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Sacs plastique et vaisselle jetable : leur fin est proche!

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L'Assemblée nationale a voté vendredi soir l'interdiction des sacs plastiques à usage unique à partir de 2016, mais également celle de la vaisselle jetable en plastique à partir de 2020, dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique.

L'interdiction des sacs plastiques avait été introduite, sur proposition du gouvernement, dans le texte lors de son examen en commission. Elle a été confirmée vendredi. Celle de la vaisselle jetable a été votée en séance à l'initiative des écologistes.

«Anti-social»

L'amendement défendu par l'écologiste François-Michel Lambert prévoyait dans une version initiale l'interdiction à partir de début 2017 de la vaisselle jetable en plastique, afin de réduire les déchets, constitués par «l'énergie consommée pour la fabrication de ces produits et la pollution provoquée lorsqu'ils sont laissés dans la nature».


La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal s'est opposée à cet amendement qu'elle a qualifié «d'anti-social», car «les familles en situation de précarité ne jettent pas cette vaisselle mais la réutilisent». François-Michel Lambert a alors proposé de repousser la mesure à 2020, ce qui a permis son adoption, la ministre s'en étant remis «à la sagesse de l'Assemblée».


Pour les sacs plastiques, une mesure similaire avait déjà été prévue dans le projet de loi sur la biodiversité. Ce texte ne devant être débattu dans l'hémicycle qu'au début de l'an prochain, le gouvernement a préféré prendre les devants.

17 milliards de sacs plastiques encore distribués dans les commerces

Déjà, sous l'effet d'une convention volontaire, le nombre de sacs plastiques de caisse distribués en France dans les grandes surfaces alimentaires est passé de 10,5 milliards à 700 millions entre 2002 à 2011. Mais, selon le gouvernement, près de 5 milliards de sacs de caisse en matière plastique à usage unique et plus de 12 milliards de sacs dits «fruits et légumes» sont encore distribués dans les commerces.


A partir du 1er janvier 2016, il sera donc mis fin à la mise à disposition payante ou gratuite de sacs plastiques de caisse à usage unique, sauf pour des sacs répondant à des conditions particulières: les sacs «biosourcés» (avec une teneur qui ira en augmentant progressivement dans le temps) et les sacs compostables en compostage domestique. «Nous subissons déjà des pressions pour repousser cette date», a déclaré Ségolène Royal.


L'Assemblée a aussi voté l'interdiction de la production, de la distribution, de la vente et de l'utilisation de sacs à usage unique en plastique oxo-fragmentable destinés au transport de marchandises. Soumis au vote global des députés mardi prochain, le projet de loi sera ensuite examiné au Sénat.

 

 


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Après trois années de baisse, l'éolien redémarre en France

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L'éolien a redémarré en 2014 en France et représente toujours «un levier de création d'emplois pour l'ensemble des régions françaises», selon l'Observatoire de l'éolien, publié pour la première fois jeudi par la fédération France énergie éolienne (FEE).


Aujourd'hui, le secteur représente 10.840 emplois en France répartis dans 18 des 20 régions de France métropolitaine, selon cette étude de la FEE, organisation qui regroupe 90% des acteurs du secteur éolien présent en France.

Ces emplois sont logiquement répartis dans les couloirs des principaux vents français, à savoir le nord-est du pays, le bassin parisien, les régions Rhone-Alpes et Bourgogne, l'arc méditerranéen et les départements du littoral atlantique.

Certaines régions présentent même «une activité éolienne comparativement plus importante par rapport à la taille de leur bassins d'emplois», comme le Languedoc-Roussillon, la Bourgogne et la Champagne-Ardenne, la Picardie, la Lorraine ou le Centre.


L'Observatoire note également que le marché est «concurrentiel», avec 760 entreprises actives dans le secteur, même si sur la dizaine de constructeurs de turbines, quatre seulement (Enercon, Vestas, Senvion et Nordex) représentent 75% de la puissance cumulée installée à la mi-2014.

En revanche, l'exploitation des parcs est «plus éclatée» avec une centaine d'exploitants actifs en France et treize d'entre eux gèrant «seulement 50% du parc éolien».


Les deux géants français de l'énergie traditionnelle dominent également le marché de l'éolien. GDF Suez est le premier producteur (1.000 MW), devant EDF Energies nouvelles, filiale d'EDF (650 MW), suivi par EoleRes (380 MW).

Par ailleurs, l'étude relève que le secteur a connu d'importantes évolutions technologiques qui permettent de «diminuer de façon continue les coûts de production», «d'accéder à des sites présentant des gisements de vent plus faibles», mais aussi une «montée en puissance des parcs», avec des parcs en projets qui concernent des puissances de 15 à 30 MW, contre 10 à 15 MW pour ceux déjà installés.


Après trois années de «décrochage d'activité» à cause des incertitudes sur les tarifs d'achat et les «blocages» du cadre juridique, le secteur s'attend à une reprise en 2014, note enfin l'étude.

Elle a déjà commencé, avec 410 mégawatts (MW) éoliens raccordés au premier semestre, contre 580 sur toute l'année 2013, et une capacité cumulée qui atteint désormais 8.200 MW.

 

 


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ENFIN! Les Etats-Unis créent le plus vaste sanctuaire marin dans le Pacifique

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Les Etats-Unis ont annoncé jeudi la création du plus vaste sanctuaire marin de la planète dans l'océan Pacifique où toutes les activités d'extraction de ressources minières et de pêche commerciale sont interdites.


Cette décision du président Barack Obama multiplie par six l'étendue du parc du «Pacific Remote Islands Marine National Monument», l'un des environnements tropicaux marins les plus immaculés de la planète que l'ancien président George W. Bush avait déclaré «Monument national» en 2009.

Le sanctuaire s'étendra désormais sur une superficie de quelque 1,2 million de kilomètres carrés tout autour de ces îles et atolls de l'océan Pacifique, précise un communiqué de la Maison-Blanche.


«Nous parlons d'une zone dans l'océan qui est près de deux fois la taille du Texas et qui sera protégée à jamais de la pêche commerciale et de toute autre activité d'extraction de ressources, comme l'exploitation minière en eaux profondes», a souligné le secrétaire d'Etat John Kerry.

La pêche traditionnelle et récréationnelle continueront toutefois d'être permises.

«Etendre ce sanctuaire protègera davantage les récifs coralliens, les monts sous-marins et les écosystèmes marins uniques de cette partie du monde, qui est également l'une des régions les plus vulnérables face au changement climatique et à l'acidification des océans», explique la Maison Blanche.

Les dernières études des agences fédérales montrent que le réchauffement entraîne une montée du niveau des océans et une augmentation de leur température, ce qui «affecte les récifs coralliens et force certaines espèces à migrer».


«De plus, le dioxyde de carbone (CO2) émis dans l'atmosphère est absorbé par les océans, entraînant leur acidification, ce qui peut être néfaste pour les lits de coquillages et les récifs, et altérer des écosystèmes marins entiers», indique la présidence dans un communiqué.

Cet élargissement de ce sanctuaire dans le Pacifique inclura plus de 130 monts sous-marins, des hauts lieux de biodiversité abritant de nombreuses espèces marines.


Cela permettra de mieux protéger l'habitat notamment des tortues de mer, des thons, des raies manta et des requins et de leur permettre de se reproduire et de se multiplier. Ce sanctuaire compte aussi «des millions d'oiseaux marins», ajoute la Maison Blanche.

Le président Obama avait déjà indiqué en juin, lors d'une conférence internationale sur la protection des océans, son intention d'agir et d'user de son autorité pour protéger certains des sites marins les plus précieux.

Mardi il a aussi appelé, lors d'un sommet sur le climat aux Nations unies à New York, à la conclusion fin 2015 à Paris d'un accord mondial «ambitieux» pour lutter contre le réchauffement climatique, menace «urgente et croissante».

La décision de M. Obama a été saluée par l'ONG de protection des océans Oceana.


«Ce sanctuaire d'une étendue sans précédent est un pas important pour reconstituer l'abondance des zones de pêche dans l'océan Pacifique, ce qui en retour aidera à nourrir une population mondiale croissante», estime la vice-présidente d'Oceana, Jacqueline Savitz.

 

 


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Historique! La France va donner 1 milliard de dollars au Fonds vert pour le climat

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Le président français François Hollande a annoncé mardi à New York que la France « contribuera à hauteur d'un milliard de dollars » au Fonds vert de l'ONU pour le climat.

« La France contribuera à hauteur d'un milliard de dollars sur les prochaines années » à ce fonds destiné à aider les pays vulnérables à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter aux effets du réchauffement, a-t-il déclaré lors d'un sommet de l'ONU sur le climat.

Une «marque de la solidarité»

Ce fonds, dont les caisses sont restées jusqu'à présent désespérément vides, sera, selon François Hollande, « non seulement la marque de la solidarité mais aussi une capacité pour que l'économie mondiale puisse s'engager vers un nouveau modèle de développement ».

En annonçant cette contribution, le président français a répondu à l'appel de plusieurs ONG, telle Oxfam, qui l'avaient appelé en amont du sommet à contribuer, comme il l'a annoncé, pour un montant d'un milliard de dollars à ce fonds.

Un«accord global et ambitieux»

Le chef de l'Etat français a par ailleurs rappelé sa volonté de parvenir « à un accord global et ambitieux » lors de la Conférence sur le climat que la France accueillera à Paris en décembre 2015, six ans après l'échec de celle de Copenhague.

« Nous voulons qu'à la Conférence de Lima (prévue fin 2014), les bases d'un futur accord puissent être posées et qu'ensuite, à Paris, nous puissions traduire ces engagements en actes juridiques », avec une « règle commune adaptée aux différents niveaux de développement », a-t-il déclaré.

Le dérèglement climatique menace «la paix et de la sécurité du monde»

« Tout doit être fait pour que nous puissions contenir l'augmentation de la température moyenne de la planète en dessous de 2°C », a encore souligné François Hollande, selon lequel le dérèglement climatique menace « la paix et de la sécurité du monde ». Il est à l'origine de « plus de déplacements de populations que les guerres elles-mêmes », a-t-il relevé.

« Je souhaite que Paris, en 2015, soit le symbole du changement pour le climat », a insisté le président français. « Soyons capables de réenchanter le monde, de donner à la jeunesse du monde l'espoir qu'elle vivra mieux que nous », a-t-il exhorté, appelant à remporter la « bataille contre le temps, contre l'indifférence et les profits qui altèrent jusqu'à l'équilibre du monde ».

 


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Pourquoi le Gabon veut sauver les baleines

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... Quand bonté rime avec économie.

 

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A l'heure où la communauté internationale s'écharpe sur le sort des baleines, le Gabon, petit pays d'Afrique centrale, se pose en fervent défenseur des cétacés qui rejoignent ses côtes par milliers durant l'été, à la saison des amours.

Lorsque la Commission baleinière internationale (CBI), réunie jeudi en Slovénie, a rejeté la création d'un sanctuaire dans l’Atlantique sud, seul deux pays africains ont voté en faveur de cette initiative sud-américaine: l'Afrique du Sud et le Gabon, pays côtier qui accueille l'une des premières populations de baleines à bosse du continent africain.


«Le Gabon a une position un peu contraire à pas mal de ses voisins qui se sont alignés sur le Japon, le premier promoteur de la chasse à la baleine», explique le conseiller spécial du président Ali Bongo Ondimba, le scientifique américain Michael Fay.

Et de s'interroger: «Pourquoi le Niger et le Mali par exemple attachent-ils une si grande importance à cette chasse alors que ce sont des pays continentaux ? Il y a décidément beaucoup de politique autour de la baleine...».

«Si nous ne protégeons pas les baleines en Antarctique nous ne les verrons plus», avertit le scientifique à la tête du programme «Gabon bleu», visant à préserver les fonds marins et les ressources halieutiques grâce à la création d'aires protégées.

 


 

Chaque année, plusieurs milliers de baleines remontent l'Atlantique au début de l'hiver austral pour venir s'accoupler dans le golfe de Guinée. Certains cétacés continuent plus haut vers les côtes camerounaises, nigérianes et ghanéennes, mais la majorité reste dans les eaux chaudes du Gabon, à cheval sur l'équateur.

Commence alors le long ballet amoureux des baleines, qui va durer trois à quatre mois. On peut les observer s'ébattre sans crainte des harpons et évoluer autour des rares bateaux venant à leur rencontre.


«Elles viennent de plus en plus nombreuses chaque année», se réjouissent les ONG impliquées dans la conservation des fonds marins, même s'il reste difficile d'établir des données précises. Leur augmentation s'explique notamment par le moratoire international qui a interdit la chasse dite commerciale dès 1982, favorisant leur reproduction, selon les spécialistes.


Au Gabon, les baleine ont fait l'objet d'une chasse effrénée au 19e siècle, et jusque dans les années 50: «à l'époque, des centaines et des centaines ont été tuées par les flottes étrangères», mais les pêcheurs locaux se sont très peu intéressés aux baleines, étant donné l'abondance des ressources halieutiques dans l'océan, les lagunes et les rivières, souligne Michael Fay.


Aujourd'hui, le pays - dont l'exploitation pétrolière est la principale source de revenus - mise sur l'observation touristique des mammifères marins comme le font déjà l'Afrique du Sud,les Etats-Unis ou la Nouvelle-Zélande.

Les perspectives sont bonnes: selon une étude de la CBI en 2010, cette activité pourrait potentiellement rapporter 3 milliards USD/an et créer 24.000 emplois dans le monde.


 

Si le tourisme au Gabon reste embryonnaire, faute notamment d'infrastructures hôtelières adaptées et à causes des tarifs prohibitifs des billets d'avions, le potentiel y est exceptionnel grâce à la richesse de la faune.

Les baies de la Pointe Denis, à 20 minutes en bateau de la capitale Libreville, en offrent un aperçu: les plages où viennent pondre les tortues luth en hiver, lorsque les baleines sont reparties vers le sud, bordent une forêt équatoriale où vivent éléphants, singes et buffles.


Pour protéger les écosystèmes côtiers, les autorités ont déjà intégré 130.000 ha de territoire marin aux parcs nationaux qui longent les 800 km de littoral, et devraient encore augmenter cette proportion.

Reste toutefois une menace de taille dans les fonds marins. Les pollutions sonores générées par les études sismiques et les forages offshores des compagnies pétrolières peuvent perturber la migration des baleines et les désorienter.


Plusieurs d'entre elles se sont ainsi échouées sur les plages gabonaises ces dernières années. Il y a dix jours, une baleine de 16 mètres de long pesant 30 tonnes a été retrouvée sur une plage de la capitale économique, Port-Gentil (sud-ouest), où elle a fini par mourir déshydratée malgré les efforts des dizaines de volontaires pour l'arroser pendant plusieurs heures en attendant la marée haute.

 

 


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