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Pollution: la célèbre boîte en plastique jaune de Nesquik, c'est fini

Publié le par Notre Terre

Pollution: la célèbre boîte en plastique jaune de Nesquik, c'est fini
l’historique boîte en plastique jaune de son Nesquik serait remplacée au printemps par un emballage en papier 100 % recyclable.

Désigné comme l'un des plus gros pollueurs au plastique de la planète derrière Coca-cola et PepsiCo, le groupe Nestlé vient d'annoncer une série de mesures pour réduire son impact environnemental. Ainsi, la célèbre boîte en plastique jaune de son Nesquik sera remplacée par un emballage en papier 100 % recyclable. Coca-Cola, lui, s'est engagé dans une action de lobbying auprès de la présidence du Conseil de l'Union Européenne.

Les résultats de l’opération de nettoyage de grande envergure menée en 2018 dans 42 pays par Break Free From Plastic, un mouvement qui réunit 1 700 organisations de la société civile, sont sans appel. C’est à Coca-Cola que revient le titre d’entreprise la plus polluante au plastique, avec des déchets retrouvés pratiquement sur toute la surface du globe.

Présente dans plus de 200 pays, la marque de soda produit plus de 100 milliards de bouteilles en plastique par an, soit 3400 bouteilles par seconde, dont un infime pourcentage est constitué de matière issue du recyclage. L’analyse des 187 000 déchets récoltés en 2018 par Break Free From Plastic suggère que derrière Coca-Cola, PepsiCo et Nestlé complètent le podium des plus gros pollueurs au plastique

En Europe, BFP attribue la moitié de la pollution plastique à ces trois géants « coupables, selon Von Hernandez, coordinateur global du mouvement, d'avoir saccagé la planète à une échelle massive ».
Partenariat houleux entre Coca-Cola et la présidence roumaine du Conseil de l’Union Européenne

En collaboration avec la Rethink Plastic Alliance et Break Free From Plastic, l’organisation internationale de consommateurs SumOfUs a lancé une pétition pour obtenir que les eurodéputés pénalisent financièrement les entreprises responsables de la pollution au plastique. Elle a recueilli plus de 270 000 signatures et a été remise en octobre à la commission de l'environnement du Parlement européen.

Or ce mardi 26 février, l’ONG Foodwatch a dénoncé,le partenariat de Coca-Cola avec la présidence roumaine du Conseil de l’Union européenne  dans une lettre envoyée à Donald Tusk. Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Bucarest le 31 janvier, « les participants ont été accueillis avec des panneaux indiquant que "Le système Coca-Cola soutient fièrement la première présidence roumaine du Conseil de l’UE". Il y avait aussi des poufs Coca-Cola, des pancartes publicitaires et bien sûr des boissons », a dénoncé l’organisation qui voit en Coca-Cola un symbole de « la malbouffe et ses conséquences désastreuses pour la santé ».


La boîte en plastique jaune de Nesquik, c'est fini

De son côté, Nestlé semble avoir préféré l’action au lobbying. Le groupe a déclaré vouloir atteindre 25% d’incorporation de matières recyclées et produire 100% d’emballages recyclables d’ici 2025. Il s’est déjà engagé dans un processus d’élimination des pailles en plastique de tous ses produits et vient également d ‘annoncer que l’historique boîte en plastique jaune de son Nesquik serait remplacée au printemps par un emballage en papier 100 % recyclable.

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Le premier supermarché inversé où l'on ne paye rien a ouvert en Gironde

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A l’occasion de la première journée mondiale du recyclage, un tout nouveau concept de supermarché est né. Il a la particularité d’être inversé : on y vient déposer nos vieux objets pour en récupérer d'autres gratuitement.

On préfère vous prévenir tout de suite, ce supermarché ne se trouve pas à Paris mais bien en province! Au Smicval Market, dans la petite ville de Vayres en Gironde, on peut venir déposer n’importe quel objet obsolète et en récupérer d’autres qui nous seront utiles. Une ancienne déchetterie totalement réhabilité où le troc se fait en bonne et due forme, en somme.

Son but : faire changer la vision des déchets pour redonner de la valeur aux objets et matériaux pour leur seconde vie. Ce gigantesque magasin, ingénieusement organisé, est divisé en plusieurs compartiments : cuisine, brico, déco… de quoi trouver son bonheur un peu partout.
Muni d’un caddie fourni à l’entrée, vous circulez entre les rayons, vous déposez vos objets inutiles et repartez avec d’autres qui vous inspirent. Ce qui ne trouve sa place sous aucun de ces préaux finit dans une recyclerie.

L’initiative va encore plus loin que la mise en place de ce système de troc puisqu’elle permet d’apporter une nouvelle vision de la gestion des déchets et d’éduquer les citoyens, de leur inculquer l’idée que les objets dont on ne veut plus peuvent avoir une deuxième vie dans un autre foyer. Le supermarché met pour cela à disposition de ses utilisateurs des ateliers éducatifs, destinés à instruire les plus jeunes comme les adultes sur la gestion de leurs vieux objets et sur leur possible réutilisation. On applaudit.

Source : lebonbon.fr

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Inde: Sikkim, le premier Etat entièrement bio-organique au monde.

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Vous en rêviez? Ils l'ont fait! Il y a quinze ans, le gouvernement local de l'Etat de Sikkim en Inde, a ordonné de bannir l'utilisation de pesticides et de fertilisants chimiques. A l'époque, les agriculteurs étaient restés sceptiques et avaient dû faire face à des difficultés d'adaptation. Aujourd'hui le résultat de cette politique environnementale ambitieuse porte ses fruits.

Grâce à cette politique de transition écologique, Sikkim est devenu aujourd'hui, le premier Etat entièrement bio-organique au monde. En effet le petit Etat indien du Sikkim est un modèle pour le monde entier, dans un pays où l'agriculture raffole d'engrais et de pesticides chimiques, l'exemple de cet Etat du nord-est de l'Inde commence à faire des émules. La mesure d'imposer le bio a d'ailleurs permis la pousse de diverses plantes et a également favorisé le retour des abeilles!

Au Sikkim, celui qui enfreint les règles est traité comme un trafiquant de drogues! Partout au Sikkim, on fait de la publicité pour les aliments sains issus de l'agriculture biologique. Les engrais chimiques et les pesticides sont proscrits et ne peuvent pas être importés. Les géants des produits agrochimiques ne sont pas les bienvenus. Quiconque enfreint les règles est traité comme un trafiquant de drogue. Dans ce petit État du nord-est de l'Inde, les autorités ont le pouvoir de détruire les légumes et les fruits contaminés par des pesticides.

Une vie respectueuse de l'environnement: Le Sikkim est totalement différent du reste de l’Inde. À Gangtok, la capitale, les piétons remplacent les voitures, la pollution est rare, le plastique y est partout interdit et le gouvernement distribue même des poches en papier ou en tissu pour faire ses courses... La politique de l'Etat, c'est l’agriculture organique, l’horticulture, la floriculture, l’écotourisme et les énergies renouvelables, surtout hydraulique et solaire. Inaugurée en 2006, la campagne « Planter un arbre » oblige aussi chaque habitant à faire pousser un jeune plant tous les ans afin de lutter contre la déforestation.

Le Sikkim interdit également la chasse. Dans la région, comme ailleurs en Inde, quiconque s’aventure à tuer un animal sauvage encourt une amende d’environ 6 500 euros et un an de prison! "Les habitudes écolos ont conquis les habitants" Cette petite région himalayenne est en train de prouver qu’économie verte peut se conjuguer avec un développement réel et objectif. La croissance de son PIB augmente chaque année et à chaque récolte. Une première pour cet Etat, qui prouve qu’économie verte peut se conjuguer avec un développement réel et objectif. Depuis le lancement du programme « Mission verte », les habitudes écolos ont conquis les habitants et investi leurs pratiques quotidiennes. Une transition longue qui est aujourd'hui récompensée car Sikkim est à ce jour, le premier Etat entièrement bio-organique au monde!

Audrey Porcile www.terradarwin.com
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Grève scolaire pour le climat : «En 2050, vous serez morts, pas nous !»

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La première édition française du rassemblement des jeunes pour le climat a rassemblé un millier de lycéens et d'étudiants au pied du ministère de la Transition écologique, à Paris.

François de Rugy, le ministre de la Transition écologique et solidaire, a dû sentir ses fenêtres tinter ce vendredi après-midi. Un petit millier de jeunes, en grève scolaire pour le climat, s’étaient donné rendez-vous au pied de son ministère (boulevard Saint-Germain à Paris) avec banderoles et mégaphones, pour réclamer une politique environnementale plus ambitieuse, aux cris de «et un, et deux et trois degrés, crime contre l’humanité».

Le rassemblement était annoncé depuis le 8 février. 300 étudiants réunis en assemblée générale sur le campus de Jussieu avaient voté à l’unanimité le début d’une grève scolaire pour ce 15 février, reconductible chaque vendredi. L’objectif : faire monter la pression jusqu’au 15 mars, date de la grève scolaire internationale lancée par l’égérie des jeunes écolos, Greta Thunberg.

«Je suivais tout ce que se passe ailleurs en Europe, en Belgique, en Allemagne et j’avais hâte que ce mouvement arrive chez nous !» s’enthousiasme Anouk, en 1ère ES au lycée Balzac dans le XVIIe arrondissement. «En France, les unions lycéennes sont très politiques, je ne me voyais pas aller les voir pour organiser une grève écolo.»


«Gouvernement dans l’inaction»

La particularité du mouvement français est de présenter chaque semaine au gouvernement une revendication «impérative pour éviter le désastre écologique», d’après les termes du manifeste publié dans la foulée de l’AG de Jussieu. La première, annoncée la semaine dernière, était de débloquer des moyens exceptionnels et contraignants pour s’engager dans la voie d’une réduction annuelle de 4% d’émissions de gaz à effet de serre.

«Une semaine pour faire avancer une revendication, c’est bien sûr un laps de temps très court mais c’est à la mesure de l’urgence climatique. Avec une demande hebdomadaire, on veut imposer notre agenda au gouvernement», explique Claire Renauld, en master d’affaires publiques à la Sorbonne et co-organisatrice de la grève. «Même si le gouvernement continue à se complaire dans l’inaction, cela nous permettra aussi de montrer aux citoyens l’ampleur des mesures à prendre», complète Antoine Soulas, étudiant à l’ENS d’Ulm et autre co-organisateur.

Si ces revendications ne sont pas entendues, les jeunes promettent dans leur manifeste «d’entrer en résistance, car face à l’inaction politique la seule solution est la désobéissance civile». L’objectif du jour : bloquer la circulation sur le boulevard Saint-Germain, pour ne laisser passer que les bus, n’a pas pu être mis en œuvre face à l’importante présence policière. Mais en bloquant temporairement le boulevard par un sit-in, les jeunes manifestants ont au moins réussi à convaincre les CRS de les laisser avancer jusqu’à l’entrée du ministère.

A peine arrivés, les plus motivés y improvisent une AG : faut-il tenter d’envoyer des représentants au ministre pour discuter ou se contenter de protester ? Le mégaphone circule et les avis divergent. «Si on refuse de négocier, on va perdre toute crédibilité», estime un lycéen. «Si on refuse le dialogue aujourd’hui, c’est parce qu’eux ont refusé l’action pendant des années», lui répond un autre.


Ne plus avoir d’enfant

Un peu en retrait, Neil, étudiant à Sciences-Po qui préfère ne pas donner son vrai prénom, soupire en entendant résonner des slogans anticapitalistes. «C’est important de porter un message non partisan, qui ne soit pas spécifiquement de gauche. L’environnement est un problème qui concerne tout le monde, il ne faut pas se couper des sympathisants d’autres courants politiques.»

Si la question des stratégies à adopter divise, tous rappellent l’urgence à agir et le caractère exceptionnel de l’enjeu. «La situation est inacceptable. On sait que certaines mesures permettraient de limiter les problèmes climatiques et rien n’est fait, juge Maud, 16 ans, en 1ère S à Louis-le-Grand. C’est à nous, les jeunes, de pousser pour que ça bouge parce que c’est de notre futur dont il s’agit, ce dont personne n’a l’air de se rendre compte.»

Certains ont l’impression d’être nés avec l’écologie, mais d’autres avouent sans complexe n’être pleinement conscients des enjeux du dérèglement climatique que depuis peu. C’est le cas de Quentin, 16 ans, lycéen à Claude-Monet, dans le XIIIe arrondissement. «Je ne me sens vraiment concerné que depuis le début de cette année scolaire. Avec tous les rapports qui paraissent, les mauvaises nouvelles qui s’accumulent. Les insectes et les oiseaux qui disparaissent, tous ces poissons morts en Australie, les vagues de froid en Amérique du Nord… Ça nous montre que la planète court à sa fin et qu’il faut qu’on se bouge maintenant.»

Alice, 19 ans, qui se dit pourtant sensibilisée à ces questions depuis plusieurs années, sent, elle aussi, l’urgence monter. «On a de plus en plus peur. Aujourd’hui j’en suis à un point où je ne veux plus avoir d’enfants parce que je ne veux pas qu’ils vivent dans un monde sans futur.» Un peu plus loin une pancarte brandie vers les fenêtres du ministère rappelle : «55 degrés en 2050 ? Vous serez morts. Pas nous.»

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Bonne nouvelle : Nutella continue de perdre des parts de marché

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Face à la concurrence et la défiance d’une partie des consommateurs, la célèbre pâte à tartiner a perdu 10 points de parts de marché en cinq ans, explique BFMTV.


Le Nutella a un peu moins la cote, mais est encore loin de connaître la crise. C’est ce que souligne BFMTV dans un article consacré à la célèbre pâte à tartiner. Elle reste l’un des produits phare du caddy des Français, mais son leadership s’effrite au fil des années, comme en atteste la baisse de ses parts de marché, tombées de 85% en 2013 à 75% en 2018. Sa croissance est également moins rapide que celle du marché, qui est de 3 à 4% par an.

Ces dernières années, le Nutella a dû faire part à une défiance grandissante. La faute à son image de malbouffe, ou au fait qu’il est associé à l’huile de palme, pointée du doigt depuis des années par les écologistes et les défenseurs de la cause animale. Sur son site internet, Nutella défend ainsi cet ingrédient, présenté comme étant "d’excellente qualité" dans son produit. "L'huile de palme de Nutella est une huile sûre, comme toutes les autres huiles végétales de qualité", assure Nutella, vidéo à l’appui.


Des consommateurs "de plus en plus intéressés par des marques de niche"

Mais cela ne suffit pas vraiment à rassurer les consommateurs. Une aubaine pour la concurrence, qui grignote doucement mais sûrement des parts de marché à la pâte à tartiner italienne. BFMTV liste plusieurs marques qui s’attaquent ces dernières années au monopole de Nutella, au premier rang desquelles Banania, Barilla ou Milka, qui a lancé dernièrement sa pâte à tartiner, arrivée dans les rayons fin janvier.

D’autres pâtes à tartiner profitent de leur étiquette "bio" ou "sans huile de palme" pour s’imposer auprès des consommateurs petit à petit. BFMTV cite la Nocciolata, produite par la marque italienne Rigoni di Asiago, et qui pèse déjà 4% de parts de marché avec une croissance à deux chiffres ces dernières années.

"Les consommateurs se montrant de plus en plus intéressés par des marques de niche, avec de meilleurs ingrédients et une image de marque proche de leurs valeurs en tant que consommateurs", selon Emil Fazira, spécialiste des questions d'alimentation à Euromonitor International, interrogé par l’AFP. Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour Nutella.

 

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