les bonnes nouvelles

Petits producteurs, marchés fermiers: le nouveau visage de l'agriculture américaine

Publié le par Notre Terre

petit-producteur-americain.jpg

Danelle Myer, 42 ans, agricultrice à Logan, dans l'Iowa, vérifie l'impact de la grêle sur les feuilles de chou dans son potager le 18 juin 2014

 

Danelle Myer, 42 ans, en rit encore: elle, l'adolescente qui voulait à tout prix quitter la ferme familiale pour devenir une businesswoman dans une grande ville, jongle désormais entre commandes de choux et dégâts causés par la grêle sur son lopin de terre.


Après une carrière dans les relations publiques, elle a fait le choix il y a trois ans de revenir à ses racines, à Logan, dans l'Iowa (centre), à une soixantaine de km au nord d'Omaha (Nebraska).

«Quand j'avais une vingtaine d'année, j'étais souvent malade et je me suis rendue compte que ce qu'on met dans notre corps est important», raconte-t-elle. Puis, «le déclic, ça a été la terre, celle que possède ma famille. C'est un immense privilège dont je dois faire quelque chose.»


Mais pas question de pratiquer la même agriculture conventionnelle que ses parents - maïs, soja et élevage de bovins.

Pour elle ce sera du maraîchage sur un petit bout de terrain en pente. «Sans pesticide ni OGM», insiste-t-elle, assise en tailleur dans l'herbe surplombant son champ, en débardeur rose rayé et tongs.

Au coeur du Midwest, le grenier céréalier des Etats-Unis symbole par excellence de l'agriculture productiviste, le parcours de Danelle Myer n'est pas si singulier.

L'agriculture en circuits courts explose, encouragée par un intérêt croissant des consommateurs pour des produits cultivés localement.


Les autorités américaines recensent quelque 8.100 marchés fermiers dans le pays, et 44% des écoles développent des relations avec les producteurs de leur zone. Le secteur représente 7 milliards de dollars.

Pour encourager cette tendance, l'administration Obama a lancé le 9 juin l'initiative «Local Food, Local Places» visant à apporter aux collectivités rurales l'expertise de spécialistes en agriculture, en transport, en environnement et en économie locale.


«Les changements sont tangibles et exaltants», constate Alice Topaloff, une jeune ingénieure agronome franco-américaine venue s'installer dans l'Iowa. «Le développement des circuits courts ici se fait de manière plus volontaire et plus spectaculaire qu'en France. Sûrement parce qu'on part de beaucoup plus loin avec des exploitations de milliers d'hectares et une culture alimentaire, de terroir, moins prononcée», explique-t-elle.


 

- Crainte d'attaques terroristes -


 

Le chemin reste néanmoins semé d'embûches.

La première année, en 2010, Danelle Myer a vendu pour 2.200 dollars de légumes. L'objectif cette saison est d'en récolter pour 20.000 dollars. C'est encore insuffisant pour payer les factures. L'agricultrice conserve un travail de relations publiques à mi-temps.

«Pour gagner décemment sa vie, il faut posséder environ 800 hectares si on cultive du maïs et du soja. Il suffit d'environ 5 hectares quand on fait pousser des légumes», confie Craig Chase, économiste de l'Université de l'Iowa qui observe depuis les années 1980 l'essor d'une agriculture moins conventionnelle dans le pays.


La question du prix du terrain foncier, qui a flambé ces dernières années dans le Midwest, est d'ailleurs une des principales raisons selon lui pour lesquelles les jeunes s'installent sur de petites surfaces.

Pour les enfants d'agriculteurs ne pouvant pas diviser leur exploitation - sans quoi elle n'est plus viable -, pour les immigrants ou pour les militants de l'agriculture bio, qui souhaitent démarrer leur propre affaire, c'est trop onéreux. «A 25.000 dollars l'hectare, ça coûte moins cher à l'installation de se concentrer sur une production à faible volume mais à forte valeur ajoutée».


L'attrait des consommateurs pour des produits plus sains, plus goûteux, joue aussi. Tout comme la sécurité alimentaire, mais d'une autre façon qu'en Europe. «Ici les gens ne sont pas spécialement préoccupés par les OGM. En revanche, comme l'industrie agro-alimentaire est concentrée entre les mains de trois ou quatre entreprises, les gens sont sensibles à l'idée qu'une attaque terroriste pourrait avoir un impact gigantesque», souligne Alice Topaloff.

En s'échinant à arracher les mauvaises herbes qui prolifèrent dans sa serre toute neuve, Danelle Myer assure qu'elle n'échangerait pour rien au monde les heures passées sur ses radis, ses patates douces et sa camomille, spécialement cultivée pour un herboriste d'Omaha.


Elle a l'air épuisée mais n'a aucune intention de baisser les bras. «Parce que je suis une femme, ou une enfant du coin, que je produis du bio, ou juste des légumes avec du goût, les gens me disent +persiste+», se réjouit-elle d'un grand sourire.

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Obama ordonne un réexamen de l'effet des pesticides sur les abeilles

Publié le par Notre Terre

Abeille_butine.jpg

 

Obama est de plus en plus en pointe dans la protection de l'environnement, on peut lui reprocher bien des choses, notamment ses dérives sécuritaires à travers le programme de surveillance mondiale "PRISM" mais son engagement féroce en faveur de la Planète commence à faire écho.

 

La Maison Blanche a ordonné vendredi aux agences fédérales de réexaminer les effets que les pesticides peuvent avoir sur les abeilles et autres pollinisateurs, qui ont connu des pertes importantes dans leur population ces dernières années.


L'administration de Barack Obama a demandé à l'Agence de protection de l'Environnement (EPA) «d'évaluer l'effet des pesticides, y compris des néonicotinoïdes, sur la santé des abeilles et autres pollinisateurs, et de prendre des mesures le cas échéant» dans les 180 jours.

Le décret signé par le président Obama appelle également à la mise en place, dans les six prochains mois, d'une stratégie globale entre les différentes agences gouvernementales afin de protéger les pollinisateurs en améliorant leur habitat.

«Ces dernières décennies, il y a eu des pertes significatives parmi les pollinisateurs, y compris les abeilles à miel, les abeilles indigènes, les oiseaux, les chauve-souris et les papillons», a déclaré M. Obama.


- Les ONG saluent mais veulent plus-


 

«Il s'agit d'un grave problème qui nécessite une attention immédiate», a-t-il souligné.

Les défenseurs de l'environnement ont salué le projet du président, estimant toutefois qu'il n'allait pas assez loin alors que l'Union européenne a elle déjà interdit trois pesticides, de la famille des très controversés insecticides néonicotinoïdes actuellement commercialisés dans le monde entier, au motif qu'ils rendaient les abeilles malades.

Les abeilles ont connu des pertes sévères dans leur population ces dernières années. Depuis quinze ans, le nombre d'essaims est en recul sur toute la planète, un phénomène baptisé «Syndrome d'effondrement des colonies». Le taux de mortalité des abeilles est d'environ 30% chaque année depuis 2007.


Les scientifiques ne comprennent pas entièrement les raisons de ces décès importants, mais des recherches mettent en avant une combinaison de facteurs comme la présence de parasites, d'agents pathogènes et l'exposition à des pesticides utilisés à grande échelle dans l'agriculture.

L'EPA précise bien sur son site internet que les Etats-Unis «n'interdisent actuellement pas, ni ne restreignent sévèrement, l'usage de pesticides néonicotinoïdes». A la place, l'agence explique qu'ils vont «réévaluer» l'effet de ces produits afin de «s'assurer qu'ils remplissent les critères actuels de santé et de sécurité».


Larissa Walker, du Center for Food Safety, a jugé que l'annonce de l'administration Obama allait «dans la bonne direction» mais exprimé des inquiétudes.

«Une évaluation et une amélioration de l'habitat ne vont pas, à elles seules, sauver nos pollinisateurs. Nous avons besoin de mesures décisives contre les pesticides», a-t-elle déclaré.

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Les Etats-Unis veulent créer un vaste sanctuaire marin dans le Pacifique

Publié le par Notre Terre

john-kerry-copie-1.jpg

 

Les Etats-Unis ont annoncé mardi un projet de création du plus vaste sanctuaire marin de la planète dans le Pacifique et des mesures «historiques» pour réprimer la pêche illégale, lors d'une conférence internationale sur la protection des océans en péril.


Le secrétaire d'Etat John Kerry a reçu lundi et mardi au département d'Etat les représentants de 80 pays, aux côtés d'experts et d'industriels, pour pousser la communauté internationale à se doter d'une stratégie pour sauver les océans menacés par le réchauffement climatique, la pollution et la surexploitation des réserves de pêche.

Au total, plus d'1,8 milliard de promesses de dons ont été récoltées, dont 1 milliard fourni par la seule Norvège pour lutter contre le changement climatique.

«Assurons-nous que nous pourrons regarder nos enfants dans les yeux et leur dire: oui, nous avons agi et nous avons préparé un monde plus sûr et plus stable», a exhorté le président Barack Obama, dans un message vidéo adressé à la conférence.


D'après la communauté scientifique, la santé des océans, qui couvrent 72% de la planète, et de leur écosystème s'est dégradée de manière spectaculaire depuis 70 ans.

De fait, a égrené Barack Obama, «la hausse des niveaux de dioxyde de carbone provoque une acidification des océans. La pollution met en péril la vie marine. La surpêche menace toutes les espèces et les populations qui en dépendent pour leur alimentation et moyens de subsistance».

Selon la Maison Blanche, le chef de l'exécutif a demandé à son gouvernement de mettre sur pied un projet de préservation d'aires marines dans les eaux territoriales américaines, notamment autour des îles Howland, au centre du Pacifique.


 

- Pêche commerciale interdite dans le Pacifique -


 

D'une surface de plus de deux millions de km2, il s'agirait du plus vaste sanctuaire marin du monde. Les Etats-Unis entendent y interdire la pêche commerciale et l'exploitation énergétique.

Au total, avec les engagements d'autres pays comme les Îles Cook ou les Kiribati, «plus de trois millions de km2» d'aires marines devraient être sanctuarisées dans le Pacifique, selon John Kerry.

«Nous devons faire davantage ailleurs, mais c'est un début formidable», s'est-il félicité.


C'est la République des Kiribati qui avait fait lundi la première annonce concrète, le président de ces archipels d'Océanie, Anote Tong, interdisant dès janvier 2015 la pêche commerciale, malgré l'impact économique. Les Kiribati font partie, avec l'archipel polynésien des Tuvalu et les Maldives, des pays qui pourraient disparaître avec la montée du niveau des océans si rien n'est fait contre le réchauffement climatique, selon l'ONU.

Le président Obama a aussi annoncé qu'il avait réclamé à son administration «une stratégie nationale pour combattre la pêche pirate». Aujourd'hui, 20% des réserves de poissons sont pêchées illégalement, soit 26 millions de tonnes par an, accélérant la disparition de certaines espèces, selon la fondation écologiste The Pew Charitable Trusts.


John Kerry a promis que tous les produits de la mer vendus aux Etats-Unis seraient «traçables», pour lutter contre la fraude et la pêche illégale et des associations écologistes ont salué «un pas en avant historique».

«Si nous ne réglons pas ces problèmes, si nous épuisons les ressources de nos océans, non seulement nous sapons les trésors de l'humanité, mais nous nous privons aussi d'une source majeure d'alimentation et de croissance économique», a mis en garde le président Obama.


Il a été soutenu par la star d'Hollywood Leonardo DiCaprio, en personne, qui a promis, via sa fondation, sept millions de dollars sur deux ans pour la protection des océans. L'acteur est un défenseur de l'environnement et un plongeur émérite.

«J'ai été le témoin direct de la destruction de l'environnement», a dit M. DiCaprio en racontant ses plongées il y a une vingtaine d'années près de la Grande barrière de corail, le long de la côte orientale de l'Australie. «Ce qui ressemblait autrefois à un paysage de rêve sous-marin sans limites est aujourd'hui truffé de coraux blanchis et de zones mortes», s'est alarmé le comédien.

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Un étudiant de 19 ans a trouvé une solution pour nettoyer les océans

Publié le par Notre Terre

Boyan-Slat.jpg

 

Pour intercepter et extraire les objets en plastique qui polluent les océans, ce jeune Hollandais propose la conception d’un «entonnoir géant». Son projet, qui a gagné plusieurs prix, nécessite de trouver 2 millions de dollars.


 

Certains s’en plaignent lorsqu’ils se baignent durant les vacances d’été, d’autres décident de prendre les choses en main. C’est le cas de ce jeune étudiant hollandais de 19 ans. Lors d’un dîner de famille dans les Açores, Boyan Slat fait germer cette volonté: nettoyer les océans. Depuis cette date, le Ernst Haeckel des temps modernes n’a plus jamais lâché cette envie. À l’âge de 16 ans, lors d’une plongée sous marine en Grèce, le jeune homme a été interpellé, le nombre de déchets présents était supérieur au nombre de poissons.

 

C’est le début de deux années de recherche de longue haleine. Au fur et à mesure, le jeune homme prend conscience de l’importance écologique mais aussi des dangers que représentent la pollution marine. Des millions d’animaux aquatiques décèdent chaque année à cause de la pollution. De la même façon, des milliers de dollars sont dépensés pour nettoyer les plages et cette pollution engendre des dommages collatéraux sur la santé humaine.

Un entonnoir en action grâce aux courants marins

Plusieurs outils ont d’abord été pensés, comme un râteau géant tracté par deux bateaux. Ce système s’est avéré onéreux et surtout très polluant, Boyan a donc abandonné cette idée. À l’aube de l’été 2012, le jeune garçon a l’idée de construire une machine à l’allure d’un entonnoir grand format. Cet outil agirait en corrélation avec les courants des fonds marins, ce qui permettrait donc d’éviter une dépense d’énergie coûteuse et polluante. «À la place de gaspiller de l’énergie en chassant les déchets, il suffit simplement d’attendre que les déchets en plastique viennent jusqu’à nous» explique le jeune homme sur le site de sa fondation.


Un entonnoir, oui, mais pourquoi faire? Le système est assez enfantin mais il fallait avoir l’idée. Un assemblage de plusieurs tuyaux en forme de bouées sur plus de 100 kilomètres en dessous duquel sont attachés des panneaux de trois mètres qui permettent de bloquer les déchets. Quels risques pour la faune et la flore marine? Aucun risque, le jeune homme a pensé à tout surtout au respect de l’environnement. Les écrans font trois mètres et sont donc suffisamment grands pour bloquer les déchets et assez petits pour ne pas gêner l’écosystème marin.

Après plus de six mois de tests et de réflexions, le jeune Boyan a présenté son projet «The Ocean Cleanup» devant l’organisation TedXDelft. Cette organisation américaine à but non lucratif soutient les projets et les initiatives qui agissent en faveur d’un monde nouveau et meilleur.


La même année, le concept a été récompensé par le prix «Meilleur Outil Design» remis par l’université de technologie de Delft (Pays-Bas). Parallèlement, le jeune Boyan a été reconnu par l’entreprise Intel comme l’un des vingt plus jeunes entrepreneurs prometteurs au monde. Mardi dernier, il a présenté son projet à New York, une réflexion résumée en 530 pages pour promouvoir sa nouvelle campagne de levée de fonds.

Dix ans pour nettoyer la moitié de l’Océan Pacifique

L’année 2013 signe pour le jeune homme, la naissance officielle de sa fondation «The Ocean Cleanup». 100 volontaires se mettent à œuvrer sur ce projet. Le but: développer des technologies pour extraire, prévenir et intercepter les objets en plastique qui polluent les océans. Afin de prouver le bon fonctionnement et la faisabilité de son projet, le jeune Boyan a mis en «pause» ses études d’ingénieur aérospatial. Pour mener à bien ses recherches, le jeune étudiant a lancé une première campagne de financement participatif réussie, puisque plus de 65 000 euros ont été récoltés. Selon les expérimentations menées par la suite, la méthode développée permettrait de débarrasser l’Océan Pacifique de la moitié des déchets et tout cela en moins de 10 ans.


Après avoir prouvé le bien fondé et l’intérêt de son projet, Boyan veut aller encore plus loin, en effet, selon lui, «cette méthode prouve que nettoyer les océans n’est pas une chose impossible». La fondation «The Ocean Cleanup» demande un soutien de deux millions de dollars. Sur le site de la campagne, les dons sont répertoriés par «kilos de déchets» retirés. Pour exemple, 6,21 dollars suffisent pour extraire un kilo de déchets de l’océan. 185 309 dollars ont été récoltés pour l’instant sur les deux millions attendus.


Cette vidéo présente le travail et l’accomplissement de deux années de recherches:

 

 

Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Victoire! Le WWF met fin à l'exploration pétrolière au Congo

Publié le par Notre Terre

river_virunga_national_park_19264.jpg

 

La société britannique Soco s'est engagée auprès du Fonds mondial pour la nature (WWF) à cesser toute opération pétrolière au sein du parc protégé des Virunga dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), selon un accord conclu entre les deux parties.


«Le WWF et Soco ont trouvé un accord», ont-ils indiqué mercredi dans un communiqué commun.

Selon cet accord, Soco s'engage à stopper ses «programmes opérationnels» au parc des Virunga et à ne pas y forer «sauf si l'Unesco et le gouvernement de la RDC sont d'accord».

Soco se retirera des Virunga après avoir conclu ses différentes activités opérationnelles en cours, ce qui comprend notamment la prospection sismique dans le lac Edward.


En outre, Soco promet de ne pas mener d'opérations dans tous les autres sites classés au patrimoine mondial de l'Unesco.

En échange, le WWF s'engage à retirer sa plainte déposée en octobre 2013 auprès de l'agence britannique de l'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) concernant des violations présumées des droits de l'Homme et des protections environnementales.

«Aujourd'hui est une victoire pour notre planète et pour les bonnes pratiques des entreprises. Ce succès est le résultat du travail des fonctionnaires du gouvernement, des militants en RDC et de tous les autres sympathisants», a déclaré le directeur général du WWF, Marco Lambertini, cité dans un communiqué.


«Il est temps maintenant pour le gouvernement de la RDC de réaffirmer sa conviction que les Virunga ont une valeur universelle exceptionnelle pour l'humanité entière en annulant toutes les concessions pétrolières chevauchant les limites du parc, tel que cela a déjà été demandé par l'Unesco», a-t-il ajouté.

Abritant une biodiversité exceptionnelle, le parc des Virunga était l'objet depuis plusieurs mois d'une rude bataille entre Soco et plusieurs associations de riverains, de la société civile ou de défense de l'environnement.

Au coeur du contentieux: la volonté de Soco et des autorités congolaises de développer des projets d'exploration pétrolière dans l'enceinte du parc, ce qui est interdit par la convention internationale pour la protection du patrimoine mondial, à laquelle adhère la RDC.

 

virunga-np-ranger-gorilla.jpg


Le 12 mai, le WWF avait déploré les «menaces de mort» proférées contre deux membres de son personnel opposés aux projets d'exploration pétrolière dans le parc naturel des Virunga.

Cette plus vieille réserve naturelle d'Afrique s'étend au Nord-Kivu sur près de 800.000 hectares à la frontière avec l'Ouganda et le Rwanda.

En près de vingt ans, plus de 140 gardes du parc ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions, notamment par des rebelles locaux ou étrangers se livrant à des activités illégales (braconnage, déforestation...), selon la direction du parc.


Le 15 avril, Emmanuel de Mérode, directeur du parc, avait été grièvement blessé par balle lors d'une attaque menée par des hommes armés non identifiés au Nord-Kivu, une province de l'Est où opèrent plusieurs dizaines de groupes armés.

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article