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Philippines: douze Chinois condamnés à la prison pour pêche dans un sanctuaire marin

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Une très bonne nouvelle, qui espérons-le dissuadera d'éventuels mauvais pêcheurs.

Douze pêcheurs chinois ont écopé mardi aux Philippines de longues peines de prison pour avoir pêché dans un sanctuaire marin inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.


Les 12 hommes avaient été arrêtés en avril 2013 sur le récif corallien de Tubbataha, dans l'ouest de l'archipel philippin, site réputé de plongée sous-marine, après que leur navire de 48 mètres eut heurté les fonds.

«La cour a prononcé la peine maximum de 12 ans de prison à l'encontre du capitaine», a déclaré à l'AFP Hazel Alaska, greffier du tribunal de Puerto Princesa, dans la province de Palawan.

Les 11 autres membres d'équipage ont été condamnés à des peines de 6 à 10 ans de prison.


Le navire a été saisi et les marins ont également reçu une amende de 100.000 dollars chacun.

Les pêcheurs sont par ailleurs jugés pour possession d'espèce protégées, un crime passible de 20 ans de réclusion.

Les garde-côtes avaient trouvé des centaines de pangolins morts et congelés sur le bateau.

L'animal recouvert d'écailles, qui ressemble à un artichaut doté de pattes et d'une queue, est le mammifère au monde le plus victime de commerce illégal, selon la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction).

Des dizaines d'autres pêcheurs chinois et vietnamiens attendent leur jugement aux Philippines.


Neuf Chinois ont été arrêtés en mai sur le «récif de la demi-lune» (Banyue Jiao en chinois, Hasa Hasa en philippin) qui fait partie des Spratleys, un archipel situé le long d'autoroutes maritimes, en mer de Chine méridionale, revendiqué à la fois par Manille et Pékin.

 


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En Californie, échanger son gazon contre des dollars

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Les pelouses verdoyantes, symbole de l'"American Way of life", sont en train de devenir indésirables en Californie où sévit une extrême sécheresse et où des programmes "gazon contre dollars" se multiplient.

"Les gens oublient que nous habitons dans le désert. Pourquoi est-ce qu'ils veulent tant que ça ressemble aux grandes plaines du Midwest ?", s'interroge Larry Hall, un musicien de jazz, en train d'arracher la pelouse devant sa maison de Los Angeles pour y installer un jardin plus écolo.

"Nous y pensions depuis longtemps, nous avions déjà demandé des estimations à des paysagistes, mais c'était trop cher", ajoute son épouse Barbara Hall. Le programme "gazon contre dollars" de la ville de Los Angeles leur a permis de franchir le pas.

 

9 dollars par mètre carré


La municipalité offre 3 dollars par tiers de mètre carré remplacé par des pierres, galets, paillis, cactus, plantes grasses et autres herbes méditerranéennes économes en eau.

Ces programmes se multiplient ailleurs en Californie, où une grave sécheresse sévit depuis trois ans, mettant à mal les nappes phréatiques souterraines, les réservoirs et menaçant l'approvisionnement en eau de ses 38 millions d'habitants.

 

Le gouverneur de l'Etat, Jerry Brown, a pris il y a deux semaines des mesures d'urgence visant particulièrement l'arrosage des pelouses, avec interdiction de les arroser plus de deux fois par semaines ou d'avoir des systèmes de jets automatiques qui giclent sur les trottoirs ou les allées.

Dans la presse locale, les courriers de lecteurs et éditoriaux se multiplient pour demander d'interdire l'arrosage des pelouses et encore plus des golfs, alors même que les agriculteurs sont soumis à des restrictions.

 

Image de la maison américaine

En attendant, le gouverneur de Californie s'est contenté d'interdire temporairement les amendes imposées par certaines municipalités ou associations de propriétaires aux fâcheux qui laissaient leur pelouse jaunir pendant l'été, au risque de faire tâche dans un quartier coquet.

"Dans les années 50,60, il y avait l'image traditionnelle de la maison style ranch avec la pelouse et tout... [...] Je pense qu'il faut juste qu'on passe à autre chose", estime Anne Philips, paysagiste spécialisée dans les jardins écolo, embauchée par Barbara et Larry Hall.

Pour elle, les programmes "gazon contre dollars" sont une aubaine : ils ont dopé de 30% l'activité de son entreprise, (GoGreenGardeners.com).

 

Elle remplace les jets d'arrosage qui entraînent une forte évaporation et déperdition d'eau par des systèmes posés directement au pied des plantes et qui arrosent avec parcimonie et précision.

Ses jardins "écolo" privilégient les plantes succulentes, les aromates, la lavande, les agaves, etc. "Ça n'a pas besoin d'être ennuyeux ou laid, ni de piquer !", assure la paysagiste.

Prise de conscience environnementale ou factures d'eau en hausse exponentielle, les jardins secs et désertiques gagnent en tout cas du terrain à Los Angeles où ils se multiplient dans les quartiers chics, même s'ils ne font pas encore l'unanimité.

Deux factures d'eau, la solution ?

"J'ai reçu une lettre anonyme me demandant d'enlever tout ça, mais alors que j'avais commencé à enlever certains arbustes, un voisin m'a enjointe d'arrêter, affirmant que mon jardin était son préféré du quartier", s'amuse Stéphanie Pincetl, chercheuse et professeur de l'Institut d'études environnementales de l'université UCLA, interrogée devant le jardin écologique luxuriant.

 

Pour elle, pour inciter les "angelenos" et les californiens à économiser l'eau, il faut "deux compteurs d'eau. Un pour la consommation intérieure", l'eau que l'on boit, avec laquelle on cuisine et on se lave, et l'eau "extérieure, avec laquelle on arrose les pelouses, et dont le prix doit refléter la rareté de l'eau".

"Avec des factures de ce type les gens comprendraient que 60% au moins de l'eau facturée vient de celle utilisée" pour les jardins, conclut-elle, alors que sur le trottoir d'en face se forme une énorme flaque à cause des jets d'arrosage qui débordent...

 

Le Nouvel Obs

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L'Allemagne démonte son premier réacteur nucléaire

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C'est une bonne nouvelle en demi-teinte quand on sait que le nucléaire est remplacé par les centrales à charbon, grosses émettrices de CO2 et les plus polluantes d'Europe. Une tâche dans la transition énergétique que veut s'imposer le pays...

 

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Ce qui reste du réacteur de la centrale d'Obrigheim d'EnBW - sur ses 24 tonnes initiales, 16 ont déjà été mises en morceaux - est immergé, et bien à l'abri dans une pièce où personne ne reste jamais durant plus de dix minutes.

«Chaque étape est effectuée à la main, à distance», explique Michael Hillmann, ingénieur sur le site.

La centrale d'Obrigheim, nichée dans la vallée du Neckar (sud-ouest), a cessé de produire de l'électricité en mai 2005, après 37 ans de service, dans le cadre de la sortie de l'atome décidée au début de la décennie par le gouvernement de Gerhard Schröder et réaffirmée ensuite par Angela Merkel.


Le démantèlement effectif a commencé en 2008, au terme d'une longue phase de préparation qui implique la planification et la validation par les autorités concernées de toutes les étapes, dans les moindres détails. Le sectionnement de chacune des petites tiges coupées ce jour-là est consigné un par un, tout comme l'ordre dans lequel il doit être effectué.


En tout, ce sont 275.000 tonnes de matériel qui devaient être mises en pièces, dont moins de 1%, environ 2.000 tonnes, sont radioactives.

Le tout devrait être bouclé entre 2020 et 2025, estime Manfred Möller, responsable des opérations sur le site. Les bureaux et entrepôts, pour beaucoup déjà vides, pourraient un jour intéresser d'autres utilisateurs, et peut-être même la coupole caractéristique qui abritait le réacteur.

Le site n'emploie plus que 170 des 300 personnes qui y travaillaient - mais le tout s'est fait sans licenciements, précise M. Möller. S'y ajoutent quelque 150 salariés de sous-traitants.



 

Avec Obrigheim, EnBW se fait la main. L'opérateur, qui a longtemps compté le français EDF parmi ses actionnaires, devra comme ses concurrents allemands arrêter progressivement toutes ses centrales nucléaires, et les démanteler.

Deux de ses quatre autres réacteurs ont été stoppés sur ordre du gouvernement après Fukushima, les deux autres ont encore quelques années devant eux. Celui de Neckarwestheim II sera le dernier réacteur allemand à s'arrêter en 2022, parmi les neuf encore en activité sur le territoire.


Les opérateurs financent le démantèlementde leurs centrales grâce à des provisions constituées au fil des ans. EnBW a ainsi mis de côté plus de 7 milliards d'euros, les quatre opérateurs allemands (EON, RWE, Vattenfall, EnBW) en tout quelque 30 milliards d'euros.

EnBW estime en avoir jusqu'aux années 2040 d'ici à ce que tout soit terminé. Avec une énorme inconnue et un problème à résoudre : le pays ne s'est toujours pas doté d'un site définitif de stockage des déchets hautement radioactifs.

Le processus de recherche d'un site adéquat, qui a déjà pris des années, a été remis à zéro par le gouvernement d'Angela Merkel. En attendant, les opérateurs stockent les déchets dans des sites provisoires.


«Nous devons avoir la possibilité de nous débarrasser des déchets, cela fait partie intégrante de la transition énergétique», plaide M. Möller à l'attention des pouvoirs publics. Ce sont les opérateurs qui financent la recherche d'un site, et plus ils dépensent à cette fin, plus les inquiétudes grandissent sur leur capacité à financer le démantèlement des réacteurs.


L'expérience du chantier d'Obrigheim profitera à EnBW en interne, mais il pourrait aussi aider à développer «un nouveau champ d'activité», explique le porte-parole de la société Ulrich Schröder. Le démantèlement des centrales nucléaires a de beaux jours devant lui en Allemagne, et aussi à l'étranger. «Nous avons maintenant une vraie compétence en démantèlement, en gestion et recyclage des résidus», avance M. Schröder.


EnBW s'est aussi assuré les services d'un sous-traitant : EWN, héritier d'un combinat de RDA, maintenant propriété de l'Etat allemand, et spécialiste ès démantèlement nucléaire. Egalement dans son carnet de commandes : l'élimination de 120 sous-marins nucléaires russes.

 


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Le Parlement adopte une loi en faveur des véhicules électriques

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Le Parlement a définitivement adopté dans la nuit de mardi à mercredi, par un vote de l'Assemblée nationale, une proposition de loi socialiste destinée à favoriser les véhicules électriques en accélérant le déploiement de bornes de recharges.


Le texte, déjà adopté par les députés le 6 mai, avait ensuite fait l'objet de la part du Sénat de légères modifications, que l'Assemblée a acceptées.


Pour favoriser l'usage des véhicules électriques afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et consolider le développement de cette industrie, il faut que les utilisateurs soient assurés de pouvoir facilement recharger leurs véhicules, ce qui nécessite le déploiement d'un réseau d'infrastructures de bornes, selon les auteurs du texte. Aujourd'hui, cette mission est confiée aux seules communes.


La proposition de loi prévoit d’exonérer de redevance l’opérateur de l’État qui implante, dans le cadre d’un projet national, des bornes de recharge de véhicules électriques sur le domaine public. Elle a pour objectif de doubler d'ici à la fin de l'année le nombre de points de recharge, qui s'élevait à 8.000 fin 2013.

Avec 25.000 véhicules, les véhicules électriques représentent 0,5% du parc automobile français, en hausse de 50% depuis 2012.

 


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A Bordeaux, un concept novateur d'épicerie sans emballages jetables

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A Bordeaux, deux jeunes diplômés viennent d'ouvrir une épicerie qui pioche ses produits dans un circuit de producteurs locaux, avec une particularité: La Recharge, qui lutte contre les gaspillages, ne propose aucun emballage mais invite ses clients à se munir de leurs propres contenants.

 

Nichée dans le quartier historique de Bordeaux, l'épicerie a ouvert mardi. Le local, un ancien magasin de meubles, est décoré avec simplicité: meubles chinés de-ci, de-là et retapés, étals confectionnés à l'aide de cagettes ou de caisses de vin...


Fruits et légumes bio, huile d'olive, vin, bière, bonbons, produits détergents, yaourts, fromages...: l'offre est conforme à celle d'une épicerie classique, à ceci près que la plupart des articles ne sont pas conditionnés. Les clients sont invités à faire leurs emplettes avec leurs propres sachets, bocaux, cageots, bouteilles... S'ils viennent les mains vides, bien sûr, «on leur propose nos propres contenants, qu'ils peuvent acheter et réutiliser», glisse Jules Rivet.

A 24 ans, ce diplômé de l'Institut d'administration des entreprises de Bordeaux est cofondateur avec Guillaume de Sanderval, 23 ans, titulaire d'un Master droit et fiscalité de l'énergie, de La Recharge.


Pour ces deux amis de lycée, l'histoire a commencé «il y a environ deux ans», explique Jules. «L'idée de faire un magasin +sans emballages+» est partie de la prise de conscience de «la quantité effarante de déchets que l'on produit et notamment des emballages jetables», poursuit le jeune homme, qui insiste: «On travaille directement avec des producteurs locaux», en privilégiant des circuits courts, «pour réduire, à la source, les emballages».

La finalité, c'est aussi d'avoir «un commerce de proximité, implanté dans le quartier», insiste-t-il. Quant aux choix de Bordeaux pour installer La Recharge, celui-ci s'est imposé de lui-même: Guillaume était étudiant à Paris mais la cité girondine offrait l'avantage d'être moins chère et, surtout, permettait «de travailler avec un terroir», confie Jules.


Ouverte mardi, La Recharge, financée en partie grâce à un site de collecte de fonds (crowdfunding), a connu des débuts encourageants. Michèle, Marseillaise d'origine de 62 ans, est conquise: «J'en ai entendu parler à la télévision (...) Cela n'est pas plus cher qu'ailleurs, ce sont des vrais produits (...) Pour moi, il n'y a que des avantages», s'enthousiasme la retraitée.

 


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