, les milliardaires se cachent. »

Mais pourquoi Jeremy Grantham a décidé de parier sur l’avenir de l’environnement ?

S’il est évident que le geste de Jeremy Grantham, qui a décidé d’allouer 98 % de sa fortune, soit un milliard de dollars, à la cause environnementale, est salvateur pour les défenseurs de la nature, il n’en reste pas moins que l’on pourrait se poser des questions sur ses motivations.

Le milliardaire est clair à ce propos. Selon lui, l’économie basée sur le pétrole va tôt ou tard imploser et il faut désormais miser sur les énergies vertes. Très optimiste, il affirme : « Mon pari sera payant à long terme. (…) La décarbonisation de l’économie va apporter des fortunes à ceux qui en font le pari. Un changement de paradigme est en train d’avoir lieu, peut-être l’évènement économique le plus important de la révolution industrielle. »

Maintenant que cette grosse pointure de Wall Street a donné l’exemple, d’autres milliardaires vont-ils lui emboîter le pas ?

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Un sanctuaire d’arbres géants découvert en Amazonie

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Des chercheurs ont découvert un sanctuaire d’arbres géants en Amazonie. Des colosses capables de stocker 40 tonnes de carbone à eux seuls.
En plein cœur de l’Amazonie qui brûle, dans le nord du Brésil, une expédition vient de découvrir un véritable  « sanctuaire » d’arbres géants.
Un Dinizia excelsa de plus de 80 m : sans doute l’arbre le plus haut d’Amazonie

La nature et son exploration recèlent toujours des surprises. La preuve : alors que le monde entier parle des incendies qui ravagent l’Amazonie, une expédition en ramène une découverte unique. Elle a découvert dans le nord du Brésil, à la frontière entre les États du Para et d’Amapa, ce qu’elle qualifie de « plus grand » arbre d’Amazonie.
Cet arbre de l’espèce Dinizia excelsa est plus qu’imposant : il mesure 88 mètres de haut, pour une circonférence de 5,5 mètres. Fort heureusement, là où il se trouve, il n’est absolument pas menacé par les feux ravageant actuellement la forêt tropicale amazonienne. En principe de tels arbres culminent à environ 60 mètres, selon Eric Bastos, chargé de coordonner les travaux menés en août dernier par les chercheurs de l’Université fédérale de Los Vales de Jequitinhonha (UFVJM) et des universités britanniques de Cambridge et Swansea.

Des capteurs aériens pour les repérer

Si ces arbres sont en principe communs dans la région, ce véritable sanctuaire d’arbres géants sort de l’ordinaire. Pour les chercheurs, il s’agit d’une découverte importante et dont il faut veiller à la préservation.
Comment a-t-on pu repérer ces arbres géants, en plein cœur d’une jungle infinie ? Grâce au progrès technologique : ce sont des capteurs aériens, les mêmes au fond que ceux utilisés dans les véhicules autonomes, qui ont permis de les identifier.

Car si le plus haut des arbres découverts met une trentaine de mètres dans la vue du précédent record, il est loin d’être le seul. Le bouclier guyanais, au nord-est de l’Amazonie, qui représente environ 9 % de la surface de forêt tropicale restant à la surface de notre planète, doit en receler de nombreux autres exemples, estiment les chercheurs...

Capables de stocker 40 tonnes de carbone

Il faut dire qu’entre 2016 et 2018, l’institut national pour la recherche spatiale brésilien a entrepris un vaste projet de scan laser de larges bandes de l’Amazonie. Au total, ce projet a permis de scanner de façon aléatoire 850 « tranches » de forêt de 12 km de long sur 300 mètres de large. Sur ce total, sept zones comprenaient des preuves de la présence d’arbres dépassant les 80 mètres de haut. La plupart étaient situés en bordure de la rivière Jari.

Sur place, les scientifiques ont pu le vérifier, au prix d’un périlleux périple sur la rivière de 240 km dans le nord-est du Brésil. L’équipe a ainsi pu voir une quinzaine de ces arbres géants, haut de plus de 70 mètres, tous des Angelim vermelho (Dinizia excelsa).

Chacun de ces arbres colossaux est en mesure de stocker 40 tonnes de carbone, soit l’équivalent de 300 à 500 arbres plus petits, en occupant au sol le même espace qu’une vingtaine d’entre eux…

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A Clermont-Ferrand, les habitants vont bénéficier d’un permis de végétaliser

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Dès cet automne, les habitants pourront devenir les jardiniers de leur propre rue.

À Clermont-Ferrand, aux abords du Muséum Henri-Lecoq, des fleurs, plantes et autres végétaux commencent à s'épanouir au pied de certains immeubles. C'est ici, en lien avec l'exposition « Nature en Ville », que la collectivité du Puy-de-Dôme teste son « permis de végétaliser ».

Objectif ? Permettre aux habitants qui le souhaitent de devenir les jardiniers de leur propre rue. « Il me semble intéressant de décliner l'enjeu de la biodiversité urbaine sur les espaces du quotidien », souligne Grégory Bernard, adjoint à l'urbanisme, à l'origine de cette idée verte.

L'éclosion du dispositif est prévue dès cet automne. Concrètement, les riverains volontaires pourront demander un permis de planter via une plateforme Internet. Si la végétalisation est possible, le bitume ou les pavés seront remplacés par de la terre végétale. L'habitant-jardinier sera ensuite chargé de cultiver et d'entretenir cet espace.
Christophe Thomas, gérant du café « Rosa da Rua », dans le centre historique, a suivi de près l'expérimentation. Il fera sans doute partie des premiers à demander son permis. Pour des raisons esthétiques, mais pas que… « Je trouve que la verdure apaise la ville, calme les gens. Un jardin, c'est aussi un espace de discussion et de rencontres », observe-t-il. Des expériences similaires existent déjà à Lyon, Paris ou Rennes.

 

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